Mon avis :
Je ne m’attendais pas à être autant bousculé par un roman aussi court. Poupée volée m’a laissé une impression étrange, presque inconfortable, mais difficile à ignorer.
Ce que j’ai le plus aimé, c’est la manière dont Elena Ferrante parle de la maternité sans filtre. On est loin des images idéalisées : ici, il est question de fatigue, de perte de soi, de contradictions permanentes. À travers Leda, j’ai eu le sentiment d’entrer dans quelque chose de très intime, presque tabou. Par moments, je ne savais pas vraiment si je devais compatir ou juger — et c’est justement ce qui rend le livre si fort.
Le geste autour de la poupée m’a paru à la fois absurde et profondément symbolique. Comme si tout ce que Leda n’arrive pas à dire passait par là. Plus j’avançais, plus je ressentais une forme de tension sourde, quelque chose de latent qui finit par me mettre mal à l’aise — mais dans le bon sens du terme, celui qui pousse à réfléchir.
Ce roman m’a surtout fait réfléchir à ce que signifie “être mère”, et à quel point cela peut redéfinir une identité. Même sans être directement concerné, je trouve que Ferrante réussit à rendre ces émotions universelles.
Ce n’est pas un livre “agréable”, mais c’est précisément pour ça que je l’ai aimé. Il reste en tête, il dérange, il interroge — et au final, il sonne juste.

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