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dimanche 5 janvier 2025

Le café sans nom


Résumé : 
Chaque matin, en allant au marché des Carmélites où il travaille comme journalier, dans un faubourg populaire de Vienne, Robert Simon scrute l’intérieur du café poussiéreux dont il rêve de reprendre la gérance. Encouragé par l’effervescence qui s’est emparée de la ville, en pleine reconstruction vingt ans après la chute du nazisme, il décide, la trentaine venue, de se lancer dans une nouvelle vie. Comme le lui dit sa logeuse, une veuve de guerre : « il faut toujours que l’espoir l’emporte un peu sur le souci. Le contraire serait vraiment idiot, non ? ».

En cette fin d’été 1966, c’est avec un sentiment d’exaltation qu’il remet à neuf le lieu qui va devenir le sien. Homme modeste, de peu de mots, il trouverait prétentieux de lui donner son propre patronyme : ce sera donc le « Café sans nom », où va bientôt se retrouver un petit monde d’habitués. Le succès est tel que Robert ne tarde pas à proposer à Mila, une jeune couturière juste licenciée par son usine, de venir le seconder.

En quelques traits, en quelques images saisissantes, l’écrivain rend terriblement attachantes les figures du quotidien qui viennent, le temps d’un café, d’une bière ou d’un punch, partager leurs espoirs ou leurs vieilles blessures. Et si, au fil des saisons et des années, des histoires d’amour se nouent, bagarres et drames ne sont jamais loin, battant le pouls de la ville.

Mon avis : 
Je connais très peu la littérature autrichienne, a part bien sur Stefan Zweig, et j'ai été ravie de me plonger dans ce roman de Robert Seethaler. 

On suit Robert Simon sur une période d'un peu plus de dix ans et ses projets de reprend un café. Avec Mila, la serveuse, ils vont accueillir une bande de clients habitués et petits a petits, nous allons découvrir des tranches de vie.

J'ai aimé l'ambiance de ce café, la description des lieux, les tartines au saindoux et cornichons qui sont servies aux clients mais aussi les odeurs : ''Les effluves de punch coiffaient la salle d'un odorant voile chaud qui, avec la fumée de cigarettes, les odeurs d'oignon, de bière et de café moulu sur fond de brouhaha de conversation, produisait une douillette et brumeuse atmosphère familiale''.

Robert Simon est un personnage attachant, travailleur acharné, avec un grand cœur. J'aurai aimé le voir plus heureux en amour. J'ai adoré Mila et aussi le personnage du boucher dont la femme tombe toujours enceinte. Il m'a fait beaucoup rire. 

Ce roman m'a en tout cas, donné envie de découvrir d'autres romans de l'auteur dont j'ai beaucoup aimé l'écriture. 

mercredi 26 août 2015

La peur

Résumé : 



Ce recueil de six nouvelles illustre à la perfection le génie de l'observation de Stefan Zweig, son sens magistral de la psychologie dans l'analyse des comportements humains. Romain Rolland lui attribuait " ce démon de voir et de savoir et de vivre toutes les vies, qui a fait de lui un pèlerin passionné, et toujours en voyage ". Admirateur de Maupassant, Zweig voulait, dans ces six chefs-d’œuvre, " résumer le destin d'un individu dans un minimum d'espace et donner dans une nouvelle la substance d'un livre.

 Mon avis : 


La peur est un recueil de six nouvelles de célèbre Stefan Zweig qui regroupe La Peur, la nouvelle qui donne son titre au livre, Révélation inattendue d'un métier, Leporella, La femme et le paysage, le bouquiniste Mendel et pour finir La collection invisible.

Ces six nouvelles ont toutes un point commun : la peur, l'appréhension, l'angoisse.
"Lorsque Irène, sortant de l'appartement de son amant, descendit l'escalier, de nouveau une peur subite et irraisonnée s'empara d'elle.
Une toupie noire tournoya devant ses yeux, ses genoux s'ankylosèrent et elle fut obligée de vite se cramponner à la rampe pour ne pas tomber brusquement la tête en avant.
"
Zweig dissèque ses personnages, décrit avec détail et précision chaque émotion et c'est un vrai plaisir a la lecture.

Pour ma part trois nouvelles sont vraiment sorties du lot : La Peur bien sur qui nous raconte l'histoire d'une femme qui a un amant et qui se fait surprendre par une autre femme. A partir de ce moment, elle entre dans une spirale folle ou elle a peur de perdre son mari, sa situation et réputation. Leoporella, nous conte l'histoire d'une femme, domestique et cuisinier, entièrement dévoué a son maître (peut-être même un peu trop...) et enfin La collection invisible que j'avais lu il y a peu et que j'ai pris plaisir a relire

 Lu dans le cadre du challenge :
- ViRée LiTTéRaiRe EuRoPéeNNe #2 : Autriche

vendredi 5 juin 2015

La collection invisible

Résumé :


Le narrateur voyage en train lorsqu'il apprend l'histoire d'un collectionneur aveugle, propriétaire d'une incroyable collection de tableaux...

Il décide alors de rendre visite à cet homme pour admirer sa collection. Mais quelle surprise lui réserve cette visite inopportune ? Et pour quelle raison la fille du collectionneur semble-t-elle si étrange ?

Mon avis :


Je suis encore une fois conquise par Stefan Zweig et sa plume. La collection invisible est une courte nouvelle mais a la fois tres intense. Le narrateur rencontre dans le train un antiquaire qu'il connait. Ce dernier, va lui raconter une histoire. En feuilletant l'historique des achats de clients, il tombe sur le nom d'un homme qui a traité avec son père mais qui n'ai pas venu dans sa boutique depuis un moment. Il voit la occasion, de peut-etre racheter une collection d'estampe. Il part donc a la recherche de ce vieillard mais il n'est pas au bout de ses surprises.

C'est une nouvelle qui est vraiment reussite. On se laisse prendre au jeu et on écoute ce antiquaire racontait son histoire, tel une confidence qu'il nous fait. Zweig réussi a nous émouvoir, on sourit au reactions parfois enfantine de ce vieux collectionneur mais surtout on ne peut que ressentir a la tristesse pour lui dont la seul joie et sa collection : "Avec une précaution infinie, comme s'il touchait un objet fragile, il tira du carton un passe-partout qui encadrait une feuille de papier vide et jaunie. Prudemment, du bout des doigts, il la souleva devant ses yeux éteints et la contempla avec enthousiasme, sans la voir. Tout son visage exprimait l'extase magique de l'admiration. Tout à coup, était-ce le reflet du papier ou une lumière intérieure, ses pupilles figées et mortes s'éclairèrent d'une lueur divinatrice."

Une belle découverte qui a été adapté au cinéma au Brésil sous le titre A Coleção Invisível qu'il me tarde de découvrir.


dimanche 28 décembre 2014

Lettre d'une inconnue

Résumé :


La passion en ce qu’elle a d’irrésistible et de semblable à la folie : c’est le thème central de ces trois récits publiés en 1922 par le grand écrivain autrichien, auteur du Joueur d’échecs et de La Confusion des sentiments. L’ amok, en Malaisie, est celui qui, pris de frénésie sanguinaire, court devant lui, détruisant hommes et choses, sans qu’on puisse rien faire pour le sauver. Le narrateur rencontre sur un paquebot un malheureux en proie à cette forme mystérieuse de démence. Histoire encore d’une folie, d’une passion – d’un amour fou, cette fois – que la Lettre d’une inconnue reçue par un romancier à succès. Mais la passion peut faire de l’homme dominateur et méprisant un être humilié et ridiculisé : c’est le thème du troisième de ces récits, La Ruelle au clair de lune.

Mon avis :


J'ai pris cette fois-ci la route pour l'Autriche pour y retrouver la plume de Stefan Zweig. Pendant mes études, j'ai étudié Le joueur d'échec et j'en garde un bon souvenir. Il était temps de le retrouver dans d'autres écrits.

Commençons avec la magnifique couverture de mon édition, signé Christian Lacroix que je trouve vraiment réussie. De belles couleurs et de belles illustrations vraiment a la hauteur.

Poursuivons avec le contenu. Ce recueil compte trois nouvelles :
Il s'ouvre avec Amok ou le fou de Malaisie que j'ai beaucoup aimé. L'auteur est sur un bateau pour rentrer en Europe apres un voyage en Asie. Sur le pont, il fait la connaissance d'un homme qui lui raconte son histoire tragique. Il est medecin et nous livre une histoire tres triste. Apres avoir tourné la derniere page de cette nouvelle, je me suis dis qu'il allait etre difficile d'avoir deux autres nouvelles a la hauteur de celle-ci.
Et bien je me suis trompée, car la suivante : Lettre d'une inconnue m'a beaucoup touché. Je lui trouve quelques longueurs certe mais elle est pleine de tristesse et de nostalgie. C'est une longue lettre d'une jeune femme dont le fils vient de mourir, qu'elle adresse a un inconnu. Enfin pas temps que ca, puisque cette femme a toujours été amoureuse de l'homme, en cachette et que lui ne l'a jamais remarqué. On ne ressort pas indemne de cette histoire.
Enfin vient La ruelle au clair de lune qui elle, m'a moins touché. Elle est beaucoup plus courte que les autres et ce lit très vite. Mais je pense aussi l'oublier aussi vite....

Stefan Zweig a en tout cas réussi a m'émouvoir et j'ai hate de découvrir d'autres de ses écrits.










lundi 6 mai 2013

Quand souffle le vent du nord

Résumé : 


En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre… De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d’un chagrin d’amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s’imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler…

Mon avis : 

Je vais sans doute me faire des ennemi(e)s mais je n'ai pas du tout aimé ce roman épistolaire et je ne comprends pas du tout l'engouement des lecteurs pour celui-ci!
Il s'agit d'un banal échange de mail entre un homme et une femme. C'est plat et creux!
Les personnages m'ont agacé et je ne les ai pas trouvé attachant. Ils se cherchent puis se querelle sans arrêt, du coup le roman tourne en rond...
Je crois avoir tout dit et un conseil : passez votre chemin!