Résumé :
mes petits bonheurs
mardi 16 juin 2026
Ceux qu'on aime
Résumé :
lundi 15 juin 2026
A Family Matter
Résumé :
It’s 2022, and Heron, an old man of quiet habits, has just had the sort of visit to the doctor that turns a life upside down. Sharing the diagnosis with Maggie, his only daughter, seems impossible. Heron just can’t find the words to tell her about it, or any of the other things he’s been protecting her from for so long.
It’s 1982, and Dawn is a young wife and mother penned in by the expectations of her time and place. Then Hazel comes into her life like a torch in the dark. It’s the kind of connection that’s impossible to resist, and suddenly Dawn’s world is more joyful, and more complicated, than she ever expected. But Dawn has responsibilities, she has commitments: Dawn has Maggie.
At once heart-breaking and hopeful, A Family Matter asks how we might heal from the wounds of the past, and what we might learn from them.
Mon avis :
J’ai trouvé très fort la façon dont le passé revient peu à peu bousculer le présent, presque en silence. Tout passe par les non-dits, les tensions discrètes, les blessures qui n’ont jamais vraiment cicatrisé. On sent combien ce qui a été tu pèse encore lourdement sur les générations suivantes, et cela donne au récit une vraie profondeur.
C’est une lecture brève, mais qui laisse une empreinte durable. J’ai particulièrement apprécié cette atmosphère de retenue, presque fragile, qui accompagne un sujet douloureux sans jamais tomber dans le pathos. Un roman tout en délicatesse, que j’ai refermé avec l’impression d’avoir lu quelque chose de sincère et de nécessaire. On constate aussi avec effroi combien la société a évoluer, en quarante ans, en matière de sexualité et sur la question de la famille. Les chiffres donnés par l'autrice en fin de livres sont glaçants.
vendredi 12 juin 2026
Le Diable sur mon épaule
Résumé :
Austin, Texas. Lorsqu'on diagnostique une maladie foudroyante à sa fille, le monde de Mario s'écroule. Il se met à négliger son travail, se fait virer sans ménagement, les factures d'hospitalisation s'accumulent et sa femme cède lentement au désespoir.
Décidé à relever la tête, Mario contacte Brian, un ancien collègue devenu dealer de meth. Celui-ci lui propose un marché d'une effroyable simplicité : la vie d'un homme, contre 6 000 dollars. Sans une once d'hésitation, Mario accepte. Et découvre que la violence est un excellent remède à la colère qui l'habite.
Mais La Huesuda, la déesse de la mort, plane sur son existence. Et la tragédie le frappe à nouveau.
Lorsqu'il accepte une ultime mission pour un cartel de Juarez, la spirale de violence qui se déchaine alors finit de le convaincre qu'il n'aurait jamais dû ouvrir la porte au diable.
Mon avis :
Le diable sur mon épaule m’a laissé une impression très contrastée. J’ai été profondément touché par le début du roman, par cette figure de père de famille brisé, emporté malgré lui dans une spirale tragique.
Gabino Iglesias capte très bien cette bascule, ce moment où une vie ordinaire déraille. La peinture d’une Amérique en marge, loin de tout fantasme de réussite, est saisissante, presque suffocante de réalisme.
Mais plus j’avançais, plus la violence a pris le dessus — jusqu’à devenir, pour moi, un véritable obstacle à la lecture. Je comprends l’intention : montrer un monde brutal, sans échappatoire, dominé par les cartels et la loi du plus fort. Pourtant, cette violence m’a semblé parfois gratuite, comme si elle finissait par écraser le propos au lieu de le servir.
Là où j’étais au départ impliqué émotionnellement dans la chute du personnage, j’ai fini par me sentir mis à distance, presque anesthésié par l’accumulation de scènes choquantes. À force de vouloir montrer l’horreur, le roman perd, selon moi, une partie de sa puissance émotionnelle.
C’est indéniablement un texte fort, sombre, et maîtrisé dans son ambiance. Mais c’est aussi une lecture que j’ai trouvée éprouvante, voire excessive, et qui m’a laissé un sentiment de malaise plus que de véritable bouleversement.
lundi 8 juin 2026
Le Mécontentement
Résumé :
Le personnage de Marisa est, à mes yeux, l’un des plus grands atouts du roman. Elle est incroyablement attachante, à la fois fragile, lucide et profondément humaine. À travers elle, on ressent toute la tension entre la nécessité de s’adapter à un système oppressant et le besoin de préserver son identité. Son regard sur ce qui l’entoure est souvent empreint d’une ironie discrète, mais aussi d’une grande sensibilité, ce qui la rend d’autant plus proche du lecteur.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la justesse avec laquelle Beatriz Serrano dépeint les dérives du monde professionnel : la perte de sens, les injonctions contradictoires, la pression constante, et cette impression d’être interchangeable. Rien n’est caricatural, tout sonne vrai, presque trop vrai parfois. On se reconnaît, ou on reconnaît quelqu’un.
C’est un roman à la fois critique et profondément humain, qui questionne notre rapport au travail et à nous-mêmes. Une lecture que je recommande vivement, autant pour sa finesse psychologique que pour sa pertinence.
dimanche 7 juin 2026
La vie dont nos rêvions
Résumé :
jeudi 4 juin 2026
Les fleuves du ciel
Résumé :
Londres, 1840. Arthur, un garçon à la mémoire prodigieuse né sur les rives de la Tamise, est engagé comme apprenti dans une imprimerie. Bientôt, son monde s'ouvre bien au-delà des taudis de la capitale anglaise, vers un autre fleuve, le Tigre, et une ancienne cité de Mésopotamie qui abrite les fragments d'un poème oublié. Turquie, 2014. Chassées de leur village au bord du Tigre, Naryn, une petite fille yézidie, et sa grand-mère entreprennent un long voyage, traversant des terres en guerre dans l'espoir d'atteindre la vallée...
Mon avis :
Les Fleuves du ciel d’Elif Shafak est un roman foisonnant, avec quelques longueurs au fil de la lecture mais c'est aussi un roman passionant.
Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est ce fil conducteur autour de l’eau, à la fois élément vital, mémoire des civilisations et lien invisible entre les époques et les destins. Shafak tisse avec finesse plusieurs temporalités et parvient à donner à l’eau une dimension presque spirituelle, comme si elle portait en elle les traces de l’humanité tout entière.
J’ai également été passionné par la richesse des sujets abordés : les civilisations anciennes, les systèmes d’écriture, les peuples de Mésopotamie… On sent un véritable travail de recherche, qui nourrit le récit sans jamais le rendre inaccessible, même si certains passages peuvent sembler un peu denses ou ralentir le rythme.
Un moment m’a particulièrement marqué : l’arrivée d’Arthur à Istanbul, encore Constantinople à son époque. Cette scène est magnifiquement décrite, presque sensorielle. Ayant moi-même découvert la ville il y a peu, j’ai ressenti un écho très personnel à cette description, comme si le passé et le présent se superposaient l’espace de quelques pages.
Si le roman souffre parfois de quelques longueurs, notamment dans ses passages les plus explicatifs, cela n’enlève rien à la beauté globale de l’œuvre. Les Fleuves du ciel est un livre ambitieux, riche et profondément réfléchi, qui invite à ralentir et à contempler les liens invisibles entre les êtres, les lieux et les époques.
lundi 1 juin 2026
Dear Debbie
Résumé :
Sometimes, enough is enough…
Debbie Mullen is losing it. For years, she has compiled all of her best advice into her column, Dear Debbie, where the wives of New England come for sympathy and neighborly advice. Through her work, Debbie has heard from countless women who are ignored, belittled, or even abused by their husbands. And Debbie does her best to guide them in the right direction.
Or at least, she did.
These days, Debbie’s life seems to be spiraling out of control. She just lost her job. Something strange is happening with her teenage daughters. And her husband is keeping secrets, according to the tracking app she installed on his phone. Now, Debbie’s done being the bigger person. She’s done being reasonable and practical. It’s time to take her own advice.
And now it’s time for payback against all the people in her life who deserve it the most.
Mon avis :
Au départ, j’étais plutôt sceptique face à Dear Debbie. Debbie m’a immédiatement semblé trop lisse, trop parfaite, presque caricaturale avec son côté BCBG, ce qui a rendu mon entrée dans le roman un peu froide. J’avais du mal à m’attacher à elle et je craignais une intrigue assez convenue.
Mais très vite, tout bascule. Dès que Debbie commence à reprendre le contrôle sur sa vie et à «se venger», je me suis totalement laissée embarquer. Le personnage gagne en épaisseur et révèle une intelligence redoutable, presque fascinante. À côté d’elle, son mari paraît parfois étonnamment naïf, ce qui crée un contraste assez savoureux et renforce encore le plaisir de lecture.
L’intrigue devient alors particulièrement prenante. Freida McFadden maîtrise parfaitement le rythme et distille juste ce qu’il faut de tension pour maintenir l’attention du lecteur. On se surprend à tourner les pages sans s’arrêter, porté par cette mécanique psychologique bien huilée.
Et bien sûr, fidèle à elle-même, l’autrice nous réserve un twist final qu’on ne voit pas venir. Même en s’attendant à un retournement, elle réussit à surprendre, ce qui est loin d’être évident dans ce genre. Une lecture addictive qui confirme le talent de McFadden pour les thrillers domestiques efficaces.
samedi 30 mai 2026
Les coeurs sont faits pour être brisés
Résumé :
Mon avis :
Tatiana de Rosnay tisse avec Les cœurs sont faits pour être brisés un roman délicat et mélancolique qui explore les traces que laissent les rencontres et les absences à travers le temps. La construction en trois époques donne au récit une profondeur particulière, comme si chaque période faisait écho à une autre, en miroir.
Les derniers jours d’Oscar Wilde ouvrent le roman avec une émotion contenue, presque feutrée. On y découvre un homme diminué, mais toujours traversé par son esprit et sa sensibilité, et cette entrée en matière donne immédiatement une tonalité élégiaque à l’ensemble.
Le cœur du récit se situe cependant dans les années 1980, avec la rencontre entre Marlo et Audrey. Tout les oppose — leurs tempéraments, leurs origines, leurs aspirations — et pourtant, leur amitié s’impose avec une intensité presque inexplicable. Tatiana de Rosnay capte avec justesse cette période de la vie où tout semble possible, où les liens se nouent avec une force absolue, mais aussi une certaine fragilité.
En 2011, le roman prend une dimension plus introspective. Audrey, confrontée à la mort de Marlo, remonte le fil des souvenirs pour tenter de comprendre ce qui les a unies… et peut-être aussi ce qui les a éloignées. Cette partie apporte une douceur teintée de nostalgie, mais aussi une réflexion sur la mémoire, les regrets et les non-dits.
Ce qui m’a particulièrement plu, c’est la manière dont l’autrice relie ces trois temporalités sans jamais alourdir le récit. Chaque époque éclaire les autres, et le roman se construit progressivement comme une mosaïque d’émotions. L’écriture est fluide, accessible, mais suffisamment sensible pour toucher sans tomber dans le pathos.
C’est un roman sur l’amitié, sur le passage du temps, et sur ces liens qui continuent de nous habiter longtemps après leur disparition. Une lecture émouvante et élégante, qui laisse une impression douce-amère une fois la dernière page tournée.
jeudi 28 mai 2026
La psy
dimanche 24 mai 2026
Ida (suivi de La comédie bourgeoise)
Résumé :









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