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lundi 3 août 2026

Poupée volée


Résumé : 
Pourquoi Leda interrompt-elle brusquement ses vacances ? Enseignante à l’université de Florence, seule depuis que ses deux filles sont parties rejoindre leur père au Canada, elle passe quelques semaines au bord de la mer et, parmi les estivants qu’elle observe chaque jour sur la plage, s’intéresse surtout à une famille, une véritable tribu. Elle se lie plus particulièrement d’amitié avec Nina, jeune femme mariée à un homme plus âgé, et à sa fille Elena, qui semblent très complices et comme étrangères à une famille un peu rustre. Cette rencontre constitue pour Leda l’occasion de réfléchir à ses rapports avec ses propres filles, qu’elle a abandonnées pendant trois ans alors qu’elles étaient encore enfants, et à une maternité qu’elle n’a jamais pleinement assumée. Saura-t-elle se montrer à la hauteur cette fois ?


Mon avis :
Je ne m’attendais pas à être autant bousculé par un roman aussi court. Poupée volée m’a laissé une impression étrange, presque inconfortable, mais difficile à ignorer.

Ce que j’ai le plus aimé, c’est la manière dont Elena Ferrante parle de la maternité sans filtre. On est loin des images idéalisées : ici, il est question de fatigue, de perte de soi, de contradictions permanentes. À travers Leda, j’ai eu le sentiment d’entrer dans quelque chose de très intime, presque tabou. Par moments, je ne savais pas vraiment si je devais compatir ou juger — et c’est justement ce qui rend le livre si fort.

Le geste autour de la poupée m’a paru à la fois absurde et profondément symbolique. Comme si tout ce que Leda n’arrive pas à dire passait par là. Plus j’avançais, plus je ressentais une forme de tension sourde, quelque chose de latent qui finit par me mettre mal à l’aise — mais dans le bon sens du terme, celui qui pousse à réfléchir.

Ce roman m’a surtout fait réfléchir à ce que signifie “être mère”, et à quel point cela peut redéfinir une identité. Même sans être directement concerné, je trouve que Ferrante réussit à rendre ces émotions universelles.

Ce n’est pas un livre “agréable”, mais c’est précisément pour ça que je l’ai aimé. Il reste en tête, il dérange, il interroge — et au final, il sonne juste.

mardi 30 juin 2026

L'irrésistible appel de la vengeance


Résumé : 
Amanda n’est pas au mieux de sa forme : auteure de polar has been, malheureuse en amour et un peu trop portée sur le gin, elle s’aperçoit avec dépit qu’il est difficile de se remettre en selle à cinquante ans. En attendant des jours meilleurs, elle anime un atelier d’écriture.
Sous sa direction, un petit groupe de prétendants à la gloire littéraire s’exerce à l’art du crime parfait. Parmi eux, Rutger, le beau tennisman, Vanessa, la MILF tirée à quatre épingles, Giovanni, le romantique octogénaire, et Ludovica, l’insupportable agent littéraire d’Amanda. Chapitre après chapitre, professeur et élèves se plongent dans les mécanismes subtils d’une intrigue romanesque, mais aussi dans ceux, plus insidieux, des passions qui les lient les uns aux autres.

Mon avis : 
J'ai absolument adoré ce roman !

Ce livre est un régal, tant par son style léger mais vraiment bien écrit, que par son intrigue entrelacée qui constitue une analyse très pertinente de l'art de la narration et de l'écriture.

L'atelier d'écriture créative et l'entrelacement des personnages sont les outils narratifs permettant de construire un mystère parfait, une métafiction au sein même du roman. Chaque participant se verra attribuer un chapitre de l'histoire travaillée en classe, chaque chapitre mettant en valeur le style d'écriture de son personnage. Les principes clés de l'écriture policière – rythme, suspense, surprise et rebondissement – ​​seront expliqués en détail pour chaque chapitre.

J'ai trouvé la fin un peu précipitée par rapport au reste du roman : quelques pages supplémentaires auraient certainement enrichi l'histoire. 

lundi 18 mai 2026

The Love Hypothesis

 

Résumé : 
Olive Smith, étudiante en troisième année de thèse, ne croit pas aux relations durables ; Anh, sa meilleure amie si, raison pour laquelle Olive se trouve dans le pétrin. Afin de convaincre Anh qu’elle est heureuse en amour, Olive ne peut se contenter d’un simple mensonge : les scientifiques ont besoin de preuves. Comme tout biologiste qui se respecte, Olive panique et embrasse le premier homme qu’elle voit. Or cet homme n’est autre qu’Adam Carlsen, jeune professeur sexy et tyrannique à Stanford. Contre toute attente, Adam accepte de prétendre être son petit ami. Plus surprenant encore : il est parfait en tout point. Soudain, leur expérience est proche de la combustion, et Olive découvre que tester ses hypothèses sur l’amour peut s’avérer dangereux quand c’est son propre cœur qu’on met sous un microscope…

Mon avis : 
J’ai passé un très bon moment avec The Love Hypothesis d’Ali Hazelwood — le genre de lecture qui se dévore avec un sourire constant aux lèvres. C’est un roman feel-good, tendre et léger, qui joue à fond la carte de la romance universitaire avec une efficacité redoutable.

Certes, le livre ne réinvente pas les codes du genre. On retrouve quelques clichés bien installés : le héros mystérieux, charismatique et un peu trop parfait pour être vrai, ainsi que des dialogues parfois étonnamment adolescents pour des personnages censés être doctorants en sciences. Cela peut faire tiquer par moments, surtout si l’on attend une représentation réaliste du milieu académique.

Mais malgré ces petites faiblesses, la magie opère. La relation entre Olive et Adam évolue avec douceur et sincérité, et l’on se laisse facilement embarquer par cette histoire d’amour naissante, pleine de maladresses, de non-dits et de moments touchants. C’est exactement le type de roman qui fait du bien : prévisible, oui, mais aussi chaleureux et profondément réconfortant.

dimanche 3 mai 2026

Le père et l'étranger


Résumé : 
Diego et Walid font connaissance dans la salle d’attente d’un centre pour enfants gravement handicapés, où l’un et l’autre mènent leur fils chaque jour.Une amitié se noue entre eux, mais tandis que Diego parle volontiers de lui, de sa culpabilité, de la quasi-impossibilité de communiquer avec son enfant, du malaise de sa confrontation au monde, Walid reste sur la réserve. L’Arabe l’entraîne un soir dans une fête orientale, où Diego rencontre une fascinante danseuse du ventre, puis Walid disparaît. Des agents secrets prennent contact avec lui pour lui demander de les aider à retrouver Walid, qu’ils dépeignent sous les traits d’un terroriste. En superposant l’intrigue prenante d’un roman d’espionnage à la description du vécu douloureux des pères d’enfant handicapé, De Cataldo renonce ici à son détachement habituel devant les folies du monde. Dans un récit tout en émotion retenue, il conte à la fois l’histoire d’une amitié entre hommes de civilisations diverses et les profondeurs de l’amour pour les plus faibles d’entre nous, enfermés à jamais dans une hermétique prison mentale.

Mon avis : 
Une courte lecture, mais une belle intensité. Dans Le père et l’étranger, Giancarlo De Cataldo signe un roman bref et touchant (presque une longue nouvelle), porté par la rencontre de deux hommes que tout semble opposer, mais que rapproche une douleur commune : être père d’un enfant lourdement handicapé.

J’ai beaucoup aimé cette amitié discrète, fragile, presque pudique, qui se construit dans la salle d’attente d’un centre de soin et gagne peu à peu en profondeur. Le roman évite le pathos facile et dit beaucoup en peu de pages, avec une émotion retenue qui rend chaque geste, chaque silence, très fort.

Walid est sans doute le personnage le plus fascinant du livre. Il reste insaisissable, élégant, secret, et l’on se surprend sans cesse à se poser des questions sur son passé, ses intentions et ce qu’il cache vraiment. Cette part de mystère nourrit toute la lecture et donne au roman une tension particulière, presque en contrepoint de la douceur de leur lien.

Ce que j’ai surtout retenu, c’est la justesse avec laquelle le livre parle de la paternité, de la honte, de la culpabilité, mais aussi de la solidarité entre deux êtres que la société regarde souvent de travers. Un très beau texte, à la fois humain, intime et dérangeant, que l’on referme avec beaucoup de tendresse pour ses personnages et une vraie mélancolie.

vendredi 1 mai 2026

Le chant des innocents


Résumé : 
Lorsque la police arrive, la scène du crime est glaçante : 85 coups de couteau et une gamine de treize ans. Mais ce n’est pas la victime... c’est la meurtrière. Elle est restée là, le poignard encore levé, un sourire diabolique aux lèvres. Quand d’autres crimes violents sont commis par des jeunes collégiens, l’inspectrice Teresa Brusca demande au commissaire Strega, suspendu suite à un ”accident”, d’enquêter officieusement avec elle. Très vite, Strega a l’intuition que ces adolescents tueurs sont unis par un secret. Mais lui aussi a sa part d’ombre. Brillant policier, il est obsédé par un besoin inassouvi de justice qui le met parfois en rage. Face à ces crimes d’enfants, il est prêt à tout pour apaiser en lui le chant assourdissant des victimes.

Mon avis : 
J’ai eu beaucoup de mal à lâcher Le chant des innocents. Dès les premières pages, je me suis laissé happer par cette construction en chapitres très courts, presque saccadés, qui donnent un rythme addictif au récit. Je me disais “encore un”, et forcément, j’en lisais cinq de plus.

Mais ce qui m’a vraiment accroché, ce sont les personnages. Vito Strega, en particulier, m’a marqué. C’est un flic abîmé, clairement, mais jamais caricatural. On sent ses failles, ses obsessions, sans que l’auteur en fasse trop. Je l’ai trouvé profondément humain, parfois même touchant, ce qui n’est pas si fréquent dans ce type de polar.

L’enquête m’a tenu en haleine du début à la fin. J’ai aimé la manière dont Pulixi installe une tension constante, sans effets gratuits. Plus j’avançais, plus j’avais envie de comprendre, et certaines pistes m’ont vraiment surpris.

Au final, c’est un roman qui m’a procuré un vrai plaisir de lecture : prenant, sombre, mais toujours maîtrisé. Une très belle découverte.

mercredi 18 mars 2026

Le sentier des citrons


Résumé : 
Italie, années 1940. Telles de vaillantes fourmis, des générations de femmes sillonnent le " sentier des citrons ", en transportant ces fruits sur leur dos de la montagne jusqu'à la mer, le long de la côte amalfitaine. Parmi elles, des soeurs jumelles que tout oppose. Rachele, attachée à sa terre et aux traditions. Nannina, idéaliste dans l'âme, qui ne rêve que d'aventure et d'évasion. Quatre-vingts ans plus tard, Ninfa et sa petite soeur Alelì se lancent sur les traces de leur grand-mère disparue et de ces femmes du passé. Leurs découvertes ne tardent pas à les mettre sur la piste d'un secret de famille jalousement gardé depuis des décennies par le sentier des citrons.

Mon avis : 
Je ressors de cette lecture avec un sentiment plutôt mitigé. L’idée de départ m’avait séduite : deux histoires parallèles, deux générations de femmes liées par un secret, un parfum d’été et de Méditerranée… Sur le papier, tout y était pour me plaire.

Malheureusement, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, notamment aux sœurs du présent, dont les trajectoires m’ont semblé un peu fades. À l’inverse, le récit du passé, autour des jumelles et de leur mode de vie, m’a davantage émue —la description de leur vie extrêmement difficile : le manque de nourriture, le travail éreintant, les violences masculines...  Ca donne l'impression que les sœurs d'aujourd'hui se plaignent pour des tous petits tracas et manque de profondeurs. 

Le style m’a parfois paru confus ce qui a sans doute contribué à maintenir une distance émotionnelle.
En somme, Le Sentier des citrons m’a laissée sur ma faim : une histoire prometteuse et quelques beaux passages, mais un ensemble qui peine à toucher durablement.

samedi 15 novembre 2025

Marzio Montecristo, tome 2 : Si les chats pouvaient parler


Résumé : 
La librairie de Marzio Montecristo, Les Chats Noirs, a été choisie comme "librairie flottante" pour un événement exclusif : le célèbre auteur de romans policiers Galeazzo écrira les derniers chapitres de son nouveau roman à bord d'un bateau de croisière qui fera le tour de la Sardaigne. Marzio n'est pas très enthousiaste - il déteste Galeazzo -, mais la librairie est en difficulté et c'est une opportunité à ne pas manquer. Le libraire se lance donc dans l'aventure, emmenant avec lui l'inspecteur Caruso, futur membre du club de lecture des "enquêteurs du mardi", et ses deux mascottes félines, Poirot et Miss Marple. Marzio imagine passer des vacances somme toute agréables, mais le voyage prend une tournure inattendue lorsqu'un meurtre vient troubler l'atmosphère idyllique de la croisière. Personne ne peut quitter le navire et la tension est à son comble.

Mon avis : 
Tellement contente de retrouver Marzio Montecristo dans une deuxième enquête. Cette fois-ci, le célèbre libraire, spécialisé dans les romans policiers, délaisse sa boutique pour embarquer sur un bateau de croisière, dans le cadre de la tournée promotionnelle d'un auteur a succès. Seulement le lendemain, l'auteur en question est retrouvé mort. Marzio se lance dans l'enquête.

J'ai, comme toujours, adoré les références littéraires présente partout dans le roman, notamment a Agatha Christie. L'enquête est passionnante puisque tout l'entourage de l'auteur le détester, ils avaient tous donc une raison pour le tuer.

Marzio peut être un peu énervant a toujours tout saboter, notamment face a ses clients a la librairie mais il est en même temps tellement attachant et drôle. J'espère vraiment qu'il y aura encore plein d'enquêtes qui vont venir dans un futur proche.

mercredi 9 avril 2025

La vie qui reste


Résumé : 
Le roman de la résilience. L’histoire d’une blessure secrète et incurable. Comment, avec le temps, un couple parvient à retrouver le lien qui l’unit.

Il y a des livres qui vous pénètrent, qui vous prennent par la main. C'est le cas de ce premier roman magnétique de Roberta Recchia, « une prouesse d’écriture, qui commence en romance, s’enchaîne en polar et s’ouvre au finale sur une merveilleuse morale contemporaine » (Corriere della Sera).

Rome, années 50. Marisa et Stelvio Ansaldo tombent éperdument amoureux dans l'atelier d’Etorre, le père de Marisa. Ils forment un couple iconique, tout droit sorti d’un film de Visconti.
Quelques années plus tard, Betta, 16 ans, leur fille adorée, belle et libre, est retrouvée morte sur une plage près de Rome.
Le couple se délite, l'affection mutuelle et la complicité disparaissent, seul reste le chagrin.

Mais personne ne sait que Miriam, la cousine de Betta était présente le soir du drame. Le secret de cette nuit lui devient insurmontable jusqu'à ce que, au bord du gouffre, elle rencontre Leo. Il va l’aider à remonter le fil, à retrouver les coupables de cette épouvantable agression. Alors seulement la résilience se fait.

Mon avis : 
Un vrai coup de cœur pour ce roman de Roberta Recchia ! Le roman se déroule sur plusieurs années et débute dans les années 1950 quand Marisa et Stelvio se rencontre, puis se marient et ont des enfants. Dans les années 1980 leur fille Betta est violée et laissée pour morte sur une plage. Comment un couple peut-il survivre a cette épreuve et surtout qu'elle est l'impacte sur le reste de la famille, notamment Myriam, la cousine de Betta, présente au moment de l'agression. 

C'est un roman lent, qui prend son temps pour installer son intrigue mais pourtant on ne s'ennuie pas une seule seconde. Les personnages sont tellement attachants, surtout Stelvio et Leo, les hommes les plus adorables a l'opposée des agresseurs de Betta et Miriam. J'ai beaucoup aimé cette opposition. 

J'ai beaucoup aimé les descriptions de l'Italie et des différentes époques et générations, les liens de familles qui se tissent et se délient au fils des évènements. 

Un excellent roman qui mérite d'être plus connu.

dimanche 9 mars 2025

La librairie des chats noirs


Résumé : 
Une minute. Pas une seconde de plus. C’est le temps dont dispose la proie d’un assassin sadique pour prendre une terrible décision : choisir entre les deux êtres qui lui sont les plus chers, lequel vivra et lequel mourra. Après plusieurs de ces crimes odieux, la police se décide à faire appel à Marzio Montecristo, le patron d’une petite librairie de Cagliari spécialisée dans le polar. Malgré le mauvais caractère de son propriétaire, l’endroit n’est pas dénué de charme. C’est également le quartier général d’un étonnant club de lecture : "les enquêteurs du mardi". Parmi ses membres, il y a Marzio lui-même, mais aussi un prêtre, une femme à la retraite, un vieux dandy et une jeune gothique.
Un an plus tôt, cette poignée de super-experts a aidé la police à résoudre une affaire particulièrement complexe. Parviendront-ils à élucider ce nouveau mystère ?
La Librairie des chat noirs est la première enquête d’une nouvelle série irrésistible et addictive, dans laquelle l’auteur best-seller, Piergiorigio Pulixi, rend hommage à la littérature policière.

Mon avis : 
Un vrai coup de cœur pour ce roman policier passionnant. 

Marzio tient une librairie spécialisé dans les polars et avec son club de lecture, il aide la police a résoudre des enquêtes (soyons honnête la police n'a pas l'air super compétente dans ce roman mais passons!)

L'intrigue est bien construite, des les premières pages, le lecteur est happé et l'on veut connaitre le meurtrier. Je n'avais rien vu venir et j'ai été agréablement surprise par la fin. Les révélations finales arrivent peut-être un peu trop rapidement, j'aurais aimé que le roman ne se termine pas aussi rapidement. 

En tout cas, j'espère qu'il y aura d'autres enquêtes de Marzio car c'est un personnage atypique, j'ai adoré l'homme plein de contradiction : très doux et patient avec ses anciens élèves mais très impatient et impulsif avec ses clients a la librairie par exemple, ou encore très grande gueule mais incapable d'avouer ses sentiments a la femme qu'il aime. 

Et enfin mention spéciale pour la couverture des éditions Gallmeister que je trouve juste magnifique. 

dimanche 2 mars 2025

Silvia et les ombres


Résumé : 
IL S'EST PASSÉ QUELQUE CHOSE DE GRAVE

À la suite du décès accidentel de l'une de ses élèves, Silvia, une enseignante respectée, disparaît au cœur des bois.
Dès lors, le village est envahi de mystère : dans sa classe, la rumeur enfle ; dans les esprits, l'inquiétude grandit. Où est passée Silvia ? Et qui est-elle vraiment ?

UN INOUBLIABLE CONTE NOIRE OÙ LES MÉMOIRES S'AFFRONTENT.

Mon avis : 
Reçu en cadeau d'anniversaire, je m'attendais a la lecture de la quatrième de couverture a un roman policier mais le résumé est vraiment trompeur. Il s'agit en réalité d'un aperçu de la vie des villageois secoués par la tragédie. En effet, nous sommes dans les années 1970, au cœur d'un petit village italien ou une jeune fille se suicide. Son institutrice, sous le choc de la nouvelle et se sentant responsable, décide de prendre la fuite dans les bois. 

Le roman aborde les questions de la famille (traditionnelle mais aussi celle qui s'apprête a changer car la loi sur le divorce n'est pas loin), de l'amour, de la perte d'un être cher, ou encore du suicide et de l'intimidation. J'ai vraiment apprécié le style de l'auteure, simple, avec des chapitres courts sans jamais tombé dans le pathos. Une histoire captivante, écrite sur un ton intime, avec des descriptions vivantes et détaillées, notamment celle de la nature et cette foret dense et sauvage.

C'est un roman que j'ai beaucoup apprécié, inattendu mais que j'ai adoré. Les remerciements et notes de l'auteure apportent une touche en plus, qui permet aux lecteurs de comprendre comment est nait ce roman, et qui le rend encore plus incroyable quand on sait que l'auteure s'est inspirée d'un fait divers réel qui a touché sa propre famille. 

Dommage que ce roman ne soit pas plus connu car il vaut vraiment le détour et j'espère sincèrement que d'autres romans de Maddalena Vaglio Tanet seront traduit prochainement en Français car c'est  une auteure a suivre.

dimanche 26 janvier 2025

Sarà Perché ti Amo


Résumé : 
Cela fait dix ans que je rêve de lire ces mots.
Bien sûr, ils arrivent trop tard. Beaucoup trop tard.
Parce que la vie, ce n'est pas une meuf ponctuelle.

Juillet 2021. Deux couples d'amis se retrouvent à Procida, dans le sud de l'Italie. Alba, Valentin et leur bébé semblent former une famille heureuse. Mais, en plein post-partum, minée par ses nuits trop courtes, Alba ne sait plus bien qui elle est, ni ce qu'elle désire. D'autant que son ex choisit ce moment pour réapparaître sur l'île...
Gabrielle et Nino passent leurs premières vacances ensemble. Gabrielle croit avoir enfin trouvé le prince charmant : italien, charismatique, même si un brin autoritaire, Nino est celui qui devrait lui apporter la confiance dont elle manque cruellement.
Et si ce séjour agissait comme un déclic ? Et si chacun d'entre eux venait à douter de ses sentiments ?

Mon avis : 
Je vois très souvent des romans de Serena Giuliano, mais je n'en avais encore jamais lu un seul et j'ai bien aimé celui-ci. 

On suit deux couples qui partent en vacances ensemble sur une petite ile italienne Procida (qui a l'air juste magnifique au passage). Alba est avec son mari Valentin, ils viennent d'avoir un bébé et peinent a se retrouver. Alba est en plein post-partum et le retour de son ex va la faire réfléchir sur sa vie de couple. Et puis il y a Gabrielle et Nino, Gabrielle est jeune et sous l'emprise de Nino qui contrôle tout.

C'est une lecture qui se lit très vite, j'ai dévoré le livre en moins de deux jours. Elle fait du bien, car malgré leurs doutes, ces deux femmes sont bien plus fortes qu'elles n'y paraissent. Elles sont vraiment différentes mais elles se complètent a merveille. 

Les descriptions de l'Italie sont fabuleuses et donne envie de prendre un billet d'avion (sans retour évidemment). La chaleur, les paysages, la langue, les traditions, tout m'a juste fait rêver pendant quelques heures. 

mercredi 8 mai 2024

Sable noir

 

Résumé : 
De nos jours, dans une région de Sicile recouverte de sable noir, le corps d'une femme momifiée est retrouvé dans une vieille villa située sur les pentes de l'Etna.

L'enquête est confiée à la commissaire Vanina Guarrasi qui, après trois ans passés à Milan, est revenue sur son île natale diriger la brigade criminelle de Catane.

Depuis soixante ans, la villa est presque à l'abandon, et découvrir l'identité du cadavre va se révéler délicat. Aussi Vanina demande-t-elle à Biagio Patane, inspecteur à la retraite marié à une femme fort jalouse, de l'aider.

Grâce aux souvenirs de l'ancien inspecteur, qui la mèneront à Il Valentino, la maison close où tout a débuté, Vanina va pouvoir remonter le temps. Une enquête où pratiques mafieuses et rancœurs teintées de jalousie et de trahison vont se mêler jusqu'à l'éruption finale.

Mon avis : 
Une nouvelle saga policière à découvrir avec une femme commissaire : Vanina Guarrasi. Dès les premières pages, je me suis attachée à elle et j’espère vite la retrouver dans d’autres romans. Je suis assez d’accord avec d’autres lecteurs disant qu’elle est la version féminine de Montalbano.

L’intrigue est intéressante, l’enquête est bien menée et nous replonge dans un meurtre commis, il y a plus de 50 ans. On est loin des policiers scandinaves, avec des détails très noirs, morbides parfois, ici on prend son temps pour résoudre l’enquête en visionnant des films italiens en noir et blanc (passion de Vanina).

J’ai beaucoup aimé les descriptions de la Sicile et de Catane, de la nourriture italienne, de l'Etna et des différences avec Palerme d’où vient Vanina. Ça donne vraiment envie de prendre un billet d’avion pour aller visiter l’île.



jeudi 28 mars 2024

Les lions de Sicile


Résumé : 
Les frères Florio, Paolo et Ignazio, montent une épicerie à Palerme en 1799. Ambitieux mais rivaux en amour, ils deviennent des hommes riches et puissants. Vincenzo, le fils de Paolo, reprend l'affaire familiale à la mort de son père et construit l'empire Florio. Le succès de Vincenzo, considéré comme un parvenu par la bonne société palermitaine, en irrite plus d'un.

Mon avis : 
Les Lions de Sicile est le premier tome d’une trilogie historique qui suit la famille Florio qui à la suite d’un tremblement de terre en Calabre décidé de s'établir à Palerme en Sicile. Nous sommes au début du XIXeme siècle et nous suivons le destin de trois générations de Florio qui, partit de rien, vont faire une ascension fulgurante.

Le livre est vraiment très prenant car de nombreux obstacles se mettent en travers du chemin des de Paolo, d’Ignacio, de Vincenzo pour passionner le lecteur.

Les décors de la Sicile sont magnifiquement décrits : la mer bleue, le thon à l'huile, ses mines de souffre, ses palais et ses villas, ses odeurs des citronniers et surtout chaque chapitre s’ouvre sur une petite introduction historique pour replacer l’histoire dans son contexte. C’est un récit passionnant et merveilleusement bien documenté.

En parallèle avec le roman, j’ai commencé à regarder la série TV et après un seul épisode je suis déjà sous le charme de Michele Riondino qui interprète Vincenzo. C’est sûr, je lirai la suite avec grand plaisir.

lundi 10 octobre 2022

L'île des âmes


Résumé : 

Depuis plusieurs décennies, la Sardaigne est le théâtre de meurtres rituels sauvages. Enveloppés de silence, les corps de jeunes filles retrouvés sur les sites ancestraux de l’île n’ont jamais été réclamés. Lorsque les inspectrices Mara Rais et Eva Croce se trouvent mutées au département des “crimes non élucidés” de la police de Cagliari, l’ombre des disparues s’immisce dans leur quotidien. Bientôt, la découverte d’une nouvelle victime les place au centre d’une enquête qui a tout d’une malédiction. De fausses pistes en révélations, Eva et Mara sont confrontées aux pires atrocités, tandis que dans les montagnes de Barbagia, une étrange famille de paysans semble détenir la clé de l’énigme. La première enquête de Mara Rais et Eva Croce nous plonge dans les somptueux décors de la Sardaigne, au coeur de ténèbres venus du fond des âges.

Mon avis : 

Moi qui rêve de découvrir la Sardaigne, forcément L’ile des âmes m’a tout de suite fait envie. On y fait la connaissance de deux enquêtrices Mara et Eva qui viennent d’être placardiser dans un nouveau service pour tenter de résoudre des affaires non résolues. Leur premier dossier, des femmes exécutées a plusieurs années d’intervalle, sous la forme d’un rituel très ancien….

C’est un roman très intense, avec des chapitres courts, une ode à la terre Sarde ou l’on peut presque sentir les senteurs du maquis méditerranéen et de la mer. Il donne également un avant-goût, de cette langue complexe et fascinante qu'est le sarde. Autant dire que le dépaysement y est total.

La relation entre les deux protagonistes apparaît parfois un peu forcée et leurs dialogues ne semblent pas toujours naturels, mais elles forment un beau duo d’enquêtrices complémentaires et j’espère les retrouver dans d’autres enquêtes. Elles sont très différentes mais ont un point commun : elles cachent un passé douloureux qui vient toujours les hanter.

Enfin l’enquête est complexe, bien construite et quand on croit enfin tenir une piste, on assiste à un retournement de situation inattendue. Bref, c’est une belle découverte et j’ai hâte de lire la suite.

lundi 7 mars 2022

Ce qu'il reste

 

Résumé : 

1978, nord de l'Italie. Elia a seize ans. C'est un jeune homme solitaire, en proie aux tourments de l'adolescence - ses amitiés fragiles, ses questionnements, ses premiers émois amoureux. Cet été-là, dans le petit village de Ponte, comme tous les étés, la chaleur est étouffante. Mais si l'atmosphère est particulièrement pesante, c'est que le père d'Elia a un comportement étrange depuis quelques temps, depuis qu'il s'est fait licencier de l'usine pour laquelle il travaillait. Persuadé d'avoir été victime d'un complot, il s'isole des heures dans le garage de la maison, à son van, rentrant parfois tard dans la nuit, sans explications. La mère d'Elia ferme les yeux. La mère d'Elia est une femme amoureuse. Un jour, le village est secoué par la disparition d'une jeune femme, montée à bord d'une fourgonnette qui s'est enfoncée dans les bois. À Ponte, tout le monde se connaît, tout se sait. Mais il y a des choses que personne ne peut imaginer. Trente ans après les faits, Elia raconte cet été où tout a basculé, et ce qu'il en reste.

Mon avis : 

Difficile de rassembler mes idées sur ce livre parce que, pour moi, il ressemble plus à une première ébauche qu'à un roman fini. C’est un roman avec énormément de potentiel mais très mal exploité et c’est vraiment dommage.

Tout d’abord, il est vendu comme un thriller or il s’agit plutôt d’un conte sur le passage à l’âge adulte à travers le regard d’un jeune homme qui se découvre et prend conscience des troubles mentaux de son père.

La construction est originale : énoncer la résolution d’une enquête puis revenir en arrière pour émettre des hypothèses sur le détail de événements qui ont engendrait le passage a l’acte. Il n'y a pas vraiment de mystère ici, mais ces chapitres sont remplis d'un lourd pressentiment et d’une tension insoutenable.

En revanche, tout est trop prévisible : Elia rencontre un garçon de son âge, Stefano, et est attiré par la jeune mère de Stefano, Anna, qui, selon le résumé de ce livre, "propulse Elia au bord de l'âge adulte". Pas besoin de vous faire un dessin pour comprendre ce qui va se passer.

D’une manière générale, les personnages sont ternes : Elia est un adolescent qui s'ennuie et c’est un cliché tous comme la totalité des personnages qui manquent de profondeur et n’ont aucune personnalité.





Extraits : 

Plus tard, la voiture de ma mère s’est engagée dans l’allée.
Elle est restée assise un long moment, le moteur allumé, sans même se rendre compte que j’étais là, à la regarder, debout sur le pas de la porte. Finalement, elle est descendue, elle a marché jusqu’à la pelouse, dans la lumière rasante et chaude, avant d’ouvrir les bras en grand.
À quoi pensait-elle, à cet instant ?
Ses secrets, tous ses espoirs et ses peurs, l’endroit où l’amour la retenait : ma mère était une femme compliquée, même si j’avais alors l’impression qu’elle était plate et transparente.



Là, j’ai repensé à la question qu’il m’avait posée, un soir, assis sur le bord de mon lit, en regardant ses mains.
« Je me disais… Il y a des hommes qui vont toujours de l’avant, dans la vie, et d’autres qui n’y arrivent pas. Je suis quoi, moi, d’après toi ? »
J’avais répondu : « Tu es quelqu’un qui va de l’avant », et il avait esquissé un sourire puis collé les doigts sur ses tempes.
« Espérons. »



Avant de partir, je me suis penché pour lui faire signe : elle était allongée sur le divan, les pieds posés sur l’accoudoir, dans ses pantoufles roses.
— Tu sais ce que je lis, en ce moment ?
Elle a levé son livre pour me montrer la couverture : ça s’appelait Les Hauts de Hurlevent.
— Ça parle de ces moments où tu n’arrives ni à avoir ce que tu veux, ni à
vouloir ce que tu as. Enfin, j’ai l’impression. Ce n’est jamais très bon.

jeudi 10 février 2022

Une affaire comme les autres

Résumé : 

Dans une pièce vide, deux femmes se font face. D'un côté, Silvia Germano, jeune et talentueuse procureure adjointe. De l'autre, Annamaria, la veuve de Marcello Nicotra, chef de clan de la 'Ndrangheta. Elles se dévisagent en silence - puis la veuve se met à parler et raconte son histoire. De l'amour fou des premiers jours aux illusions perdues, Annamaria livre ses souvenirs. Sous les feux de la passion transparaît peu à peu la brutalité d'un homme impitoyable, prêt à tout pour étendre son influence au sein de la mafia. Prise au piège des secrets et des ambitions sanglantes de son mari, la jeune femme est forcée d'ouvrir les yeux sur la nature de celui qu'elle a aimé et à qui elle s'est livrée toute entière.

Durant cet interrogatoire sous haute tension, les deux femmes déroulent ainsi le fil des événements qui ont mené à la mort de celui qu'on nommait 'u Primu. Et Silvia sait déjà qu'il ne s'agit pas, mais alors pas du tout, d'une affaire comme les autres...

Mon avis : 

Je serai probablement passé à côté de ce roman sans m’arrêter et j’aurai vraiment raté quelque chose. Mais dans le cadre d’un challenge, il fallait que je lise des romans italiens et je suis tombée sur celui-ci par hasard.


Il me semble avoir lu quelque part que ce premier roman de l’auteur lui était venu comme une idée de film. Et l’on imagine très bien ce huis-clos : une petite pièce grise et nue, une table, deux chaises et deux femmes, assises l'une en face de l'autre. Un enregistreur et une caméra vidéo complètent le mobilier. Les deux femmes se parlent, mais ce n'est pas une conversation entre amis retrouvés, c'est un interrogatoire et la pièce est celle d'un commissariat. Silvia, substitut du procureur, reconstitue les faits de ses dernières années tandis que l’autre Annamaria, raconte les dernieres années passées aux côtés de son époux, un chef de la mafia.

Si l’histoire de l’une commence comme un conte de fée, plein d’amour et de tendresse, les rapports de police de l’autre montrent un personnage violent et meurtrier. Et c’est ce que j’ai le plus aimé, ce décalage entre les deux femmes qui relatent la vie d’un homme dont elles ont une image complètement différente.

L'interrogatoire se poursuit entre les deux femmes et les flashbacks se succèdent. La tension et la violence monte au fur et a mesure et l’on sent que le drame n’est pas loin.

Mais ce n'est pas la fin, non, parce que la révélation finale, on ne la voit absolument pas venir et le roman prend une tournure complétement inattendue et surprenante.

Ce roman est en tout cas un vrai coup de cœur et j’espère que l’auteur signera d’autre roman comme celui-ci.




Extraits : 

"Vous me racontez une histoire, Annamaria. Une belle histoire d'amour. Peut-être est-ce comme cela que vous l'avez vécue, au moins pendant un certain temps. Ce n'est pas que je ne vous croie pas, vraiment... mais voyez-vous..." L'index de Silvia Germano se pose sur la première ligne de la feuille la plus à gauche sans qu'elle baisse le regard. "C'est seulement une partie de la vérité"

mercredi 14 avril 2021

Ailleurs


 Résumé : 

Quand le notaire Ippolito dalla Libera comprend que ses jours sont comptés, il appelle au chevet du grand lit où il vit depuis des années, son fils unique, Iacopo, et lui révèle le secret de sa vie. Ainsi commence le voyage qui conduira Iacopo dans un quartier pauvre de Ferrare. Sur les traces jusqu'alors insoupçonnées de la vie de son père, Iacopo s'aventure dans un monde d'émotions et de découvertes qui bouleverseront à jamais son existence tranquille et confortable de notaire de province et de mari fidèle. Dans un univers perdu de voleurs et de putains, la beauté de Mila va l'enivrer de vie et de couleurs, et lui donner l'envie irrépressible de tout recommencer, ailleurs.

Mon avis : 

Bilan mitigé pour Ailleurs que j’avais envie de lire depuis sa sortie. Le résumé de la quatrième de couverture me faisait très envie et j’imaginais un roman très drôle. Ce n’est pas le cas, on est plutôt ici sur un conte, une courte fable avec une morale. C’est décalé peut-être un peu trop pour moi, et j’ai trouvé une petite ressemblance avec les livres sud-américains avec leur réalisme magique.  

Le livre offre un vrai dépaysement et nous plonge dans l’Italie rurale. L’intrigue de départ m’a plu, le père mourant qui avoue avoir eu cinquante-deux autres enfants à son fils qui se croit unique, la recherche des descendants du patriarche et puis une fois que le fils arrive dans le village, l’effet est retombé comme un soufflet.

Cela reste malgré tout, une jolie fable mais pour moi elle serait très vite oubliée.

 


mardi 17 novembre 2020

La pension Eva


 Résumé :

Le jeune Nenè n'a qu'une seule idée en tête: découvrir ce qui se cache derrière les murs de La pension Eva. Quand il apprend qu'on y loue des femmes - nues! - et que sa cousine lui explique ce qu'est la fornication, il en reste stupéfait. En plein cœur de la Seconde Guerre mondiale, Nenè vit ses premières torpeurs érotiques et entrevoit la réalité crue de ce lieu tant fantasmé.

Mon avis :

La pension Eva est un roman difficile d’approche : le style, l’écriture et la narration ont rendu ma lecture un peu laborieuse. Il faut dire que le roman est truffé d’argot qui lui donne un coté authentique mais qui n’est pas toujours simple pour le lecteur. J’ai dû relire certains passages plusieurs fois pour être sur de comprendre et puis la multitude de personnage n’aide pas.

Pourtant c’est un excellent roman initiatique ou Nene un jeune homme découvre la sexualité à la pension Eva, une maison close qui intrigue tant le jeune homme. Le roman se veut léger mais pourtant le contexte historique des années 40 ou les bombardements sont incessants laisse un sentiment de malaise. On y entrevoit les bombes, les morts, le manque de nourriture et cela fait froid dans le dos.

Les anecdotes des prostitués, la naïveté de Nene font vite oublié cette guerre qui fait rage et on rigole franchement à certains passages. C’était ma première rencontre avec l’auteur et j’ai été surprise. Je reste malgré tout avec un sentiment mitigé et il me faudra lire un autre de ses romans pour m’en faire une opinion plus tranchée.