vendredi 26 juin 2026
Tout ce que nous n’avons jamais été
lundi 8 juin 2026
Le Mécontentement
Résumé :
Le personnage de Marisa est, à mes yeux, l’un des plus grands atouts du roman. Elle est incroyablement attachante, à la fois fragile, lucide et profondément humaine. À travers elle, on ressent toute la tension entre la nécessité de s’adapter à un système oppressant et le besoin de préserver son identité. Son regard sur ce qui l’entoure est souvent empreint d’une ironie discrète, mais aussi d’une grande sensibilité, ce qui la rend d’autant plus proche du lecteur.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la justesse avec laquelle Beatriz Serrano dépeint les dérives du monde professionnel : la perte de sens, les injonctions contradictoires, la pression constante, et cette impression d’être interchangeable. Rien n’est caricatural, tout sonne vrai, presque trop vrai parfois. On se reconnaît, ou on reconnaît quelqu’un.
C’est un roman à la fois critique et profondément humain, qui questionne notre rapport au travail et à nous-mêmes. Une lecture que je recommande vivement, autant pour sa finesse psychologique que pour sa pertinence.
vendredi 13 février 2026
Je ne te verrai pas mourir
Résumé :
Mon avis :
dimanche 21 décembre 2025
Monteperdido
Résumé :
Mon avis :
Monteperdido est un roman vraiment puissant, une enquête passionnante dans un petit village de montagne au nord de l'Espagne.
C'est passionnant, l'enquête est bien menée et prenante, la nature environnante est belle mais aussi tellement hostile, elle semble rappeler sans cesse ses droits. Chacun a ses secrets que l'on ne livre pas facilement.
jeudi 8 mai 2025
Yerma
Mon avis :
Je ne connaissais pas cette pièce de García Lorca mais je suis a nouveau conquise par la plume de l'auteur. On fait ici la connaissance d'une jeune femme Yerma qui se traduit par "La stérile". Malgré plusieurs années de mariage, elle ne tombe pas enceinte. Son désir de maternité va alors tourné a l'obsession, elle va devenir victime des commérages de son village et la tension va monter petit a petit jusqu'à cette triste fin.
C'est une pièce très dure, noire et pleine de tristesse. L'infertilité y est très bien traité et la peine de la jeune femme qui n'aime pas son mari est vraiment palpable. le cadre de l'Andalousie aride et âpre se prête merveilleusement bien a cette pièce.
Enfin j'ai adoré que dans l'éditions folio propose un dossier complet expliquant l'écriture de la pièce, de l'auteur et des thèmes abordés ici pour mieux cerner les idées de l'auteur.
lundi 9 septembre 2024
Le jeu de l'âme
Résumé :
Mon avis :
mardi 20 août 2024
Mrs March
Résumé :
Mon avis :
mardi 26 mars 2024
Un conte parfait
Résumé :
Mon avis :
lundi 29 janvier 2024
Après toi, le chaos
mercredi 30 août 2023
La cuisinière de Castamar
Résumé :
mardi 28 mars 2023
La petite fille sous la neige
Résumé :
Mon avis :
A New-York, en 1998, Kiera, une petite fille de trois ans disparait. La police et ses parents la cherchent pendant des années sans succès. A la même époque, Miren, étudiante en journalisme, traumatisé par un viol lors d’une soirée étudiante, se jette corps et âme pour retrouver Kiera. Mais l'état de New York, la démesure de la ville et de ses environs donne l'impression de « chercher une aiguille dans une botte de foin » et malgré le fait que la ville ne se repose jamais, personne n'a rien vu.
Sur la couverture, Joel Dicker écrit « Le nouveau phénomène littéraire » et il n’a pas tort. D’ailleurs pendant toute ma lecture, j’ai trouvé des similitudes entre Joel Dicker et Javier Castillo. Leurs romans se deroulent aux Etats-Unis et arrivent à nous faire voyager, les chapitres sont courts avec de sauts de temps constants, avec une alternance des personnages… Tout cela constitue un puzzle fantastique. L’écriture de l’espagnol est peut-être un peu plus sombre, avec une ambiance un peu plus polar mais les deux écrivains arrivent à me séduire.
L'une des pires craintes d’un parent c’est que son enfant disparaisse. La douleur des parents dépeinte ici est si bien décrite qu'elle nous déchire de l'intérieur. En fait, toutes les émotions du roman sont si bien rendues qu'elles sont presque palpables. Le désespoir, la tristesse, la colère, la jalousie, l’impuissance dans l’enquete et la frustration du manque de moyens et de ressources des policiers.
C'est une histoire de douleur, de perte, de peur et d'égoïsme. Mais surtout, c'est un livre sur l'amour et l'espoir, qui nous insiste à ne faut jamais renoncer. L'histoire de Miren m'a beaucoup ému et m'a serré le cœur. Je suis impressionnée par le fait que l’auteur, un homme, arrive a si bien décrire une femme, son traumatisme, et que tant de lectrices puissent être capable de s’identifier à Miren. C’est un personnage incroyablement attachant. J’ai beaucoup aimé sa relation avec le « professeur » que j’ai trouvé très touchante.
Enfin j’ai aimé revivre les années 1990 et 2000, voir l’évolution des nouvelles technologies, l’impacte d’internet puis des réseaux sociaux sur les étudiants et le monde de la presse. Tout ça est encore une fois merveilleusement bien décrit.
lundi 16 mai 2022
La gitane aux yeux bleus
Résumé :
J’ai eu un
véritable coup de cœur pour ce superbe roman. Il n’est pas facile de le résumer
tant il s’en passe : action, quiproquos, mensonges, retournements de
situation. 380 pages denses mais que l’on lit avec plaisir.
Atticus est un jeune anglais, travaillant dans l’entreprise de son père. Il doit
se rendre en Espagne pour licencier 4 femmes qui travaillent pour une revue littéraire.
Mais elles vont lui donner du fil à retordre….
C’est un roman
drôle, frais qui donne vraiment le sourire. L’intrigue est vraiment bien menée
et j’ai adoré les multiples rebondissements. Les personnages sont tous plus
attachants les uns que les autres, les stéréotypes sur les espagnols et les
anglais sont tellement gros qu’ils prêtent eux aussi à sourire. En tout cas, ça
donne vraiment envie de découvrir Grenade et sa région.
Et le petit plus : beaucoup de références littéraires viennent ponctuer la
lecture pour le plus grand bonheur de tous les amoureux des livres.
J’espère vraiment que d’autres romans de Mamen Sanchez seront traduits.
J’ai eu un
véritable coup de cœur pour ce superbe roman. Il n’est pas facile de le résumer
tant il s’en passe : action, quiproquos, mensonges, retournements de
situation. 380 pages denses mais que l’on lit avec plaisir.
Atticus est un jeune anglais, travaillant dans l’entreprise de son père. Il doit
se rendre en Espagne pour licencier 4 femmes qui travaillent pour une revue littéraire.
Mais elles vont lui donner du fil à retordre….
C’est un roman
drôle, frais qui donne vraiment le sourire. L’intrigue est vraiment bien menée
et j’ai adoré les multiples rebondissements. Les personnages sont tous plus
attachants les uns que les autres, les stéréotypes sur les espagnols et les
anglais sont tellement gros qu’ils prêtent eux aussi à sourire. En tout cas, ça
donne vraiment envie de découvrir Grenade et sa région.
Et le petit plus : beaucoup de références littéraires viennent ponctuer la
lecture pour le plus grand bonheur de tous les amoureux des livres.
J’espère vraiment que d’autres romans de Mamen Sanchez seront traduits.
Extraits :
Elle pénétra dans l’église pour la messe de dix heures, se signa, s’agenouilla et mobilisa ses cinq sens pour prier de toutes ses forces. Une fusée de détresse, voilà ce qu’elle envoya à Dieu.— Mon Père, si possible, que cette coupe s’éloigne de moi. Ne me laisse pas perdre mon travail, allez, mon Dieu, je t’en supplie. Que ta volonté soit faite, mais si tu pouvais éviter précisément que je me retrouve à la rue, enfin si c’est possible, quoi. Je sais bien que ta priorité, c’est la faim, la guerre et tout ça... Si tu es trop occupé, tu peux peut-être demander à un saint. Quelqu’un qui n’a pas trop de clients, saint Pantaléon, ou saint Lambert, ou saint Job, avec un nom pareil il devrait pouvoir m’aider.
A l'inverse des hommes, les femmes sont capables de discuter d'un problème des heures durant sans chercher de solution.
Où qu’il aille, Atticus Craftsman avait coutume d’emporter avec lui sa petite bibliothèque érotique. Elle se composait de cinq livres reliés en cuir rouge, sans aucun nom imprimé sur la couverture. Ce n’était pas des éditions très longues, elles occupaient à peu près autant de place que sa trousse de toilette. Elles n’avaient pas de préface ni d’appareil critique, aucune note de bas de page ou d’index. Juste le texte, sans commentaires.
C’était, à la vérité, son unique perversion. Il n’avait jamais vu de film pornographique ni acheté de revue cochonne, et les sites internet à contenu sexuel ne l’intéressaient pas. Il n’avait pas le goût du vice ni de la débauche.Pourtant, inexplicablement, il se sentait incapable de faire un pas sans sa bibliothèque portative.
Ce fut la première chose qu’il sortit de sa valise quand le bagagiste eut refermé la porte : les cinq livres, enveloppés dans du papier de soie. Après avoir pris soin de déplacer le téléphone et la lampe, il les déposa sur la table de chevet, dans l’ordre alphabétique comme toujours : Duras, Lawrence, Miller, Nabokov et Sade. Cinq façons de comprendre la sensualité féminine.
dimanche 9 mai 2021
Le mystère de la maison Aranda
Ancien délinquant promu sous-inspecteur, Victor Ros intègre le commissariat de la Puerta del Sol, au cœur de Madrid. Idéaliste et passionné, le jeune homme est chargé d’élucider trois meurtres perpétrés dans une riche demeure. L’affaire passionne le Tout-Madrid, car on dit cette maison maudite. Mais Victor est bien trop rationnel pour y croire. Trop humaniste aussi pour ne pas vouloir démêler une autre série d’assassinats, moins populaires, commis à l’encontre de prostituées. En cette fin de XIXe siècle, des bas-fonds madrilènes aux hautes sphères de l’aristocratie, règne la même horreur… les mêmes ombres déroutantes, les mêmes sinistres fantômes. Victor Ros devra se montrer pugnace pour remonter les fils d’Ariane qui traversent la ville et qui mènent aux coupables.
Mon avis :
Le mystère de la maison Aranda est la première enquête qui met en scène Victor Ros, ancien délinquant qui est aujourd’hui sous-inspecteur de police. A ses côtés, on plonge au cœur de l’Espagne à la fin du XIXe siècle, pour enquêter sur deux affaires mystérieuses.
J’ai vraiment aimé ce roman et c’est presque un coup de cœur. J’ai juste un bémol à émettre sur la fin. Non pas qu’elle ne soit pas réussite mais elle n’est pas a mon gout. En effet, je n’aime pas les romans policiers ou la solution arrive comme un cheveu sur la soupe et qu’ensuite, l’enquêteur entame un long monologue pour nous expliquer comment il en est arrivé à cette conclusion.
Mis à part, cette construction de roman que je n’ai pas vraiment apprécié, j’ai adoré le reste. Victor est très attachant, flic zélé, attendrissant à cause des sentiments qu’il développe pour la jolie Clara, il est drôle, naïf parfois mais extrêmement malicieux grâce à sa jeunesse qui n’a pas été toute rose.
Les enquêtes sont prenantes, j’ai aimé le dénouement de l’affaire sur la maison hantée. L’enquête sur la mort des prostituées est un peu plus tirée par les cheveux mais n’en reste pas moins agréable a lire.
Cette saga a été adaptée sur petit écran, et je suis curieuse de voir ce que cela peu donner. Sans doute plus par curiosité de me plonger dans le passé plutôt que pour le coté palpitant des intrigues. En tout cas, je trouve ce premier tome plutôt réussi et je lirai la suite.
vendredi 27 novembre 2020
Derrière les portes du café des chats
Résumé :
Pas besoin d'avoir sept ou neuf vies, il suffit d'être heureux dans
celle-ci ! A l'aube de ses quarante ans, Nagore a le sentiment que sa
vie est un fiasco. Elle vient de rompre avec son copain, de quitter son
boulot à Londres et de retourner vivre à Barcelone, où elle doit tout
reconstruire de zéro. Le seul travail qu'on lui propose est serveuse
dans un bar à chats, le Neko Café, or elle déteste les chats ! N'est-ce
pas le sort qui s'acharne ainsi sur Nagore ? Lorsqu'elle pousse la porte
du café des chats et qu'elle entrevoit non pas un, ni deux, mais sept
félins, Nagore s'attend à vivre un nouveau désastre.
Mais c'est sans compter sur la malice et le pouvoir de ces chats, au
caractère bien trempé. Et si cette expérience était pour Nagore
l'occasion de se confronter à ses peurs et à ses blocages ? A mesure
qu'elle côtoie ses nouveaux " amis ", elle découvre sept maîtres de vie
prêts à lui délivrer une part de leur sagesse, à lui enseigner comment
s'accepter, relativiser, garder l'esprit ouvert et, qui sait, retrouver
le chemin du bonheur !
Un joli roman feel good, frais et attachant, sur l'infinie sagesse des chats, comme une invitation très féline au bonheur.
Mon avis :
Derrière les portes du café des chats est un livre qui fait du bien. Si vous avez envie de souffler et décompresser en ces temps difficiles c’est le livre idéal.
Nagore, la quarantaine, reprend sa vie en main après une rupture sentimentale douloureuse et dix ans passés à Londres, la voici de retour à Barcelone. Pas facile pour elle de joindre les deux bouts et elle a du mal à trouver un travail. Jusqu’au jour où elle est embauchée dans un café à chats, seulement il y a un hic, elle a peur des chats….
Ce roman est une bouffée d’oxygène, mon seul bémol serait qu’il est bien trop court. Mais c’est une lecture idéale pour un après-midi d’hiver accompagné d’une tasse de café.
On apprend beaucoup sur les félins et leur sagesse donne de bonnes leçons de vie aux humains. C’est une jolie histoire, qui se lit comme un conte de fée avec une happy end qui fait plaisir.
Je n’ai encore jamais mis les pieds dans un café à chats mais j’avoue que l’expérience me tente bien. Et puis j’ai adoré redécouvrir en toile de fond Barcelone, ville que j’ai eu la chance de visiter il y a quelques années de cela. Une évasion en période de confinement est toujours la bienvenue.















