Résumé :
mes petits bonheurs
dimanche 7 juin 2026
La vie dont nos rêvions
Résumé :
jeudi 4 juin 2026
Les fleuves du ciel
Résumé :
Londres, 1840. Arthur, un garçon à la mémoire prodigieuse né sur les rives de la Tamise, est engagé comme apprenti dans une imprimerie. Bientôt, son monde s'ouvre bien au-delà des taudis de la capitale anglaise, vers un autre fleuve, le Tigre, et une ancienne cité de Mésopotamie qui abrite les fragments d'un poème oublié. Turquie, 2014. Chassées de leur village au bord du Tigre, Naryn, une petite fille yézidie, et sa grand-mère entreprennent un long voyage, traversant des terres en guerre dans l'espoir d'atteindre la vallée...
Mon avis :
Les Fleuves du ciel d’Elif Shafak est un roman foisonnant, avec quelques longueurs au fil de la lecture mais c'est aussi un roman passionant.
Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est ce fil conducteur autour de l’eau, à la fois élément vital, mémoire des civilisations et lien invisible entre les époques et les destins. Shafak tisse avec finesse plusieurs temporalités et parvient à donner à l’eau une dimension presque spirituelle, comme si elle portait en elle les traces de l’humanité tout entière.
J’ai également été passionné par la richesse des sujets abordés : les civilisations anciennes, les systèmes d’écriture, les peuples de Mésopotamie… On sent un véritable travail de recherche, qui nourrit le récit sans jamais le rendre inaccessible, même si certains passages peuvent sembler un peu denses ou ralentir le rythme.
Un moment m’a particulièrement marqué : l’arrivée d’Arthur à Istanbul, encore Constantinople à son époque. Cette scène est magnifiquement décrite, presque sensorielle. Ayant moi-même découvert la ville il y a peu, j’ai ressenti un écho très personnel à cette description, comme si le passé et le présent se superposaient l’espace de quelques pages.
Si le roman souffre parfois de quelques longueurs, notamment dans ses passages les plus explicatifs, cela n’enlève rien à la beauté globale de l’œuvre. Les Fleuves du ciel est un livre ambitieux, riche et profondément réfléchi, qui invite à ralentir et à contempler les liens invisibles entre les êtres, les lieux et les époques.
lundi 1 juin 2026
Dear Debbie
Résumé :
Sometimes, enough is enough…
Debbie Mullen is losing it. For years, she has compiled all of her best advice into her column, Dear Debbie, where the wives of New England come for sympathy and neighborly advice. Through her work, Debbie has heard from countless women who are ignored, belittled, or even abused by their husbands. And Debbie does her best to guide them in the right direction.
Or at least, she did.
These days, Debbie’s life seems to be spiraling out of control. She just lost her job. Something strange is happening with her teenage daughters. And her husband is keeping secrets, according to the tracking app she installed on his phone. Now, Debbie’s done being the bigger person. She’s done being reasonable and practical. It’s time to take her own advice.
And now it’s time for payback against all the people in her life who deserve it the most.
Mon avis :
Au départ, j’étais plutôt sceptique face à Dear Debbie. Debbie m’a immédiatement semblé trop lisse, trop parfaite, presque caricaturale avec son côté BCBG, ce qui a rendu mon entrée dans le roman un peu froide. J’avais du mal à m’attacher à elle et je craignais une intrigue assez convenue.
Mais très vite, tout bascule. Dès que Debbie commence à reprendre le contrôle sur sa vie et à «se venger», je me suis totalement laissée embarquer. Le personnage gagne en épaisseur et révèle une intelligence redoutable, presque fascinante. À côté d’elle, son mari paraît parfois étonnamment naïf, ce qui crée un contraste assez savoureux et renforce encore le plaisir de lecture.
L’intrigue devient alors particulièrement prenante. Freida McFadden maîtrise parfaitement le rythme et distille juste ce qu’il faut de tension pour maintenir l’attention du lecteur. On se surprend à tourner les pages sans s’arrêter, porté par cette mécanique psychologique bien huilée.
Et bien sûr, fidèle à elle-même, l’autrice nous réserve un twist final qu’on ne voit pas venir. Même en s’attendant à un retournement, elle réussit à surprendre, ce qui est loin d’être évident dans ce genre. Une lecture addictive qui confirme le talent de McFadden pour les thrillers domestiques efficaces.
samedi 30 mai 2026
Les coeurs sont faits pour être brisés
Résumé :
Mon avis :
Tatiana de Rosnay tisse avec Les cœurs sont faits pour être brisés un roman délicat et mélancolique qui explore les traces que laissent les rencontres et les absences à travers le temps. La construction en trois époques donne au récit une profondeur particulière, comme si chaque période faisait écho à une autre, en miroir.
Les derniers jours d’Oscar Wilde ouvrent le roman avec une émotion contenue, presque feutrée. On y découvre un homme diminué, mais toujours traversé par son esprit et sa sensibilité, et cette entrée en matière donne immédiatement une tonalité élégiaque à l’ensemble.
Le cœur du récit se situe cependant dans les années 1980, avec la rencontre entre Marlo et Audrey. Tout les oppose — leurs tempéraments, leurs origines, leurs aspirations — et pourtant, leur amitié s’impose avec une intensité presque inexplicable. Tatiana de Rosnay capte avec justesse cette période de la vie où tout semble possible, où les liens se nouent avec une force absolue, mais aussi une certaine fragilité.
En 2011, le roman prend une dimension plus introspective. Audrey, confrontée à la mort de Marlo, remonte le fil des souvenirs pour tenter de comprendre ce qui les a unies… et peut-être aussi ce qui les a éloignées. Cette partie apporte une douceur teintée de nostalgie, mais aussi une réflexion sur la mémoire, les regrets et les non-dits.
Ce qui m’a particulièrement plu, c’est la manière dont l’autrice relie ces trois temporalités sans jamais alourdir le récit. Chaque époque éclaire les autres, et le roman se construit progressivement comme une mosaïque d’émotions. L’écriture est fluide, accessible, mais suffisamment sensible pour toucher sans tomber dans le pathos.
C’est un roman sur l’amitié, sur le passage du temps, et sur ces liens qui continuent de nous habiter longtemps après leur disparition. Une lecture émouvante et élégante, qui laisse une impression douce-amère une fois la dernière page tournée.
jeudi 28 mai 2026
La psy
dimanche 24 mai 2026
Ida (suivi de La comédie bourgeoise)
Résumé :
Les blessures d'hier
Résumé :
lundi 18 mai 2026
Mes seuls dieux
Résumé :
Pleines d'inventions narratives, les nouvelles d'Anjana Appachana entrelacent enchantement amoureux et cruauté inconsciente, songeries amères et tendres, conflits cocasses ou tragiques. Elles nous font découvrir l'Inde du point de vue de la femme, de l'enfance vulnérable aux déboires des épousailles ; de la fillette qui s'invente une vie sentimentale en lisant Jane Eyre au moment où sa soeur aînée se marie, à celle qui porte une dévotion folle à sa mère, au point de la croire en communication directe avec le panthéon des divinités hindoues ! " Ce fut ma vieille amie qui, en toute innocence, me posa la question : est-ce que la famille observait les coutumes habituelles au cas où le nouveau-né serait un garçon ? Quelles coutumes, ai-je demandé, déroutée. Elle gloussa. ''
Mon avis :
Mes seuls dieux d’Anjana Appachana est un recueil de nouvelles d’une grande finesse, à la fois drôle, tendre et très juste dans sa manière de saisir le quotidien. J’ai particulièrement aimé la façon dont l’autrice fait exister, en quelques pages seulement, des personnages mémorables et des situations qui restent en tête longtemps après la lecture.
Les nouvelles ''Bahu'', ''La prophétie'' et ''Sa mère'' m’ont vraiment touché. Elles disent beaucoup de la condition des femmes, des attentes familiales, des pressions sociales et des liens mère-fille, sans jamais forcer le trait. Il y a une sensibilité très particulière dans l’écriture d’Anjana Appachana, capable de mêler la légèreté apparente à une vraie profondeur émotionnelle.
Et puis il y a Sharma, personnage absolument irrésistible, que l’on retrouve dans deux nouvelles. Il est tellement drôle, tellement casse-pied pour ses supérieurs au bureau, qu’il donne au recueil une touche de fantaisie bienvenue. C’est vraiment l’un des grands plaisirs du livre : retrouver ce personnage et sourire à chacune de ses apparitions.
Au-delà de ses qualités narratives, le recueil offre aussi une très belle image de l’Inde. On y sent la vie familiale, les traditions, les tensions entre modernité et héritage, mais aussi une vraie énergie du quotidien. C’est un livre qui fait découvrir un pays à travers des destins intimes, avec beaucoup de chaleur et de justesse. Un recueil que je recommande sans hésiter, autant pour la richesse de ses thèmes que pour le plaisir de lecture qu’il procure.
The Love Hypothesis
samedi 16 mai 2026
Ces lignes qui tracent mon corps
Résumé :





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