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lundi 28 avril 2025

Le cousin Bazilio


Résumé : 
Dandy cynique et libertin, Bazilio, de retour du Brésil, entraîne dans l’adultère sa cousine Luisa, jeune bourgeoise de Lisbonne, pendant la longue absence de son mari. Juliana, l’acariâtre servante de Luisa découvre leur liaison et la soumettant à un chantage odieux lui mène alors une vie insupportable. Abandonnée par son amant, acculée par sa servante, soupçonnée par son mari, Luisa meurt. Histoire d’un adultère fatal et sordide et d’un chantage «social», ce roman est une peinture cruelle et drôle de la société de Lisbonne de la fin du XIXe siècle. Comme l’a écrit Claude Michel Cluny, « le génie d’Eça de Queiroz, c’est que sa cruauté fait rire. Le monde qu’il peint, douillet pour les uns, de privations, de gêne, et du commerce des punaises, pour les autres, est terrible de par son irrécusable banalité».

Mon avis : 
J'ai acheté ce roman dans un librairie de Lisbonne, voulant découvrir Eça de Queiroz, que l'on surnomme le ''Flaubert portugais'' et j'ai eu un énorme coup de cœur pour ce roman. Retournant au Portugal en Octobre, je crois que je vais revenir avec quelques romans de l'auteur dans mes valises. 

On fait la connaissance de Luisa dont le mari doit s'absenter pour quelques mois en raison de son travail. Revient alors Bazilio, le cousin libertin de Luisa, mais aussi son premier amour qui l'a abandonné il y a quelques années pour partir au Brésil. Luisa, se remet alors en question, trouve sa vie médiocre et décide de devenir la maitresse de Bazilio. Seulement, sa domestique décide de lui faire du chantage et sa vie tourne au cauchemar. 

J'ai adoré ce roman, qui est malgré les années, d'une incroyable modernité. C'est tantôt drôle, tantôt dramatique, les personnages sont attachants et vraiment bien développé. l'intrigue est prenante et l'on passe un excellent moment. Un très bon classique a découvrir ou a relire avec plaisir.

vendredi 13 décembre 2024

Codex 632 : Le secret de Christophe Colomb


Résumé : 
La vie de Tomás Noronha bascule lorsqu’on lui demande de déchiffrer les notes d’un professeur d’histoire retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel alors qu’il travaillait sur la découverte du Nouveau Monde. De Lisbonne à Rio, New York ou Jérusalem, le jeune cryptologue se heurte à l’une des énigmes que les historiens n’ont toujours pas réussi à résoudre : l’identité de Christophe Colomb et la véritable histoire des Grandes Découvertes.

Pourquoi le nom de « Colomb » n’a-t-il jamais été trouvé dans les témoignages de l’époque ? Pourquoi le navigateur a-t-il embarqué sur la Santa Maria quelques heures avant l’avis d’expulsion des Juifs du Portugal ? Tomás se rend vite compte qu’un mystère en appelle un autre. Pourquoi ce jeune Génois ne parlait-il ni italien, ni génois ? Et l’Amérique était-elle vraiment inconnue avant 1492 ?

Mon avis
J'ai acheté ce roman à Lisbonne, il y a quelques semaines, car j'avais envie de découvrir des auteurs portugais lors de mon voyage. J'aime cette période des grandes découvertes et j'étais vraiment curieuse d'en découvrir plus sur les grands explorateurs notamment Christophe Colomb. 

Codex 632 est un récit absolument passionnant, on sent que l'auteur est un passionné d'histoire, et qu'il a fait énormément de recherches. J'ai trouvé que parfois, le roman voulait nous noyer sous les éléments histoires et ca faisait un peu trop. C'est bien la le seule bémol car pour le reste j'ai beaucoup aimé. 

J'ai apprécié le personnage de Tomas et je lirai ses prochaines aventures avec plaisir. c'est un professeur zélé et un homme très cultivé qu'il est intéressant de suivre aux quatre coins du globe.  La fin du roman est vraiment triste concernant sa vie personnelle, j'ai été vraiment touché. 

C'est une belle découverte qui m'a fait sortir de ma zone de confort habituelle. 

lundi 13 juin 2016

Amour de perdition

Résumé : 


Simon Botelho, jeune étudiant fougueux et rebelle, tombe éperdument amoureux de sa voisine, la belle Thérèse d'Albuquerque, alors que leurs deux familles sont irrémédiablement brouillées. La passion qui les anime, et qui croît avec les obstacles, les précipite, eux et leurs proches, vers un destin tragique. Il a aimé, il s'est perdu, et il est mort en aimant , annonce le prologue. Concis, fiévreux, lyrique, violent, ce grand roman d'amour et d'aventures, adapté au cinéma par Manoel de Oliveira, nous raconte comment.

Mon avis : 


Déniché dans une petite librairie de Lisbonne, le week-end dernier, j'ai été ravie de découvrir Camilo Castelo Branco.

Amour de perdition est un roman qui n'a pas pris une ride, et nous fait découvrir les amours malheureux entre Simon et sa voisine Thérèse. Ils sont issus de deux familles qui se détestent et ne peuvent donc pas se marier et vivre leur amour.
Ils persistent et s’écrivent énormément de lettres mais le sort s'acharne sans cesse à les séparer.
"Simon Botelho aimait. Voici un mot, un seul, pour expliquer ce qui semblait un revirement absurde à dix-sept ans. Il aimait une voisine, une jeune de quinze ans, riche héritière d'une beauté sans éclat et de bonne naissance. C'est de la fenêtre de sa chambre qu'il l'avait vue pour la première fois, pour l'aimer à jamais. Elle n’était pas restée insensible à la blessure qu'elle avait faite dans le cœur de son voisin, elle l'aima aussi et avec plus de sérieux qu'il n'est habituel à cet age.
Les poètes abusent de notre patience quand ils parlent de l'amour de la femme à quinze ans comme d'une passion dangereuse, unique et inflexible. Certains prosateurs disent la même chose dans les romans. Ils se trompent tous. A quinze ans, l'amour est une amusette. C'est la dernière manifestation de l'amour pour les poupées. C'est la tentative du petit oiseau pour essayer de voler hors du nid, les yeux toujours fixés sur sa mère qui l'appelle de la branche voisine. Lui, il sait ce qu'est aimer beaucoup, comme elle, elle sait ce qu'est voler loin.
"

On peut dire que ce roman est une sorte de "Romeo et Juliette" version portugaise et le lecteur prend énormément de plaisir à la lecture.

C'est une très belle découverte et il me tarde de découvrir d'autres romans de l'auteur, malheureusement peu traduit en français.

Lu dans le cadre du challenge : 
- ABC 2016

jeudi 17 décembre 2015

Le fiancé d'Elvire


Résumé : 



Quelle jeune fille accepterait avec enthousiasme l’annonce d’un mariage de raison, arrangé par les familles ?
Quelle jeune fille ne préférerait-elle pas un amour romantique, avec bouquets de fleurs, guitare et échelle de corde ?
Comment Elvire va-t-elle accueillir le fiancé officiel, annoncé par le télégraphe et conduit par la main par son père ?

Mon avis : 


Le fiance d'Elvire est une courte pièce de théâtre en un seul acte écrit par Manuel Pinheiro Chagas.

C'est l'histoire d'Elvire que son père veut marier au fils d'un de ses amis :
"ELVIRE : Mon Dieu, mon père, je vous admire !
FULGENCE : N'est-ce pas que je fais bien les choses ?
ELVIRE (ironiquement) : Trop bien, en vérité... Ne croirait-on pas que ce beau fiancé est quelque prince charmant qui daigne quitter les splendeurs de sa cour pour venir, au fond du Bourbonnais, chercher la sœur de Cendrillon ? Est-ce qu'on illuminera en son honneur ? Tirera-t-on un feu d'artifice ? Et quand il apparaîtra, devrais-je me mettre au piano, pour jouer la Marseillaise, comme on fait pour le Président de la République ?
FULGENCE : Ce langage ironique est déplacé ici !
ELVIRE : C'est qu'il est bien agaçant, pour un jeune fille, d’être ainsi mariée, sans qu'on est daigné consulter son cœur ?
FULGENCE : J'ai voulu te faire une agréable surprise...
"

Seulement la jeune fille n'est pas très enthousiaste a l'idée de devoir épouse un inconnu et décide de se faire un peu désirer. Quand elle rencontre, Henri, le jeune homme elle lui annonce que son cœur est déjà pris. 
"ELVIRE : C'est comme j'ai l'honneur de vous dire : j'aime les nuits étoilées, le lac dont la brise ride la surface, les chants suaves du rossignol, les mystérieuses mélodies des sérénades et les vers inspirés des poètes... {elle semble rêveuse}
HENRI : De grâce, veuillez continuer : c'est fort intéressant.
ELVIRE : Tel que je le comprends, l'amour doit s'entourer d'ombre et de mystère; c'est l’imprévu qui en fait le principal charme. Je n'accepterai donc jamais un fiancé officiel, annoncé à l'avance par le télégraphe, et conduit, par la main, par l'auteur de mes jours... Celui que j'entends choisir moi-même devra chanter sous mes fenêtres la cantilène d'Almaviva, grimper par une échelle de soie et entrer par le balcon, la guitare en bandoulière, comme dans le Barbier de Séville. C'est mon dernier mot... {Elle part d'un éclat de rire, en voyant l'air stupéfait de Henri}
HENRI {à part} : Elle veut rompre, c'est certain... Eh bien ! Jouons-lui la même ritournelle... {Haut}... Mademoiselle, je regrette bien sincèrement de n'avoir pas été prévenu ; je n'ai apporté ni la guitare ni l’échelle de corde d'Almaviva... Je n'en suis pas moins capable de tout entreprendre pour me faire ouvrir la porte de votre cœur...
"

Mais Henri a plus d'un tour dans son sac, et au lieu de l'a supplier, il décide de lui aussi de lui faire une farce. Vient ensuite, un tas de quiproquo tous plus drôle les uns que les autres.

C'est une pièce vraiment très drôle, elle m'a beaucoup fait rire et puis elle est surtout très bien écrite et n'a pas pris une seule ride.

C'est une œuvre qui est maintenant dans le domaine public est qui est disponible :
- dans sa version texte ici : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5468917g
- ou dans sa version audio (que je vous recommande) ici : http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/chagas-manuel-pinheiro-le-fiance-delvire.html

lundi 20 juillet 2015

L'aveuglement

Résumé :


Un homme devient soudain aveugle. C' est le début d' une épidémie qui se propage à une vitesse fulgurante à travers tout le pays. Mis en quarantaine, privés de tout repère, les hordes d' aveugles tentent de survivre à n' importe quel prix. Seule une femme n' a pas été frappée par le "blancheur lumineuse". Saura-t-elle les guider hors de ces ténèbres désertées par l' humanité?

Mon avis :


Je continue de découvrir les écrits de Saramago et après La lucarne, je me suis plongée dans L'aveuglement. J'en ressors assez retournée pour être honnête.

J'ai retrouvé la plume de l'auteur toujours aussi agréable, le scénario est juste génial, quelle imagination il faut pour inventer une histoire pareil et bien sur c'est si réaliste que ça fait forcement froid dans le dos puisqu'on a affaire ici a une épidémie qui touche le monde et ou tout le monde devient aveugle, sauf une femme. J'ai aimé aussi la construction du roman, ou tout le monde est anonyme et ou au final on se reconnaît forcement. Personne n'a de nom, et les personnage sont "le docteur", "la femme du docteur".....

Par contre, comme je disais je ne sors pas indemne de cette lecture qui est parfois extrêmement dure. L'auteur ne nous épargne pas. Tous les détails même les plus sordides sont la : mort, viol, famine, excréments, vomis..... Bref, il faut avoir le cœur bien accroché mais l'on prend conscience de la bassesse des hommes face a leur instinct de survie.

Bref c'est un roman a lire mais que je suis contente d'avoir fini. Je pense qu'après ça, chaque lecteur aura besoin d'une lecture un peu plus légère, voir même plusieurs pour digérer ce roman.

samedi 3 janvier 2015

Equador

Résumé :


Luis Berbardo Valença, un brillant mondain lisbonnais, est convoqué par le roi Don Carlos. Ce dernier, sous la pression des Britanniques, le charge de mettre fin au travail forcé dans les plantations de cacao de Sao Tomé et Principe. Lourde tâche pour un dandy accoutumé à boire du champagne dans les escarpins des dames! Dans l' archipel du golfe de Guinée, les colons l' attendent de pied ferme...

Mon avis :


Première lecture de 2015 et déjà un premier coup de cœur pour ce magnifique roman portugais. J'ai tellement aimé ce livre que je sens que cette critique va être difficile a rédiger car les mots me manquent vraiment. Ce roman est juste parfait, je ne vois vraiment aucune remarque négative et mérite amplement un 20/20.

Tout d'abord, l'écriture de Miguel Sousa Tavares est sublime. Très fluide, les 557 pages se dévorent. Le style est agréable, recherché sans jamais être pompeux. Il sait être efficace et aller a l'essentiel mais en nous donnant assez de détails pour planter son décor et son intrigue.
Je salue également son travail de recherche car le contexte historique et politique est vraiment très bien décrit. J'ai beaucoup appris sur le Portugal, sur son histoire et son passé mais aussi sur Sao Tomé-et-Principe, ou l'action du roman se déroule.

Parlons maintenant de l'intrigue qui mêle habilement différents genres : roman historique, romance, drame, le tout donne un roman passionnant. Le personnage principal, Luis Berbardo Valença, est chargé par le roi portugais de partir pour Sao-Tomé-et-Principe, alors colonie portugaise pour faire stopper le travail forcé des noirs et surtout convaincre les anglais que l'esclavage est définitivement abolie sur les deux îles. Une tache pas facile donc mais il est loin de mesurer l'ampleur de sa tache et quand il arrive sur l'île, c'est la descente aux enfers qui commence... Il doit faire face aux critiques, aux points de vues des planteurs qui ne veulent pas de changements, a la misère et a la peur de ses personnages africaines qui ne parlent pas un mot de portugais, aux révoltes, mais aussi la solitude qui le rongent et aux problèmes de coeur qui viendront s'ajouter ensuite. Je ne vous en dit pas plus, mais si je peux vous donner un conseil, courez vite dans votre librairie la plus proche et lisez ce magnifique roman qui devrait être bien plus connue.


Lu dans le cadre du challenge : - Le tour du monde en huit ans : Portugal
- le mille-bornes livresque : 557 pages soit 100 km
- Le challenge variété pour le : livre de plus de 500 pages