lundi 17 juin 2024

How to solve your own murder

 

Résumé : 
It’s 1965 and teenage Frances Adams is at an English country fair with her two best friends. But Frances’s night takes a hairpin turn when a fortune-teller makes a bone-chilling One day, Frances will be murdered. Frances spends a lifetime trying to solve a crime that hasn’t happened yet, compiling dirt on every person who crosses her path in an effort to prevent her own demise. For decades, no one takes Frances seriously, until nearly sixty years later, when Frances is found murdered, like she always said she would be.

In the present day, Annie Adams has been summoned to a meeting at the sprawling country estate of her wealthy and reclusive great-aunt Frances. But by the time Annie arrives in the quaint English village of Castle Knoll, Frances is already dead. Annie is determined to catch the killer, but thanks to Frances’s lifelong habit of digging up secrets and lies, it seems every endearing and eccentric villager might just have a motive for her murder. Can Annie safely unravel the dark mystery at the heart of Castle Knoll, or will dredging up the past throw her into the path of a killer?

As Annie gets closer to the truth, and closer to the danger, she starts to fear she might inherit her aunt’s fate instead of her fortune.

Mon avis : 
Passionnant ! Et je viens de voir que le roman aura une suite en 2025, alors c’est sur je serai au rendez-vous.

J’ai adoré la construction du roman qui alterne à merveille entre deux époques : 1966 et aujourd’hui. Je me suis vraiment attachée à Frances et à Annie et je regrette qu’une chose, c’est qu’elle n’est pas eue le temps de se connaitre. D’ailleurs, Annie est tellement humaine, avec ses défauts, ses remises en question, qu’on ne peut que l’aimer dès les premières pages. Elle adore la lecture, s’essaie à écrire sans grand succès pour le moment, bref ça pourrait être vous ou moi et c'est ce qui fait son charme.

La fin de l’enquête m’a plu, je suis contente qu’Annie est résolue le mystère ! Je ne m’attendais pas à cette révélation, il faut dire que le roman nous entraine sur pas mal de fausses pistes. Je me suis demandais à un moment d’ailleurs si je ne tombais pas dans la paranoïa, un peu comme Frances, car j’ai vraiment soupçonné tout le monde.

Cependant, j’aurais aimé en savoir plus sur Ford, il semble être un personnage charismatique et mystérieux mais il n’est juste que brièvement mentionné et c’est dommage. En tout cas, le thème de l’amitié, de la jalousie est vraiment très bien exploité et j’ai vraiment adoré ce premier roman très prometteur.

lundi 10 juin 2024

La statuette


Résumé : 
Quand Helena hérite de l’appartement de ses grands-parents à Athènes, elle est submergée par ses souvenirs d’enfance. Chaque été, alors que la Grèce subissait la dictature des colonels, elle séjournait auprès de sa giagia adorée et de son tyrannique pappou qu’elle craignait tant.

Devenue adulte, Helena retrouve le chemin de la Grèce grâce au séduisant Nick, qui la convainc de l’accompagner sur un site de fouilles archéologiques. Elle redécouvre les beautés de ce pays, mais aussi un versant bien plus sombre, celui du trafic d’objets d’art. Et alors qu’elle pensait avoir définitivement tourné une page sinistre de son histoire familiale avec la mort de son grand-père, elle est conduite à mener une enquête qui lui fera croiser son terrible fantôme et les crimes qu’il a commis.

En renouant étroitement avec ses origines grecques, Helena va peu à peu se révéler à elle-même et trouver sa place dans le monde.

Mon avis : 
J’ai beaucoup aimé ce roman de Victoria Hislop qui nous plonge dans le trafic et le pillage des antiquités en Grèce.

Une nouvelle fois, l’auteure déclare son amour pour le pays, la langue avec des mots qu’elle insère un peu partout dans le récit et énormément de références à la musique grecque. J'ai recherché certaines des chansons mentionnées et écoutées pendant que je lisais le livre et la lecture devient une vraie immersion à part entière dans la culture grecque.

Un seul bémol, la troisième partie est un peu plus lente et casse un peu le rythme du roman. Mais la quatrième partie est passionnante tout comme les deux premières.

J’ai beaucoup aimé l’héroïne que l’on suit et voit grandir au fil des pages. Je l’ai parfois trouvé extrêmement naïve notamment envers Nick. Je suis tombée amoureuse d’Haris et j’ai adoré cette happy end. C'est un roman qui fait énormement de bien et qui est vraiment parfait pour l'été.

jeudi 6 juin 2024

Madre piccola


Résumé : 
Exilée à Rome, Barni voit son passé resurgir : un jeune Somalien grièvement blessé arrive à l'hôpital et ne peut communiquer avec personne - à part elle ? En tentant de découvrir qui il est, elle renoue avec tout un pan de son histoire, et retrouve miraculeusement sa complice de toujours, sa cousine Domenica.

Elles se souviennent de Mogadiscio, des années d'adolescence et de la vie qui s'offrait à elles, avant que la guerre civile éclate et que leur univers se disloque...

Roman de la diaspora somalienne, Madre piccola donne la parole aux exilés.

Mon avis : 
Madre piccola est un récit passionnant où l’on suit plusieurs somaliens, dispersés à travers le monde, qui ont fui la guerre et la violence de Mogadiscio.

Le style du récit est très intéressant : il se présente sous la forme de monologues des différents personnages, dont les vies se croisent ou se sont croisées : des amis d'enfance, des cousins qui se rencontrent encore parce qu’ils sont à la recherche d’un proche.

Ils racontent leur déracinement, leur recherche de leur propre identité, leur lutte et leur amour pour la vie, leur famille et leurs amitiés. C’est un défi pour le lecteur car il y a beaucoup de personnages et pour comprendre leur relation, mais les pièces du puzzle finissent par s'assembler.

Ce sont des témoignages extrêmement touchants, toujours terriblement d’actualité ou chaque jour des personnes essayent de traverser la Méditerranée.

mardi 28 mai 2024

Mondes parallèles, une histoire d'amour

 

Résumé : 
Takashi et Tomohiko, deux inséparables qui ont fait leurs études ensemble, travaillent au sein d’une entreprise spécialisée dans la réalité virtuelle et mènent des recherches sur le cerveau et la mémoire. Un jour, Tomohiko présente à Takashi sa petite amie, Mayuko. Takashi est abasourdi : étudiant, il était tombé sous le charme d’une belle inconnue qui, dans le train d’en face, croisait régulièrement sa route en sens inverse.
Des années plus tard, la voilà donc face à lui et en couple avec son meilleur ami. Le trouble de Takashi redouble le lendemain, lorsqu’à son réveil, Mayuko s’affaire à préparer son petit-déjeuner et semble partager avec lui une évidente intimité. Comme s’il vivait dans deux réalités parallèles…
Pouvons-nous nous fier à nos souvenirs ? Et que sommes-nous sans eux ? Au croisement de la romance et de la littérature spéculative, Keigo Higashino nous livre une love story d’un genre unique.

Mon avis : 
J’aime les romans policiers de Keigo Higashino et j’ai voulu sortir de ma zone de confort avec ce roman plus science-fiction.

Je ne pensais pas aimer autant ma lecture mais dès les premières pages j’ai été happé par l’intrigue qui tourne autour d’un triangle amoureux (scénario assez classique) avec une petite pointe d’originalité qui inclut la réalité virtuelle.

La construction du roman est intéressante : le passé et le présent alternent pour se retrouver à la fin lors de la résolution de l’intrigue. La fin n’est pas renversante comme je l’attendais mais on prend conscience de toute la profondeur du roman qui est bien plus dramatique que je l’avais d’abord envisagé.

Les personnages sont attachants, et chaque sentiment est vraiment bien décrit : l’amour, l’amitié, la jalousie, le doute, la confusion.

Enfin, je suis surprise de voir que ce roman est sorti à la fin des années 90 mais seulement traduit en français en 2024…. Pourquoi tant d’années ? En tout cas, l’auteur a fait preuve de beaucoup d’imagination et surtout pose les bonnes questions : Peut-on vraiment modifier nos souvenirs ?

mercredi 22 mai 2024

Monastère

 

Résumé : 
Épuisé par quinze heures de vol, en manque de sommeil et de nicotine, Eduardo attend ses bagages aux côtés de son frère, à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv. Les deux hommes sont venus du Guatemala assister au mariage de leur soeur cadette avec un Juif orthodoxe originaire de Brooklyn, et la perspective ne les réjouit ni l'un ni l'autre. Car si certains se rendent en Israël pour se rapprocher de la Terre promise, Eduardo n'a fait le voyage que par devoir familial.
La visite de Jérusalem, et en particulier du centre hassidique que fréquentent sa soeur et son futur époux, provoque en lui un malaise croissant. Les jours passent, sous une torpeur étouffante, jusqu'à ce matin où la sensuelle et impulsive Tamara, une Israélienne rencontrée dans un bar d'Antigua Guatemala des années plus tôt, le contraint, le temps d'une excursion au bord de la mer Morte, à affronter les fantômes de son histoire familiale, ces légendes que transportent avec eux les survivants.

Mon avis :
Monastère est un court roman atypique, qui suit le narrateur du Guatemala à Israël pour le mariage de sa sœur. C’est l’occasion pour le personnage principal, de se poser des questions sur la religion, le judaïsme…

Il y a de très bonnes réflexions mais j’ai pourtant eu un gout d’inachevé. Le roman aura pu être traité différemment. Dans la narration, d’abord, on passe d’un sujet a un autre, du passé au présent et je pense que j’aurai davantage aimé un roman plus linéaire.

J’aurai aimé avoir le point de vue de personnage secondaire, d’opposer le personnage central qui rejette la religion avec sa sœur et son futur beau-frère qui eux sont archi-religieux. Et l’autre frère dans tout ça, il ne fait que dormir et se plaindre. Mais quel est son point de vue sur tout ça ?

Enfin Tamara et Yaël, je n’ai pas vraiment cerné leur rôle dans cette histoire. Sont-elles la pour ouvrir les yeux d’Eduardo ?


mercredi 8 mai 2024

Sable noir

 

Résumé : 
De nos jours, dans une région de Sicile recouverte de sable noir, le corps d'une femme momifiée est retrouvé dans une vieille villa située sur les pentes de l'Etna.

L'enquête est confiée à la commissaire Vanina Guarrasi qui, après trois ans passés à Milan, est revenue sur son île natale diriger la brigade criminelle de Catane.

Depuis soixante ans, la villa est presque à l'abandon, et découvrir l'identité du cadavre va se révéler délicat. Aussi Vanina demande-t-elle à Biagio Patane, inspecteur à la retraite marié à une femme fort jalouse, de l'aider.

Grâce aux souvenirs de l'ancien inspecteur, qui la mèneront à Il Valentino, la maison close où tout a débuté, Vanina va pouvoir remonter le temps. Une enquête où pratiques mafieuses et rancœurs teintées de jalousie et de trahison vont se mêler jusqu'à l'éruption finale.

Mon avis : 
Une nouvelle saga policière à découvrir avec une femme commissaire : Vanina Guarrasi. Dès les premières pages, je me suis attachée à elle et j’espère vite la retrouver dans d’autres romans. Je suis assez d’accord avec d’autres lecteurs disant qu’elle est la version féminine de Montalbano.

L’intrigue est intéressante, l’enquête est bien menée et nous replonge dans un meurtre commis, il y a plus de 50 ans. On est loin des policiers scandinaves, avec des détails très noirs, morbides parfois, ici on prend son temps pour résoudre l’enquête en visionnant des films italiens en noir et blanc (passion de Vanina).

J’ai beaucoup aimé les descriptions de la Sicile et de Catane, de la nourriture italienne, de l'Etna et des différences avec Palerme d’où vient Vanina. Ça donne vraiment envie de prendre un billet d’avion pour aller visiter l’île.



mardi 7 mai 2024

Furie

 

Résumé : 
Lana Farrar, ancienne gloire du cinéma hollywoodien, invite ses plus proches amis à passer des vacances sur Aura, une île grecque paradisiaque. L’endroit est magnifique, mais quand une tempête menace ce week-end idyllique, les pires secrets refont surface et l’irréparable se produit.

Cette histoire a fait la une des journaux du monde entier.

Depuis, beaucoup de rumeurs circulent au sujet de cette nuit terrible. Jusqu’à présent, je m’en suis tenu à l’écart. Je n’avais pas la force de me replonger dans ce que nous avions vécu.

Vous vous demandez qui je suis ?
Je m’appelle Elliot Chase, et ce soir-là, j’étais présent.

Nous étions sept en tout, prisonniers de ce décor sublime.
Mais l’un de nous était un meurtrier.

Mon avis : 
J’avais beaucoup aimé les livres précédents d’Alex Michaelides (The Silent Patient and The Maidens) et j’attendais avec impatience ce nouveau roman mais je suis extrêmement déçue.

Tout d’abord, le scenario est vu et revu, rien d’original et m’a fait penser à un roman que j’ai lu récemment : Invitation à un assassinat de Carmen Posadas.

Les personnages sont détestables, tous sans aucune exception. Il est impossible de s’identifier à l’un d’entre eux et forme un petit groupe affreux.

Enfin, il y a un twist final qui aurait pu être bien si on ne le voyait pas arriver dès les premières pages…. Bref, un roman a éviter.

Un fils exemplaire

 

Résumé : 
En épousant Barney, Belle a offusqué ses parents, beaucoup trop conservateurs pour cautionner l'union de leur fille avec le maréchal-ferrant du village. Un petit Timothy est né deux ans plus tard. Il a comblé sa mère qui consacrait paisiblement son temps libre à la Société historique locale. Mais la félicité conjugale ne durera pas : Barney tombe amoureux. Un amour fou qui, confesse-t-il, ne lui laisse d'autre choix que de s'enfuir. Belle n'a rien vu venir. Elle se réfugie dans l'amour de son fils. C'est une autre plage de bonheur qui va se compliquer car il tombe lui aussi amoureux alors que sa mère va connaître pour la première fois la passion avec un homme nettement plus jeune qu'elle. Angela Huth nous donne un grand roman sur le sentiment amoureux et décrit merveilleusement, comme le dit Balzac, "cette bataille dans le coeur des mères qu'elles sentent instinctivement les effets de la grande émancipation de l'amour et qu'elles comprennent tout ce que ce sentiment va leur emporter".

Mon avis : 
Il y a longtemps que je voulais découvrir un roman d’Angela Huth et j’ai vraiment été conquise par Un fils exemplaire.

On suit la relation de Belle et de son fils Tim. Dès les premières pages, le mari de Belle fuit avec une autre femme et Belle se raccroche à son fils. Cette relation très complice prend un tournant plus difficile quand Tim entre dans l’adolescence puis commence à fréquenter des filles. Belle quand a-elle, succombe aux charmes d’un homme proche de l’âge de son fils…

Etant moi-même, maman de deux garçons, j’ai trouvé ce roman très intéressant avec toutes les questions qu’il soulève : comment vit-on la séparation avec son enfant qui grandit ? Quelles sont les limites à ne pas franchir dans la relation mère-fils ? Et comment grandir et construire une vie sentimentale stable avec une mère si intrusive ?

C’est bien écrit, j’ai beaucoup aimé le style, la description de la campagne anglaise et je ne devrais pas tardé a lire un autre roman de l’auteure, puisque d’autres de ses romans sont dans ma PAL.

mercredi 1 mai 2024

Sur la route de Key West

 

Résumé : 
Sur la route des Keys, l'amour et la mort sont au rendez-vousTom Baldwin est écrivain. Deux jours avant Noël, il est victime avec son fils Josh d'un terrible accident de voiture.
Quand il se réveille à l'hôpital, il apprend que Josh est mort.
Peut-on encore croire en la vie après une telle tragédie ?
Tom, en tout cas, change la sienne : il quitte New York pour s'installer dans les Keys de Floride.
Lorsqu'il décide de louer une maison face à l'océan, il ignore que sa vie va encore être bouleversée. Il fait la connaissance de Kay, sa voisine, femme mystérieuse qui semble fascinée par l'écrivain.
Puis, un jour, Tom découvre un courriel anonyme dans sa messagerie : " Ton fils est vivant. "
Le début d'un compte à rebours terrifiant où les apparences sont constamment trompeuses et le danger à chaque tournant.

Mon avis : 
Sur la route de Key West est un roman qui m’a beaucoup plu, et surtout une bonne surprise, je m’attendais à ce que ça soit un Américain et non un Français qui soit auteur de ces lignes.

Le roman est efficace, plein de suspense et de tension. C’est vrai que parfois les ficelles sont un peu grosses mais dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé.

Tom est extrêmement attachant et courageux, forcément, je suis tombée amoureuse de lui (en meme temps qui pourrait lui résister!) et j’ai adoré le suivre dans son enquête. Le seul personnage que je n’ai pas aimé c’est Kay, j’ai trouvé que son personnage était trop versatile, capable de changer d’avis, de camp d’un simple claquement de doigt.

J’ai adoré l’ambiance des Key West, de la Floride si bien décrite : la chaleur, l’humidité, ses palmiers partout, les bayous et ses alligators. Tout ce décor m’a fait rêver et l’auteur m’y a vraiment transporté.

lundi 29 avril 2024

Memories from Limón

 

Résumé : 
De retour chez sa mère, au Costa Rica, un jeune étudiant s'empare d'une boîte de photos anciennes. En fouillant dans les clichés des années 1940, 1950 et 1960, et en interrogeant les témoins de ce passé, il retrace une histoire familiale secrète, nouée autour d'un triangle amoureux entre une jeune fille et deux frères. Les zones d'ombre se combinent avec les lumières de la ville portuaire de Limón sur la côte caraïbe, la nostalgie avec la violence.

Dans ce premier roman graphique inspiré par sa propre histoire familiale, Edo Brenes construit un récit d'une grande maîtrise, dans lequel les dialogues et les dessins des photos originales se combinent pour tisser une habile narration entre passé et présent.

Mon avis : 
‘Memories from Limon’ est un roman graphique que j’ai beaucoup aimé. Ramiro vit en Angleterre depuis plusieurs années et profite d’un voyage au Costa-Rica pour retracer l’histoire de sa famille. Il va alors déterrer un secret de famille : un triangle amoureux.

J’ai vraiment beaucoup aimé les dessins qui m’ont donné envie de visiter ce beau pays. Ramiro est un personnage attachant tous comme l’ensemble de sa famille et je n’avais pas envie de les quitter.

J’aurais peut-être aimé avoir plus de détails sur le pays et ses coutumes mais je comprends le choix de l’auteur de se focaliser sur l’histoire familiale.

En tout cas, j’ai vraiment aimé le style de l’auteur et je suis curieuse de découvrir ses autres romans graphiques.

Nous nous verrons en aout


Résumé : 
Nous nous verrons en août est le roman inédit de Gabriel García Márquez, prix Nobel de littérature en 1982. Cette sortie mondiale est un événement éditorial majeur qui advient une dizaine d’années après la disparition de l’écrivain colombien, en 2014.

Chaque seize août, Ana Magdalena Bach prend un ferry pour se rendre sur une île des Caraïbes où est enterrée sa mère. Malgré la splendeur d’une lagune peuplée de hérons bleus, elle se contente de déposer un bouquet de glaïeuls sur sa tombe, ne passe qu’une nuit dans le vieil Hotel del Senador et retourne chez elle avec le bac du lendemain. Mais l’été de ses quarante-six ans, ses habitudes sont bouleversées. Le soir du seize août, Ana Magdalena remarque un homme qui finit par lui offrir un verre sur un fond de boléro. Lorsqu’elle se retrouve avec lui dans sa chambre, elle réalise que c’est la première fois qu’elle trompe son mari Domenico.
Prise pour une prostituée par cet homme dont elle ne connaît même pas le nom, Ana Magdalena repense sans cesse à lui. Enfin de retour sur l’île, le seize août suivant, Ana Magdalena ne retrouve pas son amant. Débute néanmoins une nouvelle phase de sa vie où chaque été, elle connaîtra une nouvelle aventure. De l’évêque en vacances au tueur en série en passant par l’ami d’enfance, Ana Magdalena multiplie les rencontres estivales tout en laissant son mariage partir à vau-l’eau. Lorsqu’elle comprendra la raison pour laquelle sa mère a choisi ce coin des Caraïbes comme ultime demeure, cette spirale érotique pourra-t-elle enfin se terminer ?
Nous nous verrons en août est un roman d’une intense sensualité. Avec la découverte de la passion à l’âge mur, Gabriel García Márquez déploie tout son humour pour brosser le portrait d’une femme libre. Des retrouvailles avec un immense écrivain autant qu’une publication historique.

Mon avis : 
C'est un privilège de pouvoir lire, dix ans après sa mort, une histoire inédite d’un grand écrivain et je suis contente de ma lecture même si bien sur elle a un gout d’inachevé.

Ana Magdalena Bach, le personnage principal du livre, est une femme d'une quarantaine d'années, mariée depuis vingt-sept ans et mère de deux enfants. Chaque année, le 16 août, Ana se rend sur une île des Caraïbes, à quelques heures seulement de chez elle, pour déposer un bouquet de glaïeuls sur la tombe de ma mère. Le cimetière, décrit comme dénué de ressources, contraste avec la vue impressionnante qu'il offre. Au fil des années, on voit l’ile changé, se moderniser : les hôtels de luxe et le tourisme transformé cette ile.

Mais ce n’est pas uniquement l’ile qui change mais aussi notre héroïne qui va utiliser sa visite au cimetière comme prétexte pour avoir des aventures extra-conjugales avoir un homme différent chaque année. Ces rencontres vont la transformer, lui faire ouvrir les yeux sur le désir, la vie de couple…

Un court roman ou une longue nouvelle intéressante, bien écrite malgré quelques incohérences dans le récit.


mercredi 17 avril 2024

Rhapsodie balkanique

 

Résumé : 
Bulgarie au début du XXe siècle, une société pétrie de préjugés religieux, de superstitions et de normes morales. Myriam, jeune fille indépendante, fière et obstinée, tombe amoureuse d'Ahmed, le Turc. Elle brave le refus de ses parents de la voir épouser un musulman, décide de vivre avec lui, puis de le suivre à Istanbul. Mais le destin s'acharne et afin de survivre, un impossible choix se pose devant elle.

Mon avis : 
Ce roman est un véritable coup de cœur et je trouve qu’il mériterait d’être plus connu. On suit une famille sur trois générations :
- Theotitsa, la grand-mère grecque installé en Bulgarie, mariée à Todor qui a déjà perdu 8 enfants et qui en vieillissant, noie son chagrin dans la religion.
- Miriam, sa fille qui tombe amoureuse d’Ahmed, un musulman pauvre avec lequel elle ne pourra pas officialiser son union à cause de leur confession différente.
- Puis Haalim, leur fils, qui grandit entre Istanbul et la Bulgarie.

J’ai vraiment adoré Miriam et Ahmed, je les ai trouvé tellement beau ensemble face au reste du monde. Puis le petit Haalim m’a énormément touché par son courage des son plus jeune âge. C’est une histoire incroyable et je suis triste de refermer le livre car je n’ai pas envie de dire au revoir à cette famille.

J’ai beaucoup aimé la structure du récit, les chapitres courts racontés par les différents personnages, et entre deux, des interviews de l’auteur à ces personnages pour comprendre leurs décisions et choix.

La Bulgarie, la Grèce et la Turquie sont trois pays qui me font rêver et j’ai adoré le dépaysement et le voyage que m’a procuré cette lecture.

lundi 15 avril 2024

Les garcons qui brulent

 

Résumé : 
En Islande, rien ne brûle autant que les mensonges.

Dans une petite ville paisible non loin de Reykjavík, une maison est ravagée par les flammes. À l’intérieur ?: le cadavre d’un jeune homme de vingt ans. Cette découverte macabre se mêle à la disparition d’une jeune fille au pair quelques mois plus tôt.

Chargée d’enquêter, l’inspectrice Elma découvre bientôt que derrière les volets des maisons familiales a priori sans histoire se cachent des secrets que tous les membres de la communauté cherchent à protéger.

Mais la vérité est-elle souhaitable ?


Mon avis :
Un troisième tome, un tout petit peu moins bon que les deux précédents.

L’enquête est un peu prévisible et tourne un peu en rond. Elle m’a semblé plus longue à démarrer, le rythme est un peu plus lent. Pour autant, j’ai passé un bon moment.

Malgré cela, j’ai aimé suivre Elma et Sævar, j’ai trouvé les détails de leur vie personnelle plus intéressant que la résolution de l’énigme en elle-même. J’ai vraiment hâte de lire la suite car j’aime beaucoup le style d’Eva Björg Ægisdóttir.

mercredi 10 avril 2024

La porte

 

Résumé : 
« C’est moi qui ai tué Emerence. Je voulais la sauver, non la détruire, mais cela n’y change rien. » La Porte est une confession. La narratrice y retrace sa relation avec Emerence Szeredás, qui fut sa domestique pendant vingt ans. Tous les oppose : l’une est jeune, l’autre âgée ; l’une sait à peine lire, l’autre ne vit que par les mots ; l’une est forte tête mais d’une humilité rare, l’autre a l’orgueil de l’intellectuelle. Emerence revendique farouchement sa liberté, ses silences, sa solitude, et refuse à quiconque l’accès à son domicile. Quels secrets se cachent derrière la porte ?

Mon avis : 
Une histoire en apparence toute simple, mais avec tellement de profondeur et de complexité. Une écrivaine, jeune et cultivé, nous parle de sa relation avec sa domestique Emerence. Tous les opposent pourtant elle se complémentent. J’ai adoré cette opposition constante entre elles-deux : l’ancien et le nouveau, le travail intellectuel et le manuel, les oppositions d’idées….

Le comportement d'Emerence, si plein de contrastes, envoûte. Elle est tellement mystérieuse, que cache-t-elle derrière cette porte close. La narratrice se livre en toute honnêteté, ne cache rien au lecteur de sa culpabilité, des remords.

Emerence vivra longtemps avec chaque lecteur.

mardi 9 avril 2024

Les filles qui mentent

 

Résumé : 
Une jeune mère désespérée se tient immobile dans une maternité, incapable de regarder son propre enfant qui vient de naître. C’est le début d’une relation étrange et brisée entre la mère et l’enfant, qui mènera à une tragédie redoutable.
Quinze ans plus tard, en effet, le corps d’une femme est retrouvé gisant dans un champ de lave... Cela fait sept mois que cette mère célibataire avait disparu, ne laissant qu’un simple mot d’excuses sur la table de la cuisine. Que s’est-il passé durant tout ce temps ? Le nouveau quotidien de sa fille Hekla, désormais choyée par sa famille d’accueil, ne cache-t-il pas une réalité plus sombre ? Au fur et à mesure que la liste des suspects s’allonge pour le meurtre, de nouvelles lumières sont jetées sur le passé de la mère,­ et sur l’enfance d’une fille qui n’a jamais été comme les autres… Elma, inspectrice de police dans la petite ville d’Akranes, est chargée d’enquêter.

Mon avis : 
Cette deuxième enquête d’Elma est encore meilleure que la première !

Eva Björg Ægisdóttir confirme son statut d’auteure de romans policiers avec cette deuxième enquête vraiment réussie. L'intrigue est bonne, tous les fils sont bien tissés, le suspense est omni présent du début à la fin et il y a un joli rebondissement dans l’intrigue final.

Elma est aussi plus attachante dans ce roman. On connait maintenant mieux son histoire passée et son traumatisme et j’ai été contente de la voir plus heureuse a la fin de ce livre.

L’Islande fait toujours autant rêver et j’ai aimé découvrir une autre petite ville plus éloigner de Reykjavik.

lundi 8 avril 2024

Your fault

 

Résumé : 
When Noah fell in love with Nick, she knew their relationship would never be easy. They're fire and electricity, and when they're together, every kind of sparks fly. After last summer, Noah thought their passion had grown stronger than their fear, but her life is about to turn upside-down again now that she's starting university. Moving again while maintaining her relationship with Nick will be a difficult hurdle, with their age difference, campus life, dangerous parties, and inner demons stalking them both, reminding them of all they still don't know about each other.

No matter how hard they try, there will always be wounds that won't close. Is Noah really prepared to overcome her fears and truly trust someone again? Will Nick be able to put his past behind him and keep his heart open?

Or are they doomed only to burn each other's worlds down?

Mon avis :
Ce deuxième tome de la saga est encore meilleur que le premier, beaucoup plus addictif. Le premier tome passé beaucoup de temps sur la rencontre, le début de relation entre Nick et Noah alors que dans celui-ci l’accent est mis sur leur relation. Ils font tout pour que ça marche mais toutes les personnes de leur entourage viennent leur dire que leur relation est toxique.

Nick et Noah ont chacun des blessures qui ne sont pas guéries et qui resurgissent ce qui fait qu’ils passent leur temps à se disputer puis à se réconcilier sur l’oreiller mais sans jamais vraiment régler leur problème. C’est un scenario classique de romance mais ici, avec les chapitres très courts, on ne s’ennuie pas un instant et le livre se dévore du début a la fin.

Le twist final est renversant, je ne l’avais absolument pas vu venir et j’ai maintenant hâte de lire la suite. J’aime beaucoup le personnage de Nick, le bad-boy qui renoncent aux bêtises par amour et j’ai eu le cœur brisé pour lui a la fin de l’histoire. En revanche, Noah est plus difficile à aimer. C’est une vraie adolescente qui n’arrive pas à faire des choix, elle ne sait pas ce qu’elle veut et j’ai parfois eu envie de la secouer.

Je suis vraiment curieuse de savoir ce que nous réserve la suite et fin de cette trilogie.

mardi 2 avril 2024

Une si longue lettre

 

Résumé : 
Une femme sénégalaise écrit à son amie pendant la réclusion traditionnelle qui suit son veuvage.
Elle évoque alors leurs vies, leur rencontre en tant que jeunes étudiantes, leurs mariages, leurs espoirs, leurs déceptions... Une belle façon de parler de la place de la femme au Sénégal, de la polygamie, de l'islam ou de la force des traditions.

Mon avis : 
Un roman intéréssant, féministe avant l'heure qui nous décrit la vie de deux femmes senegalaises. 

Pour autant, je n'ai pas aimé le style (roman épistolaire) et l'écriture. L'auteure m'a parfois perdu et ma lecture a ete laborieuse malgré le fait que le roman soit extremement court. 

La fin est belle, un beau message d'amour d'une mere a sa fille.

Miss Islande


Résumé :
Islande, 1963 – cent quatre-vingt mille habitants à peine, un prix Nobel de littérature, une base américaine, deux avions transatlantiques, voilà pour le décor. Hekla, vingt et un ans, emballe quelques affaires, sa machine à écrire, laisse derrière elle la ferme de ses parents et prend le car pour Reykjavík avec quatre manuscrits au fond de sa valise. Il est temps pour elle d’accomplir son destin : elle sera écrivain.
Sauf qu’à la capitale, on lui conseille de tenter sa chance à l’élection de Miss Islande au lieu de perdre son temps à noircir du papier. Entre deux petits boulots, Hekla se réfugie chez Ísey, amie d’enfance convertie en mère de famille par un amour de vacances. Ou auprès de Jón John, fils illégitime d’un soldat américain qui rêve de quitter son île pour vivre de stylisme et de l’amour d’un autre homme…
Avec la sensibilité, l’humour et la délicatesse qui lui sont si personnels, Auður Ava Ólafsdóttir interroge dans son sixième roman la relation de deux pionniers qui ne tiennent pas dans les cases, prisonniers d’un monde lilliputien et conservateur. Miss Islande est un magnifique roman sur la liberté, la création et l’accomplissement.

Mon avis : 
Miss Islande est un livre qui parle de l'incroyable beauté d'avoir un rêve : de vouloir quelque chose, d’y croire et de vivre avec ce rêve.

On voit toujours l’Islande comme un pays pionnier en matière de droits de femmes, d’égalité des sexes, un pays extrêmement progressiste. Ólafsdóttir nous raconte que tout ça est en réalité le résultat d’une longue bataille pour changer les mentalités.

Les trois personnages principaux sont étrangers à une société et à un environnement qui ne peuvent pas les comprendre et les soutenir : un garçon gay, une jeune femme qui ne veut pas devenir mère, une femme qui écrit. Je les ai trouvé tellement attachants. J’aurais voulu que le roman soit plus long pour les suivre dans leur vie. Jon John m’a beaucoup touché, comme dans beaucoup de livres qui traitent de l’homosexualité, je perçus sa solitude, cette tristesse de ne pas pouvoir aimer qui l’on veut, et de devoir vivre cacher toute sa vie.

Je ne sais pas cependant comment interpréter la fin / le dernier chapitre qui est extrêmement ouvert. Pourquoi Hekla fait ce choix ? Qu’arrive-t-il lors de ce tremblement de terre ?

J’ai en tout cas adoré les descriptions de l’Islande : sa nature sauvage, ses paysages incroyables, ses villes pleines de librairies, de cette tradition fabuleuse de s’offrir des livres pour noël. C’est vraiment un pays que je rêve de découvrir.


Une famille américaine


Résumé : 
Une femme retrace le fil des événements ayant conduit à la tragédie qui s'est abattue sur sa famille.
Lilach a tout pour elle : une belle maison au coeur de la Silicon Valley, un mari aimant et riche et un fils adolescent, Adam. Le couple, d'origine israélienne, vit en Californie depuis si longtemps qu'il se sent presque américain. Mais un terrible attentat dans une synagogue voisine ébranle leur sentiment de sécurité et Adam, de nature introvertie et solitaire, rejoint bientôt le groupe de krav-maga du charismatique Ouri. Peu de temps après, la tragédie frappe de nouveau : un jeune homme noir meurt lors d'une fête. Adam, qui pourtant y assistait, prétend ne pas connaître la victime.
Tandis que les tensions raciales s'enflamment au sein de la communauté, Lilach commence à remettre en question tout ce qu'elle croyait savoir sur son fils.


Mon avis :
Une famille américaine est une histoire captivante sur le racisme, l'intimidation, l'intégration, les préjugés, la relation parents-enfant…. Beaucoup de sujets abordés de manière si captivante que j’ai dévoré ce roman.

Lilach Schuster vit avec son mari Michael et leur fils Adam à Palo Alto, un quartier calme de San Francisco. Michael a gravi les échelons professionnels dans la Silicon Valley et Adam est un adolescent de 16 ans calme et sans histoire. La famille est à l’aise financièrement et vit dans une grande maison avec piscine – les meilleures conditions pour mener une vie heureuse et privilégiée, loin des troubles et des problèmes politiques de leur patrie, Israël.

Le livre aborde la difficulté d'être un immigrant israélien en Amérique, le fossé culturel entre l'enfance israélienne des parents et l'enfance américaine d’Adam, la bulle de sécurité qui éclate dès que l'on rencontre l'antisémitisme, mais surtout tout le livre aborde la question qui inquiète tous les parents : est-ce que je connais vraiment mon adolescent ?

J’ai adoré l’enquete de Lilach, ses découvertes sur son fils, et sa peur de lui poser les questions, de se rendre compte que son fils n’est pas celui qu’elle croit.



jeudi 28 mars 2024

Les lions de Sicile


Résumé : 
Les frères Florio, Paolo et Ignazio, montent une épicerie à Palerme en 1799. Ambitieux mais rivaux en amour, ils deviennent des hommes riches et puissants. Vincenzo, le fils de Paolo, reprend l'affaire familiale à la mort de son père et construit l'empire Florio. Le succès de Vincenzo, considéré comme un parvenu par la bonne société palermitaine, en irrite plus d'un.

Mon avis : 
Les Lions de Sicile est le premier tome d’une trilogie historique qui suit la famille Florio qui à la suite d’un tremblement de terre en Calabre décidé de s'établir à Palerme en Sicile. Nous sommes au début du XIXeme siècle et nous suivons le destin de trois générations de Florio qui, partit de rien, vont faire une ascension fulgurante.

Le livre est vraiment très prenant car de nombreux obstacles se mettent en travers du chemin des de Paolo, d’Ignacio, de Vincenzo pour passionner le lecteur.

Les décors de la Sicile sont magnifiquement décrits : la mer bleue, le thon à l'huile, ses mines de souffre, ses palais et ses villas, ses odeurs des citronniers et surtout chaque chapitre s’ouvre sur une petite introduction historique pour replacer l’histoire dans son contexte. C’est un récit passionnant et merveilleusement bien documenté.

En parallèle avec le roman, j’ai commencé à regarder la série TV et après un seul épisode je suis déjà sous le charme de Michele Riondino qui interprète Vincenzo. C’est sûr, je lirai la suite avec grand plaisir.

mardi 26 mars 2024

Un conte parfait

 

Résumé : 
Issue de la haute société madrilène, Margot gère avec brio la communication de l'empire familial, possède un dressing bien rempli et s'apprête à épouser le prince charmant dont chacune rêve en secret ! Sauf que le jour J : grosse crise d'angoisse. Margot prend la fuite.
David cumule trois jobs mal payés, dort sur un canapé chez un couple d'amis et ne possède rien à part une collection de T-shirts troués. Bref, un raté sans avenir ! Ce n'est pas lui qui le dit, mais la femme de sa vie... qui vient de le larguer.
Margot, 32 ans, et David, de cinq ans son cadet, n'auraient jamais dû se rencontrer, devenir complices, puis amants au cours d'une escapade en Grèce. Mais nous sommes dans un conte... Et, au sortir de cette parenthèse enchantée, Margot devra bien faire un choix.

Mon avis : 
Un conte parfait c’est l’histoire de deux personnages que j’ai vraiment adorée :

- Margot, vice-présidente de l’un des plus grands groupes hôteliers, a laissé tomber son fiancé, Filippo, le jour de leur mariage devant l’autel et leurs 500 invités.
- David, l’éternel ado cumule trois emplois et vit sur le canapé de l’appartement de son meilleur ami, a le cœur brisé depuis qu’Idoia.

Dès le début, j’ai senti une énorme étincelle entre David et Margot et je voulais qu’ils soient heureux ensemble. Je sais que certaines lectrices pensent que les personnages additionnent les clichés (richesse – pauvreté, maturité – immaturité…) mais cela n’a pas gâché ma lecture. Au contraire, dès les premières pages, je les ai trouvé super mignons.

La Grèce est ses iles me font rêver et je dois dire que j’ai été fascinée par tous les moments privilégiés que David et Margot ont vécus là-bas, dans ce petit paradis qui n’appartenait qu’à eux. La connexion, l’alchimie, les regards, les mots et les petits moments volés ont rendu cette histoire inoubliable.

La fin est comme le conte : parfaite. Elle est très ouverte et l’on peut choisir à notre guise. D’habitude je n’aime pas ce genre de fin mais elle se glisse parfaitement avec le reste de l’histoire.

Et que dire de la série Netflix qui est juste parfaite également : Anna Castillo et Alvaro Mel sont excellent et forme un très beau couple a l’image de Margot et David.

vendredi 22 mars 2024

La ville dévastée

 

Résumé : 
14 mai 1940. La ville de Rotterdam est dévastée par le bombardement le plus violent que les Pays-Bas aient jamais connu. Les rues animées et joyeuses que Katja chérissait depuis son enfance ne sont plus que gravats fumants arpentés par les nazis. Miraculeusement rescapée, la jeune femme doit se rendre à l'évidence : quelque part sous les décombres gît sans doute la moitié de sa famille et de ses amis.
Avec le soutien de son mari Daniel, elle accueille ses frères et soeurs survivants, mais la connivence de ses beaux-parents envers les exactions nazies, le deuil de ses proches impossible à faire, les rations alimentaires de plus en plus rares et la mise au ban progressive et fatale de la population juive de la ville mettent en danger son avenir...
Simone van der Vlugt raconte une femme précipitée dans un rôle de mère qu'elle n'était pas prête à assumer, et dont le formidable courage n'a d'égal que l'amour porté à sa famille. Avec une grande puissance d'évocation, elle interroge : comment rester fidèle à ses valeurs humanistes et protéger ceux qu'on aime quand le monde autour de soi est devenu cendres ?

Mon avis : 
Avec La ville dévastée, on suit le déroulement de la Seconde Guerre mondiale à Rotterdam avec la famille de Katja.

J’ai appris beaucoup avec ce roman, je ne savais pas que les Pays-Bas avait tant souffert pendant la guerre et l’on ressent énormément de compassion pour ses habitants qui subissent chaque jour : la peur, la faim, le froid, la résistance, la clandestinité, la trahison.

On voit que l’auteure a fait un gros travail de recherches car il y a énormément de détails, peut-être un peu trop a certains passages mais cela n’a pas gâcher ma lecture. Je ne sais pas si tous les faits sont exactes mais j’ai tout de même un peu de mal à croire que les gens avaient autant d’information à l’époque. Mes grands-parents ont connu la guerre en France et m’ont toujours dit qu’ils ne savaient rien.

En tout cas, je me suis attachée à cette famille, on s’imagine forcément à leurs places et on se demande quel choix on aurait fait.



Les survivants


Résumé : 
Benjamin, Pierre et Nils sont venus accomplir les dernières volontés de leur mère : répandre ses cendres dans le lac qui borde leur maison d'enfance, non loin d'une épaisse forêt de sapins comme on en trouve en Suède. Là où, vingt ans auparavant, un drame a changé le cours de leur existence.

Mon avis : 
Dans le premier chapitre, le ton est donné car une voiture de police arrive après une bagarre entre trois frères, puis nous plongeons dans le passé avec un sentiment de malaise.

C'est un roman très sombre et troublant sur une famille dysfonctionnelle. La relation instable du couple, exacerbée par une forte consommation d'alcool et leur parentalité négligente, est bien représentée, créant une atmosphère oppressante.

C’est une histoire déroutante à suivre à cause du format non linéaire de la narration. Nous faisons sans cesse des aller-retours entre passé et présent en fonction des souvenirs de Benjamin.

Son traumatisme d’enfance est grand et a la suite d’une psychothérapie, il va prendre conscience des souvenirs enfuis. La révélation finale est terrible et m’a fait froid dans le dos.

C’était le premier roman d’Alex Schulman que je lisais mais j’ai maintenant envie de découvrir ses autres romans.

mardi 19 mars 2024

Le pays des autres, tome 2 : Regardez-nous danser


Résumé : 
1968 : à force de ténacité, Amine a fait de son domaine aride une entreprise florissante. Il appartient désormais à une nouvelle bourgeoisie qui prospère, fait la fête et croit en des lendemains heureux. Mais le Maroc indépendant peine à fonder son identité nouvelle, déchiré entre les archaïsmes et les tentations illusoires de la modernité occidentale, entre l’obsession de l’image et les plaies de la honte. C’est dans cette période trouble, entre hédonisme et répression, qu’une nouvelle génération va devoir faire des choix. Regardez-nous danser poursuit et enrichit une fresque familiale vibrante d’émotions, incarnée dans des figures inoubliables.

Mon avis : 
Encore meilleur que le premier tome. Ici ce sont les enfants de Mathilde et Amine que l’on suit : Aicha devient docteur après avoir passé plusieurs années en France. Selim lui peine à trouver sa place et va prendre le large. J'adore les personnages et leur évolution et les personnages secondaires ne sont pas en reste.

Nous sommes dans les années 1968 au Maroc et arrivent les premiers mouvements hippies qui heurtent la mentalité traditionnelle du pays. Instabilité, menace d’attentats contre le roi, la situation du pays est vraiment bien expliquée.

J’espere vite qu’il y aura un dernier tome pour découvrir les années plus moderne et la suite de la saga familiale.


Les nageurs de la nuit


Résumé : 
Pologne, 1980. Ludwik et Janusz, étudiants, se rencontrent dans un camp d’été à la campagne et tombent amoureux autour d’un roman interdit de James Baldwin. Mais de retour à Varsovie, sous le joug d’un Parti soupçonneux, leur relation devient dangereuse. Alors que Janusz veut rentrer dans le rang du Parti, Ludwik s’insurge contre la politique injuste qui régit son pays. Chacun d’eux se trouve confronté au choix d’une vie : Faut-il trahir ou se trahir pour protéger ceux que l'on aime ?

Mon avis : 
Les nageurs de la nuit est un récit touchant et mélancolique, raconté à la deuxième personne, dans lequel deux garçons (Ludwik et Janusz) se rencontrent et vivent une histoire d’amour, le temps d’un été au bord des lacs.

Mais une fois rentrée en ville, l’atmosphères sombres de la Pologne communiste des années 1980 refait surface et nos deux héros n’ont pas les mêmes envies et désirs pour leur futur. Il faut qu’ils fassent des choix difficiles et être prudent.

J’ai beaucoup aimé ce roman, qui est magnifiquement écrit mais j’ai eu plus de mal avec la temporalité. Les passages entre présent et passé ne sont pas toujours bien séparé et plusieurs fois je me suis perdue dans la narration.

Amours et autres obsessions


Résumé : 
L'amour, c'est comme la tombola : pas facile de tirer le bon numéro. Question de chance ou de... lucidité ? Prenez une hypnothérapeute en quête de stabilité sentimentale, amoureuse d'un père célibataire harcelé par une ex prête à tout pour ne pas être oubliée, y compris à traquer sa rivale. Ajoutez un zeste d'idéalisme et le rêve d'une relation parfaite. Cela donne un triangle amoureux à haut risque...

Mon avis :
Une lecture agréable, avec un ton légèrement sarcastique et la plume de l’auteure qui apporte le sourire. C’est une banale histoire de triangle amoureux mais une fois commencé on a envie de connaitre la fin. Et justement, j’attendais quelque chose d’explosif, une grosse révélation mais malheureusement ce n’est pas arrivé. Ici, tout est bien qui finit bien et les amateurs de Happy end seront ravie. Je reste quand même un peu déçue de mon coté.

Les personnages sont attachants : Ellen et Saskia mais j’ai eu un peu plus de mal avec Patrick qui me semblait un peu lunatique (tantôt gentil, tantôt colerique et injuste).

Ce n’est clairement pas le meilleur roman de Liane Moriarty mais si vous chercher une lecture de vacances facile c’est le livre parfait.

lundi 11 mars 2024

Quelqu'un d'autre

 

Résumé : 
« Il y a trois vérités : ma vérité, ta vérité, la vérité. »
Côte d'Azur - Printemps 2023. Au large de Cannes, un yacht dérive entre les îles de Lérins. À son bord repose Oriana Di Pietro, éditrice italienne et héritière d'une célèbre famille milanaise. Agressée sauvagement, elle succombera après dix jours de coma.
Qui a tué Oriana ? Un homme et trois femmes livrent leur version de l'histoire : Adrien, le mari de la victime, pianiste de jazz séduisant et mystérieux ; l'insaisissable Adèle, sa jeune maîtresse ; Justine, la policière locale chargée de l'enquête et Oriana enfin, à travers le récit bouleversant des dernières semaines de sa vie.
Personne ne ment. Mais personne n'est d'accord sur la vérité... Fascinant et audacieux, ce suspense psychologique imprévisible s'impose comme l'un des romans les plus réussis de Guillaume Musso.

Mon avis :
Très déçue par Quelqu’un d’autre, je m’attendais a vraiment mieux de la part de Guillaume Musso.

Il y a beaucoup de suspense et très vite le roman devient très difficile a lâcher tant on a envie de connaitre le coupable. C’est bien la le seul point positif car pour le reste, j'ai trouvé que :
- Les personnages etaient détestables
- Le dénouement autour d’Oriana et Adele, vraiment improbable et tirés par les cheveux
- La fin a l’eau de rose entre Justine et Adrien m'a fait roulé des yeux.
- Les longueurs des articles de journaux au début pour exposer l’intrigue plutôt que du simple récit m'a un peu gaché la lecture.

On est loin de certains romans de l’auteur malheureusement.

Le pavillon des combattantes


Résumé : 
En pleine pandémie de grippe espagnole, l'ancien monde est en train de s'effondrer. À la maternité, des femmes luttent pour qu'un autre voie le jour. 1918. Trois jours à Dublin, ravagé par la guerre et une terrible épidémie. Trois jours aux côtés de Julia Power, infirmière dans un service réservé aux femmes enceintes touchées par la maladie. Partout, la confusion règne, et le gouvernement semble impuissant à protéger sa population.
À l'aube de ses 30 ans, alors qu'à l'hôpital on manque de tout, Julia se retrouve seule pour gérer ses patientes en quarantaine. Elle ne dispose que de l'aide d'une jeune orpheline bénévole, Bridie Sweeney, et des rares mais précieux conseils du Dr Kathleen Lynn - membre du Sinn Féin recherchée par la police. Dans une salle exiguë où les âmes comme les corps sont mis à nu, toutes les trois s'acharnent dans leur défi à la mort, tandis que leurs patientes tentent de conserver les forces nécessaires pour donner la vie.

Mon avis :
Le pavillon des combattantes est un roman féministe ou l’auteure dresse le portrait de plusieurs femmes fortes, qui soignent, qui accouchent dans la douleur et qui luttent pour leur survie dans un monde d’hommes.

Au début, j'ai eu un peu de mal à m'y mettre, à cause des nombreuses descriptions médicales qui ont tendance à nous faire perdre le fil de l’intrigue. Le rythme du roman est donc un peu étrange mais au final, j’ai passé trois jours intenses aux côtés de Julia et Bridie.

La description de Dublin en 1918 est vraiment réussite et nous sommes frappé par la pauvreté, l’occupation britannique et le combat pour voir naitre la république d’Irlande, et bien sur l’épidémie de grippe. Emma Donoghue raconte aussi les atrocités que l’Église catholique a fait subir a toutes ses femmes qui tombaient enceintes hors mariage.

J’ai beaucoup aimé Julia qui est très humaine et empathique, c’est aussi une très bonne infirmière. J’aurai aimé en savoir davantage sur Tim, son frère ou sur Bridie (partie un peu trop rapidement). C’est un roman qui a encore plus de sens, puisqu’il est sorti en pleine pandémie du Covid.

vendredi 8 mars 2024

Journal d'un vide


Résumé : 
Puisqu'elle est la seule femme de son équipe, c'est Mme Shibata, une jeune trentenaire diplômée, qui hérite des tâches quotidiennes les plus ingrates. Faire le café, ranger la salle de réunion, laver les tasses sales de tous ses homologues masculins... Mais un jour, dans un accès de rébellion non prémédité, elle refuse.
L'odeur d'un mégot se consumant au fond d'une énième tasse de café lui donne la nausée. Du fait de sa grossesse, annonce-t-elle. Seule ombre au tableau : Mme Shibata n'est pas enceinte... Une mécanique folle se met alors en marche tandis qu'une nouvelle vie s'offre à elle. Sa condition la protège désormais des heures supplémentaires, de la photocopieuse et de la machine à café. Elle peut enfin se reposer, suivre des cours d'aérobic prénatale, et même... assister à sa première échographie. Alors que son ventre grossit et que la frontière avec la réalité s'estompe, une question demeure : jusqu'où cette « grossesse » peut-elle aller ? Un récit plein d'audace et de surprises sur la maternité et la place des femmes dans le monde du travail.

Mon avis : 
Un récit intéressant sur la place de la femme dans la société japonaise. Nous suivons le quotidien d’une jeune trentenaire, qui sur un coup de tête annonce à ses collègues de travail qu’elle est enceinte. Ce roman est donc son journal de grossesse et la transformation de sa vie

La solitude n'est pas évoquée, c'est un sentiment que l'on ressent en lisant le livre. C'est une ambiance, un roman contemplatif comme seuls les écrivains japonais savent les écrire.

Il y a des passages qui m’ont plu, des bonnes réflexions sur la maternité et paternité mais d’autres chapitres m’ont semblé longs.

J'ai ressenti enormement de pitié pour la narratrice, sa santé mentale dont personne ne se preoccupe vraiment.

mardi 5 mars 2024

The woman inside


Résumé : 
Three young people.
Bill, a widower and single dad, is in a financial mess with bills to pay when he rents out a room in his apartment to Karla.
Karla left home to study law and to earn some money begins working as a cleaner at the palatial home of Steven and Regina Rytter. But inside their house it is clear that something is wrong with the doctor and his wife, who never leaves her bedroom.
Jennica is single and careerless when she meets Steven on Tinder. But just as she thinks her luck is changing, it soon becomes clear that Steven is hiding secrets of his own . . .
Two murders.
By the end of the summer Steven and Regina Rytter will be found dead in their home and the questions will begin . . .
One truth.
Ordinary people will do things they never thought possible when faced with extraordinary circumstances, and the truth is that the woman inside may hold the key to it all . . .

Mon avis : 
Une petite déception pour ce roman de M. T. Edvardsson, moi qui avais pourtant beaucoup aimé Une famille presque normale (En helt vanlig familj) ou encore Ceux d’à côté (Goda Grannar).

Un couple est retrouvé assassiné chez eux et très vite les suspicions tournent autour de trois personnages : Jennica, Bill et Klara. Le roman est bien construit avec des chapitres courts qui alternent entre les points de vue et des extraits d’interrogatoires des suspects. Le suspense omniprésent et jusqu’au bout on se demande ce que nous réserve l’auteur. Mais tout retombe très vite comme un soufflé car la fin inattendue que j’espérais n’est jamais arrivée… Dommage !

lundi 4 mars 2024

Un animal sauvage

 

Résumé : 
2 juillet 2022, deux malfaiteurs sont sur le point de dévaliser une grande bijouterie de Genève. Mais ce braquage est loin d'être un banal fait divers...

Vingt jours plus tôt, dans une banlieue cossue des rives du lac Léman, Sophie Braun s'apprête à fêter ses quarante ans. La vie lui sourit. Elle habite avec sa famille dans une magnifique villa bordée par la forêt. Mais son monde idyllique commence à vaciller.

Son mari est empêtré dans ses petits arrangements.

Son voisin, un policier pourtant réputé irréprochable, est fasciné par elle jusqu'à l'obsession et l'épie dans sa vie la plus intime.

Et un mystérieux rôdeur lui offre, le jour de son anniversaire, un cadeau qui va la bouleverser.

Il faudra de nombreux allers-retours dans le passé, loin de Genève, pour remonter à l'origine de cette intrigue diabolique dont personne ne sortira indemne. Pas même le lecteur.

Mon avis : 
C’est sans doute le roman que j’attendais le plus cette année (je l’avais d’ailleurs précommandé depuis plusieurs semaines) et encore une fois, j’ai adoré ce nouveau livre de Joel Dicker.

Ce roman se situe en Suisse ou un braquage a lieu à Genève. On suit plusieurs personnages qui sont tous connectés les uns aux autres. Si le scénario semble simple, bien évidemment, l’auteur nous réserve de nombreuses surprises et révélations et nous entraine sur de multiples fausses pistes.

On retrouve la même construction qui fait son style, les retours en arrière, le point de vue des différents personnages…. C’est une construction très efficace car une fois commencé, encore une fois, il est difficile de lâcher le roman.

Les personnages sont attachants, j’ai adoré Sophie, un personnage tellement complexe. L’histoire de la panthère et de ce roman italien, roman dans le roman est vraiment intéressant et m’a beaucoup plu également.

Je n’ai plus qu’une attente : vivement le prochain roman de l’auteur.



vendredi 1 mars 2024

The fiction writer


Résumé : 
Last night I dreamt I went to Malibu again…

The once-rising literary star Olivia Fitzgerald is down on her luck. Her most recent novel—a retelling of Daphne du Maurier’s Rebecca—was a flop, her boyfriend of nine years just dumped her and she’s battling a bad case of writer’s block. So when her agent calls her with a high-paying ghostwriting opportunity, Olivia is all too willing to sign the NDA.

At first, the write-for-hire job seems too good to be true. All she has to do is interview Henry “Ash” Asherwood, a reclusive mega billionaire, twice named People’s Sexiest Man Alive, who wants her help in writing a book that reveals a shocking secret about his late grandmother and Daphne du Maurier. But when Olivia arrives at his Malibu estate, nothing is as it seems. The more Olivia digs into his grandmother’s past, the more questions she has—and before she knows it, she’s trapped in a gothic mystery of her own.

Mon avis : 
La Californie est un endroit que j’aime beaucoup pour y avoir passé quelques temps avec mon mari pour notre voyage de noces. Et puis un roman qui parle de Daphne du Maurier forcément je fonce sans réfléchir.

J’ai passé un très bon moment avec ce roman mais j’ai eu plus de mal avec les personnages. L’intrigue est en effet très réussite, le suspense est là, la construction du roman est bonne avec des chapitre court et des révélations qui tombent toujours à pic. Mais j’ai eu beaucoup plus de mal avec Olivia et Ash. LA jeune femme est en effet, complétement naïve ou vraiment incapable de réfléchir par elle-même mais toutes ses décisions sont sans fondement. Ash est censé être attirant, un fantasme pour les lectrices féminines mais il m’a laissé de marbre. Il est beaucoup trop prétentieux, imbu de lui-même. Avec d’autres personnages, j’aurais sans doute eu un coup de cœur pour le roman mais là ça a un peu gâché ma lecture.