mardi 7 avril 2026

Hildur


Résumé : 
Vingt-cinq ans après la disparition non-élucidée de ses jeunes sœurs Rosa et Björk, Hildur Rúnarsdóttir vit toujours à Ísafjörður, en Islande, où elle est inspecteur de police. Depuis cet événement traumatisant, elle surfe dans les eaux glacées des côtes islandaises pour tenter d'oublier.

Après quelques années passées dans l’unité des enfants disparus de Reykjavik, la jeune femme est en poste dans le petit commissariat de cette région désolée des Fjords de l'Ouest. Elle accueille bientôt un stagiaire finlandais, Jakob Johanson, qui lui-même porte les stigmates d'une vie personnelle compliquée.

À peine apprennent-ils à se connaître qu'ils sont amenés à enquêter sur un incendie qui a causé la mort d'un pédophile, et Hildur ne peut s'empêcher d'espérer trouver un lien avec la disparition de ses petites sœurs...

Mon avis
Une belle surprise venue du Nord ! Hildur de Satu Rämö tient toutes ses promesses de polar islandais : une atmosphère envoûtante, des paysages à couper le souffle et une tension maîtrisée du début à la fin. C’est un vrai page-turner, impossible à lâcher une fois l’enquête lancée.


J’ai particulièrement apprécié le duo d’enquêteurs : Hildur, femme forte, indépendante et sportive, incarne une héroïne moderne et charismatique, tandis que Jakob, plus fragile, amateur de tricot et d’une étonnante douceur, apporte un équilibre inattendu. Ce renversement des rôles classiques donne au roman un souffle rafraîchissant.


Si la résolution de l’intrigue m’a semblé un peu tirée par les cheveux, cela ne gâche pas le plaisir de lecture — au contraire, l’univers est si bien campé qu’on a envie de prolonger le voyage. Rien que pour ses descriptions sublimes de l’Islande, ce roman donne envie de retrouver Hildur et Jakob dans une prochaine enquête.

Anatomie d’une disparition

 

Résumé : 
«Il est des jours où l’absence de mon père me pèse comme un enfant assis sur ma poitrine. Il en est d’autres où je me souviens à peine des traits exacts de son visage, jusqu’à devoir sortir de leur vieille enveloppe les photographies rangées dans le tiroir de ma table de nuit. Jamais, depuis sa soudaine et mystérieuse disparition, je n’ai cessé de le chercher, de scruter les endroits les plus improbables.»

Kamal Pasha el-Alfi, dissident politique sous une dictature arabe et ancien ministre de la monarchie égyptienne, est enlevé sous les yeux de sa maîtresse. Son fils Nuri, adolescent à l’époque, n’aura de cesse d’élucider ce mystère. Devenu adulte, il s’empare du souvenir de cet homme respecté de tous, aimant mais avare de paroles. Resurgissent alors la mort inexpliquée de sa mère et la passion coupable qu’il nourrit pour la seconde femme de son père, la jeune Anglaise Mona.

Récit d’une construction de soi, ce roman dépeint avec justesse une jeunesse du monde arabe tiraillée par l’exil et le renoncement.

Mon avis : 
J’ai dévoré ce roman, littéralement. Hisham Matar nous plonge dans une histoire sobre et poignante où chaque silence compte autant que les mots. À travers Nuri, ce jeune garçon qui grandit dans l’ombre de la perte, on découvre un roman d’apprentissage bouleversant : un chemin vers soi qui passe par la recherche obstinée d’un père disparu, réel ou fantasmé.

Ce qui frappe, c’est la délicatesse de l’écriture — jamais sentimentale, toujours juste. Matar explore la douleur du manque, la confusion du deuil et la façon dont l’absence façonne l’identité. Nuri se construit sur cette faille, entre désir de vérité et impossibilité de la trouver, poursuivant inlassablement le fantôme d’un père qui incarne à la fois l’idéal et le mystère.

Le cadre politique de l’exil et des disparitions en Libye / Egypte ajoute une profondeur tragique sans jamais étouffer le récit intime. Tout se joue dans les nuances : un regard, une lettre, un souvenir esquissé.

C’est un roman qu’on referme avec le cœur serré, conscient que la disparition ne s’efface jamais complètement — elle devient simplement partie de nous. Une lecture à la fois élégante, déchirante et lumineuse, pour quiconque s’interroge sur la mémoire, la filiation et le poids du silence.

L'été où maman a eu les yeux verts


Résumé : 
Croqué avec des traits stylistiques d’une violence éclatante, d’une beauté effarante, L’Été où maman a eu les yeux verts est le portrait d’une mère laide que la dernière saison de sa vie, passée aux côtés d’un fils rebelle, transfigure et rend gracieuse.
Le lecteur découvre l’histoire de cette famille ordinaire aux origines polonaises, installée en Angleterre et transplantée pour un été dans le nord de la France, comme s’il devait composer petit à petit l’image terrifiante et fascinante d’un puzzle. Chaque chapitre est une petite pièce en soi, brève, autonome, concrète et poétique, presque indifférente au voisinage des autres morceaux.
Forte en jeux de séduction façon trompe-l’œil, Tatiana Tîbuleac sait peindre en filigrane la rage qui s’adoucit, sans diminuer pour autant la tension de l’écriture, sans édulcorer ni le sort des personnages ni les mots qui la disent. C’est le charme âpre de cette jeune écrivaine déjà mûre, séduisante dès ses premières lignes.

Mon avis : 
L’été où maman a eu les yeux verts est un roman qui bouleverse par sa simplicité apparente et la profondeur émotionnelle qu’il déploie. On y entre un peu désorienté — le style de Tatiana Țîbuleac, fragmenté et parfois dur, demande un temps d’adaptation — mais très vite, on se laisse happer par la force brute du texte.

Ce qui se joue entre la mère et le fils, le temps d’un été en France, dépasse le cadre familial : c’est une rencontre tardive entre la haine et l’amour, entre la rancune et la rédemption. Chaque page semble traversée par une lumière particulière, celle de cet été qui va tout changer, celle des yeux verts de la mère qui deviennent presque symboles de vie, de vérité et de pardon.

Ce roman parle de ce qu’il reste quand tout va disparaître : les mots, les souvenirs, le regard que l’on porte sur ceux qu’on croyait connaître. Rarement une écriture m’a semblé à la fois si âpre et si tendre. Un texte à lire lentement, à laisser infuser, comme un été qu’on ne veut pas voir finir.

samedi 28 mars 2026

Comment j'ai tué ton mari


Résumé : 
Rien ne va plus pour Finlay Donovan, autrice de romans policiers qui peinent à décoller et mère célibataire de deux enfants. Le livre qu'elle a promis à son agent n'est pas encore écrit, son ex-mari a renvoyé la nounou sans lui en parler, et ce matin elle a dû déposer à l'école sa fille de quatre ans, du scotch dans les cheveux à la suite d'un incident capillaire. Alors qu'elle discute de l'intrigue de son nouveau manuscrit avec son agent dans un restaurant, leur voisine de table prend Finlay pour une tueuse à gages et glisse un mot dans son sac à main : elle lui offre 50 000 $ pour la débarrasser d'un mari un peu trop encombrant.
Hors de question pour Finlay de passer à l'acte ! Mais, tourmentée par cette somme énorme qui réglerait bien des problèmes, elle se rend malgré tout au bar où travaille la future victime et se retrouve embarquée dans une véritable enquête criminelle. La fiction dépassera-t-elle la réalité ?

Mon avis : 
J’ai adoré ce premier tome d’une série qui s’annonce vraiment prometteuse ! Finley, l’héroïne, est une maman débordée, toujours prise entre les contraintes du quotidien et des situations complètement rocambolesques. Je l’ai trouvée terriblement attachante (et souvent hilarante), mais surtout très humaine : ses galères, ses doutes, ses petits moments de panique m’ont rappelé bien des choses… difficile de ne pas se reconnaître en elle.

L’intrigue est parfaitement rythmée : on passe de rebondissements en révélations, sans jamais perdre le fil ni l’humour qui traverse tout le roman. Elle Cosimano réussit un joli mélange entre comédie domestique et suspense à l’américaine, avec un ton vif et beaucoup de second degré.

Le dernier chapitre m’a laissé sur ma faim — dans le bon sens du terme ! —, en ouvrant la voie vers un second tome qui promet d’être tout aussi savoureux. Une lecture divertissante, pleine d’énergie et de bonne humeur, que je recommande sans hésiter à ceux qui aiment les héroïnes imparfaites mais terriblement attachantes.

mercredi 25 mars 2026

Avant que tombe la nuit


Résumé : 
Bienvenue dans les fjords de l'ouest de l'Islande. Marsí, 14 ans, entretient une correspondance secrète avec un garçon qui vit à l'autre bout du pays, sous l'identité de sa sœur Stína, âgée de 16 ans. Le jour où ils se décident enfin à se rencontrer, Marsí est empêchée de se rendre au rendez-vous. Dans la nuit, sa sœur disparaît. Son anorak taché de sang est retrouvé à l'endroit où Marsí et son correspondant avaient prévu de se rencontrer.

Dix ans plus tard, l'affaire n'a pas été élucidée. Marsí, qui s'était réfugiée à Reykjavík, revient dans la maison familiale, perchée sur les hauteurs de la ville. Les murs de la vieille bâtisse recèlent toujours leur poids de secrets. Lorsque Marsí reçoit une lettre signée de son ancien correspondant, l'espoir et la culpabilité se ravivent - mêlés à la terreur d'être elle-même en danger.

Mais... Marsí a toujours eu du mal à distinguer ses rêves de la réalité.

Entre souvenirs brumeux, insomnie et paranoïa, la jeune femme se lance dans une quête désespérée. Comment trouver la vérité quand on ne peut pas se faire confiance soi-même ?

Mon avis
Une nouvelle fois, l’autrice islandaise confirme tout son talent. Avant que la nuit tombe m’a littéralement happé, du début à la toute dernière ligne. Rien à voir avec la série Elma, même si l’on retrouve ce même sens du suspense nordique et cette atmosphère glacée si particulière — ici, le ton se fait plus intimiste, presque mélancolique, mais la tension reste constante.


L’intrigue est finement construite, rythmée par des rebondissements qui tiennent en haleine jusqu’à la fin. J’ai particulièrement apprécié la manière dont l’autrice installe une angoisse douce, diffuse, puis accélère soudain, sans qu’on voie venir la chute. Les personnages, comme toujours chez elle, sont nuancés, humains, tiraillés entre silence et vérité.


Un vrai roman de nuit blanche : à chaque page, on se dit “encore une” jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien à tourner. Après Elma, ce livre confirme qu’elle fait partie de ces voix islandaises qu’on suit les yeux fermés : une valeur sûre, à la fois dépaysante et captivante.

mardi 24 mars 2026

La bienfaitrice


Résumé :
Anna Estcourt, vingt-cinq ans, emménage dans une petite propriété du Nord de l'Allemagne dont elle hérite à la mort de son oncle. Jolie, intelligente mais sans fortune, elle a grandi jusque-là avec son frère, sous la coupe de la femme de celui-ci, Susie.
Désormais en possession d'un revenu confortable, elle contrevient aux convenances de l'époque en ne se mariant pas, afin de conserver son indépendance. Mieux, elle propose généreusement un toit aux dames en détresse de sa nouvelle contrée, afin que celles-ci puissent faire de même - altruisme dont elle ne tardera pas à peser les inconvénients...
D'autant qu'Axel Lohm, un gentleman de la région que son oncle espérait lui voir épouser, est tombé amoureux d'elle. Il va tenter de la faire changer d'avis...

Mon avis :
Je ressors assez déçue de La Bienfaitrice d’Elizabeth von Arnim. Le roman avait tout pour me plaire sur le papier — une héroïne indépendante, une critique supposée du carcan social imposé aux femmes — mais j’ai trouvé que l’ensemble avait terriblement mal vieilli.


La narration traîne, les personnages secondaires semblent figés dans une époque où la bienséance écrase toute nuance, et le ton ironique de von Arnim, censé dénoncer les conventions, m’a souvent paru confus. On m’avait promis une héroïne libre ; j’y ai plutôt vu une femme prise au piège de la morale victorienne, et surtout une fin qui contredit tout le propos féministe qu’on voudrait y lire. Que vaut une critique du mariage si tout se résout… par un mariage ?


Certes, on peut replacer le texte dans son contexte historique, mais même avec cette indulgence, le roman manque d’intensité et de cohérence. Là où d’autres autrices de la même époque parviennent encore à nous atteindre, von Arnim m’a laissé froide. En refermant le livre, je n’ai ressenti ni admiration pour l’héroïne ni compassion, juste la sensation d’une leçon morale démodée.

Le magnat

Résumé :
Un auteur surnommé « Le John Grisham indien » par le magazine Glimpse, et fréquemment cité par la presse comme le « maître du roman policier et du thriller judiciaire » et « le meilleur page-turner indien ».

L’un des hommes les plus puissants d’Inde accusé de meurtre. Une bataille judiciaire et médiatique sans pitié qui menace de faire s’écrouler un empire. Un périple dans les tréfonds de l’âme humaine, et une ambiguïté insoutenable.

LE MAÎTRE DU JEU
Suscitant à la fois la crainte et l’admiration, Prem Bedi, surnommé « Le Magnat », est l’une des trois plus grandes fortunes d’Inde. Un jour, alors qu’il est en voyage à l’étranger, on lui annonce que son ex-femme, ainsi que son nouveau mari, viennent d’être assassinés.

UN COUPABLE IDÉAL
Une bataille judiciaire et médiatique sans merci l’attend à son retour, car s’il possède un alibi solide et de nombreux témoignages en sa faveur, les preuves sont accablantes... Comme si ce crime avait été commandité.


UNE OMBRE AU TABLEAU
Mais si tout semble mener à Prem, un autre suspect est également présent sur le banc des accusés ; le beau-frère, qui aurait eu, lui aussi, tout à gagner de la disparition du couple. Le tribunal devient bientôt le théâtre d’un face-à-face brutal où tout est permis pour que les masques tombent.

Alors que tous les projecteurs sont braqués sur la cour d’assises, une question, entêtante, revient sans cesse : qui est derrière ce double meurtre ? Et pourquoi ?

Mon avis : 
Une excellente lecture ! Le Magnat de Vish Dhamija m’a littéralement happée dès les premières pages. 

J’ai particulièrement aimé la manière dont l’auteur construit le procès — précis, tendu, presque cinématographique. On a vraiment l’impression d’assister à l’audience aux côtés des avocats, tant chaque argument et chaque rebondissement sont finement détaillés.


L’alternance des points de vue apporte une belle dynamique à la narration : on découvre peu à peu les motivations de chacun, et cela rend le roman encore plus captivant. En revanche, la place donnée à la corruption m’a parfois semblé un peu excessive — mais c’est peut-être aussi un reflet réaliste de certains milieux où l’argent et le pouvoir dictent les règles, en Inde comme ailleurs.


Et puis cette fin… totalement inattendue ! Vish Dhamija parvient à surprendre jusqu’à la dernière page, avec un retournement aussi crédible que percutant.


En somme, un thriller judiciaire brillant, rythmé, et d’une grande intelligence narrative. Je referme ce livre conquise et avec une seule envie : découvrir d’autres romans de cet auteur.

vendredi 20 mars 2026

Les hirondelles de Kaboul


Résumé : 
Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici une lapidation de femme, là un stade rempli pour des exécutions publiques. Les Taliban veillent. La joie & le rire sont devenus suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Toute fierté l'a quitté. Le goût de vivre à également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l'obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n'a plus d'autres histoires à offrir que des tragédies. Quel espoir est-il permis? Le printemps des hirondelles semble bien loin encore...

Mon avis : 
Même si la plume de Yasmina Khadra reste reconnaissable — sobre, puissante et pleine d’humanité — Les Hirondelles de Kaboul m’a semblé en deçà de ses autres romans. L’écriture m’a parfois laissé à distance, surtout dans les dialogues, qui sonnent un peu creux et manquent de naturel.

Malgré cela, impossible de nier la force et la pertinence de ce récit, vingt-cinq ans après sa parution. La description d’un Afghanistan étouffé par la peur et l’injustice résonne toujours, notamment dans son évocation de l’absence de droit et de liberté pour les femmes. Cette actualité glaçante donne au roman une gravité que le style seul ne suffit peut-être pas à porter, mais qui continue de frapper le lecteur.

Un texte imparfait, certes, mais nécessaire — ne serait-ce que pour rappeler combien la voix de Khadra reste engagée et indispensable.

mercredi 18 mars 2026

Le sentier des citrons


Résumé : 
Italie, années 1940. Telles de vaillantes fourmis, des générations de femmes sillonnent le " sentier des citrons ", en transportant ces fruits sur leur dos de la montagne jusqu'à la mer, le long de la côte amalfitaine. Parmi elles, des soeurs jumelles que tout oppose. Rachele, attachée à sa terre et aux traditions. Nannina, idéaliste dans l'âme, qui ne rêve que d'aventure et d'évasion. Quatre-vingts ans plus tard, Ninfa et sa petite soeur Alelì se lancent sur les traces de leur grand-mère disparue et de ces femmes du passé. Leurs découvertes ne tardent pas à les mettre sur la piste d'un secret de famille jalousement gardé depuis des décennies par le sentier des citrons.

Mon avis : 
Je ressors de cette lecture avec un sentiment plutôt mitigé. L’idée de départ m’avait séduite : deux histoires parallèles, deux générations de femmes liées par un secret, un parfum d’été et de Méditerranée… Sur le papier, tout y était pour me plaire.

Malheureusement, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, notamment aux sœurs du présent, dont les trajectoires m’ont semblé un peu fades. À l’inverse, le récit du passé, autour des jumelles et de leur mode de vie, m’a davantage émue —la description de leur vie extrêmement difficile : le manque de nourriture, le travail éreintant, les violences masculines...  Ca donne l'impression que les sœurs d'aujourd'hui se plaignent pour des tous petits tracas et manque de profondeurs. 

Le style m’a parfois paru confus ce qui a sans doute contribué à maintenir une distance émotionnelle.
En somme, Le Sentier des citrons m’a laissée sur ma faim : une histoire prometteuse et quelques beaux passages, mais un ensemble qui peine à toucher durablement.

mardi 17 mars 2026

Le Crime de l'Indian Pacific


Résumé : 
Dans un célèbre roman d'Agatha Christie, une amie de Miss Marple affirme avoir assisté à un meurtre depuis la fenêtre d'un train... sans que personne ne la prenne au sérieux. C'est exactement ce qui arrive à Alicia Finlay, alors qu'elle traverse l'Australie à bord de l' Indian Pacific , en compagnie de ses comparses du Club des amateurs de romans policiers. Ceux-ci avaient justement décidé de mettre à profit le voyage pour s'entretenir des " polars ferroviaires ". Alicia aurait-elle subi l'influence de ces lectures, en croyant voir un corps tomber du train ? Ou bien aurait-elle abusé du champagne ? Peut-être les deux à la fois ? Les membres de notre Club, tous passionnés de meurtres en huis clos, ne résistent pas à l'envie de mener l'enquête. Y a-t-il vraiment eu crime ? Et si oui, l'assassin se cache-t-il encore quelque part à bord ? Nos détectives ne sont pas au bout de leurs surprises !

Mon avis : 
Septième tome déjà pour C.A. Larmer et sa série Le Club des amateurs de romans policiers, et je dois dire que Le crime de l’Indian Pacifique est encore une réussite ! 

L’autrice parvient une fois de plus à combiner intrigue policière soignée, humour léger et décors qu’on aimerait ne jamais quitter.

L’enquête est particulièrement prenante cette fois : l’atmosphère confinée du train, les secrets qui se dévoilent au rythme du voyage, et ce petit goût d’Agatha Christie qui plane à chaque page – tout y est ! Le clin d’œil à l’Orient-Express est évident, mais Larmer parvient à y apporter sa touche australienne, lumineuse et dépaysante.

L’Indian Pacifique devient presque un personnage à part entière : on ressent le souffle du désert, la vastitude du paysage, et on rêve forcément d’embarquer à notre tour pour ce voyage mythique. Pour ma part, j’espère sincèrement le faire un jour !

En somme, un roman cosy, élégant et parfaitement rythmé – la série ne s’essouffle pas, bien au contraire. Avis aux amateurs de mystères raffinés et d’escapades exotiques : ce tome est un petit bijou.