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samedi 22 février 2025

The Master Jeweler

 

Résumé : 
Harbin, China, 1925. Fifteen-year-old Anyu Zhang discovers a priceless Fabergé egg in the snow and returns it to the owner, Isaac Mandelburg, a fugitive and former master jeweler for Russia’s imperial palace. In gratitude, he leaves her his address in Shanghai and a promise of hospitality, forever altering her fate.

A dazzling world of jewelry shrouded in secrecy and greed awaits, when later Anyu arrives at Mandelburg’s jewelry shop as an orphan. Single-minded and relentless, Anyu will stop at nothing until she masters the craft of jewelry making. But she soon finds herself entangled in the treacherous underbelly of the city, where violent gangsters stalk the streets, vicious rivals seek to exploit her, and obsessive collectors conspire to destroy the people she loves.

From snow-crowned land to diamond-sparkling showrooms to a pristine island on the brink of war, The Master Jeweler chronicles an exciting journey of a bold prodigy artisan—including her losses and triumphs—in a glamorous yet perilous world of treasure.

Mon avis : 
Merci a Netgalley et Lake union publishing pour l'envoi de ce roman avant la date de parution. The master jeweler m'a transporté en Chine ou j'ai appris énormément sur la création des bijoux.

Anyu est une jeune fille qui perd sa mère très jeune et par le hasard d'une rencontre, elle s'installe a Shanghai dans une famille russe ou elle va apprendre l'art des bijoux avec Isaac. Autant dire que c'est une épopée incroyable qui se déroule au fil des pages de ce roman. Il y a quelques petits défauts, ce qui leur arrive est parfois un  peu gros, un peu exagéré et ce n'est pas toujours très réaliste. Mais le suspense est la, les personnages sont attachants alors on se laisse guider par l'auteure et l'on passe un très bon moment. 

J'ai beaucoup aimé les descriptions des lieux, Harbin d'abord, puis Shanghai et finalement Hong Kong. J'ai beaucoup appris, sur l'histoire des lieux, la colonisation.... J'ai adoré tous les personnages, même les personnages secondaires sont très réussis. Petit bémol pour Mr Bellefeuille, en tant que française, je le trouve un peu caricatural mais pour les autres, ils sont tous tres attachants. 

Je n'avais pas encore lu de romans écrits par Weina Dai Randel, mais celui-ci me donne envie d'en découvrir d'autres. 

mardi 13 juin 2023

Yellowface


Résumé : 
Authors June Hayward and Athena Liu were supposed to be twin rising stars: same year at Yale, same debut year in publishing. But Athena's a cross-genre literary darling, and June didn't even get a paperback release. Nobody wants stories about basic white girls, June thinks.

So when June witnesses Athena's death in a freak accident, she acts on impulse: she steals Athena's just-finished masterpiece, an experimental novel about the unsung contributions of Chinese laborers to the British and French war efforts during World War I.

So what if June edits Athena's novel and sends it to her agent as her own work? So what if she lets her new publisher rebrand her as Juniper Song--complete with an ambiguously ethnic author photo? Doesn't this piece of history deserve to be told, whoever the teller? That's what June claims, and the New York Times bestseller list seems to agree.

But June can't get away from Athena's shadow, and emerging evidence threatens to bring June's (stolen) success down around her. As June races to protect her secret, she discovers exactly how far she will go to keep what she thinks she deserves.

With its totally immersive first-person voice, Yellowface takes on questions of diversity, racism, and cultural appropriation not only in the publishing industry but the persistent erasure of Asian-American voices and history by Western white society. R. F. Kuang's novel is timely, razor-sharp, and eminently readable.

Mon avis : 
Premier livre reçu grâce à mon abonnement annuel auprès de ma librairie et j’étais vraiment ravie de découvrir un livre de Rebecca F Kuang.

C’est un livre un peu difficile à résumer : on suit June qui rêve de devenir écrivain mais qui peine à écrire un bon roman, peine à se faire un nom, peine a se faire éditer tandis que son amie de fac Athena réussie très bien. Bestseller, contrat à 6 chiffres, droits de ses romans vendus a Netflix… forcément, la jalousie s’installe et quand Athena meurt, June lui vole son dernier manuscrit.

Ce roman est décrit comme un thriller, mais finalement, il y a peu de mystère. La mort d’Athena ne fait aucun doute, c’est un accident…. Mais est-ce que June va se faire prendre ? Ça c’est la question qu’on se pose une bonne partie du roman.

Je pense que ce mystère devient secondaire à la fin du livre et que l’auteure a plus voulu mettre en lumière le monde de l’Edition, et cette course aux bestsellers, au détriment des auteurs. Cette course pour plus vendre, avec des contrats toujours plus gros au risque de voir certains auteurs qui n’écrivent plus ce qu’ils veulent mais ce qui fait vendre.

Je n’ai pas réussi à apprécier June, je n’ai pas été sensible à sa solitude, a son besoin d’exister car dès les premières pages, je l’ai trouvé détestable.

On aperçoit aussi le racisme de la société américaine, ou il faut un pourcentage d’auteurs issu de l’immigration mais pas trop malgré tout car la suprématie blanche doit toujours être présente. C’est tellement triste.

C’est en tout cas un roman très intéressant, je dois dire que mon libraire a su cerner mes gouts à merveille.

mardi 7 février 2023

La riviere de l'oubli


Résumé : 
Chine du Nord, juin 1995. Shen Ming, jeune et brillant professeur, est suspecté d'avoir assassiné une lycéenne. Quelques jours après, il est poignardé près de l'école, dans une usine désaffectée.

Neuf ans plus tard, le mystère s'épaissit. Les présumés meurtriers du professeur sont envoyés, eux aussi, au royaume des morts.

La rumeur se répand alors : et si Shen Ming avait traversé la rivière de l'oubli pour se réincarner et se venger ?

Mon avis : 
Un voyage en Chine ça ne se refuse pas surtout en compagnie d’un auteur que je ne connais pas. J’avoue que le bandeau sur la couverture : « Le Stephen King chinois » m’a fait un peu peur mais je me suis lancée et j’ai été happée par ce livre.

Même si l'intrigue contient des éléments mystérieux ou fantastique issus de la culture et des croyances chinoises, le roman en lui-même est plutôt construit comme un roman policier. C’est une intrigue est très complexe en plusieurs parties et tous les personnages sont liés les uns aux autres à a un certain moment dans le roman. La liste des personnes au début était donc très utile surtout lorsque l’on n’est pas familier avec les noms chinois.

Je n’ai pas vu passé les 600 pages et je n’ai trouvé aucune longueur au cours de ma lecture. Le dénouement final est très réussi et je n’avais absolument pas soupçonné cette personne du meurtre de Shen Ming.

Le seul bémol serait que le roman manque de descriptions. Je n’ai pas réussi à imaginer l'atmosphère des villes, ni les relations entre les gens. Jeunes professionnels contre collègues expérimentés, étudiants plus jeunes et plus âgés, nouveaux riches contre gens moyens, la relation entre eux n'est pas clairement expliquée dans ce pays ou la société semble extrêmement hiérarchisée.

jeudi 30 janvier 2020

Encres de Chine

Résumé : 

Une ex-garde rouge devenue dissidente est retrouvée assassinée.
Une enquête délicate à mener pour l'inspecteur- Chen et son adjoint Yu... Le gouvernement souhaite en effet étouffer l'affaire et fait pression sur la police pour qu'un coupable soit rapidement arrêté. Chercheraient-ils à faire croire que l'affaire n'a rien de politique, en dépit du lourd passé de la victime?

Mon avis : 

Troisième tome des enquêtes de l’inspecteur Chen et de son adjoint Yu et toujours aussi réussi même si j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs dans l’enquête.

Encore une fois, le dépaysement est total et c’est une vraie plongée au cœur de la Chine, et de Shanghai plus précisément, dans les années 1990. C’est un régal d’informations sur l’histoire de ce pays, jamais ennuyeux, au contraire on apprend avec plaisir. Ici c’est tout un pan de la révolution culturelle qui nous est dévoilé. Le pays est aussi en pleine mutation et la population oscille entre tradition et modernité. C’est un bon début pour comprendre le pays même si il en faudrait bien plus pour saisir la complexité de son histoire.

C’est toujours plaisant également de retrouver des personnages chers à votre cœur. C’est le cas de l’inspecteur Chen que j’apprécie énormément ainsi que son adjoint Yu et sa famille. Il me tarde de découvrir la suite de leurs aventures mais en même temps je ne veux pas aller trop vite et je savoure chaque roman avec plaisir.

Niveau enquête, j’ai trouvé qu’elle était mise au second plan, que cette investigation était plus un prétexte pour dévoiler le contexte politique et historique du pays. C’était déjà le cas dans les précédents tomes mais sans doute pas autant. En tout cas Chen brille toujours par son esprit incapable de laisser la place au moindre doute. Yu s’affirme aussi ici pour le plus grand plaisir du lecteur.

Enfin, l’écriture est toujours aussi plaisante, le style est magnifique et les expressions chinoises sont exquises. J’aime les extraits de poésie qui jalonne le récit, jamais pompeux, il apporte au contraire plus de fluidité et nous font découvrir l’étendue de la littérature et de la poésie chinoise.
 

dimanche 8 septembre 2019

Avis de décès

Résumé :

18 avril 1984. Une série de meurtres inexpliqués dans la ville de Chengdu, incite la police à mettre sur pied une unité spéciale, la 4/18. Parmi ses membres, Zheng Haoming, un flic d’élite et Pei Tao, major de l’académie de police. Échouant à trouver le coupable, l’unité est dissoute.
Vingt-deux ans plus tard, Zheng Haoming est toujours obsédé par cette affaire. Mais au moment où il pense enfin tenir un indice majeur, il est assassiné. L’Unité 4/18 renaît alors de ses cendres. C’est le début d’un jeu du chat et de la souris avec un tueur aussi intelligent qu’insaisissable.

Ce premier tome d’une trilogie consacrée à la police de Chengdu est un véritable phénomène éditorial et à sa lecture, on comprend vite pourquoi. Une ambiance à la Seven, un tueur digne de Keyser Söze dans Usual Suspect… Si Zhou Haohui emprunte toutes les figures traditionnelles du thriller dans le premier tome de sa trilogie, c’est pour mieux les subvertir et déjouer les conclusions trop hâtives du lecteur. Il nous offre, en outre, un portrait de la société chinoise contemporaine inattendu et passionnant.

Mon avis : 


Un thriller venu d’Asie et plus particulièrement de Chine, forcement ça intrigue et attise ma curiosité. Avis de décès m’a plu, c’est un roman avec une très bonne intrigue et de multiples rebondissements mais le rythme du roman m’a quelque peu déçu.

Zhou Haohui a construit ici une enquête passionnante et je suis impressionnée par la multitude de détails, par la précision des faits et la minutie des descriptions. On va de rebondissements en rebondissements, de surprises en surprises et les nouvelles révélations s’enchainent quand on s’y attend le moins. Difficile de résumer ce roman tant il est riche mais pour faire simple, la mort d’un policier de nos jours relance une enquête irrésolue qui date de 1984.

C’est un excellent roman policier mais pourtant on est loin des polars scandinaves que l’on dévore en 24h tant le suspense est à son comble à chaque page. Ici, l’auteur prend son temps pour installer son intrigue, pour présenter ses personnages et répète souvent les éléments de l’intrigue. C’est parfois un peu lassant, parfois on s’ennuie et on a envie de sauter quelques passages mais heureusement un nouvel élément relance souvent l’intrigue. Malgré tout, je suis ravie d’avoir découvert ce nouvel auteur et il me tarde de lire un autre de ses romans pour me faire une meilleure opinion.
 

jeudi 24 mai 2018

Visa pour Shanghaï

Couverture Visa pour Shanghaï

Résumé : 

L'inspecteur Chen s'apprête à s'attaquer aux redoutables triades chinoises lorsque, comme par hasard, il est sollicité par le Parti. Les autorités lui demandent de servir de guide à Catherine Rohn, agent du FBI en mission à Shanghaï. Objectif : ramener aux Etats-Unis la femme d'un passeur chinois qui, en échange, acceptera de témoigner sur l'immigration clandestine. Mais voilà, cette femme a disparu. Et Chen n'a pas que ça à faire...

Mon avis : 

J’ai repris la route de Shanghai pour retrouver L'inspecteur Chen que j’avais déjà rencontré dans le premier tome de ses aventures : Mort d'une héroïne rouge. Voulant continuer la saga, je me suis lancée dans cette lecture, un peu à reculons à cause du résumé de la quatrième de couverture. Celle ne m’emballé pas plus que ça et pourtant, je me suis régalée.


C’est encore une fois une très bonne enquête qui nous est offerte ici. Le suspense est présent, et en prime Chen a, a ses cotés une policière américaine pour le seconder.
« - Les policiers chinois ne sont pas tous comme dans les films américains, continua-t-il, ne connaissant que les arts martiaux, estropiant l’anglais, et mangeant du poulet Gongbao.
- Ce sont des stéréotypes hollywoodiens. J’ai étudié le chinois à l’université, inspecteur principal Chen.
- Je plaisantais…
Pourquoi était-il tout d’un coup si susceptible à propos de l’image de la police chinoise ? A cause de l’insistance du secrétaire du Parti Li ? Il haussa les épaules, touchant les siennes de nouveau.
- Quoique j’avoue cuisiner assez bien le poulet Gongbao, aussi.
- J’y goûterais avec plaisir. »


L’intrigue est prenante mais c’est surtout le dépaysement qui est encore une fois total. On est loin des romans policiers classiques, celui-ci nous fait découvrir la culture chinoise ainsi qu’un pan de son histoire. Nous sommes toujours dans les années 90 dans un pays ou le parti communiste est au cœur de la vie de tous les jours.
« Une fois de plus, Chen, inspecteur principal de la police criminelle de Shanghai, reprenait, dans la brume du petit matin, la direction du parc du Bund.
A l’extrémité nord, son entrée principale faisait face à l'Hôtel de la Paix, tandis que l'autre entrée débouchait sur le pont de Waibai, dont le nom, inchangé depuis l’époque coloniale, signifiait littéralement Pont-pour-que-les-Blancs-traversent. Le parc était connu pour sa Promenade dominant l’étendue où se joignaient les fleuves Huangpu et Suzhou. De là-haut, on distinguait le va-et-vient des navires à l'entrée de la lointaine Wusongkou, la mer de Chine orientale. En dépit de sa taille relativement modeste, près de six hectares, la situation centrale du parc en faisait un des endroits les plus fréquentés de la ville.
Ce jour-là, Chen était l'un des premiers promeneurs matinaux. Il s'achemina vers le milieu du jardin en direction d'une clairière entourée de saules et de peupliers. Le kiosque blanc à véranda, de style européen, contrastait avec les bancs verts repeints de frais.
Chen aimait d'autant plus ce parc que bien des souvenirs y étaient associés. Il en avait appris l'histoire à l'époque primaire. Le manuel scolaire officiel de l’époque expliquait qu'au début du siècle, celui-ci n’était ouvert qu'aux Occidentaux. Des pancartes accrochées aux grilles le proclamaient interdit aux Chinois et aux chiens. »


Je me suis encore plus attachée à Chen et j’ai aimé sa relation ambiguë avec Catherine. C’est un policier efficace et consciencieux que l’on prend plaisir à suivre et il me tarde de lire la suite.

Lu dans le cadre du challenge :
- ABC policier / thriller 2018

samedi 4 mars 2017

Le pavillon des Parfums-Réunis

Résumé :

Fleur-d'orchidée, Fleur-de-cattleya. Lotus-d'or, Emeraude... ces jeunes filles aussi belles qu'aimables et bien peu farouches font tourner la tête de tous les hommes qui tombent sous leur emprise. envoûtés par leur talent de poétesses et leurs charmes. Mélange de poésie, de raffinement et d'érotisme délicat, ces nouvelles des Ming nous entraînent dans un voyage sensuel et chatoyant.

Mon avis :

Direction l'Asie avec ce recueil de nouvelles classique. Elles ont toutes été écrites sous la dynastie Ming (1368 à 1644) et l'on découvre avec un oeil curieux la Chine de l'époque.

Ces nouvelles sont magnifiques, pleines de poésie :
"Degrés de jade, balcons sculptés, fleurs à éclore,
Qui lors de la rencontre étaient boutons encore ;
Leur gracieuse beauté ignore pluie et vent,
Attendant protection du Maître du printemps !

La lampe baisse, fond les volutes du parfumoir ;
Secoués, écran du lit, courtine d’ivoire...
Plaisirs d’amour au poisson dans l’eau se comprend :
Juste arrivé de-ci, de-là repart !

En intrus au sommet du Penglai pénétrant
Parmi pivoines et hibiscus avançant,
Je suis comme un papillon, de parfums voleur,
Qui tout le jour, vagabond, joue parmi les fleurs !"


Le thème de l'amour est le point central, avec une pointe d'érotisme pleine de pudeur :
"Quant à la félicité de ces deux jeunes époux, elle surpassait celle des paons dans les nues empourprées, celle des canards mandarins s’ébattant dans l'eau verte, et c'est encore peu dire !"

J'ai passé un merveilleux moment avec ce classique de la littérature chinoise.

Lu dans le cadre des challenges :
- Raconte moi l'Asie
- So Classic



samedi 21 janvier 2017

Le maître a de plus en plus d'humour

Résumé :


L'usine a fait faillite, maître Ding est licencié. À seulement un mois de la retraite, c'est tout un monde qui s'effondre. Mais il retrouve soudain sa joie de vivre grâce à une idée géniale. Oui, mais cette idée... ne serait-elle pas un peu criminelle ?

Mon avis : 

Je découvre Mo Yan pour la première fois avec ce court roman ou cette longue nouvelle qui m'a beaucoup plu.

On fait la connaissance de maître Ding, un vieil homme qui vient d’être licencié de l'usine ou il a travaillé toute sa vie. Il se met en quête d'un travail mais sous ses yeux, il découvre que la ville a changé, que son pays est différent et que c'est le profit qui règne maintenant. Lui vient alors une idée mais celle-ci lui semble un peu criminelle.... "Maître, je vais vous dire quelque chose de moche : vous ne souffrez pas encore de la faim, mais le jour où vous serez affamé, vous saurez que si l’on met dans la balance sa face et son ventre, c’est toujours le ventre qui l’emporte !"

C'est un récit écrit avec beaucoup d'humour et l'on découvre les mœurs de la société chinoise sous les yeux de Ding. "Il soupira en pensant à ces amoureux, c'était fatal qu'il en soit ainsi pour ce genre de couple; c'était un amour classique, très triste, comme les concombres plongés dans le pot de saumure : pas de trace de sucre, ils n'ont que le goût du sel." Ding est un personnage attachant, un peu naïf qui nous livre ses pensées et qui essaie de gagner sa vie comme il peut. Il m'a fait sourire, rire parfois dans certaines situations.

Lu dans le cadre des challenges : 
- Raconte moi l'Asie
- ABC 2017

dimanche 28 août 2016

Balzac et la Petite Tailleuse chinoise

Résumé : 


Nous nous approchâmes de la valise.
Elle était ficelée par une grosse corde de paille tressée, nouée en croix. Nous la débarrassâmes de ses liens, et l'ouvrîmes silencieusement. A l'intérieur, des piles de livres s'illuminèrent sous notre torche électrique; les grands écrivains occidentaux nous accueillirent à bras ouverts: à leur tête, se tenait notre vieil ami Balzac, avec cinq ou six romans, suivi de Victor Hugo, Stendhal, Dumas, Flaubert, Baudelaire, Romain Rolland, Rousseau, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, et quelques Anglais: Dickens, Kipling, Emily Brontë...
Quel éblouissement! Il referma la valise et, posant une main dessus, comme un chrétien prêtant serment, il me déclara: avec ces livres, je vais transformer la Petite Tailleuse. Elle ne sera plus jamais une simple montagnarde.

Mon avis : 

Il est un peu difficile de rentrer dans ce roman mais une fois qu'on y arrive, le roman est très prenant.

Avec  Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, on fait la connaissance de deux jeunes garçons qui sont envoyé a la campagne par le parti de Mao pour être rééduquer. Toute culture est interdite et leur faute et d'avoir eu des parents lettrés et issu d'une bonne condition qui les ont envoyer a l'école. A la campagne, le but est donc de les faire travailler au coté des paysans. Ils vont faire la connaissance de la petite tailleuse chinoise, dont très vite, Luo, va apprécier sa compagnie.
Et puis dans le village, un autre garçon et la en rééducation, et il cache une valise pleine de livres interdits : Balzac ou encore Dumas et bien d'autres....
"Ce petit livre s'appelle "Ursule Mirouët"....
Brusquement, comme un intrus, ce petit livre me parlait de l'éveil du désir, des élans, des pulsions, de l'amour, de toutes ces choses sur lesquelles le monde était, pour moi, jusqu'alors demeuré muet
."


La lecture va alors changer leur vision du monde et les faire grandir :
"Balzac lui a fait comprendre une chose: la beauté d'une femme est un trésor qui n'a pas de prix."

C'est un roman que j'ai beaucoup aimé, l’écriture de l'auteur, Dai Sijie, est agréable et rend le roman très fluide. J'ai également adoré ce voyage en Chine, pays tellement différent culturellement et politiquement.

C'était ma première rencontre avec Dai Sijie, mais certainement pas la dernière. Le complexe de Di, un autre de ses romans attend bien sagement dans ma PAL, il devrait vite en sortir.

Lu dans le cadre des challenges : 
- Week-end a 1000
- Racontes moi l'Asie