samedi 6 avril 2019

Acqua-Toffana

Résumé : 

Au commissariat de Rio, une jeune femme vient déballer les déboires d'un couple en dérive, entré dans l'ère de l'amour "industriel". Parcourue d'un frisson érotique, elle établit d'effroyables similitudes entre un serial killer et son mari volage. Pendant ce temps, un rond-de-cuir tout droit sorti des romans de Courteline voit rouge quand on trouble sa routine et se convertit en dangereux psychopathe. Venue jouer les trouble-fête, l'imprudente voisine du septième lui devient biologiquement insupportable. Replète, cheveux d'un auburn démoniaque, cellulite en pagaille : tout en elle manifeste l'irrépressible envie d'être tuée par lui. Tout en lui exhale la volupté d'accéder à son attente. Si un poison Renaissance sert avec raffinement l'art de la mort violente dans lequel l'auteur excelle, ce roman de Patricia Melo fait la satire des innombrables variations de la violence urbaine.

Mon avis : 

J’avais envie de découvrir la plume de Patricia Melo et de partir au Brésil par la même occasion. Je ressors de cette lecture, malgré ça, avec un étrange sentiment. Le livre se déroule, en effet, en deux parties. Alors autant si j’ai adoré la première, je n’ai absolument pas compris qu’elle était le lien de la deuxième partie avec la première. S’agit-il de deux histoires indépendantes (comme deux nouvelles) ou est-ce que je suis passée à côté du lien qui lie les deux ?!? Je n’ai toujours pas la réponse.

Dans la première partie, une femme se rend au commissariat et déclare que son mari est un tueur en série. Elle est jeune, très confuse dans ces propos et raconte son histoire de manière saccadé. Pourtant on se prend au jeu et on écoute cette confession avec beaucoup d’attention.

Dans la seconde, on fait la connaissance d’un homme qui est obsédé par l’idée de tuer sa voisine. Il imagine sans cesse de nouveau scenarii tous plus poussés les uns que les autres.

Autant je me suis attachée à la jeune femme de la première partie, autant le récit de l’homme a été long et pénible pour moi. Malgré tout, tout au long du roman, on sourit vraiment tant le récit est loufoque et farfelu. C’est une première rencontre avec l’auteure et j’ai bien envie de me faire une deuxième idée avec un autre de ses écrits.
 

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