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vendredi 20 mars 2026

Les hirondelles de Kaboul


Résumé : 
Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici une lapidation de femme, là un stade rempli pour des exécutions publiques. Les Taliban veillent. La joie & le rire sont devenus suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Toute fierté l'a quitté. Le goût de vivre à également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l'obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n'a plus d'autres histoires à offrir que des tragédies. Quel espoir est-il permis? Le printemps des hirondelles semble bien loin encore...

Mon avis : 
Même si la plume de Yasmina Khadra reste reconnaissable — sobre, puissante et pleine d’humanité — Les Hirondelles de Kaboul m’a semblé en deçà de ses autres romans. L’écriture m’a parfois laissé à distance, surtout dans les dialogues, qui sonnent un peu creux et manquent de naturel.

Malgré cela, impossible de nier la force et la pertinence de ce récit, vingt-cinq ans après sa parution. La description d’un Afghanistan étouffé par la peur et l’injustice résonne toujours, notamment dans son évocation de l’absence de droit et de liberté pour les femmes. Cette actualité glaçante donne au roman une gravité que le style seul ne suffit peut-être pas à porter, mais qui continue de frapper le lecteur.

Un texte imparfait, certes, mais nécessaire — ne serait-ce que pour rappeler combien la voix de Khadra reste engagée et indispensable.

mercredi 16 octobre 2024

Coeur-d'amande

 

Résumé :
"J'ai souvent touché le fond, sauf qu'à chaque tasse bue, je remonte plus vite qu'une torpille. Renié par ma mère pour anormalité physique, je me réinvente au gré de mes joies. J'aime rire, déconner, me faire mousser et rêver de sacres improbables. J'ai appris une chose dans la vie - pour se dépasser, il faut savoir prendre son pied là où l'on traîne l'autre. Même avec des béquilles ou avec des prothèses, je continuerai de marcher dans les pas du temps en randonneur subjugué. Je ne lâche rien." Hymne au courage d'être soi, à l'amour et à la solidarité inoxydable des "gens du quartier", Coeur-d'amande est une formidable bouffée d'air dans un monde en apnée.

Mon avis :
« Cœur-d ’amande », le dernier roman de Yasmina Khadra est un récit bien différent des autres livres de l’auteur mais encore et toujours très émouvant.

Nestor se retrouve au chômage et n’arrive pas à retrouver un emploi. Il vit avec sa grand-mère et s’occupe d’elle mais Nestor n’est pas comme tout le monde, il est nain et doit faire face depuis son enfance aux moqueries. Sa grand-mère l’a toujours encouragé à écrire, ne doutant jamais de ses capacités. Alors quand celle-ci commence à perdre la tête, il décide de raconter sa vie.

C’est un très beau récit avec d’excellentes réflexions sur le handicap, le vieillissement, la démence ou encore l’homosexualité. J’ai adoré l’esprit de solidarité et l’amitié qui ressort de ses pages, l’esprit du quartier de Barbès est vraiment très bien décrit. C’est un roman qui fait du bien, qui montre que la persévérance paye et malgré la cruauté des épreuves de la vie, le roman est construit de manière positive et est très touchant. Tous les personnages que l’on croise sont attachants : débrouillards, petits dealers, prostituées, ils sont tous la pour s’aider et s’épauler dans les moments difficiles.

samedi 21 mai 2016

L'Attentat

Résumé : 


Dans un restaurant de Tel Aviv, une jeune femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l'hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l'attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d'urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds: il s'agit de sa propre femme. Comment admettre l'impossible, comprendre l'inimaginable, découvrir qu'on a partagé, des années durant, la vie et l'intimité d'une personne dont on ignorait l'essentiel? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien...

Mon avis : 

L'attentat est ma deuxième rencontre avec Yasmina Khadra que j'ai découvert il y a quelques mois avec Ce que le jour doit à la nuit.
Je pense à cette critique depuis un petit moment et il est difficile d’écrire à propos d'un livre aussi profond et bien écrit. On ressort de cette lecture forcement touché pourtant je l'ai été beaucoup moins que je l'aurai imaginé.

J'ai beaucoup aimé la première moitié du livre, on fait la connaissance du docteur, puis il apprend que sa femme s'est fait exploser et  se pose énormément de questions. Sur fond de cette intrigue, l'auteur évoque le conflit israélo-palestinien.
Pourtant, aucun des personnages ne m'a marqué, aucun n'a éveillé un sentiment d'attachement.... rien du tout. J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce livre à cause de ça car j'avais l'impression de survoler l'intrigue, les personnages......


J'ai visionné le film pour essayer de changer d'avis et peut-être mieux apprécier le roman et là encore j'ai eu le même sentiment.

Malgré tout le livre et le film reste à voir/lire et n'en sont pas moins touchant.

vendredi 20 novembre 2015

Ce que le jour doit a la nuit


Résumé : 



Algérie, dans les années 1930.
Les champs de blés frissonnent. Dans trois jours, les moissons, le salut. Mais une triste nuit vient consumer l'espoir. Le feu. Les cendres. Pour la première fois, le jeune Younes voit pleurer son père. Et de pleurs, la vie de Younes ne manquera pas. Confié à un oncle pharmacien, dans un village de l'Oranais, le jeune garçon s'intègre à la communauté pied-noire. Noue des amitiés indissolubles, françaises, juives : "les doigts de la fourche ", comme on les appelle.
Et le bonheur s'appelle Emilie, une "princesse" que les jeunes gens se disputent. Alors que l'Algérie coloniale vit ses derniers feux, dans un déchaînement de violences, de déchirures et de trahisons, les amitiés se disloquent, s'entrechoquent. Femme ou pays, l'homme ne peut jamais oublier un amour d'enfance...

Mon avis : 


Première rencontre avec le célèbre Yasmina Khadra et je dois dire que j'ai été séduite par ses belles descriptions notamment toute la première moitié du roman. J'ai trouvé la fin un peu longue mais je ne peux que vous recommandez ce magnifique roman.

Ce que le jour doit a la nuit nous transporte sur plusieurs décennies en Algérie, d'abord française puis indépendante. Le roman s'ouvre sur les années 30, Younes est un petit garçon et sa famille est pauvre. Son père n'arrive pas a nourrir sa famille et envoie donc le jeune garçon chez son frère qui est marié a une française et sont tous deux propriétaire d'une pharmacie. Le garçon va donc changer de vie, être élevé a la française et rebaptisé Jonas. Ils se fait des amis français et grandit avec eux. 
Et puis la guerre arrive et il est prix entre deux feux : la France ou l'Algérie.

Le roman est magnifiquement bien écrit et l'on et très vite captivé. Il a été adapté au cinéma et je crois que j'ai encore été plus touché par le film.

Les acteurs sont excellents et l'histoire d'amour impossible entre Younes et Emilie mis en avant.

Le dépaysement est total et les paysage a couper le souffle.

C'est une excellente adaptation, la chronologie du roman est respectée et si le réalisateur a pris quelques libertés, on retrouve malgré tout l’atmosphère de Yasmina Khadra

Bref, je suis conquise par les deux (même si j'ai eu une petite préférence pour le film). En tout cas, si vous ne connaissez pas ni le livre ni le film, je vous les recommande vivement.




Lu dans le cadre du challenge :
- Challenge des adaptations 

mercredi 4 février 2015

Le nez sur la vitre


Résumé : 


Il a connu en Algérie, dans son enfance, la misère et la guerre. Il est courageux, digne, discret comme doivent être les hommes. Ouvrier dans une fabrique de papier, à Avignon, il a travaillé dur pour élever ses enfants. Ils ont tous réussi, sauf un fils. Pourquoi ?

Pourquoi ce silence entre eux comme si un vide les séparait ? Il part le rejoindre en car, plein d'appréhension et de questions auxquelles il ne sait pas répondre. Un incompréhension entre un père et son fils, qu'a-t-elle de spécifique lorsqu'il s'agit d'immigrés de la première et de la deuxième génération ?

Mon avis : 


Le nez sur la vitre est un très court roman mais tellement intense ! On y fait la connaissance d'un homme qui part, pour retrouver son fils qui ne répond plus a ses lettres. Le trajet en car est l'occasion pour lui de faire le point sur sa vie, de remonter le fil de ses souvenirs, de comprendre pourquoi sa relation avec son fils s'est détérioré.

On tourne les pages très rapidement car on veut savoir. Et puis l'écriture de l'auteur est très agréable. C'est ma première rencontre avec lui mais j'ai maintenant très envie de découvrir ses autres romans.

Et puis surtout cette fin, qui m'a tant touché, bouleversé, a laquelle je ne m'attendais pas. Je n'en dirais pas plus pour ne pas gâcher le suspense mais on referme forcement le livre avec beaucoup de tristesse.

Lu dans le cadre des challenges :
- Le tour du monde en huit ans : Algérie
- Variété 2015 : Un livre qui vous a fait pleurer
- Mille-borne livresque : 79 pages soit 200 km (avec inversion des paliers)