Résumé :
mes petits bonheurs
mardi 3 novembre 2026
Ils n’ont rien vu
Résumé :
vendredi 23 octobre 2026
Le sud
Résumé :
Ce qui m’a particulièrement touchée, c’est la manière dont Tash Aw mêle l’histoire d’amour à une réflexion plus large sur la pauvreté, la classe sociale et les inégalités. D’un côté, Singapour brille comme une promesse de réussite et d’argent ; de l’autre, les habitants de la région restent dans une précarité silencieuse, avec le sentiment que l’avenir leur échappe. Chuan rêve de partir, de gagner sa vie en ville, tandis que Jay grandit entre deux mondes : celui, plus confortable, de sa famille de Kuala Lumpur, et celui, plus rude, de la campagne.
Le roman explore aussi avec finesse les préjugés de genre et de position sociale. Le père de Jay, qui a perdu son emploi, porte toute la violence d’un homme qui sent son autorité et sa place se fissurer. La mère, elle, semble s’être effacée depuis longtemps, malheureuse dans un mariage qui ne lui laisse guère d’espace. Autour d’eux, chacun se débat avec ses silences, ses regrets et ses désirs impossibles à formuler.
vendredi 9 octobre 2026
A la fin de l'hiver
Résumé :
Alors que l’hiver touche à sa fin, l’inspectrice Hanna Ahlander est alertée par une femme : la mort de son père, un homme certes fragile, lui semble suspecte. Bientôt, un décès similaire est signalé.
Et si un inconnu rôdait dans la région et s’attaquait aux personnes âgées ?
L’affaire semble aussi incertaine que la météo capricieuse de mars, et le froid glacial qui règne entre Hanna et son coéquipier Daniel Lindskog nuit à l’enquête. Tandis que leur conflit s’envenime, les soupçons d’homicides se précisent. S’ils veulent arrêter l’assassin avant le prochain coup fatal, Hanna et Daniel vont devoir faire la paix et réapprendre à travailler ensemble.
À la fin de l’hiver est le cinquième tome de Meurtres à Åre, une série adaptée et devenue n°1 sur Netflix. Viveca Sten nous plonge dans une nouvelle enquête criminelle captivante avec des personnages complexes, attachants, et, pour décor, les paysages grandioses de la Suède.
Mon avis :
Avec À la fin de l’hiver, Viveca Sten signe un cinquième tome efficace de sa série consacrée à Hanna et Daniel. On y retrouve avec plaisir ces personnages attachants, dont la relation continue d’évoluer au fil des enquêtes. Ils ne cessent de s’éloigner puis de se rapprocher, sans jamais parvenir à être véritablement ensemble. Cette dynamique reste intéressante, mais je dois avouer qu’elle finit par être un peu frustrante, tant on aimerait les voir enfin assumer ce qu’ils ressentent.
L’intrigue prend cette fois pour toile de fond l’aide à domicile des personnes âgées, un sujet particulièrement intéressant et rarement traité dans les romans policiers. Viveca Sten montre les fragilités d’un système où la solitude, la dépendance et le manque de moyens peuvent rendre les personnes âgées vulnérables. Derrière les apparences d’un quotidien bien organisé se cachent parfois des situations beaucoup plus inquiétantes, ce qui donne au roman une vraie dimension sociale.
La tension monte progressivement, sans précipitation. L’autrice installe peu à peu une atmosphère de malaise et distille les informations avec suffisamment de retenue pour maintenir l’attention du lecteur. Le rythme peut sembler assez posé au début, mais cette construction permet à l’intrigue de gagner en intensité au fil des pages, jusqu’à un dénouement plus tendu.
Un cinquième tome, vraiment réussi, vivement la suite.
vendredi 2 octobre 2026
Code Yesterday
Résumé :
mercredi 30 septembre 2026
Rien de plus illusoire
lundi 7 septembre 2026
Le couple d'a coté
Résumé :
La baby-sitter leur a fait faux bond, et alors ? Invités à un dîner chez leurs voisins, Anne et Marco décident de ne pas renoncer à leur soirée. Cora, leur bébé de six mois, dort à poings fermés et ils ne sont qu'à quelques mètres. Que peut-il arriver ? Toutes les demi-heures, l'un ou l'autre va vérifier que tout va bien. Pourtant, quand à une heure déjà avancée, le couple regagne son domicile, c'est un berceau vide qui les attend.
Désespérés mais aussi dépassés, les jeunes parents attirent les soupçons de la police : Anne en dépression depuis son accouchement, Marco au bord de la ruine... les victimes ont soudain des allures de coupables. Dans cette sombre histoire, chacun semble dissimuler, derrière une image lisse et parfaite de terribles secrets. L'heure de la révélation a sonné.
Mon avis :
J’ai adoré ce thriller domestique où chaque personnage possède sa zone d’ombre et où les secrets, patiemment enfouis, refont surface au fil de l’enquête. L’intrigue est efficace, rythmée par des retournements qui maintiennent la pression jusqu’au dénouement.
Le point de départ est simple et angoissant : un couple laisse son bébé seul à la maison pendant un dîner chez les voisins, et revient pour découvrir un berceau vide. À partir de là, Shari Lapena transforme un cadre ultra-domestique en huis clos étouffant où chacun devient suspect. Les allers-retours entre les versions des personnages, les indices distillés au bon moment et les révélations progressives font de ce roman un page-turner très addictif.
Un thriller domestique très réussi, parfait pour les lecteurs qui aiment les enquêtes où tout le monde ment un peu, où les apparences sont trompeuses et où la vérité finit par faire très mal.
La fleuriste
Résumé :
Mon avis :
La Fleuriste est un thriller psychologique polonais qui m’a tenue en haleine du début à la fin.
Le roman démarre de manière intrigante : Helena Bardo, fleuriste talentueuse et propriétaire de la boutique Chloris, disparaît mystérieusement, ne laissant derrière elle que quelques gouttes de sang sur ses ciseaux. C’est Sonia, sa meilleure amie et collègue, qui se lance dans une enquête obsessionnelle, aidée (ou entravée) par la police et par Dorian, le mari d’Helena.
Ce qui fonctionne particulièrement bien, c’est le suspense. J’ai soupçonné presque tout le monde au fil des chapitres : le mari, la famille, des connaissances, même Sonia elle-même. Et pourtant, je n’avais pas deviné le dénouement de l’intrigue, ni surtout le retournement final dans le dernier chapitre, qui vient tout remettre en question et donne une tout autre lumière à l’histoire.
Les personnages sont vraiment complexes et nuancés. Helena, d’abord présentée comme une figure presque idéalisée du monde floral, se révèle peu à peu pleine de zones d’ombre et de secrets. Sonia, quant à elle, est attachante par sa loyauté et sa détermination, mais aussi par ses propres failles et doutes. Le fait que l’histoire se déroule en Pologne ajoute une saveur particulière : on sort des cadres habituels du thriller scandinave ou américain, avec des lieux comme Oława, Zakopane et les Hautes Tatras qui donnent une vraie couleur locale à l’enquête.
vendredi 28 août 2026
In my pistachio era
Résumé :
Des pistaches, un voisin grognon et une rivalité aussi délicieuse qu’explosive…
Juliette pensait repartir de zéro. Quitter Paris, son mec et sa vie bien rangée pour s’installer en Toscane. Son rêve ? Produire des pistaches, faire du yoga au lever du soleil, écouter Taylor Swift en boucle et s’inventer une existence douce et gourmande – à l’image de son tiramisu à la pistache préféré.
Jusqu’à ce qu’Orso entre en scène. Producteur d’huile d’olive au charme brut et au caractère bien trempé, il voit d’un très mauvais œil l’arrivée de cette Française qui ose bousculer les traditions. Entre eux, les piques fusent et les regards s’accrochent. Le courant ne passe pas, il crépite.
Quand un prestigieux concours les oppose, la guerre est déclarée : olives contre pistaches, tradition contre modernité, fierté contre désir. Et si l’amour, comme les meilleures recettes, naissait parfois des associations les plus inattendues ?
Mon avis :
In my pistachio era coche toutes les cases du roman feel-good idéal pour l’été : une héroïne en quête de renouveau, un décor italien de rêve, des références culinaires alléchantes (pistaches, tiramisu, focaccia) et une rivalité amoureuse qui promet du piquant. L’écriture est fluide, le ton enjoué, et l’atmosphère toscane est bien rendue – on y sent presque le soleil et l’odeur des pistachiers.
Si l’univers est séduisant, les personnages restent en surface. Juliette, l’héroïne, manque de relief : ses motivations sont claires, mais son évolution intérieure reste trop lisse pour qu’on s’y attache vraiment. En revanche, j'ai beaucoup aimé Orso et comme personnage secondaires Gianni qui apportent une vraie chaleur humaine.
Le cœur du roman repose sur la relation entre Juliette et Orso, sur le classique « enemies to lovers ». Malheureusement, cette alchimie peine à convaincre : les tensions sont trop rapidement désamorcées, et la montée du désir manque de profondeur émotionnelle. Résultat : on reste spectateur plutôt qu’immergé car leur relation manque cruellement d'intensité.
Le récit souffre par moments de passages trop descriptifs ou répétitifs, notamment autour des préparatifs du concours ou des scènes de vie quotidienne. Cela casse un peu le rythme et dilue l’impact des moments clés.
mercredi 19 août 2026
L'adolescence du perroquet
Résumé :
« L'amour n'est pas un dû. »
L’histoire est celle d’Alban, orphelin de 17 ans, et de Joe, un perroquet. Alban est transi d’art et passe ses journées au Louvre, avant de trouver un travail de chroniqueur à la radio.
Un jour, il hérite de Joe, un gris du Gabon loquace, qui ne supporte pas la solitude, en proie à la dépression. Quand Alban fait la rencontre de deux femmes, le quotidien du garçon et de l’animal bascule.
Mon avis :
Fidèle à son rendez-vous de la rentrée littéraire, Amélie Nothomb livre avec ce 35e roman une fable aussi singulière que déconcertante. On y retrouve sa plume inimitable, ce style à la fois vif, ironique et profondément humain qui fait tout le charme de son écriture. Pourtant, si la forme séduit, le fond laisse plus perplexe.
L’histoire met en scène Alban, un homme solitaire et passionné d’art, qui recueille un jeune gris du Gabon prénommé Joe. De cette rencontre improbable naît une relation complexe, presque fusionnelle, où l’oiseau devient bien plus qu’un animal de compagnie : un miroir, un confident, un enfant de substitution. À travers cette relation, Nothomb explore les thèmes de l’amour, de la solitude, de la parentalité et de la communication, avec cette touche d’absurde qui la caractérise.
Le problème, c’est que cette métaphore animalière, bien qu’originale, peine parfois à convaincre. La relation entre Alban et Joe, aussi intelligente soit-elle, frôle souvent le farfelu. Certes, l’idée d’évoquer les dynamiques familiales et les relations affectives à travers le prisme d’un perroquet est audacieuse, mais elle reste un peu trop artificielle pour créer un véritable attachement émotionnel. On admire la virtuosité de l’autrice, on sourit à ses trouvailles, mais on ne vibre pas vraiment.
En somme, L’Adolescence du perroquet est un roman typiquement nothombien : brillant, malicieux, mais qui ne touche pas autant qu’on pourrait l’espérer. Une lecture agréable pour les inconditionnels de son style, mais qui ne restera probablement pas comme l’un de ses meilleurs titres.
Maternités
Résumé :
Dans sa belle maison en bord de mer, toujours parfaitement tenue, Hélène Johansen tourne en rond. Son mari, Jules, travaille loin et ne rentre que rarement. Elle sait cependant que le vide qui grandit en elle n’est pas dû à cette absence, car c’est tout autre chose qu’il lui manque : elle voudrait pouvoir avoir un enfant, un enfant à elle seule. Lorsqu’elle décide d’adopter Tjodolf, petit garçon né d’une union illégitime, elle trouve un certain épanouissement dans son nouveau rôle, travaillant sans relâche pour que l’enfant puisse grandir dans les meilleures conditions possibles. Mais tout se complique quand Fanny, la mère biologique de Tjodolf, une jeune femme sans situation stable et dont l’insouciance déconcerte Hélène, fait soudain son apparition dans leur vie.
De ce face-à-face entre deux femmes que la maternité réunit autant qu’elle les oppose, Sigrid Undset fait naître un conte bouleversant, où elle explore avec une grande subtilité ce que veut dire être mère – et la tragique impossibilité de répondre à toutes les attentes qui viennent avec ce rôle.
Mon avis :
Dans Maternités, Sigrid Undset propose un court roman d’une grande intensité, construit autour de deux femmes que tout semble opposer. L’une vient de perdre sa fille et, depuis ce drame, ne parvient plus à avoir d’enfant. L’autre est une jeune mère confrontée à une situation qui la pousse à envisager de confier son bébé. De leur rencontre naît une réflexion profondément humaine sur la maternité, le désir d’enfant et les liens qui se tissent au-delà du sang.
J’ai beaucoup aimé la sobriété et la justesse de ce roman. Sigrid Undset ne cherche jamais à imposer une vision unique de la maternité : elle montre au contraire combien celle-ci peut être vécue de manière différente, entre bonheur, souffrance, manque, instinct et renoncement. Les deux femmes portent des blessures et des attentes contradictoires, et leur regard sur l’enfant révèle peu à peu leurs différences, mais aussi une forme de compréhension mutuelle.
L’écriture est concise, dépouillée et particulièrement émouvante. En quelques pages, l’autrice parvient à donner une véritable profondeur psychologique à ses personnages et à faire naître une tension morale très forte autour de l’adoption. Rien n’est totalement simple ni entièrement évident : chaque décision entraîne une perte, et chaque geste d’amour peut aussi être douloureux.
Maternité est donc un roman court, mais loin d’être léger. Sigrid Undset y explore avec finesse la complexité des sentiments maternels et la difficulté de distinguer ce qui relève de l’amour, du besoin, du deuil ou du désir de réparer une absence. Une lecture sensible et marquante, qui interroge avec beaucoup d’humanité ce que signifie devenir mère et, surtout, aimer un enfant.









