Affichage des articles dont le libellé est littérature brésilienne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est littérature brésilienne. Afficher tous les articles

lundi 4 novembre 2024

La malédiction des Flores

 

Résumé : 
2010, Rio de Janeiro. Lorsqu’une tante qu’elle n’a jamais vue lui offre un voile de dentelle, la jeune Alice ne sait qu’en faire. Pour cette militante féministe, la relique familiale incarne le pire de la domination patriarcale. Elle ignore pourtant que cette véritable œuvre d’art raconte une histoire de violence et de lutte pour la liberté survenue cent ans plus tôt.
1918, dans le Nordeste. Eugênia est mariée contre son gré et ne peut plus communiquer avec l’extérieur qu’à travers un code formé des points de sa dentelle. Et le message est clair : elle veut s’échapper…
Un siècle les sépare et, pourtant, les vies d’Alice et d’Eugênia sont unies par un fil invisible, une même volonté : celle de choisir leur destin.

Mon avis : 
La malédiction des flores est un roman puissant et féministe vraiment très réussi.

Le récit alterne entre présent et passé, le tout relié par un voile en dentelle. On fait la connaissance d’Alice qui de nos jours reçoit un vieux voile de messe en dentelle. Elle va remonter le temps, cent ans en arrière et découvrir le destin malheureux d’Eugenia.

J’ai beaucoup aimé la construction du récit, la double temporalité est efficace dans ce genre de roman. Il y a énormément de personnages et peu de pages, c’est déstabilisant au départ mais on s’y retrouve rapidement.

J’aurais aimé découvrir un peu plus sur le Brésil, un pays complétement fascinant, mais ce n’était pas l’objectif principal de l’auteure qui voulait d’abord montrer le combat des femmes.

dimanche 19 avril 2020

Jours parfaits

Résumé : 

Téo, étudiant en médecine légale, passe le plus clair de son temps au laboratoire de la faculté. Il ne s'intéresse pas aux femmes, sauf celles qu'il dissèque. Jusqu'au jour où il rencontre Clarice, dont il devient obsédé au terme d'une brève rencontre. Lorsque Téo apprend que Clarice va quitter la ville pour plusieurs mois, il ne voit qu'une solution pour éviter la séparation: la kidnapper, la droguer et la séquestrer loin de tous et de tout. Ainsi il pourra lui prouver, lentement mais sûrement, qu'ils sont faits l'un pour l'autre, en s'assurant que rien ni personne ne vienne troubler le cours de leurs jours parfaits.

Mon avis : 

Jours parfaits nous emmène au Brésil alors préparer vos valises, embarquement immédiat. Dévoré en seulement quelques heures, je n’ai pas pu poser ce livre avant de connaitre le fin mot de l’histoire tant il est addictif.

On fait la connaissance de Théo, un jeune étudiant en médecine qui souhaite devenir légiste. On se rend vite compte qu’il est dérangé quand il rencontre Clarice et devient vite obsédé par elle, au point de la séquestrer, droguer pour qu’elle tombe amoureuse de lui. « Une relation amoureuse est aussi un apprentissage de la privation. Ils étaient désormais attachés l'un à l'autre, et il emmenait Clarice avec lui partout et toujours: il ne pouvait plus ni vivre ni même mourir sans elle. »

J’ai beaucoup aimé ce roman où pour une fois, le personnage central est le méchant. Théo est difficile à aimer et on ne peut lui pardonner toutes les abominations qu’il commet mais j’ai aimé me retrouver à ses côtés, de voir comment il pensait et ce qu’il était prêt à faire pour arriver à ses fins.

Clarice est un personnage franchement énervant, capricieuse et égocentrique mais on finit vite par avoir pitié d’elle face à son agresseur. En tout cas, la construction est intéressante car on en viendrait presque à préférer le méchant et à détester la gentille de l’histoire. J’ai aimé la confusion que l’auteur crée ici.

Les personnages secondaires notamment les mères de nos deux héros sont aussi habillement construits et on comprend vite d’où viennent leur névrose : « Helena avait de nouveau une expression apeurée et s'accrochait au bras de son mari. A cet instant, il comprit que toutes les mères étaient comme elle: dissimulatrices, intéressées et prêtes à toutes les fourberies pour protéger leurs enfants. »

Je ne connaissais pas Raphael Montes mais une chose est sûre c’est que je vais vite lire ses autres romans car j’ai adoré sa plume. Une dose de suspense, une dose d’humour noir, une dose d’intrigue, mélangez le tout et ça vous donne une très bonne tambouille signé par ce jeune auteur très prometteur.

Je suis conquise par le dépaysement et ce voyage au Brésil m’a beaucoup plu. J’ai aimé m’éloigner de la grande ville pour découvrir des lieux plus intimes, plus préservés comme cet hôtel près de la forêt et du lac ou encore cet île avec sa grande plage. Ce n’est absolument pas la première idée que l’on a de ce grand pays et du coup j’ai aimé cette balade.

J’ai adoré la fin, je ne m’y attendais pas et c’est une belle surprise. J’adore les chutes de ce genre et je suis vraiment ravie d’avoir sorti ce roman de ma PAL lors de ce week-end à 1000.

samedi 6 avril 2019

Acqua-Toffana

Résumé : 

Au commissariat de Rio, une jeune femme vient déballer les déboires d'un couple en dérive, entré dans l'ère de l'amour "industriel". Parcourue d'un frisson érotique, elle établit d'effroyables similitudes entre un serial killer et son mari volage. Pendant ce temps, un rond-de-cuir tout droit sorti des romans de Courteline voit rouge quand on trouble sa routine et se convertit en dangereux psychopathe. Venue jouer les trouble-fête, l'imprudente voisine du septième lui devient biologiquement insupportable. Replète, cheveux d'un auburn démoniaque, cellulite en pagaille : tout en elle manifeste l'irrépressible envie d'être tuée par lui. Tout en lui exhale la volupté d'accéder à son attente. Si un poison Renaissance sert avec raffinement l'art de la mort violente dans lequel l'auteur excelle, ce roman de Patricia Melo fait la satire des innombrables variations de la violence urbaine.

Mon avis : 

J’avais envie de découvrir la plume de Patricia Melo et de partir au Brésil par la même occasion. Je ressors de cette lecture, malgré ça, avec un étrange sentiment. Le livre se déroule, en effet, en deux parties. Alors autant si j’ai adoré la première, je n’ai absolument pas compris qu’elle était le lien de la deuxième partie avec la première. S’agit-il de deux histoires indépendantes (comme deux nouvelles) ou est-ce que je suis passée à côté du lien qui lie les deux ?!? Je n’ai toujours pas la réponse.

Dans la première partie, une femme se rend au commissariat et déclare que son mari est un tueur en série. Elle est jeune, très confuse dans ces propos et raconte son histoire de manière saccadé. Pourtant on se prend au jeu et on écoute cette confession avec beaucoup d’attention.

Dans la seconde, on fait la connaissance d’un homme qui est obsédé par l’idée de tuer sa voisine. Il imagine sans cesse de nouveau scenarii tous plus poussés les uns que les autres.

Autant je me suis attachée à la jeune femme de la première partie, autant le récit de l’homme a été long et pénible pour moi. Malgré tout, tout au long du roman, on sourit vraiment tant le récit est loufoque et farfelu. C’est une première rencontre avec l’auteure et j’ai bien envie de me faire une deuxième idée avec un autre de ses écrits.
 

samedi 14 janvier 2017

Les yeux plus grands que le ventre

Résumé : 


Dans le Rio de Janeiro de l'immédiat avant-guerre sévit un tueur en série ayant une particularité : il ne s'attaque qu'aux femmes très grosses. Ainsi disparaissent une prostituée polonaise, une religieuse incapable de résister à la gourmandise, l'attachée de l'ambassade d'Allemagne et plusieurs jeunes femmes de la bonne société carioca. Le commissaire Noronha est chargé de l'enquête. Esteves, un ex-policier portugais reconverti dans la pâtisserie, lui prête main-forte.
Au fil de leurs investigations, ils se rendent dans les quartiers chauds de la ville, au superbe Opéra de style Art nouveau un soir de première, assistent à une course automobile. Noronha et Esteves doivent rassurer les femmes de Rio, qui estiment toutes qu'elles ont les yeux plus grands que le ventre.

Mon avis : 

J'ai fait escale au Brésil en compagnie de Jô Soares et de ce roman policier totalement décalé. Déjà l'idée du scénario sort de l'ordinaire : un tueur en série qui ne s'en prend uniquement qu'aux femmes bien en chair, ajouté à ça une équipe de policiers totalement déjantés et un style de narration de la part de l'auteur bien atypique et mélanger le tout. Cela vous donnera : Les yeux plus gros que le ventre.

Malgré quelques petites longueurs par-ci par-la, j'ai adoré ce voyage au Brésil. Nous sommes dans les années 30 et l'auteur parsème son récit de petites notes historiques sur son pays mais aussi sur le monde et nous remet dans le contexte d'époque. L'enquête est bien menée et j'ai aimé la construction du roman. Comme dans un épisode de Colombo, ici, on connaît des les premières pages, le coupable, mais on assiste au fil des pages à l'enquête policière.

Les policiers justement parlons-en : j'ai apprécié les brésiliens mais j'ai eu un petit coup de cœur pour Esteves, ex-policier portugais, reconverti au Brésil en pâtissier et qui va venir en aide pour résoudre cette enquête. Il m'a beaucoup fait rien avec ses dictons et expression comme par exemple : "Mieux vaut être célibataire à Sintra que lapidé à Téhéran".

J'ai passé un superbe moment de lecture et j'ai adoré cette première rencontre avec Jô Soares. Je suis maintenant curieuse de découvrir d'autres de ses romans.

Lu dans le cadre des challenges :
- ABC thriller / policier 2017
- le tour du monde en huit ans