Résumé :
« L'amour n'est pas un dû. »
L’histoire est celle d’Alban, orphelin de 17 ans, et de Joe, un perroquet. Alban est transi d’art et passe ses journées au Louvre, avant de trouver un travail de chroniqueur à la radio.
Un jour, il hérite de Joe, un gris du Gabon loquace, qui ne supporte pas la solitude, en proie à la dépression. Quand Alban fait la rencontre de deux femmes, le quotidien du garçon et de l’animal bascule.
Mon avis :
Fidèle à son rendez-vous de la rentrée littéraire, Amélie Nothomb livre avec ce 35e roman une fable aussi singulière que déconcertante. On y retrouve sa plume inimitable, ce style à la fois vif, ironique et profondément humain qui fait tout le charme de son écriture. Pourtant, si la forme séduit, le fond laisse plus perplexe.
L’histoire met en scène Alban, un homme solitaire et passionné d’art, qui recueille un jeune gris du Gabon prénommé Joe. De cette rencontre improbable naît une relation complexe, presque fusionnelle, où l’oiseau devient bien plus qu’un animal de compagnie : un miroir, un confident, un enfant de substitution. À travers cette relation, Nothomb explore les thèmes de l’amour, de la solitude, de la parentalité et de la communication, avec cette touche d’absurde qui la caractérise.
Le problème, c’est que cette métaphore animalière, bien qu’originale, peine parfois à convaincre. La relation entre Alban et Joe, aussi intelligente soit-elle, frôle souvent le farfelu. Certes, l’idée d’évoquer les dynamiques familiales et les relations affectives à travers le prisme d’un perroquet est audacieuse, mais elle reste un peu trop artificielle pour créer un véritable attachement émotionnel. On admire la virtuosité de l’autrice, on sourit à ses trouvailles, mais on ne vibre pas vraiment.
En somme, L’Adolescence du perroquet est un roman typiquement nothombien : brillant, malicieux, mais qui ne touche pas autant qu’on pourrait l’espérer. Une lecture agréable pour les inconditionnels de son style, mais qui ne restera probablement pas comme l’un de ses meilleurs titres.









