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vendredi 28 août 2026

In my pistachio era


Résumé : 
Des pistaches, un voisin grognon et une rivalité aussi délicieuse qu’explosive…

Juliette pensait repartir de zéro. Quitter Paris, son mec et sa vie bien rangée pour s’installer en Toscane. Son rêve ? Produire des pistaches, faire du yoga au lever du soleil, écouter Taylor Swift en boucle et s’inventer une existence douce et gourmande – à l’image de son tiramisu à la pistache préféré.

Jusqu’à ce qu’Orso entre en scène. Producteur d’huile d’olive au charme brut et au caractère bien trempé, il voit d’un très mauvais œil l’arrivée de cette Française qui ose bousculer les traditions. Entre eux, les piques fusent et les regards s’accrochent. Le courant ne passe pas, il crépite.

Quand un prestigieux concours les oppose, la guerre est déclarée : olives contre pistaches, tradition contre modernité, fierté contre désir. Et si l’amour, comme les meilleures recettes, naissait parfois des associations les plus inattendues ?

Mon avis : 
In my pistachio era coche toutes les cases du roman feel-good idéal pour l’été : une héroïne en quête de renouveau, un décor italien de rêve, des références culinaires alléchantes (pistaches, tiramisu, focaccia) et une rivalité amoureuse qui promet du piquant. L’écriture est fluide, le ton enjoué, et l’atmosphère toscane est bien rendue – on y sent presque le soleil et l’odeur des pistachiers.

Si l’univers est séduisant, les personnages restent en surface. Juliette, l’héroïne, manque de relief : ses motivations sont claires, mais son évolution intérieure reste trop lisse pour qu’on s’y attache vraiment. En revanche, j'ai beaucoup aimé Orso et comme personnage secondaires Gianni qui apportent une vraie chaleur humaine.

Le cœur du roman repose sur la relation entre Juliette et Orso, sur le classique « enemies to lovers ». Malheureusement, cette alchimie peine à convaincre : les tensions sont trop rapidement désamorcées, et la montée du désir manque de profondeur émotionnelle. Résultat : on reste spectateur plutôt qu’immergé car leur relation manque cruellement d'intensité. 

Le récit souffre par moments de passages trop descriptifs ou répétitifs, notamment autour des préparatifs du concours ou des scènes de vie quotidienne. Cela casse un peu le rythme et dilue l’impact des moments clés.

lundi 29 juin 2026

Selon Barbara


Résumé : 
En 1976, une nuit d'été à Marseille, une série de gestes minuscules déplace silencieusement des vies entières. Barbara traverse alors un drame. Sa soeur, Nathalie, âgée de quinze ans, n'a pas les armes pour tout comprendre. Trente ans plus tard, devenue chroniqueuse judiciaire, elle tente de saisir ce qui, dans l'histoire de sa soeur, résiste encore à la logique. Pourquoi l'affaire la concernant n'a-t-elle jamais été résolue ? Il y a des archives incomplètes, un journal destiné à ne jamais être lu, une île battue par les vents, et cette impression persistante que le hasard n'explique pas tout. Entre maternité et renoncement, vérité et protection, ce roman explore ces instants où des décisions presque invisibles - un mensonge, une omission, un réveil en pleine nuit - deviennent le point de bascule d'une existence. Car parfois, ce ne sont pas les grandes tempêtes qui bouleversent le monde, mais les plus infimes variations.

Mon avis : 
J’ai beaucoup aimé Selon Barbara, un roman que j’ai lu avec une vraie sensation d’immersion. Dès les premières pages, on est pris dans cette histoire de femmes liées par un secret, et j’ai trouvé très réussi ce côté enquête, où les vérités se dévoilent peu à peu, presque par petites secousses.

Ce que j’ai le plus apprécié, c’est la façon dont Sophie Astrabie aborde des sujets forts sans lourdeur. La maternité, le désir d’enfant, la contraception dans les années 70, les silences imposés aux femmes : tout cela est traité avec beaucoup de sensibilité et de justesse.

Mais au-delà du sujet, ce sont surtout les liens entre les personnages qui m’ont touché. J’ai aimé cette sororité qui se dessine, parfois discrète, parfois évidente, mais toujours précieuse. On sent à quel point ces femmes se protègent, se comprennent, se manquent aussi, et cela donne au roman une vraie profondeur émotionnelle.

L’écriture m’a également beaucoup plu : elle est fluide, délicate, et elle accompagne parfaitement cette histoire faite de non-dits, de mémoire et de révélations. C’est un roman que je referme avec le sentiment d’avoir lu quelque chose de beau, de sensible, et de nécessaire.

samedi 30 mai 2026

Les coeurs sont faits pour être brisés


Résumé : 
Dans les années 1980, Audrey et Marlo, étudiantes à l'université d'East Anglia à Norwich, travaillent à un projet commun, raconter la mort tragique d'Oscar Wilde à Paris. Des décennies plus tard, Audrey, libraire, apprend que Marlo, devenue une célèbre romancière, s'est noyée dans le lac d'Annecy. Elle hérite d'un manuscrit inédit dans lequel sont révélés des secrets sur leurs années d'études.

Mon avis : 
Tatiana de Rosnay tisse avec Les cœurs sont faits pour être brisés un roman délicat et mélancolique qui explore les traces que laissent les rencontres et les absences à travers le temps. La construction en trois époques donne au récit une profondeur particulière, comme si chaque période faisait écho à une autre, en miroir.

Les derniers jours d’Oscar Wilde ouvrent le roman avec une émotion contenue, presque feutrée. On y découvre un homme diminué, mais toujours traversé par son esprit et sa sensibilité, et cette entrée en matière donne immédiatement une tonalité élégiaque à l’ensemble.

Le cœur du récit se situe cependant dans les années 1980, avec la rencontre entre Marlo et Audrey. Tout les oppose — leurs tempéraments, leurs origines, leurs aspirations — et pourtant, leur amitié s’impose avec une intensité presque inexplicable. Tatiana de Rosnay capte avec justesse cette période de la vie où tout semble possible, où les liens se nouent avec une force absolue, mais aussi une certaine fragilité.

En 2011, le roman prend une dimension plus introspective. Audrey, confrontée à la mort de Marlo, remonte le fil des souvenirs pour tenter de comprendre ce qui les a unies… et peut-être aussi ce qui les a éloignées. Cette partie apporte une douceur teintée de nostalgie, mais aussi une réflexion sur la mémoire, les regrets et les non-dits.

Ce qui m’a particulièrement plu, c’est la manière dont l’autrice relie ces trois temporalités sans jamais alourdir le récit. Chaque époque éclaire les autres, et le roman se construit progressivement comme une mosaïque d’émotions. L’écriture est fluide, accessible, mais suffisamment sensible pour toucher sans tomber dans le pathos.

C’est un roman sur l’amitié, sur le passage du temps, et sur ces liens qui continuent de nous habiter longtemps après leur disparition. Une lecture émouvante et élégante, qui laisse une impression douce-amère une fois la dernière page tournée.

samedi 11 avril 2026

Juste après Dieu, il y a papa


Résumé : 
« Papa ! », le plus beau mot du monde, celui qui naguère suffisait à effacer tous les tracas.

Le petit Wolfgang adore son père, Léopold Mozart, son guide, son modèle, son dieu vivant. Mais vient le temps où l'enfant prodige s'élève plus haut que le maître, et l'admiration se mue en dédain. L'un rompt, s'émancipe, grisé de passions nouvelles ; l'autre souffre, se résigne, cède sa place, contraint d'inventer des liens différents. Un drame silencieux qui, peut-être bien, s'immisce dans toute relation entre père et fils...

Avec la grâce du compositeur, Éric-Emmanuel Schmitt fait vibrer le plus déchirant des chants, celui de l'amour filial et paternel quand il est nourri d'un attachement aussi tendre que maladroit, celui de deux êtres que la vie sépare mais que la musique ne cessera jamais de réunir.

Mon avis : 
J’ai été profondément touché par ce roman qui explore la relation entre Mozart père et fils d’une manière à la fois humaine et musicale. À travers leurs échanges, leurs silences et leurs notes, on découvre bien plus qu’une histoire familiale : une quête de liberté, d’amour et de reconnaissance. Le père, figure imposante et parfois étouffante, incarne le dévouement absolu à la musique et à son enfant prodige ; le fils, lui, cherche à s’émanciper sans jamais renier cette filiation qui l’a façonné.

Ce qui rend le livre si juste, c’est la façon dont l’auteur capture la complexité du lien père-fils — fait d’admiration, de jalousie, d’incompréhension, mais aussi d’un amour indestructible. La musique devient ici un langage commun, à la fois refuge et champ de bataille. J’ai aimé découvrir Mozart autrement : non pas le génie isolé dans sa légende, mais le jeune homme traversé par ses sentiments, reconnu et blessé par celui qu’il voulait aimer librement.

Une lecture sensible, magnifiquement écrite, qui résonne longtemps après la dernière page — comme une mélodie entre deux âmes qui ne cessent de se répondre.

mardi 2 décembre 2025

Tata

Résumé :

« Colette est remorte. Ce mot n'existe nulle part. Remourir, ça n'existe pas. »

Colette était une femme sans histoire. C'est du moins ce que l'on croyait jusqu'au jour où sa nièce apprend son décès par un appel de la police. Car Colette, sa tante unique, a déjà été enterrée il y a trois ans...

Mon avis : 

Je crois que je viens de lire le plus beau livre de toute ma vie. C'est d'ailleurs la première fois qu'un livre me fait pleurer (ca m'arrive souvent au cinéma mais je n'avais jamais ressenti ca avec un roman) !

Si vous n'avez pas encore lu Tata, il faut vraiment vous procurer le livre audio interprété par les excellents Jeanne Cherhal, Anne Le Coutour, Patrick Mancini. J'en ai eu des frissons !

Agnès, un réalisatrice recoit un appel de la gendarmerie pour lui annoncer la mort de sa tante. Seulement cette tante est déjà morte et enterrée depuis trois ans. Qui se cache donc dans sa sépulture et pourquoi s'être fait passer pour morte pendant toutes ses années. Agnès va découvrir une valise pleine de cassette audio que Colette a enregistré avant sa mort pour lui raconter sa vie. 

Tout d'abord, les personnages sont terriblement attachants, les principaux comme les secondaires. Agnès est un clin d'œil a la grande Agnès Jaoui, qui se remet mal de son divorce avec l'acteur talentueux Pierre. Colette est la tante qu'on voudrait tous avoir, les amis d'enfance sont touchants, les voisins sans oublier Blanche ou Jean.....

C'est d'ailleurs Blanche et Jean et leur dernière cassettes audio qui m'ont bouleversé et puis autour de ce roman gravitent des thèmes plus difficile : la violence, les abus sexuels dans le milieu du sport, la filiation.

C'est un roman incroyable, magnifiquement bien écrit, avec plein de référence au cinéma, a la musique (j'ai envie de réécouter Alain Souchon après cette lecture). Comme beaucoup de lecteurs, j'avais découvert Valérie Perrin avec Changer l'eau des fleurs, mais ce roman Tata est encore plus réussi. 

mercredi 26 mars 2025

Trois soeurs


Résumé : 
Quand la police de Moscou est arrivée, les trois sœurs étaient assises le long du mur à côté du cadavre de leur père. Il avait le poil noir, le ventre gras, une croix dorée autour du cou. Depuis des années, il s'en prenait à elles, les insultait, les frappait, la nuit, le jour. Alors elles l'ont tué.
La Russie s'est déchirée à propos de ce crime, parce qu'il lui renvoie son image, celle d'une violence domestique impunie. À vingt ans, Laura Poggioli a vécu à Moscou. Elle aimait tout : la sonorité de la langue, boire et sortir, chanter du rock. Elle a rencontré Mitia, son grand amour. Parfois il lui donnait des coups, mais elle pensait que c'était sa faute. " S'il te bat, c'est qu'il t'aime ", dit un proverbe russe.

Mon avis : 
Trois sœurs est un excellent premier roman écrit par Laura Poggioli. Elle part d'un fait divers en Russie ou trois jeunes filles, trois sœurs, ont assassiné leur père après des années a subir des violences physiques, psychologiques et sexuelles de sa part. Laura fait le parallèle avec sa propre histoire, son amour pour la langue russe qui l'a conduite a faire plusieurs séjours là-bas et a avoir un petit ami qui lui aussi l'a battue. Il faut dire qu'apparemment les violences sur les femmes sont courantes et très souvent non punies.

C'est très bien construit, le parallèle entre les deux histoires est vraiment très bien amené et surtout ca nous laisse entrevoir un pan de la société russe, sur son fonctionnement depuis la chute du régime communiste. 

En tant que femme, on ressort de cette lecture, profondément ébranlée, touchée et révoltée par le sort de toutes ces femmes. 

mardi 11 mars 2025

Le secret des meres


Résumé : 
Colette est de retour dans son Morvan natal, après de longues années d’absence, pour y veiller sa mère mourante. Confrontée une fois de plus au mutisme familial, elle décide de faire la lumière sur l’évènement qui, un soir de juillet 1969, a tout fait basculer. De découverte en découverte, elle obtiendra des réponses qui iront bien au-delà de sa quête et feront voler en éclat ses certitudes.

Mon avis : 
Le secret des mères est un très beau roman qui revient sur la vie des jeunes filles célibataires qui tombaient enceintes dans les années 1960. A travers, trois générations de femmes, ce livre nous emmène dans la campagne, plus exactement dans le Morvan a la découverte d'un secret de famille qui va éclater. 

J'ai vraiment été happée par ce récit même si au départ j'ai eu du mal a comprendre la connexion entre les différents personnages. Bien sur, au milieu du livre, les pièces du puzzle s'emboitent et on a toutes les réponses a nos questions. 

J'ai beaucoup aimé Colette que j'ai trouvé terriblement humaine, avec ses faiblesses, ses doutes a l'inverse de Marthe qui est extrêmement courageuse et qui n'a peur de rien. Les personnages sont extrêmement touchant, surtout Lucien, qui déjà tout petit n'a pas été gâté par la vie. On découvre une autre époque, avec d'autres coutumes, d'autres mœurs qui heureusement ont évolué. Ce n'est pas une lecture facile, c'est dur, noir, âpre, mais c'est surtout un beau combat de différentes femmes vers l'émancipation. Pour ne pas oublier toutes ses femmes courageuses qui se sont battues pour leur droit. 

Les dernières pages nous offre aussi une très belle histoire d'amour, j'attendais cette rencontre avec tellement d'impatience et elle m'a beaucoup touchée. Un roman magnifique que je recommande. 

mardi 31 décembre 2024

Villa Taylor


Résumé :
Diane, jeune « executive woman » au caractère bien trempé, dirige avec succès une banque d'affaires parisienne. Son ascension professionnelle fulgurante est aux antipodes de sa vie personnelle, qui se résume à un mot : désert. Un désert dont l'aridité résulte des zones d'ombre de son enfance.

Survient la mort de sa grand-mère, qui lui laisse en héritage la mythique Villa Taylor de Marrakech. Ce lieu a accueilli quelques-unes des plus grandes figures du XXe siècle : Franklin Roosevelt, Winston Churchill, Charlie Chaplin. Churchill y a fait plusieurs séjours et y a peint durant la Seconde Guerre mondiale l’unique tableau de sa main. Cette demeure renferme aussi toutes les clés du passé de Diane, clés que lui a scrupuleusement dissimulées sa famille.

La première idée de Diane est de vendre la maison, mais ce lieu mystérieux, protégé du monde par la luxuriance de son parc, va entrer en résistance. Revient alors l’envie chez Diane de retrouver la trace de sa mère, qu’elle n’a pas connue.

Les derniers habitants de la Villa Taylor : Halima, la gouvernante, Ahmed, le jardinier aveugle, Agathe, l’amie de sa grand-mère, vont l’aider à lever le voile sur ces énigmes. Tout est prêt, il ne manque qu'un amour violent et étrange, aussi ténébreux que les sous-bois du parc. Il attend, chargé d'un enivrant parfum de menthe, et va bientôt emporter Diane, enfin prête à vivre.

Mon avis : 
Un roman sympa mais un peu maladroit à mon gout. Tout d'abord, parlons du positif : j'ai adoré les descriptions du Maroc, sa chaleur, ses souks, sa végétation, cette maison sublime, ses traditions. On a vraiment l'impression d'y être et c'est un plaisir a lire. 

J'ai par contre eu beaucoup de mal avec Diane, c'est un personnage que j'ai trouvé détestable des les premières pages et donc, ca rend la lecture un peu désagréable. Heureusement les personnages secondaires sont fabuleux Halima, sa fille, ou encore Ahmed sont adorable.

Le secret qui plane autour de Daphné m'a plu et même si on le devine facilement, c'était une jolie histoire. 

Enfin, les passages avec Churchill ne m'ont pas intéressé, je n'ai pas compris l'intérêt de l'intégrer au récit. 

Ce qui est enfoui


Résumé : 
Canton d’Estanville, automne 1990. Un collégien disparaît. Seuls ses vêtements parfaitement pliés sont retrouvés au milieu d’un sentier en pleine forêt. Le mystérieux “homme qui marche” serait-il lié à cette disparition ? Le capitaine Ernevin est dépêché sur les lieux pour mener l’enquête.
"Ce qui est enfoui" est un formidable roman d’apprentissage, entre "Stranger Things" et "Dark", mêlant intrigue policière, récit fantastique et chronique inquiétante et amusée des années 1990.

Mon avis : 
Beaucoup comparent "Ce qui est enfoui" avec "Stranger things" mais n'ayant pas vu la série je serai bien incapable de vous dire si c'est vrai ou non. En tout cas, je suis maintenant curieuse de découvrir la série, vu que j'ai beaucoup aimé le roman.

Tout d'abord c'est l'univers du roman qui m'a le plus plu : les années 1990 sont superbement décrient, j'ai adoré toutes ses références a la musique, télévision. Les personnages sont très attachants et une fois commencé il est très difficile de lâcher le roman tant on est happé par cette intrigue. 

D'habitude, je n'aime pas le coté fantastique mais ici, ca fonctionne très bien. Ca donne un cote un peu inquiétant au récit et je me suis laisser prendre au jeu très facilement. 

Mon seul bémol : la fin. Elle arrive un peu rapidement et je ne suis pas certaine d'avoir compris exactement le message que l'auteur voulait faire passer. 

lundi 23 décembre 2024

Le roman de Jim

Résumé :
Oh, je n'avais pas la grande forme quand j'ai retrouvé Florence, une ancienne collègue de travail, un soir de concert. J'avais vingt-cinq ans, elle en avait quarante. Elle était enceinte de six mois, et elle était célibataire. Quand Jim est né, j'étais là. Et puis je suis resté. On a passé de belles années ensemble, et j'ai bien cru devenir son père.

Mon avis : 
Quel livre magnifique pour terminer cette année 2024. 

On fait la connaissance d'Aymeric qui sort de prison. Il est seul et retrouve Florence, une ancienne collègue de travail qui est enceinte. Ils vont s'installer ensemble et Aymeric va élever Jim, ce petit garçon comme le sien. Mais au bout de quelques années, le père biologique de l'enfant va réapparaitre et venir semer le trouble dans la famille.

J'ai vraiment adoré ce récit, la relation entre Jim et Aymeric est tellement belle. Aymeric est un personnage vraiment attachant, ses faiblesses, ses doutes le rende très humain et l'on ressent toutes ses émotions, ses joies, ses peines, sa dépression. J'ai aimé la fin qui nous montre aussi que toute relation même fusionnelle peut avoir ses hauts et ses bas, les disputes sont la, et rien n'est acquis. Il faut savoir reconstruire les liens détruits et être patient.

L'écriture est belle, on a l'impression de lire un journal intime et de plonger dans la vie d'Aymeric. Cette relation père-fils est extrêmement touchante et on a parfois les larmes aux yeux. 




samedi 23 novembre 2024

La dérobée

 

Résumé :
Antoine, l'ancien amour de jeunesse de Claire, s'installe avec son épouse dans un appartement situé juste au-dessus de celui qu'elle occupe avec son mari depuis presque vingt ans. En l'obligeant à interroger ses choix et à fouiller les drames du passé, l'irruption de cet homme singulier et secret va bouleverser son existence. Dans un même élan, Sophie de Baere nous livre une quête émancipatrice, une enquête haletante et le récit d'un amour fou. Mise à nu de la complexité des rapports humains et de la violence des non-dits, La Dérobée est un roman poignant qui offre une plongée dans l'intimité de l'âme humaine.

Mon avis : 
C'est la première fois que je lis un livre de Sophie de Baere et je suis incapable de dire si j'ai aimé ma lecture ou non. 

C'est un roman qui se lit très vite (en seulement quelques heures) mais pour autant, j'ai été dérangée par le style. J'ai trouvé le roman très froid et je n'ai pas réussi a m'attacher aux personnages. Je ne comprends d'ailleurs toujours pas ce que Claire peut bien trouver a Antoine. J'ai eu la sensation d'un roman qui n'était pas pleinement abouti, ou il manque un petit quelque chose.

Par contre j'ai beaucoup aimé comment les secrets, les non-dits peuvent briser les gens, comment chacun souffre et les répercussions que tout cela peut avoir sur une famille, sur plusieurs générations. 

Un soir d'été


Résumé :
"Nous étions six – cinq garçons et une fille – insouciants, frivoles, joyeux, dans un été de tous les possibles. Pourquoi a-t-il fallu que l'un d'entre nous disparaisse ?"
S'inspirant d'une histoire vécue, Philippe Besson retrace un drame de sa jeunesse, survenu dans l'île de Ré, un soir de juillet, au milieu des années 80.

Mon avis : 
Encore un roman incroyablement bien écrit et touchant signé Philippe Besson. 

Un soir d'été se dévore en quelques heures, et nous plonge, le temps d'un été, passé sur l'ile de Ré avec Philippe et sa bande de copains au milieu des années 1980. C'est la fin de l'adolescence, la fin du lycée pour certain et la première année de fac qui commence pour d'autres. Le temps d'un été, les corps se cherchent, on découvre les amours de vacances et on fait la fête. C'est un été d'insouciance, jusqu'à l'évènement tragique. 

J'ai adoré la description des années 1980, les chansons qui passent en boite, le tour de France, la chaleur, la plage... L'ambiance est vraiment réussie et m'a rappelé les étés de ma jeunesse. L'intrigue est prenante, on sent qu'un drame se prépare et celui-ci est terrible. J'ai adoré la fin qui est pudique, presque en suspens.

lundi 9 septembre 2024

Qu'à jamais j'oublie


Résumé :
Et si votre famille n'était pas celle qu'elle prétendait être ?
Nina Kircher, une sexagénaire, veuve d'un photographe mondialement célèbre, passe quelques jours dans un hôtel de luxe dans le sud de la France. Soudain, elle quitte la piscine où elle vient de se baigner pour suivre un homme jusqu'à son bungalow puis, sans raisons apparentes, elle le poignarde dans un enchaînement inouï de violence, avant de s'enfermer dans un mutisme complet.
Pour tenter de comprendre cet acte insensé, son fi ls Théo, avec lequel elle a toujours entretenu des relations difficiles, n'a d'autre choix que de plonger dans le passé d'une mère dont il ne sait presque rien. De Paris à la Suisse en passant par la Côte d'Azur, il va mener sa propre enquête, jusqu'à découvrir des secrets inavouables et voir toute sa vie remise en question...
L'histoire bouleversante d'une femme décidée à prendre en main son destin.
Un suspense redoutable qui vous manipule jusqu'à la dernière page.

Mon avis : 
Encore un très bon roman de Valentin Musso, prenant jusqu’à la dernière page mais peut-être un peu prévisible.

On suit Théo, le personnage principal qui découvre que sa mère vient d’être arrêtée pour une tentative de meurtre. Pour Théo, c’est le début d’une enquête sur son passé et sa famille. Connaît-on vraiment nos parents ? Que s’est-on d’eux et de leur vie avant notre naissance ?

C’est un roman intéressant, pleins de bonnes questions se posent au fil des pages. L’enquête est intéressante même si on voit les choses arrivaient très rapidement et qu’il n’y a pas de grandes surprises. En tout cas, le livre dénonce le sort des femmes, les emprisonnements abusifs et les violences sexuelles.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Théo même si j’ai trouvé peu crédible qu’il tombe amoureux aussi vite….

mardi 23 juillet 2024

Leurs petites vies et autres nouvelles

 

Résumé : 
En seize nouvelles inédites, Tatiana de Rosnay déploie son remarquable talent de conteuse pour brosser le portrait de personnages à la fois éclectiques et inoubliables. Une jeune femme qui vit par procuration l’histoire d’amour de ses voisins, un écrivain condamné à l’exil, une mère de famille qui s’abandonne à ses fantasmes… D’une chambre de bonne parisienne à un laboratoire scientifique futuriste, Tatiana de Rosnay opère un subtil mélange des genres pour célébrer la beauté des rencontres humaines et rendre un magnifique hommage aux figures qui l’ont inspirée.

Mon avis : 
Tatiana de Rosnay est une auteure que j’adore et j’étais curieuse de découvrir ces seize nouvelles.

Mise à part « Aranéide » que je n’ai pas apprécié, j’ai trouvé les quinze autres nouvelles très réussites. Il n’y a pas vraiment de fil conducteur, pas toujours de thèmes communs mais on se laisse facilement bercer par le style.

Deux nouvelles m’ont beaucoup ému : « Leurs petites vies » et « Le noël de Sébastien » ou l’entraide et la solidarité sont mises en avant.

« Fruit défendu » aborde un thème pas facile, l’amour pour un prêtre mais le sujet est vraiment traité avec brio.

« Arnaud, mon oncle » est un magnifique hommage à Arnaud de Rosnay, disparu trop tôt, et a son destin complètement incroyable, tout comme « Sa Majesté et La Joconde » qui nous glisse quelques anecdotes sur Elizabeth II et la grand-mère de Tatiana.

J’ai aimé « Dakota » ou l’auteure nous parle de l’immeuble devant lequel vivait et est mort John Lennon ou je me suis moi-même rendue il y a quelques années.


Et bien sûr, trois nouvelles sont consacrées au grand Emile Zola que j’ai beaucoup également mais que je connais peu.

Bref, j’ai passé un très bon moment avec ce recueil et j’ai adoré redécouvrir Tatiana de Rosnay dans un autre registre.

lundi 22 juillet 2024

La chaleur

 

Résumé : 
"Oscar est mort parce que je l'ai regardé mourir, sans bouger. Il est mort étranglé par les cordes d'une balançoire." Ainsi commence ce court et intense roman qui nous raconte la dernière journée que passe Léonard, 17 ans, dans un camping des Landes écrasé par le soleil. Cet acte irréparable, il ne se l'explique pas lui-même. Rester immobile, est-ce pareil que tuer? Dans la panique, il enterre le corps sur la plage. Et c'est le lendemain, alors qu'il s'attend à chaque instant à être découvert, qu'il rencontre une fille.

Ce roman est l'histoire d'un adolescent étranger au monde qui l'entoure, un adolescent qui ne sait pas jouer le jeu, celui de la séduction, des fêtes, des vacances, et qui s'oppose, passivement mais de toutes ses forces, à cette injonction au bonheur que déversent les hauts-parleurs du camping.

Mon avis :
Léonard passes ses vacances, avec sa famille, dans un camping dans les Landes. Il y passe ses journées sans enthousiasme, étranger à la vie qui tourne autour de lui, colérique, inadapté. Un soir après une fête, il retrouve Oscar, ivre, qui reste coincé entre les cordes d’une balançoire et meurt sous ses yeux. Léonard ne fait rien, simple spectateur d'un événement tragique et inoubliable et décide alors de l'enterrer dans le sable.

A partir de ce moment, sa vie devient encore plus tourmentée et même la rencontre avec Luce et ses premières expériences amoureuses ne pourront le distraire de sa déchéance et de la culpabilité qui l'envahit.

Victor Jestin, joue sur deux niveaux : celui de l'adolescent en quête d'épanouissement personnel et celui du presque adulte qui doit apprendre à assumer ses propres responsabilités. Tout au long du court roman règne une atmosphère tendue qui annonce l'inévitable, mais le retarde indéfiniment.

Un petit roman sombre et inquiétant, à lire rapidement. Et puis, il ne faut pas oubliée de mentionner cette chaleur qui donne son titre au livre et qui semble être un autre personnage car elle est toujours présente de manière oppressante et suffocante.

mercredi 1 mai 2024

Sur la route de Key West

 

Résumé : 
Sur la route des Keys, l'amour et la mort sont au rendez-vousTom Baldwin est écrivain. Deux jours avant Noël, il est victime avec son fils Josh d'un terrible accident de voiture.
Quand il se réveille à l'hôpital, il apprend que Josh est mort.
Peut-on encore croire en la vie après une telle tragédie ?
Tom, en tout cas, change la sienne : il quitte New York pour s'installer dans les Keys de Floride.
Lorsqu'il décide de louer une maison face à l'océan, il ignore que sa vie va encore être bouleversée. Il fait la connaissance de Kay, sa voisine, femme mystérieuse qui semble fascinée par l'écrivain.
Puis, un jour, Tom découvre un courriel anonyme dans sa messagerie : " Ton fils est vivant. "
Le début d'un compte à rebours terrifiant où les apparences sont constamment trompeuses et le danger à chaque tournant.

Mon avis : 
Sur la route de Key West est un roman qui m’a beaucoup plu, et surtout une bonne surprise, je m’attendais à ce que ça soit un Américain et non un Français qui soit auteur de ces lignes.

Le roman est efficace, plein de suspense et de tension. C’est vrai que parfois les ficelles sont un peu grosses mais dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé.

Tom est extrêmement attachant et courageux, forcément, je suis tombée amoureuse de lui (en meme temps qui pourrait lui résister!) et j’ai adoré le suivre dans son enquête. Le seul personnage que je n’ai pas aimé c’est Kay, j’ai trouvé que son personnage était trop versatile, capable de changer d’avis, de camp d’un simple claquement de doigt.

J’ai adoré l’ambiance des Key West, de la Floride si bien décrite : la chaleur, l’humidité, ses palmiers partout, les bayous et ses alligators. Tout ce décor m’a fait rêver et l’auteur m’y a vraiment transporté.

lundi 11 mars 2024

Quelqu'un d'autre

 

Résumé : 
« Il y a trois vérités : ma vérité, ta vérité, la vérité. »
Côte d'Azur - Printemps 2023. Au large de Cannes, un yacht dérive entre les îles de Lérins. À son bord repose Oriana Di Pietro, éditrice italienne et héritière d'une célèbre famille milanaise. Agressée sauvagement, elle succombera après dix jours de coma.
Qui a tué Oriana ? Un homme et trois femmes livrent leur version de l'histoire : Adrien, le mari de la victime, pianiste de jazz séduisant et mystérieux ; l'insaisissable Adèle, sa jeune maîtresse ; Justine, la policière locale chargée de l'enquête et Oriana enfin, à travers le récit bouleversant des dernières semaines de sa vie.
Personne ne ment. Mais personne n'est d'accord sur la vérité... Fascinant et audacieux, ce suspense psychologique imprévisible s'impose comme l'un des romans les plus réussis de Guillaume Musso.

Mon avis :
Très déçue par Quelqu’un d’autre, je m’attendais a vraiment mieux de la part de Guillaume Musso.

Il y a beaucoup de suspense et très vite le roman devient très difficile a lâcher tant on a envie de connaitre le coupable. C’est bien la le seul point positif car pour le reste, j'ai trouvé que :
- Les personnages etaient détestables
- Le dénouement autour d’Oriana et Adele, vraiment improbable et tirés par les cheveux
- La fin a l’eau de rose entre Justine et Adrien m'a fait roulé des yeux.
- Les longueurs des articles de journaux au début pour exposer l’intrigue plutôt que du simple récit m'a un peu gaché la lecture.

On est loin de certains romans de l’auteur malheureusement.

lundi 26 février 2024

Poussière blonde

 

Résumé : 
« Pauline avait conscience qu'elle n'était qu'un être ordinaire aspiré dans l'orbite d'une femme qui, elle, n'avait rien d'ordinaire... Être femme de chambre, c'était précisément cela : faire intrusion sans le vouloir dans l'intimité d'autrui, voir le contenu des corbeilles à papier, remarquer les titres des livres, lire les premières phrases des cartes, lettres et petits mots qui traînent. Tout était là, en pâture ; la vie entière de quelqu'un, dissimulée dans une chambre d'hôtel. »
Un matin, Pauline est appelée pour nettoyer la suite 614 du Mapes Hotel. Alors qu'elle pense trouver une chambre vide, une femme apparaît, hagarde : Mrs. Arthur Miller, alias Marilyn Monroe, dont le séjour à Reno marque la fin de son mariage avec le célèbre dramaturge et le tournage infernal d'un film à la légende noire, Les Désaxés.
Avec pour décor l'immensité aride du désert du Nevada et ses chevaux sauvages, les mustangs, Poussière blonde raconte le choc d'une rencontre inoubliable entre deux femmes que seul le hasard pouvait réunir.

Mon avis : 
Après Emile Zola, Tatiana de Rosnay signe une biographie romancée de Marilyn Monroe. Nous sommes en 1960 et Marylin est à Reno, pour tourner son dernier film, Les Désaxés. Pauline, une jeune femme de chambre au majestueux Mapes hotel est chargée de nettoyer la suite 614. Elle fait alors la rencontre de la célèbre actrice et commence une jolie amitié qui durera 3 mois et qui changera la vie de Pauline.

J’ai vraiment adoré ce roman, les descriptions de Marilyn sont superbes, et l’on sent la fragilité, la générosité, les blessures de la femme qui se cache derrière. C’est extrêmement émouvant.
J’ai aimé l’ambiance, la chaleur du désert, les chevaux sauvages qui rodent. Les années 1960 sont également très bien décrite : Le divorce des Miller, la liaison de Marilyn avec Yves Montand, la mort de Clark Gable et la playlist de fin pour se replonger dans la musique d’époque. Et même, si l’histoire est un peu longue à se mettre en place, on est très vite happé par Mrs Miller. Un roman que je recommande vraiment.

mardi 23 janvier 2024

Mon coeur a déménagé


Résumé : 
La mort d'une mère La quête d'une fille Une vengeance implacable " Papa a tué maman. " Rouen, avril 1983. Ophélie a - presque - tout vu, du haut de ses sept ans. Mais son père n'est pas le seul coupable. Un autre homme aurait pu sauver sa mère. Dès lors, Ophélie n'aura plus qu'un but : retrouver les témoins, rassembler les pièces du puzzle qui la mèneront jusqu'à la vérité. Et, patiemment, accomplir sa vengeance...
Enfant placée en foyer, collégienne rebelle, étudiante évoluant sous une fausse identité, chaque étape de la vie d'Ophélie sera marquée par sa quête obsessionnelle et bouleversante. Dans une intrigue qui mêle roman d'amour et d'amitiés, récit initiatique et manipulations, Michel Bussi dessine aussi une fresque sociale inédite des années 1990.

Mon avis : 
Quand Michel Bussi publie un nouveau roman, je le lis aussitôt mais j’avais un peu d’appréhension car les derniers romans de l’auteur m’avaient déçu. Mais ici, dès les premières pages, j’ai été captivé par Ophélie et son destin tragique. A ses sept ans, sa mère meurt assassinée et son père est envoyé en prison. On suit alors son histoire en foyer et sa soif de vengeance.

J’ai beaucoup aimé Ophélie, et sa quête de vérité. Elle est déterminée, fait souvent des mauvais choix mais cela la rend encore plus humaine. Son amitié avec Nina est très touchante.

J’ai aimé redécouvrir Rouen que j’ai visité il y a longtemps et comme toujours Michel Bussi décrit à merveille les lieux, qu’il affectionne.

Je me suis longtemps demandé pendant ma lecture ou l’auteur allé nous emmener et je dois dire que le twist final est incroyable. Je ne m’y attendais pas du tout. Chaque personnage fait une révélation inattendue et c’est vraiment réussi.

lundi 22 janvier 2024

Le consentement

 

Résumé : 
Au milieu des années 80, élevée par une mère divorcée, V. comble par la lecture le vide laissé par un père aux abonnés absents. À treize ans, dans un dîner, elle rencontre G., un écrivain dont elle ignore la réputation sulfureuse. Dès le premier regard, elle est happée par le charisme de cet homme de cinquante ans aux faux airs de bonze, par ses œillades énamourées et l’attention qu’il lui porte. Plus tard, elle reçoit une lettre où il lui déclare son besoin « impérieux » de la revoir. Omniprésent, passionné, G. parvient à la rassurer : il l’aime et ne lui fera aucun mal. Alors qu’elle vient d’avoir quatorze ans, V. s’offre à lui corps et âme. Les menaces de la brigade des mineurs renforcent cette idylle dangereusement romanesque. Mais la désillusion est terrible quand V. comprend que G. collectionne depuis toujours les amours avec des adolescentes, et pratique le tourisme sexuel dans des pays où les mineurs sont vulnérables. Derrière les apparences flatteuses de l’homme de lettres, se cache un prédateur, couvert par une partie du milieu littéraire. V. tente de s’arracher à l’emprise qu’il exerce sur elle, tandis qu’il s’apprête à raconter leur histoire dans un roman. Après leur rupture, le calvaire continue, car l’écrivain ne cesse de réactiver la souffrance de V. à coup de publications et de harcèlement.
« Depuis tant d’années, mes rêves sont peuplés de meurtres et de vengeance. Jusqu’au jour où la solution se présente enfin, là, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l’enfermer dans un livre », écrit-elle en préambule de ce récit libérateur.

Mon avis : 
Le consentement est une lecture brutale et violente. Vanessa ou V., l’auteure nous raconte sa relation « amoureuse » alors qu’elle n’avait que 14 ans avec un homme de 50 ans. Cet homme n’est pas n’importe qui et il est facile de deviner qu’il s’agit de Gabriel Matzneff. Matzneff n’a jamais caché son attirance pour les jeunes filles et garçons dans ses romans et Vanessa, aujourd’hui, trente ans plus tard dénonce son emprise.

C’est un récit qui dérange, qui met mal à l’aise mais qui est tellement indispensable. Le mouvement #metoo a permis à des milliers de femmes de dénoncer toutes ses violences. Lui prétend toujours avoir vécu une belle histoire d’amour avec elle, dans des récentes interviews mais non ce n’est pas de l’amour ! Ce que j’ai du mal à comprendre c’est comment tout le monde a pu laisser faire ? Les parents, les amis… personne n’a aidé cette jeune fille. C’était sans doute une autre époque mais quand même.

le film adapté du roman est sorti récemment mais cette lecture m’a beaucoup chamboulé et je ne sais pas si je suis prête à regarder ce genre de film.