mercredi 26 octobre 2022

Derniers mètres jusqu’au cimetière

 

Résumé : 
À 37 ans, Jaakko a tout pour être heureux.
Jusqu’au jour où, lors d’une simple visite médicale, il apprend qu’il va bientôt mourir. La raison de ce triste verdict : quelqu’un l’empoisonne depuis longtemps à son insu.
Alors que cette annonce aurait suffi pour faire de cette journée la pire de sa vie, Jaakko n’est pas au bout de ses surprises.
En rentrant chez lui, il découvre sa femme sur la chaise longue du jardin en plein ébat avec le livreur de leur entreprise. Trop, c’est trop !
Jaakko décide d’utiliser les derniers jours qui lui restent pour enquêter lui-même sur son empoisonnement. Et nombreux sont ceux à avoir un mobile pour tuer celui qui est l’heureux propriétaire d’une société hautement rentable et spécialisée dans la culture d’un champignon : le matsutake. Une espèce particulière qui pousse en Finlande et dont les Japonais raffolent au point de l’acheter à des prix déraisonnables !
Le chemin de la vérité sera parsemé de morts, qui n’empêcheront pas Jaakko de garder en tête le plus important : c’est surtout dans les derniers mètres jusqu’au cimetière qu’il faut profiter de chaque instant.

Mon avis : 
J’ai retrouvé l’humour et de style d’Antti Tuomainen avec plaisir. J’avais beaucoup aimé Sous le soleil éternel de Finlande et j’ai tout de suite aimé ce roman-ci également.

Jaakko apprend qu’il va mourir prochainement. En effet, depuis quelques temps il est victime de malaises, de douleurs diverses et son médecin lui apprend que quelqu’un de son entourage l’empoisonne. Il décide donc de mener discrètement son enquête auprès de sa femme et des quelques employés qui travaillent dans son usine de champignons. Et il n’est pas au bout de ses surprises.

J’adore le style de l’auteur. Son roman est tragi—comique. Malgré la mort imminente du personnage principal jamais le livre n’est larmoyant. Au contraire, on rit vraiment de la naïveté de Jaakko, du côté loufoque de certains passages, des retournements de situation… Le roman est habillement construit et l'on savoure chaque passage. 

Encore une fois, j'ai adoré ma lecture et une fois commencé, impossible de lâcher le roman. Nous n'avons qu'une envie, connaitre le fin mot de l'histoire et savoir qui en veut tant à Jaakko. Je vous avoue que j'ai soupçonné beaucoup de personnages mais encore une fois, je me suis trompée sur toute la ligne.

Enfin, j'ai aimé le dépaysement même si le temps n'était pas toujours clément. J'ai apprécié me balader dans les grandes forêts finlandaises à la recherche des plus beaux champignons et découvrir ce pays vraiment fascinant.

vendredi 14 octobre 2022

Une écharpe dans la neige

 

Résumé : 

Après Meurtres à Sandhamm, la nouvelle série de Viveca Sten, déjà n°1 des ventes en Suède. Sur un télésiège de la station suédoise d'Åre, dans les montagnes du Jämtland, on découvre un corps gelé. Dans la neige, une écharpe en laine... Hanna Ahlander, récemment virée de la police de Stockholm (et accessoirement larguée par son petit ami), mène l'enquête avec l'inspecteur Daniel Lindskog. Entre la rebelle hantée par ses échecs et le jeune père débordé par son boulot, le courant passe.
Mais parviendront-ils à résoudre cette affaire plus sombre et complexe qu'il n'y paraît ? Que cache ce décor de luxe ? Un nouveau duo cabossé et attachant, un rythme encore plus effréné, et des paysages à couper le souffle : addictif !

Mon avis : 

C’est toujours un plaisir de retrouver Viveca Sten qui est une de mes auteures préférées. J’avais tellement hâte de découvrir cette nouvelle série à Åre que j’ai commencé le roman en suédois et je les terminé en français. Malgré l’ambiance suédoise, ce premier tome est bien différent de la saga qui se déroule à Sandhamn. On est loin de l’ile paisible, avec ses forêts et ses plages. Ici nous sommes dans le nord du pays, sous la neige dans une station de ski aux températures polaires.

Nous faisons la connaissance d’un nouveau duo d’enquêteurs que j’ai beaucoup aimé : Daniel, jeune papa, tiraillé entre son métier et sa famille et Hanna, une jeune femme qui vient de se faire larguer et virer de la police de Stockholm. J’ai aimé cette inversion des rôles : l’homme père de famille qui essaye de trouver du temps pour s’occuper de sa fille tandis qu’Hanna est la flic paumée et seule. Malgré leur vie personnelle un peu chaotique, j’ai beaucoup aimé leur efficacité dans l’enquête.

L’intrigue : la disparition d’une jeune fille après une fête chez sa meilleure amie, qui est retrouvée finalement assassinée sur un télésiège de la station de ski. Sa famille n’est pas aussi lisse et parfaite comme elle voulait le faire paraitre et beaucoup de secrets vont être découvert.

Une construction qui rappelle les précédents romans de l’auteure, des chapitres très courts qui alternent entre les différents personnages, du suspense, et une enquête bien ficelée. J’ai hâte de découvrir les tomes suivants.

mardi 11 octobre 2022

Angélique


Résumé : 
« Qui veut tuer Angélique Charvet ? »

Fiévreux, inattendu, exaltant,
un labyrinthe d'émotions
où les certitudes d'une page
ne sont jamais celles de la suivante.

Mon avis : 

C’est l’un des romans de cette rentrée littéraire que j’attendais avec le plus d’impatience et je ne regrette pas car j’ai adoré cette lecture dévorée en un week-end.

Mathias se réveille à l’hôpital où Louise est à son chevet. Elle lui demande d’enquêter sur la mort de sa mère, survenue quelques mois plus tôt. Mathias est sceptique mais comme Louise refuse de le laisser en paix, il accepte de prendre le dossier et très vite, il va découvrir des zones d’ombres.

J’ai vraiment été happée par ce roman et une fois commencé, il est très dur de le lâcher. L’enquête est passionnante même si je trouve que tout arrive un peu trop facilement entre les mains de Mathias. Il a, à peine, repris l’enquête qu’il trouve déjà des pistes qui semble avoir échapper à la police. Soit la police est passée complètement à côté de l’enquête soit Mathias est un super flic mais j’ai trouvé cela peu crédible. C’est bien la mon unique bémol, je vous rassure.

Les personnages ont tous des zones d’ombre, des secrets que l’on découvre au fur et a mesure. Si Mathias se fait passer pour un gros bonhomme bourru et Louise pour l’adolescente ingénue dans les premières pages, ils sont en fait bien plus profond que cela. Et puis, il y a tous les personnages qui gravitent autour d’eux et que l’on croise au fil des pages dont la plus importante Angélique qui donne son nom au roman que j’ai adore détester dès les premières pages.

Enfin j’ai adoré le dépaysement et me balader entre Paris et Venise en passant par Beyrouth. Guillaume Musso décrit à merveille les lieux, les odeurs, les couleurs et l’on a vraiment l’impression de se trouver sur les lieux avec les personnages.

lundi 10 octobre 2022

L'île des âmes


Résumé : 

Depuis plusieurs décennies, la Sardaigne est le théâtre de meurtres rituels sauvages. Enveloppés de silence, les corps de jeunes filles retrouvés sur les sites ancestraux de l’île n’ont jamais été réclamés. Lorsque les inspectrices Mara Rais et Eva Croce se trouvent mutées au département des “crimes non élucidés” de la police de Cagliari, l’ombre des disparues s’immisce dans leur quotidien. Bientôt, la découverte d’une nouvelle victime les place au centre d’une enquête qui a tout d’une malédiction. De fausses pistes en révélations, Eva et Mara sont confrontées aux pires atrocités, tandis que dans les montagnes de Barbagia, une étrange famille de paysans semble détenir la clé de l’énigme. La première enquête de Mara Rais et Eva Croce nous plonge dans les somptueux décors de la Sardaigne, au coeur de ténèbres venus du fond des âges.

Mon avis : 

Moi qui rêve de découvrir la Sardaigne, forcément L’ile des âmes m’a tout de suite fait envie. On y fait la connaissance de deux enquêtrices Mara et Eva qui viennent d’être placardiser dans un nouveau service pour tenter de résoudre des affaires non résolues. Leur premier dossier, des femmes exécutées a plusieurs années d’intervalle, sous la forme d’un rituel très ancien….

C’est un roman très intense, avec des chapitres courts, une ode à la terre Sarde ou l’on peut presque sentir les senteurs du maquis méditerranéen et de la mer. Il donne également un avant-goût, de cette langue complexe et fascinante qu'est le sarde. Autant dire que le dépaysement y est total.

La relation entre les deux protagonistes apparaît parfois un peu forcée et leurs dialogues ne semblent pas toujours naturels, mais elles forment un beau duo d’enquêtrices complémentaires et j’espère les retrouver dans d’autres enquêtes. Elles sont très différentes mais ont un point commun : elles cachent un passé douloureux qui vient toujours les hanter.

Enfin l’enquête est complexe, bien construite et quand on croit enfin tenir une piste, on assiste à un retournement de situation inattendue. Bref, c’est une belle découverte et j’ai hâte de lire la suite.

vendredi 7 octobre 2022

Les gardiens du phare


Résumé : 

Au cœur de l’hiver 1972, une barque brave la mer déchaînée pour rejoindre le phare du Maiden Rock, à plusieurs milles de la côte de Cornouailles. À son bord se trouve la relève tant attendue par les gardiens. Mais, quand elle accoste enfin, personne ne vient à leur rencontre. Le phare est vide. La porte d’entrée est verrouillée de l’intérieur, les deux horloges sont arrêtées à la même heure, la table est dressée pour un repas qui n’a jamais été servi et le registre météo décrit une tempête qui n’a pas eu lieu.
Arthur Black, le gardien-chef de la Maiden, Bill Walker son irréprochable second et Vince, le petit nouveau, se sont volatilisés.
Vingt ans plus tard, alors que la mer semble avoir englouti pour toujours leurs fantômes, les veuves des trois hommes, Helen, Jenny et Michelle, ne peuvent oublier cette tragédie. Au lieu d’être unies dans le deuil et le chagrin, elles ne cessent de se déchirer, accablées par le poids de silences, de rancœurs et de remords bien trop lourds pour enfin tourner la page.
Jusqu’au jour où un écrivain à succès les approche. Il veut entendre leurs versions de l’histoire et tenter de percer le mystère du Maiden Rock. Petit à petit, le vernis se craquelle, le sel de la mer envahit le présent, et les secrets profondément enfouis refont surface…

Mon avis : 

« Les gardiens du phare » n’a pas été une lecture facile et il m’a fallu un moment pour finir ce roman. Pourtant j’ai beaucoup aimé ce roman.

L’auteure s’inspire d’un fait-divers, la disparition des trois gardiens du phare des îles Flannan en 1900. Elle l’adapte ici dans les années 1970 et nous livre sa version des faits en dressant le portrait des trois gardiens mais également de leurs épouses veuves, vingt ans plus tard.

J’ai écouté ce roman dans sa version audio et je dois dire que certains passages font vraiment froid dans le dos. La promiscuité, la folie, les tempêtes, l’humidité, le manque de sommeil, l’auteure nous livre le quotidien difficile de ces hommes. Et c’est passionnant. Petit a petit, on s’attache beaucoup aux personnages.

Ce qui a été difficile pour moi c’est la construction du livre que j’ai trouvé brouillonne surtout au début du livre. Beaucoup de flashbacks, allers retours incessant entre passé et présent, le mélange des personnages…. Ce n’était pas toujours très clair.

J’ai adoré la fin que j’ai trouvé très réussite. Un premier roman vraiment convaincant, j’espère qu’il y en aura d’autres.

Anxious people


Résumé : 

In a small town in Sweden it appears to be an ordinary day. But look more closely, and you'll see a mysterious masked figure approaching a bank...

Two hours later, chaos has descended. A bungled attempted robbery has developed into a hostage situation - and the offender is refusing to communicate their demands to the police.

Inside the building, fear quickly turns to irritation for the seven strangers trapped inside. If this is to be their last day on earth, shouldn't it be a bit more dramatic?

But as the minutes tick by, they begin to suspect that the criminal mastermind holding them hostage might be more in need of rescuing than they are...

Mon avis : 

J’avais déjà adoré « La petite ville des grands rêves » de Fredrik Backman et je suis heureuse d’avoir découvrir un autre de ses romans qui est encore une fois un coup de cœur. Et puis j’ai adoré pouvoir lire le roman et regardé la série. Ces six épisodes sont très fidèles au roman et j’ai aimé mettre un visage sur les personnages.

Un braquage de banque qui tourne mal et qui finit par une prise d’otage, ça n’arrive pas souvent dans cette petite ville tranquille de Suède. Apres négociations, les otages sont libérés mais quand la police débarque dans l’appartement, le braqueur n’est plus là.

J’ai adoré le style, le fait que l’auteur nous interpelle, nous « parle » directement. J’ai été surprise qu’ils qualifient lui-même ses personnages d’idiots car au contraire, ils sont tous très intelligents.

J’ai beaucoup aimé l’histoire de chacun mais les deux personnages qui m’ont le plus touchés sont Estelle (a cause de sa solitude) et Jack (qui renonce à ses ambitions pour ne pas laisser son père seul).

Le retournement de situation concernant le braqueur est incroyable et je n’ai rien venu venir. L’auteur a réussi un coup de maitre ici.

Encore une fois, je suis vraiment conquise.

vendredi 30 septembre 2022

La Nurse du Yorkshire


Résumé : 

Angleterre, West Yorkshire, 1904.

Quand la jeune nurse diplômée Ruby May prend sa nouvelle position auprès de la riche famille de Charles et Lilian England, elle espère un nouveau départ. Mais alors qu’elle peine à s’habituer à ce nouvel environnement et aux règles austères du château de Hardcastle, il devient évident que la belle et mystérieuse Mme England cache quelque chose. Exclue par les autres employés de la maisonnée et effrayée par l’entourage de cette étrange famille, Ruby n’a d’autres choix que de confronter ses propres démons afin d’empêcher l’histoire de se répéter. Après tout, la famille parfaite n’existe pas, et elle en sait quelque chose…

Mon avis :
 


Le résumé promettait un roman plein de mystères et de secrets et je n’ai pas été déçue. Il m’a beaucoup fait penser à Rebecca ou Ma cousine Rachel de Daphne du Maurier. L’atmosphère est sombre, la météo grise et pluvieuse, les secrets et les non-dits sont pesants dans cette maison.

On fait la connaissance de Ruby, une nurse engagée auprès de la famille England. Elles arrivent dans le nord de l’Angleterre encore très industriel en ce début du XXe siècle. Elle est en charge des 4 enfants mais très vite découvre que la mère de famille semble absente, distraite, déléguant beaucoup à son mari. Que cache-t-elle ?

La construction est habile et l’on ne voit absolument le dénouement final arriver. Le titre anglais est plus approprié selon moi, Mrs England, car c’est vraiment elle, le personnage central du roman.

L’histoire de Ruby est intéressante également et cela m’a permis de mieux comprendre sa détermination. J’ai beaucoup aimé son personnage et j’ai apprécié sa force de caractère. Souvent, ce qui me dérange dans les romans historiques, c’est la naïveté des jeunes filles ou femmes. Ici ce n’est pas le cas et c’est plaisant.

Un excellent roman qui m’a permis de découvrir l’auteure. Je suis conquise et bien tentée de lire les autres romans de Stacey Halls.

jeudi 22 septembre 2022

La fabrique de poupées


Résumé : 

La liberté est une chose précieuse… Londres, 1850. L’Exposition universelle va bientôt ouvrir ses portes dans le tout nouveau Crystal Palace, et les badauds se pressent déjà dans Hyde Park pour venir admirer cette merveille. Parmi eux, Iris, une modeste employée dans un magasin de poupées, à la beauté mâtinée de difformité, qui rêve de devenir artiste peintre. Et puis il y a Silas, un taxidermiste amateur de macabre et de curiosités, qui voudrait exposer ses œuvres dans ce gigantesque musée. Ces deux-là se croisent, et leurs destins en seront à jamais bouleversés. Iris accepte en effet bientôt de poser pour Louis Frost, un jeune peintre de l’école préraphaélite, exigeant en retour qu’il lui enseigne sa technique. Peu à peu, le champ des possibles s’élargit pour le modèle avide de liberté, qui découvre l’art et l’amour. Mais c’est compter sans Silas, qui rôde non loin de là, tapi dans l’ombre, et n’aura de cesse qu'il n'ait fait sienne celle qui occupe désormais ses pensées, jusqu’à l’obsession…

Mon avis : 

La couverture de ce roman promet un mélange de « La Jeune fille à la perle » et d’« Oliver Twist », deux excellents romans alors j’ai toujours un peu peur d’être déçue. Mais j’ai passé un très bon moment avec ce roman.

On fait la rencontre d’Iris qui voudrait devenir peintre, une rencontre avec Louis Frost et elle va enfin pouvoir réaliser son rêve. Mais Silas, un taxidermiste de métier, tombe amoureux d’elle et très vite son obsession pour elle devient effrayant.

Il s'agit d'un livre très sombre et gothique, qui m’a un peu dérangé au départ. En effet, la première partie m’a rappelé « Le parfum » de Patrick Süskind : beaucoup de descriptions d’odeurs, de la pauvreté, des animaux morts de la boutique de Silas… L’ambiance était très pesante. Mais tout ca s’allège un peu en deuxième partie, avec l’arrivée de Louis.

Iris et Louis sont attachants, j’ai aimé les petits défauts de Louis, son passé que l’on apprend par brides, le fait qu’il ne soit pas parfait.

J’ai apprécié la fin, j’aurais adoré une scène de retrouvailles entre Iris et Louis mais finalement cet extrait de critique de tableau est bien plus réussi.

C'est une lecture troublante et dérangeante, avec ses éléments d'horreur, idéale pour ceux qui aiment la fiction historique se déroulant à l'époque victorienne.

La mémoire de l'eau

 

Résumé :

Un matin d’août. Tout le monde dort encore dans la maison familiale nichée au milieu des bois. Ellie se glisse dans l’eau froide de l’étang voisin. C’est ici, au cap Cod, que sa famille passe l’été depuis des générations. Mais ce matin est différent. La veille, Ellie et Jonas, son ami d’enfance, se sont échappés quelques instants pour faire l’amour.
Dans les heures à venir, Ellie va devoir choisir entre ce qu’elle a construit avec l’époux qu’elle chérit, Peter, et l’histoire qu’elle a longtemps désirée avec Jonas, avant que le sort en décide autrement.
Vingt-quatre heures et cinquante ans de la vie d’une femme au bord du précipice. Durant cette journée de doute mêlant bonheurs et regrets, Ellie sera rattrapée par l’héritage familial, tissé de tragédies intimes et de secrets.
Par petites touches et dans une langue aussi limpide qu’inspirée, Miranda Cowley Heller donne à voir avec une grande justesse les émotions complexes qui unissent et déchirent les gens qui s’aiment.


Mon avis : 

Avec ce roman nous faisons la connaissance d’Ellie. Elle a toujours imaginé épouser son amour d'enfance, Jonas, mais cela ne s'est jamais produit. Elle a rencontré et épousé Peter, son mari merveilleux et bien-aimé et Jonas a rencontré et épousé Gina, sa belle et aimante épouse. Au cours de 24 heures, Ellie traversera sa vie, racontant tous ses souvenirs, ses secrets et ses mensonges pour prendre sa décision. Va-t-elle continuer à vivre sa vie heureuse avec Peter ou choisir la vie dont elle a toujours rêvé avec Jonas ?

Je ne suis en aucun cas un défenseur de l’adultère, mais je pense que la vie et les sentiments peuvent être désordonnés et complexes. Et cette histoire nous le prouve. La vie ne lui a pas fait de cadeaux, des parents absents ou égoïstes, un viol et des attouchements répétées dans son enfance, le décès de sa sœur…. Tous ces évènements ont eu un grand impact sur ses choix de vie.

J’ai beaucoup aimé la construction du roman, je ne m’attendais pas a autant de retour dans le passé mais c’est essentiel, selon moi, pour comprendre la Ellie d’aujourd’hui.

Mon bémol, c’est cette fin trop ouverte. J’ai eu beau relire plusieurs fois le dernier chapitre, je ne sais toujours pas qui Ellie choisit entre Peter et Jonas. Je pense avoir une idée mais je me rends compte que mes partenaires de lecture du book club font face au même dilemme que moi. Dommage que cette fin soit si ouverte et non plus clairement tranchée.

jeudi 15 septembre 2022

The woman in the library


Résumé : 

In every person's story, there is something to hide...

The ornate reading room at the Boston Public Library is quiet, until the tranquility is shattered by a woman's terrified scream. Security guards take charge immediately, instructing everyone inside to stay put until the threat is identified and contained. While they wait for the all-clear, four strangers sitting at the same table, pass the time in conversation and friendships are struck. Each has his or her own reasons for being in the reading room that morning—it just happens that one is a murderer.

Award-winning author Sulari Gentill delivers a sharply thrilling read with THE WOMAN IN THE LIBRARY, an unexpectedly twisty literary adventure that examines the complicated nature of friendship and shows us that words can be the most treacherous weapons of all.

Mon avis : 

Première fois que je lis un roman de Sulari Gentill et je trouve vraiment dommage qu’elle ne soit pas plus connue car j’ai adoré celui-ci. Tout d’abord, le style est unique et deux intrigues s’emboitent a la perfection.

L’histoire principale reliée 4 personnages qui sont à la bibliothèque de Boston et qui entendent un cri de femme. Ils vont apprendre plus tard que cette femme a été assassinée et que tous les quatre ont le même alibi.

Les personnages nous sont décrits par Winifred Kincaid alias Freddie, 27 ans, un auteur australien en herbe qui est venu aux États-Unis en bénéficiant d'une bourse. Elles observent les trois personnes qui travaillent autour d’elle. Marigold Anastas, jeune fille tatouée de 23 ans avec un anneau dans le nez : elle l'appelait "Freud Girl" car elle étudie la psychologie

Whit Metters, un étudiant en droit de Harvard et le fils chéri d'une puissante avocate, surnommé "Heroic Chin". Et enfin Cain McLeod, dit « Handsome Man » auteur charismatique de 30 ans, au passé mystérieux. Le premier chapitre implique que l'un d'eux est un meurtrier. Mais lequel ?

Entre les cours chapitres, une seconde intrigue se tise par le biais d’une correspondance entre Hannah et Leo. Hannah Tigone est l'auteure principale de l'histoire et on sait peu de choses sur elle : (seulement qu'elle est une auteure de polar australienne à succès et noire). Nous ne voyons jamais ses propres réponses, nous apprenons à son sujet via les mails de Leo qui semble être un autre écrivain en herbe et son plus grand fan, il lit son manuscrit au fur et à mesure et n’hésites pas à lui donner des idées sur la langue, l’argots. Petit à petit son entêtement sur les personnages et de leurs motivations créées par Hannah se transforme en quelque chose de plus en plus maniaque et incontrôlable !

Deux intrigues en une donc mais je dois dire que j’ai moins aimé Leo et ses lettres qui ont tendance à ralentir la première intrigue. Ça n’en reste pas moins une intrigue drôlement intelligente et bien menée. J’ai adoré les personnages et je suis tombée amoureuse de Cain dès les premières pages. J’ai hâte de découvrir d’autres romans de l’auteure car celui-ci m’a convaincu.