lundi 26 février 2024

Seven Days in June


Résumé : 
Eva Mercy is a single mother and bestselling erotica writer who is feeling pressed from all sides. Shane Hall is a reclusive, enigmatic, award-winning novelist, who, to everyone's surprise, shows up unexpectedly in New York.

When Shane and Eva meet at a literary event, sparks fly, raising not only their buried traumas, but also the eyebrows of the Black literati. What no one knows is that fifteen years earlier, teenage Eva and Shane spent one crazy, torrid week madly in love. While they may be pretending not to know each other, they can't deny their chemistry - or the fact that they've been secretly writing to each other in their books through the years.

Over the next seven days, amidst a steamy Brooklyn summer, Eva and Shane reconnect - but Eva's wary of the man who broke her heart, and wants him out of the city so her life can return to normal. Before Shane disappears though, she needs a few questions answered . . .

Mon avis : 
J’entends souvent parler de Tia Williams, je vois ses romans chez tous les libraires et ça y est, j’en ai enfin lu un et j’ai vraiment aimé.

Eva est une auteure de romans érotiques / fantastique. Elle adorerait écrire un roman plus « sérieux » mais elle élève seule sa fille et veut lui offrir l’enfance heureuse qu’elle n’a pas eu. Shane est un écrivain salué par la critique mais il reste très mystérieux. Ces deux-là se retrouve lors d’une conférence et tout le monde dans la salle se rend compte de l’alchimie entre eux. Car ils se connaissent, ont vécu une semaine de passion lors de leur adolescence et ne se sont plus revus depuis 15 ans.

J’ai adoré ce couple, leur blessure, leur enfance malheureuse et comment ils se débattent avec leurs démons aujourd’hui. Le style de l’auteure est plaisant, le roman se lit très vite et il m donne envie de découvrir les autres romans de Tia Williams.

Poussière blonde

 

Résumé : 
« Pauline avait conscience qu'elle n'était qu'un être ordinaire aspiré dans l'orbite d'une femme qui, elle, n'avait rien d'ordinaire... Être femme de chambre, c'était précisément cela : faire intrusion sans le vouloir dans l'intimité d'autrui, voir le contenu des corbeilles à papier, remarquer les titres des livres, lire les premières phrases des cartes, lettres et petits mots qui traînent. Tout était là, en pâture ; la vie entière de quelqu'un, dissimulée dans une chambre d'hôtel. »
Un matin, Pauline est appelée pour nettoyer la suite 614 du Mapes Hotel. Alors qu'elle pense trouver une chambre vide, une femme apparaît, hagarde : Mrs. Arthur Miller, alias Marilyn Monroe, dont le séjour à Reno marque la fin de son mariage avec le célèbre dramaturge et le tournage infernal d'un film à la légende noire, Les Désaxés.
Avec pour décor l'immensité aride du désert du Nevada et ses chevaux sauvages, les mustangs, Poussière blonde raconte le choc d'une rencontre inoubliable entre deux femmes que seul le hasard pouvait réunir.

Mon avis : 
Après Emile Zola, Tatiana de Rosnay signe une biographie romancée de Marilyn Monroe. Nous sommes en 1960 et Marylin est à Reno, pour tourner son dernier film, Les Désaxés. Pauline, une jeune femme de chambre au majestueux Mapes hotel est chargée de nettoyer la suite 614. Elle fait alors la rencontre de la célèbre actrice et commence une jolie amitié qui durera 3 mois et qui changera la vie de Pauline.

J’ai vraiment adoré ce roman, les descriptions de Marilyn sont superbes, et l’on sent la fragilité, la générosité, les blessures de la femme qui se cache derrière. C’est extrêmement émouvant.
J’ai aimé l’ambiance, la chaleur du désert, les chevaux sauvages qui rodent. Les années 1960 sont également très bien décrite : Le divorce des Miller, la liaison de Marilyn avec Yves Montand, la mort de Clark Gable et la playlist de fin pour se replonger dans la musique d’époque. Et même, si l’histoire est un peu longue à se mettre en place, on est très vite happé par Mrs Miller. Un roman que je recommande vraiment.

lundi 19 février 2024

Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique


Résumé : 
Âgée d'une vingtaine d'années, Nikki vient d'abandonner ses études et travaille dans un pub en attendant de trouver sa voie. Une émancipation peu courante pour une jeune femme sikh. Jusqu'au jour où, partie déposer une annonce au temple de Southall pour sa sœur en quête d'un mariage arrangé, Nikki tombe sur une étonnante offre d'emploi : on cherche une enseignante pour donner un cours de creative writing à un petit groupe de femmes siks. Elle aime lire, elle aime écrire, elle saute sur l'occasion.
Mais alors qu'elle pensait animer un atelier d'écriture à des apprentis auteurs, elle se retrouve face à une poignée de femmes majoritairement analphabètes, délicieusement déchaînées, bien décidées à parler d'érotisme et à partager leurs expériences amoureuses et familiales, souvent comiques, parfois bouleversantes, mais toujours pleines d'humanité...
Quand un banal club de lecture devient le théâtre des plus incroyables révélations... Au croisement entre Joue-la comme Beckham, Kaboul Beauté et Sept mers et treize rivières, un roman d'empowerment féminin grand public, qui questionne avec originalité et peps la place des femmes et le poids de leur voix dans une société dominée par la religion, la tradition et les hommes.

Mon avis : 
Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique est un roman touchant sur la condition de la femme. Si avec ce titre, on pourrait penser à un roman léger, il n’en est rien car il aborde des sujets graves comme les mariages forcés, les crimes d'honneur, la soumission des femmes….

Le roman se situe à Londres au cœur d’une communauté indienne. Nikki est une jeune femme moderne qui a grandit dans une famille d’immigrés indiens. Elle souhaite conservait sa liberté et s’oppose à sa mère et sa sœur. Elle décroche un job dans un temple ou elle va animer un atelier d’écriture mais les femmes qu’elles va rencontrer sont bien différentes de ce qu’elle avait imaginé.

On découvre une multitude de personnages vraiment intéressant et on découvre leurs tiraillements entre traditions ancestrales et désir de liberté. L’amour et le mariage sont des notions complètement différentes entre l’Europe et l’Inde et j’ai trouvé ses femmes très courageuses. Elles sont mariées jeunes, souvent a des hommes bien plus vieux, qu’elles ne connaissent pas et n’ont pas une vie facile ou heureuse.

C’est un roman poignant que je ne suis pas près d’oublier.

mardi 13 février 2024

Le Bon Mari de Zebra drive


Résumé : 
Femme mariée au plus doux des hommes, mère de famille comblée et célèbre propriétaire de la seule agence de détectives du Botswana, Mma Precious Ramotswe avait tout pour être heureuse. Jusqu'à ce que Mma Botumile, «la femme la plus déplaisante du Botswana», pousse la porte de l'Agence pour une affaire de mari volage... Voilà que soudain son mari, Mr J.L.B. Matekoni, décide de s'improviser enquêteur tandis que Mma Makutsi, récemment fiancée, semble préférer le shopping à son travail. Voudrait-elle quitter son poste d'assistante-détective ? C'est alors qu'un nouveau client se présente : des morts étranges sont survenues à l'hôpital de Mochudi, toujours un vendredi, dans le même lit, à la même heure... De quoi faire oublier à Mma Ramotswe les petits soucis du quotidien !

Mon avis :
Huitième tome des enquêtes de Mma Ramotswe et le voyage au Botswana est toujours un vrai plaisir.

Beaucoup de changements concernant les personnages : Mma Makutsi est sur le point de se mari, Mr J.L.B. Matekoni s’improvise détective et pense que son épouse a un amant, Charlie veut quitter son apprentissage… et en plus de ça, plusieurs enquêtes viennent s’ajouter à l’intrigue.

J’ai encore une fois été charmée par l’écriture de Alexander McCall Smith qui me donne toujours envie de découvrir le Botswana mais l’Afrique plus en général. Cette série est vraiment rafraichissante et fais vraiment du bien !

mercredi 7 février 2024

Annabelle


Résumé : 
La détective Charlie Lager est contrainte par ses supérieurs de retourner à Gullspång, la petite ville où elle s'était juré de ne jamais remettre les pieds pour enquêter sur la disparition d'une jeune fille de 17 ans, Annabelle que la police locale n'a pu retrouver. Alors que ses recherches progressent, Charlie est confrontée à un passé traumatisant, vieux de 20 ans. La jeune femme, que sa brillante ascension dans la police suédoise a conduite à résoudre des enquêtes particulièrement complexes, se retrouve démunie et vulnérable face aux démons de sa propre enfance ; car Charlie aussi a de sombres secrets.
Lina Bengsdotter, en écrivant ce thriller plein de suspense, montre le poids des relations sociales dans de petites communautés où les rumeurs se répandent rapidement, où personne ne peut échapper à son passé. Le personnage complexe et intense de Charlie n'est pas sans rappeler celui de Stella Gibson dans la série The Fall.


Mon avis :
Annabelle est le premier tome d’une saga prometteuse. On fait la connaissance d’une flic pas comme les autres, une femme torturée dont l’enfance avec une mère alcoolique et dépressive à laisser des traces. Elle vit à Stockholm mais doit retourner dans son village d’enfance pour une enquête sur la disparition d’une jeune fille.

J’ai aimé l’écriture, le style de Lina Bengtsdotter est fluide et le roman se lit très vite. L’enquête est bien menée, les policiers sont efficaces mais je m’attendais à une fin un peu différente (je n’en dis pas plus pour éviter les spoilers).

J’ai vraiment envie de retrouver Charlie Lager dans d’autres enquêtes mais j’espère que les prochains tomes ne vont pas tourner en rond et apporteront quelque chose d’un peu différent plutôt qu’une flic a problème, avec une nouvelle jeune fille disparut.

mardi 6 février 2024

Ma soeur, serial killeuse

 

Résumé : 
Korede s’est donné pour mission de protéger sa cadette envers et contre tout, et ce n’est pas une mince affaire. Non contente d’être la plus belle et la favorite de leur mère, Ayoola a aussi la fâcheuse habitude de tuer ses amants. Ainsi, au fil du temps, Korede est devenue experte pour faire disparaître les traces de sang et les cadavres. « Seulement, avec Femi, ça fait trois. Et à trois, on vous catalogue serial killer… » À l’instar d’une Jane Austen des temps modernes, Oyinkan Braithwaite interroge les liens du sang, tout en pratiquant une critique en règle de la société nigériane : sa corruption, ses différences de classe, son machisme exacerbé…
Une comédie noire et décalée, aussi mordante que glaçante.

Mon avis : 
Un premier roman qui nous emmène à Lagos ou l’on fait la connaissance de Korede et de sa jeune sœur Ayoola. Cette dernière est une jeune fille jolie, qui plait beaucoup aux hommes, qui aime les réseaux sociaux, les vêtements mais elle a aussi une autre particularité : elle est serial killeuse et vient de commettre son troisième meurtre. Mais comme toujours Korede est là pour tout nettoyer et arranger.

C’est un roman drôle mais surtout féministe. Oyinkan Braithwaite nous fait découvrir la société nigériane, la place de la famille et les relations homme/femme. Avec une écriture limpide et tranchante comme un couteau (sans mauvais jeu de mots), elle nous montre le quotidien des Nigériens. J’aurai peut-être aimé un peu plus de profondeur dans l’histoire ou dans la description des personnages, j’ai parfois trouvé que l’intrigue ou que certains passages n’étaient que survolés et auraient pu être approfondis. J’ai malgré tout passé un très bon moment et je suis contente de cette découverte.



Chère petite

 

Résumé : 
Une jeune femme est hospitalisée après un accident de la route. Elle explique avoir réussi à se libérer de son bourreau après une captivité particulièrement éprouvante. Mais quand son père arrive à l’hôpital pour la retrouver, c’est le choc : ce n’est pas sa fille.

Mon avis : 
Un excellent thriller que je n’aurais probablement jamais découvert sans la série Netflix. Comme souvent le livre est bien meilleur que la série qui prend quelques libertés.

Dès les premières pages, nous sommes happés par le suspense. Le schéma narratif est classique mais efficace : des chapitres courts, alternances des personnages, des révélations surprises qui arrivent petit à petit, des fausses pistes dissimulées ça et la et une fin grandiose.

Les personnages sont tous psychologiquement instables et loin d’être parfaits. Ils commettent des erreurs qui leur coutent très cher mais ça les rend vraiment humains. J’ai soupçonné tout le monde sauf le vrai coupable que je n’avais pas identifié.

Ce roman m’a vraiment donné envie de découvrir d’autres romans de l’auteure.