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dimanche 24 mai 2026

Ida (suivi de La comédie bourgeoise)


Résumé :
Les paillettes, les plumes et les strass, les bouquets de fleurs, les hommes fous d'amour, l'ivresse des applaudissements... tel est le quotidien de la belle Ida Sconin, célèbre meneuse de revue parisienne. Mais le temps passe impitoyablement et il devient de plus en plus difficile de faire illusion.
Deux nouvelles d'une douloureuse lucidité, deux destins de femmes cruels et intimistes.

Mon avis :
Un recueil de deux nouvelles Ida, d'abord, une meneuse de revue de cabaret, prisonnière de son image qui voit son pouvoir sur le public, sur les hommes et sur son entourage diminué. On observe la déchéance progressive d'Ida bientôt remplacé par une jeune fille de vingt ans. L'autrice dénonce la violence sociale exercée sur les femmes qui ne correspondent plus aux attentes de beauté et de séduction imposée par la société. Le texte est court, bref parfois cruel sur une jeunesse qu'Ida essaie de retenir et montre la fragilité de cette gloire, l'illusion du succès.

La second nouvelle, La comédie bourgeoise, dresse un portrait cruel de la bourgeoisie avec au centre du récit, Madeleine, qui est destinée a épouser un homme qu'on a choisi pour elle. Ce n'est pas le grand amour, loin de la, avec cet homme constamment infidèle mais Madeleine choisit de fermer les yeux et de maintenir ce rôle d'épouse et de mère qui lui est prédestiné. L'autrice montre ici, comment une femme peut être enfermée dans une vie correcte mais vide, ou le bonheur passe après le devoir social. Madeleine traverse sa vie entre le silence, la résignation et le désenchantement.


mardi 6 août 2024

Le malentendu

 

Résumé : 
Yves Harteloup est un rejeton déclassé de la grande bourgeoisie, meurtri par la guerre. En vacances sur la côte basque, il retrouve les matins radieux de son enfance et s'éprend de Denise, une femme mariée qui appartient à son milieu d'autrefois. Très vite, Denise l'aime et ne vit que pour lui. Mais à mesure que son amant se révèle mélancolique et fuyant, elle accepte, comme un passe-temps, la compagnie d'un autre homme et perd définitivement celui qu'elle aime. La perte de l'innocence et le goût amer du bonheur dans le Paris des années folles. Le premier roman, jamais réédité, d'Irène Némirovsky, qui n'avait que vingt-trois ans à sa publication, en 1926.

Mon avis : 
Le malentendu, premier roman d’Irène Némirovsky m’a beaucoup plu. On n’y fait la connaissance d’Yves Harteloup, un enfant gâté revenu traumatisé et amer de la Première Guerre Mondiale. En vacances à Hendaye, sur la cote Basque, il tombe sous le charme de Denise, une femme mariée. Il passe un mois à s’aimer mais de retour à Paris, Yves est à nouveau maussade. Il doit travailler pour gagner sa vie et leur différence de classe se fait sentir. Quant à Denise, elle rêve de passion tandis que son amant n’est plus capable d’amour.

Le titre, Le malentendu, est vraiment bien trouvé et résume à merveille la fin (mais je ne vous en dis pas plus).

C’est un très beau roman qui nous fait découvrir la France des années 1920. Les plaies de la Première Guerre ne sont pas complètement guéries mais on rêve d’insouciances, de vacances en bord de mer. Paris est aussi très bien décrits, et on sent l’amour qu’Irene Némirovsky avait pour la capitale et pour la France en général.

Je trouve dommage que ce roman ne soit pas plus connu et j’ai très envie de lire d’autres romans de l’auteure.

lundi 21 août 2023

Amours d'été


Résumé : 
Recueil de trois nouvelles :
- Vikenti VERESSAÏEV - Hauteur (1904) :
Un écrivain de renom et son épouse, lasse de n'être qu'un objet de désir, séjournent en Crimée, près de Yalta : de reproches en réconciliations, le couple se défait.
- Mikhaïl KOUZMINE - Le Grain de beauté de Vania (1916) :
Jeu de séduction entre un jeune homme aux sentiments confus et une femme plus expérimentée : un grain de beauté en forme de coeur comme le symbole de l'entrée dans l'âge adulte.
Zinaïda HIPPIUS - Le Cornouiller de montagne (1927) :
Triangle amoureux dans une station thermale du Caucase pendant la période estivale.

Mon avis : 
Amours d’été est un recueil parfait pour découvrir ces trois auteurs russes. J’ai vraiment beaucoup aimé ma lecture qui permet de découvrir des classiques russes sans se lancer dans des gros pavés comme Guerre et paix ou Anna Karenina.

Le Cornouiller de montagne est ma nouvelle préféré, un triangle amoureux dans une station thermale du Caucase m’a vraiment fait sourire. J’ai beaucoup aimé la plume de Zinaida Hippius.

Hauteur de Vikenti Veressaiev est aussi très réussite, on y découvre un couple qui reste ensemble par habitude. Leur séjour en Crimée va être l’occasion de se séparer, lasse des reproches et des réconciliations.

Le grain de beauté de Vania est la nouvelle que j’ai le moins aimé même si elle m’a fait sourire. Un jeune homme découvre l’amour et rentre dans l’âge adulte. Il est naïf et se fait mener par le bout du nez par ses conquêtes sous les conseils de son oncle qui n’a pas l’air d’y connaitre grand-chose en amour lui-même.

samedi 11 avril 2015

Natacha et autres nouvelles

Résumé :


Vertige du premier émoi amoureux, fin de la liaison d'un adolescent avec une femme mariée, amour terrorisé d'une femme pour son terrible mari : Perceptions, angoisses, sensations.

Le recueil est composé des nouvelles suivantes (extraites des Nouvelles complètes, collection Quarto) : Natacha, Le mot, Bruits, La vengeance et Bonté. Elles ont été écrites en russe, puis traduites en anglais.

Mon avis :


Voici un recueil de nouvelles qui m'a permis de découvrir Vladimir Nabokov. C'est une belle rencontre, j'ai aimé le style et la plume de l'auteur mais je dirais que le recueil en lui même est plutôt inégal.

Il comprends 5 nouvelles et pour moi celle deux sortes vraiment du lot : Natacha, déjà, qui donne son titre au recueil, m'a vraiment plu et puis La vengeance, ou le suspense monte progressivement au fil des pages. Pour les trois autres nouvelles, le style est beau mais pour être honnête, je pense les oublier très vite.

C'est en tout cas une belle découverte qui me donne envie de découvrir d'avantage cet auteur et je terminerai cette critique par un passage que je trouve très beau :
- Il pleut, dit-elle a voix basse. Il fait affreusement mauvais.
Comme on pouvait s'y attendre, les deux hommes regardèrent par la fenêtre. A cet instant, une veine d'un gris bleuâtre se gonfla sur le cou de Khrenov et il renversa la de nouveau la tête sur les oreillers.
Natacha, avançant les lèvres, compta les gouttes, tandis que ces cils clignotaient en mesure. Ses cheveux bruns et lisses étaient parsemés de perles de pluie, des ombres charmantes bleuissaient sous ses yeux.

[Extrait de Natacha]

A tous les lecteurs qui comme moi ne connaissent pas Nabokov, ce recueil est une bonne entrée en matière, et pour les autres, une bonne façon de découvrir une autre facette de l'auteur.

dimanche 5 janvier 2014

Le bal

Résumé : 


Antoinette vient d'avoir quatorze ans ; elle rêve de participer au bal qu'organisent ses parents, les Kampf, pour faire étalage de leur fortune récemment acquise. Mais sa mère, plus pressée de jouir enfin de cette opulence tant attendue que de faire entrer sa fille dans le monde, refuse de convier Antoinette au bal. La vengeance d'Antoinette, aussi terrible qu'inattendue, tombera comme un couperet, révélant le vrai visage de chacun. Roman fulgurant et initiatique sur l'enfance et ses tourments, Le Bal est l'un des premiers livres d'Irène Némirovsky, disparue prématurément en déportation, en 1942. Irène Némirovsky a obtenu le Prix Renaudot 2004 pour son œuvre posthume Suite française.

Mon avis :


Irene Nemirovsky est une auteure que j'ai découvert il y  a peu et j'aime beaucoup son écriture.
Le bal est une nouvelle plutôt courte qu'on peut lire très vite mais en refermant ce livre mon bilan est plutôt mitigé. En fait je suis incapable de dire si j'ai aimé ou pas....

Le problème c'est que je me suis attachée a aucun personnage. Rosine, la mère est épouvantable. Elle est nouvellement riche grâce a son mari et l'argent l'a fait devenir affreuse. Elle décide d'organiser un bal (la liste des invités n'est pas vraiment terrible soit dit en passant : anciennes prostituées, maquereaux, escroc...). Sa fille de 14 ans, Antoinette apprends qu'elle n'y participera pas et la c'est le drame : elle décide de se venger. Alors je suis partagée aussi ici. D'un sens j'ai envie de dire : bien fait pour la mère qui est vraiment méchante avec sa fille (jamais une parole affectueuse, toujours des humiliations, des brimades...) mais d'un coté j'ai aussi envie de dire que la fille reproduit l'exemple de la mère (les chiens font pas des chats si vous me permettez l'expression.)

Le personnage d'Antoinette est vraiment très bien travaillé. On sent la complexité de l'adolescence. Antoinette se croit adulte et pourtant elle n'a que 14 ans. Elle a aussi des réactions très excessive (elle veut mourir ou encore souhaite la mort des gens autour d'elle...).

Une nouvelle très intéressante mais pas le meilleur écrit de l'auteure a mon avis.

mercredi 1 janvier 2014

Le reveillon du jeune tsar

Résumé :


Après une longue journée de réunions, décrets et audiences, le jeune tsar s'endort en attendant sa femme pour le réveillon. Lorsqu'il rouvre les yeux, il n'est plus dans son palais mais à la frontière avec la Prusse et voit un soldat tirer sur un contrebandier. Toute la nuit, il voyage ainsi à travers la Russie et prend peu à peu conscience du poids des responsabilités qui lui incombent...
Des contes d'une vérité poignante, témoins d'une époque en train de disparaître, par l'auteur d'Anna Karénine.

Mon avis :


Je débute cette année 2014 avec ce recueil de quatre nouvelles de Tolstoï. J'ai commencé ce recueil hier 31 décembre, soir de réveillon (avec un titre comme ça, je ne pouvais pas faire autrement).
J'aime beaucoup cette collection "folio 2€", déjà pour les petits prix mais aussi et surtout car elle nous fait découvrir des textes de grands auteurs un peu moins connus. Par exemple ici, si je vous dis Tolstoï, vous pensez tout de suite a "Anna Karénine" ou encore a "Guerre et paix" mais certainement pas a "Ainsi meurt l'amour" ou a "Une âme simple".... Et pourtant c'est bien dommage car c'est quatre nouvelles sont excellentes.

Le recueil commence avec "Les mémoires d'un fou", je vous le dis de suite, c'est la nouvelle que j'ai le moins apprécié. Pourquoi ça? Tout simplement parce que je ne l'ai pas comprise. Quel message veut faire passer l'auteur? Je ne sais pas. Et de quoi souffre réellement le narrateur? Crisse d'angoisse, anxiété, fanatisme religieux? Un beau mélange de tout ça je pense....


Viens ensuite "Une âme simple", nouvelle vraiment remarquable. Il s'agit d'un jeune homme un peu simple d'esprit mais tellement attendrissant et travailleur. Son père l'envoie travailler loin de chez lui et il tombe amoureux. J'ai vraiment été touché malheureusement pas de "happy end" ici, la fin est vraiment très triste.


"Le réveillon du jeune tsar" est la troisième nouvelle qui donne ici son titre au recueil et je vais dire qu'elle est un peu a part. Ici l'auteur cherche a faire réfléchir, peut-être même a dénoncer la politique? Au début du récit, nous sommes avec le tsar et ses ministres. Le tsar ne rêve que d'une chose retrouver sa jeune épouse et avoir une soirée tranquille, il expédie donc un peu les décisions a prendre. Et puis il s'endort et rêve... Il prend alors conscience a son réveil de la lourde tache qu'il a sur les épaules ainsi que le destin de milliers de personnes entre les mains.
Une nouvelle remarquablement construite.


Enfin "Ainsi meurt l'amour", ma préférée. J'ai été transporté. Quand je pense a la Russie (et la je sens que je vais me faire taper sur les doigts), j'imagine la pauvreté, la vodka et l'alcool qui coule a flot, les gens un peu rustre.... Ainsi rien de tout ça, au contraire : de l'amour, des bals, les beaux jeunes hommes qui courtisent les jeunes filles, bref bien loin de ce que je pouvais imaginer....... J'ai donc été agréablement surprise! Et puis encore une fois pas de fins heureuses, car un événement vient bouleversé tout ça... Une belle leçon de vie en tout cas et une nouvelle vraiment réussite.


Bref je suis conquise, l’écriture de Tolstoï est magnifique et elle n'a absolument pas vieilli! Ces quatre nouvelles sont vraiment très intéressante, et courte a lire alors si vous avez une soirée de libre, foncez vous ne le regretterez pas!

mardi 20 août 2013

Clara Militch

Résumé :


Lorsque Jacques Aratov rencontre Clara Militch, une jeune et talentueuse actrice, il est troublé, ému.
Mais les mois passent et il ne pense plus guère à elle, jusqu'au jour où il apprend qu'elle s'est suicidée. Commence alors pour Aratov une quête amoureuse et désespérée sur les traces de Clara Militch pour comprendre son geste... Une incroyable et bouleversante histoire d'amour par-delà la mort.

Mon avis :


Apres avoir lu et adoré "Premier amour", je retrouve Ivan Tourguéniev avec "Clara Militch". Il s'agit a nouveau d'une nouvelle, courte et intense, car on se retrouve vite captivée et l'on a qu'une envie : connaitre le fin mot de l'intrigue.

Mais avant de vous parlez de l'histoire, il faut que je vous confesse que c'est la sublime couverture de chez folio qui m'a vraiment tenté! Ce visage féminin, les yeux fermés, entouré de fleur a quelque chose d’intrigant qui pousse a vouloir en savoir plus.

Passons maintenant au contenu : le narrateur est un homme de 25 ans, comme moi donc a priori j'aurai du m'y attacher mais pas du tout. Il faut dire qu'il est plutôt repoussant : il vit reclus chez lui, n'est absolument pas sociable, un peu misogyne bref il n'a pas grand chose pour lui. Un soir avec son unique ami, ils se rendent au théâtre et la il fait la rencontre d'une actrice, Claire Militch qui tombe immédiatement amoureuse de lui. Mais lui l'a repousse. Quelques semaines plus tard, il apprend par les journaux qu'elle s'est suicidée. Commence alors pour notre narrateur une quête pour comprendre son geste.

Cette nouvelle, je l'ai dévoré, j’étais incapable de la lâcher mais en refermant la dernière page et a l'heure ou j’écris cette critique deux jours après, il met difficile de dire ce que j'en pense. J'ai aimé ça c'est certain mais je me pose un tas de questions. L'auteur  nous laisse volontairement dans le flou le plus totale et c'est a nous lecteur d'y voir ce que l'on veut. Nous côtoyons et savons très peu sur l'actrice donc nous ne savons pas clairement pourquoi elle a commis son geste, certains y verront un amour malheureux, d'autres non. La fin est très mystérieuse, un peu fantastique mais la encore les lecteurs les plus terre a terre, trouveront forcement une explication rationnelle.

samedi 17 août 2013

Premier amour

Résumé :


Seize ans ! le bel âge pour Vladimir Pétrovitch. Zinaïda en a vingt et un. Elle prend plaisir à l'appeler monsieur Voldémar. Il porte encore veste courte col rabattu : un enfant amoureux de la jeune princesse pour l'avoir vue par-dessus la palissade de son domaine. Premier amour, premiers tourments. Tour à tour, il connaît la tristesse, l'exaltation subite, l'allégresse trouble, l'espoir et la crainte selon l'humeur de Zinaïda. D'abord insouciante, coquette, la jeune fille devient froide, mystérieuse. Vladimir songe à un rival secret. Il s'étonne de la voir caracoler à cheval avec son père et d'étranges soupçons l'envahissent. Mais comment s'y arrêter.. L'amour est aveugle et Vladimir inconscient du drame qui se joue à ses côtés.

Mon avis :


J'aime découvrir les classiques étrangers et je trouve d'ailleurs qu'a l’école en France, on n'en découvre pas assez. Alors je ne renie pas que la France a une très belle littérature mais je trouve intéressant de voir ce qui s'est écrit hors de nos frontières.

Je connais peu la litterature russe et j'ai souvent peur de m'y lancer, surtout quand je vois l’épaisseur de livre comme "Anna Karénine" ou de "Guerre et paix" (qui pourtant me font très envie).

Premier amour est une nouvelle de 90 pages environ, que l'on lit donc très vite. Un homme raconte son premier amour. Le roman se situe en 1833, et le narrateur a alors 16 ans. Je me suis vraiment attachée a ce personnage que l'on sent grandir et murir au fil des pages : "[…] je n'étais plus simplement un jeune garçon, j'étais amoureux." 

L'auteur décrit a merveille les sentiments qu'éprouve le jeune homme, d'abord la rencontre et puis le désir de la voir tout le temps, l'envie que la jeune fille vous remarque et surtout la jalousie que vous éprouvez de la voir entouré d'autres hommes...

Cette jeune fille est un personnage difficile a comprendre, énigmatique jusqu'aux dernières pages et elle ne m'a pas attiré de sympathie.

Et petit a petit, le narrateur va se poser des questions, va avoir des doutes surtout en voyant son père fréquenter d'un peu trop près la jeune fille. On sent que cet amour qui au début et source de bonheur devient de plus en plus douloureux pour le jeune garçon. "Mon fils, méfie-toi de l’amour d’une femme, méfie-toi de ce bonheur, de ce poison" 

C'est en tout cas une très belle découverte et un vrai dépaysement. Ivan Tourgueniev a une très belle plume et je pense que je ne tarderai pas a lire d'autres de ses écrits.

lundi 24 juin 2013

Jézabel

Résumé :


Dans la salle d'un tribunal, se tient le procès d'une femme. Elle n'est plus très jeune, mais a été très belle. Les témoins défilent à la barre, l'avocat et le procureur s'affrontent. Assise dans le box des accusés, elle subit par bribes le récit de sa propre vie : l'enfance, l'exil, l'absence de père, le mariage, les relations houleuses avec sa fille, l'âge, le déclin, jusqu'à l'acte irréparable. Les jurés et le public grondent, s'enflamment. Mais le vrai coupable est-il l'accusée, ou le temps, qui détruit les illusions ? Huis clos cruel et inquiétant, ce roman paru en 1936 illustre l'immense talent d'Irène Némirovsky, couronnée à titre posthume par le prix Renaudot pour Suite française. Au fur et à mesure que se révèlent les détails de son passé, anodins ou tragiques, l'héroïne dévoile ses différents visages. Sans jamais porter de jugement, Irène Némirovsky saisit, d'une écriture fluide et avec une rare finesse psychologique, la réalité derrière les apparences, les ambivalences affectives et les contradictions de l'âme humaine.

Mon avis : 


Il y a longtemps que je veux lire un livre  d'Irène Némirovsky et je dois dire que Jézabel m'a bien plu.

Le roman a une construction vraiment intéressante, il s'ouvre sur le proces de Gladys, femme dont on ne connait rien et qui est accusé de meurtre. On apprend quelques informations par le biais des avocats ou encore des témoins qui defillent a la barre. On se met a la place des jurés qui doivent trancher sur le destin de cette femme, on essaie de lui trouver des circonstances atténuantes....

Et puis le verdict tombe et une seconde partie débute. On y découvre la vie de cette femme, son enfance, ses amours, la relation avec sa fille....
Je dois avouer que j'ai un peu moins aimé cette seconde partie tout simplement parce que Gladys m'a parut froide, hautaine, fiere et égoiste..... Autant j'avais de la compassion pour elle lors de son proces autant dans cette seconde partie je n'arrivais pas a éprouver de la sympathie.

J'ai beaucoup aimé la fin, cette rencontre avec le jeune homme qu'elle tuera plus tard, ce retournement de situation car enfin les masques tombent et tout le monde n'est pas vraiment qui on croit!

Un roman vraiment intéressant sur le destin d'une femme hors du commun.