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mercredi 15 juillet 2026

Elle et son chat


Résumé : 
C’était au début du printemps, par un jour de pluie. Ce jour-là, elle m’a recueilli. Depuis, je suis son chat à Elle.

Un chat au franc-parler amoureux de sa maîtresse, une chatte rêveuse abandonnée, un chaton perdu dans sa nouvelle famille d’accueil et un chat de gouttière railleur… Ils vivent à Tokyo, dans le même quartier, se croisent et fraternisent au gré des saisons. Et non contents de bouleverser le quotidien de leurs humaines respectives, ils finissent par entremêler leurs vies.

Dans ce magnifique récit choral, femmes et félins se lient d’amitié et s’entraident pour apprendre, ensemble, la beauté de la vie. Un tableau urbain poétique sur la fragilité de la vie, son charme, la solitude et le jeu des apparences, porté par un style délicat et épuré.

Mon avis : 
Un roman tout en douceur, délicatement tissé autour de solitudes urbaines et de rencontres inattendues. Dans Elle et son chat, Makoto Shinkai et Naruki Nagakawa proposent une mosaïque de portraits reliés par un fil discret mais touchant : la présence des chats, observateurs silencieux et passeurs de liens entre les humains.

Chaque chapitre donne voix à une femme, à un moment charnière de sa vie, et à son chat, dont le regard à la fois naïf et lucide apporte une profondeur inattendue au récit. Ce procédé narratif fonctionne particulièrement bien : il crée une proximité immédiate avec les personnages tout en instaurant une forme de poésie du quotidien, presque contemplative.

Ce qui fait la force du roman, c’est son atmosphère. On est ici dans un registre résolument cozy, sans grands bouleversements dramatiques, mais avec une attention sincère portée aux petits riens : un appartement un peu vide, une relation qui s’effiloche, une rencontre qui change imperceptiblement le cours des choses. Les chats deviennent alors des catalyseurs d’émotions, des présences rassurantes qui facilitent les connexions humaines.

Le style est simple, fluide, parfois presque minimaliste, mais toujours juste. Il accompagne parfaitement le propos et renforce cette impression de calme et de tendresse qui se dégage de l’ensemble. On ressort de cette lecture apaisé, avec l’impression d’avoir partagé un moment suspendu.

Un roman mignon, certes, mais surtout sincère et plutôt réussi dans sa manière de capturer ces instants fragiles où les vies se croisent et se réparent doucement.

samedi 24 mai 2025

Ajisaï

Résumé : 
Shôta est étudiant en littérature et rêve de devenir écrivain. Lorsqu'il apprend que sa famille, qui l'a toujours aidé, se heurte à des difficultés financières, il doit trouver une solution pour subvenir seul à ses besoins. Alors qu'il se résout à accumuler les emplois, se présente à lui la chance inespérée d'occuper une dépendance de la maison de campagne d'un couple marié. C'est là qu'il rencontre Madame Oda, la propriétaire, une professeure de piano d'une beauté qui le bouleverse au premier regard - une rencontre digne des plus grands romans d'amour.
Avec "Ajisaï", Aki Shimazaki entame un nouveau cycle romanesque tout en sensualité et en mélancolie.

Mon avis : 
C'est toujours avec plaisir que je me plonge dans un roman d'Azi Shimazaki et en plus ici, un premier tome d'une nouvelle saga qui promet d'être une nouvelle fois excellente. 

On fait la connaissance de Shôta, un étudiant dont les parents font faillite et qui va être contraint de travailler pour payer ses études. Un de ses emplois, être gardien d'un résidence secondaire du couple Oda et Shôta, va tomber amoureux de Mme Oda. 

C'est bien écrit, poétique comme toujours, la fin est très ouverte et j'ai vraiment hâte d'être a l'année prochaine pour découvrir la suite. Ajisaï signifie hortensia en japonais, un fleur très populaire là-bas et j'ai beaucoup aimé la mise en abime du roman dans le roman. 


lundi 10 février 2025

Le café du temps retrouvé

Résumé : 
Après l’enchantement de Tant que le café est encore chaud, la magie continue !
La légende raconte qu’un petit café tokyoïte propose une expérience unique à ses clients : voyager dans le passé… le temps d’une tasse de café.
Gôtarô voudrait revoir un ami décédé il y a plus de vingt ans; Yukio, dire à sa mère combien il s’en veut de n’avoir été plus près d’elle ; Katsuki, retrouver la jeune fille qu’il regrette de n’avoir épousé; Kiyoshi, un vieil enquêteur, offrir sa à femme le plus précieux des cadeaux…
Se réconcilieront-ils avec leur passé ?

Mon avis : 
J'avais beaucoup aimé Tant que le café est encore chaud et je suis a nouveau conquise par ce second tome : Le café du temps retrouvé.

Encore une fois c'est quatre histoires indépendantes, presque quatre nouvelles qui se succèdent dans ce roman. J'ai ma petite préférence pour la première histoire et la dernière qui m'ont beaucoup émue. 

Gôtarô veut revoir son ami décédé il y a une vingtaine d'année, il était SDF et il lui a donné un travail pour l'aider. Mais il est parti trop tôt.  Puis, Yukio veut revoir sa mère décédé d'un cancer, Ensuite c'est Katsuki qui veut revoir sa fiancée et savoir si elle est heureuse et enfin Kiyoshi, veut revoir son épouse pour lui offrir un cadeau d'anniversaire qu'il n'a pas eu l'occasion de lui donner il y a trente ans. 

Beaucoup d'émotions dans ce roman, mais jamais de pathos, comme beaucoup de romans japonais, celui-ci est écrit avec beaucoup de pudeur. Le thème du deuil est habillement abordé, les personnages sont vraiment bien décrits et sont remplis de sincérité ce qui rend les nouvelles très belles et émouvantes. J'ai bien aimé aussi le transfert de savoir entre l'ancienne et la nouvelle génération du café, ce qui promet encore de belles histoires dans les tomes suivants.

jeudi 2 janvier 2025

Urushi

 

Résumé :
Après le décès de sa mère Kyôko, Suzuko Niré a grandi dans une famille recomposée mais unie, entourée de sa tante Anzu, de son père, et de son frère adoptif Tôru. Aujourd’hui âgée de quinze ans, l’adolescente porte à ce dernier un amour dévorant et ne souhaite qu’une chose : retrouver celui qui est parti de la maison trop tôt, pour vivre à ses côtés. Son absence provoque chez elle une immense tristesse.
Un soir, en rentrant de l’école, Suzuko recueille un moineau blessé. Et découvre en cet oisillon qui ne pourra plus jamais voler une incarnation de ses propres fragilités.

Mon avis : 
Les romans d'Aki Shimazaki sont toujours merveilleux et celui-ci ne fait pas exception. 

Urushi est un chouette roman initiatique ou l'on fait la connaissance de Suzuko, une jeune fille qui est depuis toujours amoureuse de son cousin, qui est aussi son frere adoptif depuis que son pere et sa tante se sont mariés.

A presque 16 ans, elle arrive finalement a lui avoué son amour mais sa réaction n'est pas celle qu'elle attendait. 

C'est une très beau roman sur le premier amour, l'adolescence, les premières décisions, les études universitaires.  Toujours écrit avec beaucoup de poésie et de pudeur, j'ai vraiment été conquise.

Mais ce que j'aime le plus dans les romans de l'écrivaine, ce sont les descriptions de la nature japonaise toujours magnifiques : ''Nous sommes à la mi-octobre. Les feuilles commencent à jaunir. J'observe les bords du sentier où poussent librement des herbes sauvages, parmi lesquelles sont dispersés des cosmos, des gentianes, des grappes d'amaryllis.''

lundi 7 octobre 2024

Le beurre de Manako

 

Résumé : 
Le quotidien de Rika, jeune journaliste ambitieuse mais surmenée, est bouleversé quand elle rencontre Manako, une femme accusée d'avoir assassiné trois de ses amants. Pleine d'assurance, Manako ne cache pas son amour pour la cuisine somptueuse grâce à laquelle elle a su garder ses hommes. Rika veut à tout prix l'interviewer, et Manako y consent à condition que celle-ci se plie à ses demandes culinaires.
Fascinée par ce personnage, Rika accepte. Mais en changeant de régime alimentaire, elle gagne quelques kilos et pour la première fois, subit le regard des autres. Entre emprise et velléités d'indépendance, Rika va mener son enquête sur le passé trouble de Manako, tout en prenant conscience des injonctions de la société à l'endroit des femmes. Inspiré d'un fait divers qui a défrayé la chronique, Le Beurre de Manako est un roman délicieux saupoudré de tension psychologique et un portrait panoramique du Japon contemporain.

Mon avis : 
Je m’attendais à quelque chose de différent avec ce roman. Je pensais qu’il y aurait une véritable enquête mais au final ce n’est qu’un prétexte, presque relégué au second plan, pour vraiment dénoncer les injonctions faites aux femmes dans la société japonaise très patriarcale. 

On découvre la pression qui pèse sur les femmes qui doivent savoir cuisiner pour leur mari mais sans jamais prendre un kilo, la pression concernant la vie de couple, le travail…. La grossophobie a aussi une place centrale et certains passages sont extrêmement révoltants. 

Enfin, la place de la nourriture est centrale dans ce livre mais si normalement j’adore la cuisine japonaise, je dois dire qu’ici, certaines descriptions m’ont plutôt dégoûtée (notamment le beurre).

mercredi 25 septembre 2024

Le restaurant des recettes oubliées

Résumé : 
Caché dans les ruelles de Kyoto se trouve le petit restaurant des Kamogawa d’où s’élèvent d’exquises odeurs de riz cuit, de nabe et de légumes sautés. En plus de savoureux repas faits maison, Nagare et sa fille Koishi proposent une expérience qui sort de l’ordinaire : reproduire un plat que leurs clients ont en mémoire, mais dont la recette est depuis longtemps oubliée. Nabeyaki udon, sushis au maquereau, tonkatsu ou spaghettis à la napolitaine... pour chaque nouveau plat, la famille Kamogawa enquête et propose à ses convives de déguster une nouvelle fois les délicieux mets qui ont marqué leur vie. Et grâce à un soupçon de magie, ces saveurs perdues enfin retrouvées permettent de rêver à de nouveaux départs.

Mon avis : 
Le restaurant des recettes oubliées est un roman très japonais et tout en délicatesse.

Kamogawa Nagare et sa fille Koishi sont des enquêteurs culinaires qui gèrent un restaurant atypique : ils aident les clients à redécouvrir des saveurs gardées au fin fond de leur mémoire. Chaque histoire peut être lue séparément mais elles s’enchainent toutes très bien et j’ai aimé que chaque client évoque ses souvenirs. Celle que j’ai prefere est l’histoire de cette femme qui s’est enfuit quand le jeune homme l’a demandé en mariage. J’ai trouvé cela extrêmement touchant.

Hisashi Kashiwai fait réfléchir le lecteur sur combien certains plats sont liés à la sphère de nos souvenirs et de nos émotions et forcément on se pose la question de quel plat on n’aimerait nous même gouter un nouvelle fois. Pour moi, je dirais le pot-au-feu de ma grand-mère.

Pour autant, j’ai tendance à penser que le livre lent et extrêmement répétitif : chaque histoire a exactement le même déroulement, les mêmes scènes qui se répètent et parfois même le même échange de paroles entre les deux restaurateurs et le client. Je pense que les répétitions auraient pu être évité en changeant quelques phrases par exemple.

J’espère que le deuxième tome se renouvelle un peu car je crains qu’il soit un peu répétitif. Pour autant, j’ai quand même bien envie de le lire juste pour saliver à l’évocation de tous ces plats qui semblent tellement délicieux.

mardi 28 mai 2024

Mondes parallèles, une histoire d'amour

 

Résumé : 
Takashi et Tomohiko, deux inséparables qui ont fait leurs études ensemble, travaillent au sein d’une entreprise spécialisée dans la réalité virtuelle et mènent des recherches sur le cerveau et la mémoire. Un jour, Tomohiko présente à Takashi sa petite amie, Mayuko. Takashi est abasourdi : étudiant, il était tombé sous le charme d’une belle inconnue qui, dans le train d’en face, croisait régulièrement sa route en sens inverse.
Des années plus tard, la voilà donc face à lui et en couple avec son meilleur ami. Le trouble de Takashi redouble le lendemain, lorsqu’à son réveil, Mayuko s’affaire à préparer son petit-déjeuner et semble partager avec lui une évidente intimité. Comme s’il vivait dans deux réalités parallèles…
Pouvons-nous nous fier à nos souvenirs ? Et que sommes-nous sans eux ? Au croisement de la romance et de la littérature spéculative, Keigo Higashino nous livre une love story d’un genre unique.

Mon avis : 
J’aime les romans policiers de Keigo Higashino et j’ai voulu sortir de ma zone de confort avec ce roman plus science-fiction.

Je ne pensais pas aimer autant ma lecture mais dès les premières pages j’ai été happé par l’intrigue qui tourne autour d’un triangle amoureux (scénario assez classique) avec une petite pointe d’originalité qui inclut la réalité virtuelle.

La construction du roman est intéressante : le passé et le présent alternent pour se retrouver à la fin lors de la résolution de l’intrigue. La fin n’est pas renversante comme je l’attendais mais on prend conscience de toute la profondeur du roman qui est bien plus dramatique que je l’avais d’abord envisagé.

Les personnages sont attachants, et chaque sentiment est vraiment bien décrit : l’amour, l’amitié, la jalousie, le doute, la confusion.

Enfin, je suis surprise de voir que ce roman est sorti à la fin des années 90 mais seulement traduit en français en 2024…. Pourquoi tant d’années ? En tout cas, l’auteur a fait preuve de beaucoup d’imagination et surtout pose les bonnes questions : Peut-on vraiment modifier nos souvenirs ?

vendredi 8 mars 2024

Journal d'un vide


Résumé : 
Puisqu'elle est la seule femme de son équipe, c'est Mme Shibata, une jeune trentenaire diplômée, qui hérite des tâches quotidiennes les plus ingrates. Faire le café, ranger la salle de réunion, laver les tasses sales de tous ses homologues masculins... Mais un jour, dans un accès de rébellion non prémédité, elle refuse.
L'odeur d'un mégot se consumant au fond d'une énième tasse de café lui donne la nausée. Du fait de sa grossesse, annonce-t-elle. Seule ombre au tableau : Mme Shibata n'est pas enceinte... Une mécanique folle se met alors en marche tandis qu'une nouvelle vie s'offre à elle. Sa condition la protège désormais des heures supplémentaires, de la photocopieuse et de la machine à café. Elle peut enfin se reposer, suivre des cours d'aérobic prénatale, et même... assister à sa première échographie. Alors que son ventre grossit et que la frontière avec la réalité s'estompe, une question demeure : jusqu'où cette « grossesse » peut-elle aller ? Un récit plein d'audace et de surprises sur la maternité et la place des femmes dans le monde du travail.

Mon avis : 
Un récit intéressant sur la place de la femme dans la société japonaise. Nous suivons le quotidien d’une jeune trentenaire, qui sur un coup de tête annonce à ses collègues de travail qu’elle est enceinte. Ce roman est donc son journal de grossesse et la transformation de sa vie

La solitude n'est pas évoquée, c'est un sentiment que l'on ressent en lisant le livre. C'est une ambiance, un roman contemplatif comme seuls les écrivains japonais savent les écrire.

Il y a des passages qui m’ont plu, des bonnes réflexions sur la maternité et paternité mais d’autres chapitres m’ont semblé longs.

J'ai ressenti enormement de pitié pour la narratrice, sa santé mentale dont personne ne se preoccupe vraiment.

jeudi 7 septembre 2023

Abandonner un chat


Résumé :
Je suis le fils ordinaire d'un homme ordinaire. Ceci est parfaitement évident. Mais au fur et à mesure que j'ai approfondi cette réalité, j'ai été convaincu que nous sommes tous le fruit du hasard, et que ce qui a eu lieu dans ma vie, dans celle de mon père, tout a été accidentel. Et pourtant, nous les humains, ne vivons-nous pas en considérant comme la seule réalité possible ce qui n'est après tout qu'un simple fait dû au hasard ?

Quand Murakami avait cinq ou six ans, lui et son père sont partis en vélo abandonner un chat sur la plage. Pourquoi ne pas le garder, que se sont-ils dits, était-ce un moment triste, tout cela, Murakami ne s'en souvient plus. Ce dont il se souvient en revanche, c'est que quand lui et son père sont rentrés à la maison, le chat était là. Et que sur le visage de son père, il y avait de la surprise, de l'admiration et du soulagement.
C'est là un des souvenirs que Murakami partage sur ce père qu'il a si mal connu. Un homme que les différentes guerres avaient changé, qui chaque matin honorait ses morts, qui avait dû renoncer à ses ambitions mais a composé des haïkus jusqu'à la fin de sa vie ; un homme, aussi, qui n'a jamais compris les aspirations de son fils.
Et à travers son père, c'est bien lui-même que Murakami questionne...

Mon avis : 
Abandonner un chat est un très cours récit ou Murakami raconte la vie de son père et ses souvenirs. Finalement, on se rend compte, qu’il a très mal connu son père et qu’ils n’ont jamais partager les mêmes ambitions. Mais l’histoire est très bien écrite, pleine de pudeur comme seuls les auteurs japonais savent le faire.

En arrière-plan, on apprend aussi beaucoup sur l’histoire du Japon, que je ne connais pas du tout. On découvre les guerres qui ont changé les hommes, les abandons d’enfants quand il y avait trop de bouches à nourrir, et la réussite scolaire tant louée qui échappe au fils. J’imagine la vie difficile que ce père a dû avoir pourtant il n’a jamais renoncé à l’écriture de ses Haikus par exemple.

J’ai beaucoup aimé ma lecture, dommage que ce soit si court, j’aurais aimé encore plusieurs pages comme celle-ci pour comprendre ce père et ce fils et leur relation.

mercredi 9 août 2023

La librairie Morisaki


Résumé : 
Takako a le coeur brisé lorsque Hideaki, l'homme qu'elle aime, lui annonce ses fiançailles. Dévastée, la jeune femme ne supporte plus de le croiser au travail et démissionne. Takako a bien du mal à remonter la pente... jusqu'au jour où elle reçoit un coup de téléphone de son oncle Satoru, qu'elle n'a pas revu depuis de nombreuses années. L'homme, un peu excentrique, est à la tête d'une vieille librairie d'occasion, implantée à Jinbôchô, le quartier des bouquinistes à Tokyo.
Il lui propose de venir l'aider, et même de s'installer au premier étage de la boutique. Voyant enfin l'avenir lui sourire, Takako accepte et découvre parmi tous ces livres un nouveau langage qui lui était jusque-là inconnu... Traduit dans plus de vingt langues, La Librairie Morisaki a conquis près d'un million de lecteurs à travers le monde.

Mon avis :
Takako est l'héroïne de ce livre, une jeune femme de 25 ans qui, à la suite d’une trahison amoureuse, sombre dans la dépression et quitte son travail, s'enfermant dans son appartement et dormant tout le temps. Voulant la sortir de cet état, Satoru, son oncle excentrique, lui propose d'emménager avec lui, dans une petite pièce au-dessus de sa librairie, la librairie Morisaki. C'est ainsi que commence le voyage de guérison de Takako, dans un quartier plein de librairies et de magasins d'antiquités et que nous découvrons également l'histoire de la vie de l'oncle Satoru et de sa femme, Momoko.

Le livre est dépourvu de réelle trame ou de rebondissements passionnants, c'est juste une tranche de la vie d'une jeune femme qui découvre à travers les livres comment faire le deuil d’une relation et de retomber amoureuse.

Bien qu'il y ait aussi des moments pleins de mélancolie et de nostalgie, typiques des textes d'auteurs japonais, ce livre a été pour moi un vrai bonheur ! J'ai beaucoup aimé les personnages qui étaient si divers que je pouvais facilement m’attacher a eux. J’ai aussi beaucoup aimé la description du quartier ou tout le monde se connait, prends un verre ensemble, et arpente les magasins de livres pour dénicher sa prochaine lecture. C’est tellement différent du Japon que l’on voit dans les médias, avec des villes énormes comme Tokyo qui ne dorment jamais. Au fil de ma lecture, j’avais vraiment l’impression d’être dans ce petit quartier, de sentir l’odeur qui flotte dans la librairie. Tout est vraiment bien décrit et puis j’ai noté plein de noms de livres et d’auteur que j’ai maintenant envie de découvrir.

Le livre est simple, mais traite de thèmes tels que la dépression, l'amitié, la famille et comment tomber amoureux des livres à tout âge. L'histoire n'est qu'un exemple mignon de la façon dont vous pouvez changer votre point de vue sur la vie et surmonter les difficultés si vous vous entourez des bonnes personnes. Finalement, mon seul bémol c’est l’histoire de Momoko qui je trouve n’apporte pas grand-chose au roman a part sa part de drame. Takako, aurait pu s’en sortir, grâce a son oncle et ses amis du café.

Un tome deux est disponible dans certaines langues, j’espère qu’il sera traduit en anglais ou français car j’ai très envie de retrouver Takako.

mardi 23 mai 2023

Au prochain arrêt


Résumé : 
Ce roman de l'auteure des «Mémoires d'un chat» suit le trajet de la ligne Imazu de la compagnie de chemin de fer privée Hankyû. Organisé en deux parties de huit chapitres chacune (comme les huit arrêts du train), il se déroule au printemps dans le sens Takarazuka-Nishinomiya, et en automne pour le retour. À chaque arrêt, de nouveaux passagers montent, se parlent, s'observent. Et, d'un trajet à l'autre comme d'une saison à l'autre, le lecteur se fait l'observateur des paysages changeants, des multiples trajectoires de la vie et surtout de l'évolution de chacun des personnages montés à bord.

Mon avis : 
J’avais lu beaucoup de bonnes critiques d’Au prochain arrêt et j’ai profité de mes vacances pour le lire.

Tout d’abord, c’est le livre parfait si vous êtes le genre de personne à imaginer la vie des gens avec qui vous partagez un wagon de train ou une rame de métro. J’ai beaucoup aimé comment les personnages se croisent, comment leur histoire s’imbriquent les unes les autres. Et puis surtout, chaque lecteur peut se retrouver quelque part dans le livre.

L'histoire d'une personne se succède tout au long du trajet dans les gares. Il leur est arrivé d'être témoins ou d'écouter les conversations et les sentiments de l'autre. En tant que lecteur, on a aussi envie d’intervenir, de leur prodiguer des conseils ou parfois de râler face au comportement de certains voyageurs.

J’ai aussi beaucoup aimé découvrir une nouvelle fois comment les Japonais sont extrêmement respectueux, polis et comment ils se comportent très bien dans les transports en communs comparés aux Européens.

lundi 16 mai 2022

No-no-yuri

 

Résumé : 


Originaire d’une petite ville de la région du San’in, Kyôko est une femme célibataire d’une grande beauté. Tout l’oppose à sa sœur cadette Anzu, divorcée, mère d’un garçon, céramiste reconnue. Kyôko, elle, poursuit depuis treize ans une carrière de secrétaire de direction dans une société de cosmétiques à Tokyo. Elle profite ainsi, avec légèreté, du magnétisme qu’elle exerce sur les hommes et s’épanouit au gré de ses voyages d’affaires. Mais le départ soudain de son patron et l’arrivée du nouveau, plus jeune, plus charmant, vont ébranler en elle bien des certitudes.

Mon avis : 


A chaque nouveau roman d’Aki Shimazaki je suis au rendez-vous et comme toujours, j’ai beaucoup aimé ma lecture.

On fait la connaissance de Kyôko, une jeune femme ambitieuse qui fait passer sa carrière avant les hommes. Elle veut être indépendante et se contente d’amants de passage. Mais après treize ans au sein de son entreprise, son patron change et elle va remettre sa vie en question.

J’ai beaucoup aimé ce court roman qui montre un aspect de la société japonaise. D’un côté, il y a les traditions : le mariage, les rencontres organisées et de l’autre la modernité, et toutes ses femmes qui ne veulent plus dépendre des hommes et s’épanouissent dans leur vie professionnelle. On aperçoit également les différences culturelles entre les Japonais et les Américains, surtout dans le monde de l’entreprise et les différentes manières de travailler, de traiter avec des clients.

Le style de l’auteure me plait toujours autant et mais j’aimerai tellement que ses romans soient plus longs. Cependant, celui-ci est bien construit, comme une boucle qui commence et se termine au même endroit. Encore une fois, je suis conquise et j’attend le prochain roman avec impatience.




jeudi 7 avril 2022

Tant que le café est encore chaud

Résumé : 

Chez Funiculi Funicula, le café change le coeur des hommes.

A Tokyo se trouve un petit établissement au sujet duquel circulent mille légendes. On raconte notamment qu'en y dégustant un délicieux café, on peut retourner dans le passé. Mais ce voyage comporte des règles : il ne changera pas le présent et dure tant que le café est encore chaud.
Quatre femmes vont vivre cette singulière expérience et comprendre que le présent importe davantage que le passé et ses regrets. Comme le café, il faut en savourer chaque gorgée.

Mon avis : 

Tant que le café est encore chaud est un magnifique roman que je regrette de ne pas avoir lu plus tôt. Dommage que ce roman ne soit pas plus connu et je pense également qu’il ferait une très belle série Netflix

Nous suivons 4 femmes qui au cœur de ce minuscule café vont voyager dans le temps. Quatre histoires indépendantes des unes et des autres, quatre nouvelles simples et sentimentales qui font du bien.

Le coté fantastique me faisait un peu peur mais après lecture il me fait plus penser a une sorte de réalisme magique si souvent utiliser dans les romans sud-américains.

En tout cas, pas de doute, le roman est aussi bon que tout le monde ne cesse de le dire. Absolument magnifiquement et simplement écrit, tellement unique en son genre, en particulier sur un concept si souvent utilisé que le voyage dans le temps, tantôt tragique tantôt heureux et traitant de sujets difficiles avec lesquels les lecteurs pourront s’identifier (le chagrin d’amour, la perte d’un proche, la mort, la perte des souvenir).

Un roman lent mais magnifiquement rythmé sur le voyage dans le temps qui nous laisse plein d’interrogations. Et vous, si vous pouviez voyager dans le passé, y retourneriez-vous ?




Extraits :

En général, dans les films ou les romans qui traitent de voyage dans le temps, il est interdit de provoquer une action dans le passé qui aurait des conséquences sur le présent. En effet, si par exemple on empêche ses parents de se marier, voire de se rencontrer, les raisons de notre naissance n’existent plus et on disparaît.




Par sa force d'âme, l'homme ne peut surmonter la plus douloureuse des réalités . Cette chaise ne change peut-être pas le présent , mais si elle change le cœur des hommes, c'est qu'elle a sûrement une signification importante ...




Au Japon, l'origami représentant la grue est un symbole de paix et guérison. Selon une légende, si on confectionne mille grues de papier pour une personne gravement malade, sa maladie disparaitra.

mercredi 14 juillet 2021

Sémi

Résumé : 

Après plus de quarante ans de mariage, Tetsuo et Fujiko se sont installés en maison de retraite car Fujiko, atteinte de la maladie d'Alzheimer, requiert une prise en charge particulière. Un matin, au réveil, elle ne reconnaît plus son époux. D'abord en grand désarroi, Tetsuo entreprend finalement de reconquérir celle qui le prend désormais pour un étranger auquel elle se trouve simplement fiancée.
 

Mon avis : 

Encore une fois conquise par la plume Aki Shimazaki mais ce n’est pas une surprise puisque j’ai adoré tous ses romans jusqu’à maintenant.

Sémi nous entraîne dans le quotidien d’un couple qui vit dans une maison de retraite. La dame est atteinte d’alzheimer et ses souvenirs s’effritent un peu plus chaque jour. Un matin, elle croît qu’elle et son époux sont encore fiancés et sur le point de se marier. Le mari décide de jouer le jeu pour ne pas la contrarier. Mais, il va vite découvrir que, malgré les années à ses côtés, son épouse a bien des secrets pour lui.

L’intrigue est vraiment bien construite et même les secrets bien enfouis refont toujours surface dans les romans d’Aki Shimazaki. J’ai adoré ce couple, surtout le personnage masculin qui est extrêmement touchant auprès de son épouse. Ce n’est pas facile de voir les gens que l’on aime sombrer dans la maladie mais il fait preuve d’énormément de dévotion. J’ai aimé la révélation et les conséquences sur sa personne, ses doutes, ses questions qui l’ont rendu encore plus humain à mes yeux. D’autant que lui nous avoue aussi ses faiblesses et ses erreurs passées. En tout cas, le sujet « connaissons nous vraiment les gens avec qui nous partageons notre vie » est vraiment très bien traité ici.

L’écriture est belle, poétique et le récit encore une fois très bien documenté. Je dois dire que je n’y connaissais absolument pas en cigale et je suis impressionnée par les connaissances de l’auteure en la matière. J’aime toujours autant son style et il me tarde de lire son prochain roman.




Extraits : 

Ma femme me demande :
- Vivre, qu’est-ce que c’est pour vous ?
Son expression est grave. Un instant, j’oublie qu’elle est atteinte d’alzheimer.
- Fujiko-san, c’est une grande question philosophique. Trop vaste pour y répondre en quelques mots. Qu’en pensez-vous ?
- Pour moi, c’est aimer et être aimé. Si nous nous marions, je veux que nous nous aimions toute la vie.


J’ai travaillé pour la compagnie M. jusqu’à soixante-cinq ans, soit quarante-trois années après la fin de mes études d’ingénieur. C’était l’époque des emplois a vie et on ne changeait pas facilement de compagnie. J’ai certainement eu des périodes difficiles, surtout quand mes supérieurs étaient incompétents ou désagréables. Malgré tout, je m’en suis tiré et suis devenu directeur d’un service. J’ai obtenu une bonne prime de départ et une pension raisonnable pour nous deux. Grâce à ça, à présent, nous n’avons pas de soucis financiers.
Bien sur que la vie de Fujiko n’était pas facile non plus : s’occuper de nos trois enfants tout en cohabitant avec ses beaux-parents. Au besoin, elle travaillait à temps partiel. Elle a pris soin de mes parents jusqu’à leur dernier soupir. Je lui suis toujours reconnaissant de son dévouement.


Quelle journée… Je soupire
Au réveil, ma femme a été choquée de me trouver dans « sa » chambre. L’infirmière l’a convaincu que j’étais son fiancé. Mais Fujiko a insisté pour que nous dormions séparés jusqu’à notre mariage, puis des paravents ont été placés entre nos lits. Au mini-concert, Fujiko n’a pas réagi à la prestation de notre petite-fille, ni aux natsuméro. Pourtant, elle a pleuré au nocturne de Chopin joué par nos voisins. Et ce soir, en regardant Rei Miwa a la télé, elle a soutenu qu’elle devait lui rendre trois cent mille yens.
Je réfléchis en promenant mon regard sur les paravents blancs. Si ce qu’elle raconte est vrai, quelle relation a-t-elle eue avec Rei Miwa ? Pourquoi lui a-t-il donné cet argent ? Quand et où cela s’est-il passé ? Aurait-elle été son amante ? Ce n’est pas possible… Mon esprit s’agite de plus en plus.


vendredi 28 mai 2021

Lune de papier


 Résumé : 

Mariée depuis peu, Rika tente avec beaucoup d’humilité de correspondre à l’image qu’elle se fait du bonheur conjugal, mais ne tarde pas à percevoir l’inélégance de son mari.

À cela la jeune femme ne voit qu’une parade : réintégrer le monde du travail pour assumer ses propres dépenses, être relativement autonome, et retrouver un semblant de vie sociale. Dès lors, elle prépare un examen qu’elle obtient haut la main et entre dans une banque où lui est rapidement attribué un poste de responsable de clientèle. Rika s’attelle ainsi à la gestion de produits d’épargne un peu particuliers, puisqu’il s’agit de les vendre exclusivement à des personnes âgées dont elle doit gagner la confiance à l’occasion de visites régulières, et toujours à domicile.

Quand un jeune homme la croise chez son grand-père, Rika a déjà basculé dans une véritable addiction. Bien loin d’être une héroïne hollywoodienne, cette femme ordinaire est néanmoins sur le point de mettre en place l’une des plus importantes escroqueries de l’époque.

Avec une férocité saisissante, Mistuyo Kakuta explore de livre en livre les effets de la société japonaise sur la psychologie du féminin. Capables de briser le carcan du quotidien, de sauter de l’autre côté de leur vie pour échapper au renoncement, ses créatures sans faille apparente sont inoubliables car effroyablement proches de nous.

 Mon avis :

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de Lune de papier, mon dernier coup de cœur littéraire et une lecture qui va rester longtemps dans ma mémoire dans j’ai adoré ce roman.

Dès les premières pages, on sait que le personnage central Rika, a détourné une très grosse somme d’argent dans la banque qui l’employait. Elle est en cavale et se cache dans des pensions miteuses en Thaïlande. Elle va peu à peu nous raconter son histoire et surtout comment elle en est arrivée là. En parallèle, on découvre des personnages qui l’ont connu au lycée ou à l’université et qui s’interrogent eux aussi sur Rika et sa descente aux enfers.

C’est un roman passionnant dans son ensemble. Tout d’abord, la construction qui apporte lentement les différents éléments de l’intrigue mais juste assez pour happer le lecteur et que l’on puisse sentir la tension monter.

Rika est attachante, et malgré son détournement d’argent qui peut sembler un geste complètement fou et incompréhensible, on peut facilement s’identifier à elle. Elle se sent seule, délaisser par un mari qui ne la regarde pas, qui ne lui donne pas d’amour et qui pour combler son manque de virilité a un besoin constant de l’a rabaissé. Et ensuite c’est un enchainement de petites choses qui font que le destin de Rika bascule sans retour en arrière possible.

J’ai adoré découvrir différentes facettes de la société nippone : les relations hommes-femmes que je trouve toujours très compliqués, relations ou l’on communique peu ou pas du tout. Le rapport à l’argent dans le couple, ou il est important pour l’homme de gagner plus que son épouse. Cette société de surconsommation ou prendre un crédit à la consommation est tellement simple. Le rapport à la beauté et au shopping et pour avoir été au Japon il y a quelques années, j’étais déjà extrêmement surprise du nombre de boutique de luxe et de la coquetterie des femmes.

C’était une première rencontre avec l’auteure, Mitsuyo Kakuta et j’ai adoré son style et sa plume. Il est certain que je lirais très vite un autre de ses romans mais une chose est sure c’est qu’elle a placé la barre très haute avec celui-ci et j’espère que je ne serai pas déçue avec les prochains. 

 

 

 

Extraits : 

L'argent, plus on en a, moins on le voit, pour une raison inexplicable. Quand on n'en a pas, on y pense sans arrêt, mais quand on en a beaucoup, on trouve immédiatement cela naturel.  


Ce qu'elle ressentait maintenant, cette liberté formidable, infinie, était-elle due aux sommes énormes qu'elle n'aurait jamais pu gagner mais qu'elle avait dépensées, ou au fait qu'elle avait abandonné tout ce qu'elle avait, y compris un endroit où revenir et ses livrets de banque ?


lundi 7 décembre 2020

Fuki-no-tô

 

Résumé : 

Atsuko est heureuse dans la petite ferme biologique dont elle a longtemps rêvé. Ses affaires vont bien, il lui faudra bientôt embaucher de l’aide. Quand son mari a accepté de quitter la ville pour partager avec sa famille cette vie à la campagne qui ne lui ressemble pas, elle a su reconnaître les sacrifices qu’il lui en coûtait. Mais une amie qui resurgit du passé la confronte elle aussi à des choix : Atsuko va devoir débroussailler son existence et ses désirs, aussi emêlés qu’un bosquet de bambous non entretenu.

Mon avis : 

Fuki-no-tô est sans aucun doute un des meilleurs romans d’Aki Shimazaki et encore une fois j’ai dévoré ce roman avec empressement.

Atsuko a repris la ferme de ses parents et est heureuse avec son époux et ses deux enfants depuis qu’ils ont quitté la ville pour s’installer à la campagne. Elle décide d’embaucher quelqu’un pour l’aider et le hasard fait qu’elle retrouve une amie d’enfance.

C’est un thème pas facile et encore tabou dans le Japon traditionnel qui est évoqué dans ce roman : l’homosexualité féminine. Une fois encore, l’auteure écrit avec une extrême finesse et beaucoup de pudeur. Elle décrit la psychologie de ses personnages avec précision et tout est dans la retenue.

J’ai trouvé Atsuko extrêmement attachante et touchante dans sa découverte de la sexualité avec son amie. J’ai été surprise également par la soumission dont elle fait preuve avec son mari, notamment dans une scène que j’ai trouvé avec violente.

C’est un roman sur l’émancipation de la femme, tellement d’actualité mais dont la fin reste ouverte et ou le lecteur est libre d’imaginer ce qu’il désire pour Atsuko.

Enfin j’ai adoré le dépaysement, j’ai aimé découvrir la campagne japonaise et sa lenteur, loin de la frénésie des grandes villes. J’ai vraiment apprécié le séjour sur l’île de Sado qui d’après le recherche que j’ai pu faire sur le net, a l’air simplement magnifique. 

 


 

Citation préférée : 

"Je flâne dans le bosquet de bambous.
C’est le début de mars. À l’ombre, il reste encore de la neige ici et là. Je marche lentement sur la terre humide. Les camélias rouges au cœur jaune apparaissent entre les vieux bambous vert grisâtre. C’est une beauté simple et sereine que j’adore depuis mon enfance."