mardi 24 avril 2018

Poulets grillés

Résumé : 

Lorsque le divisionnaire Buron décide de faire briller les statistiques du 36, il regroupe dans une brigade dont il confie le commandement à la commissaire Anne Capestan, reine notoire de la bavure, tout ce que la police judiciaire compte d’alcoolos, d’homos, de porte-poisse, d’écrivains, de crétins... Pour élucider des affaires classées.
Mais voilà, Capestan aime enquêter, travailler en équipe et, surtout, contrarier sa hiérarchie...
Cette comédie policière au ton enlevé et plein d’humour est un premier roman aux personnages bien campés mais si originaux et attachants qu’on meurt d’envie de les retrouver.

Mon avis : 

Poulets grillés est un des titres que j’avais noté lors d’une rencontre du bookclub auquel je participe. Je ne serai sans doute jamais allé vers ce titre par moi-même et c’est dommage car je serai passée à côté d’une très bonne lecture.

On fait la connaissance de la commissaire Anne Capestan, qui attend une sanction disciplinaire après avoir tiré sur un homme. Cette sanction tombe plus vite que prévue puisqu’elle est mise au placard. En effet, on lui confie la tête d’une équipe de bras-cassés, des policiers irrécupérables, alcooliques, ripoux… « Un placard. Tout simplement. Très grand modèle. Une poubelle, plutôt. Une unité de répudiés, la poulaille honteuse du département, tous unis dans une benne à ordures. Et elle était la cerise sur le radeau, la chef. » Mais Anne ne se laisse pas démonter et elle est prête à prouver à tous que son équipe peut résoudre des enquêtes.

C’est drôle, bien écrit, avec des personnages très attachants alors forcément on passe un excellent moment. Anne est un personnage centrale, une patronne comme on en voudrait tous : déterminée et solidaire avec son équipe. Eva m’a fait énormément rire, elle a une répartie comme pas deux et c’est sans contexte mon personnage favori :
« - Et toi, Eva, de la famille ?
- Oui. Un chien et un fils. Mais des deux, c'est encore le chien qui téléphone le plus souvent [...]
»
Et puis il y a tous les autres de la brigade qui sont tous aussi touchant :
« Torrez revint à son volant. Il tergiversa quelques secondes avant de confesser :
- Vous savez, le poste du répudié, je l'occupe depuis des années. Sauf qu'avant j'étais seul, maintenant on est une brigade. Pour moi, c'est plutôt un progrès.
»

Coté intrigue, on n’est pas en reste car j’ai trouvé l’intrigue policière vraiment bien menée et passionnante. Et puis j’aime toujours les cold case, les enquêtes qu’il faut reprendre après plusieurs années et qui sont non élucidées. Bref, je suis conquise et il me tarde de découvrir le tome deux.

Lu dans le cadre des challenges : 
- Les dames en noir (2018)
- ABC policier / thriller 2018

dimanche 22 avril 2018

L'aliéniste

Résumé : 

New York 1896... Un meurtrier auprès duquel jack l'Éventreur fait piètre figure sème aux quatre coins du Lower East Side les cadavres d'adolescents atrocement mutilés sans provoquer la moindre réaction des pouvoirs publics... Révolté par tant d'indifférence, Theodore Roosevelt, alors préfet, fait appel à ses amis John Schuyler Moore, chroniqueur criminel, et Laszlo Kreizler, aliéniste spécialiste des maladies mentales -, pour élucider cette énigme terrifiante. Leurs procédés sont révolutionnaires ! En étudiant les crimes, ils pensent pouvoir brosser le portrait psychologique de l'assassin, l'identifier et l'arrêter. Ils ont peu de temps : le meurtrier continue à frapper. Les obstacles se multiplient mais rien ne pourra les arrêter...

Mon avis : 

L’aliéniste n’est, je pense, plus à présenter et pourtant, je n’avais encore jamais osé me plonger dans cette histoire. Un peu plus de 500 pages en petits caractères, ça a parfois de quoi faire peur. J’ai débuté les 100 premières pages en début d’année et le livre m’est tombé des mains. Trop de descriptions, des longueurs, j’avais beaucoup de mal à rentrer dans l’intrigue. Vacances de Pâques obligent, je me suis forcée à le reprendre, n’aimant pas abandonner un livre et là j’ai adoré car une fois l’intrigue bien installée, le livre est passionnant.

Nous sommes à la fin de XIXe siècle à New-York où une série de meurtres ont lieu. Toutes les victimes sont des enfants, pauvres, qui se prostitués. Les corps sont tous affreusement mutilés. Il n’y a pas de doutes, on a affaire à un tueur en série. Theodore Roosevelt, alors préfet de police, décide de faire intervenir pour une enquête parallèle : Laszlo Kreizler, aliéniste et John Schuyler Moore, journaliste pour la rubrique criminelle. Aidé par plusieurs comparses, ils vont alors partir à la recherche de ce tueur.

J’ai découvert New-York, sous un autre jour. On est loin de la ville moderne et touristique d’aujourd’hui. Dans ces pages, on découvre une ville sale, à la criminalité élevée, ou l’alcool coule à flot, et la pauvreté est omniprésente. L’ambiance est très noire et l’enquête comme je le disais plus haut passionnante. On penche entre la police aux habitudes d’enquêtes archaïques tandis que notre équipe d’enquêteurs s’essaient à de nouvelles méthodes plus modernes qui n’ont pas encore fait leur preuve : la prise d’empreinte, la déficience mentale du suspect ou non, l’autopsie, la recherche de la personnalité du suspect…
«Je me tournai vers le financier :
- Cela semblera absurde à des hommes comme le commissaire Byrnes – à vous aussi, peut-être – mais nous avons adopté ce qu’on pourrait qualifier de technique d’investigation à rebours.
Byrnes éclata de rire :
- Cul par-dessus tête, quoi !
Comprenant mon erreur, je choisis un autre angle d’attaque :
- C’est-à-dire que nous partons des caractéristiques des meurtres eux-mêmes, ainsi que les traits de la personnalité des victimes, pour déterminer quel type d’homme l’assassin pourrait être. Ensuite, à l’aide d’indices qui, autrement, seraient dépourvus de sens, nous commençons à remonter vers lui.
Je me savais en terrain délicat, et ce fut avance soulagement que j’entendis Kreizler m’apporter son renfort.
- Il y a des précédents, Mr Morgan. La police londonienne a déployé des efforts comparables, quoique plus rudimentaires, pendant l’affaire de l’Éventreur, il y a huit ans. Et les français recherchent en ce moment leur propre Éventreur avec des techniques qui ne sont pas sans rappeler les nôtres.
- L’Éventreur de Londres aurait-il été appréhendé sans que j’en aie connaissance, docteur ? ironisa Byrnes.
Laszlo plissa le front.
- Non.
- Et la police française a-t-elle fait beaucoup de progrès avec son anthropo-machin-chose ?
- Non, reconnut Laszlo
- Deux exemples remarquables, triompha l’ancien commissaire.
Sentant notre position s’affaiblir, je répliquai avec détermination :
- Le fait demeure…
- Le fait demeure que cette méthode est un pur exercice intellectuel qui n’offre aucun espoir de résoudre l’affaire, coupa Byrnes, s’approchant de nous mais s’adressant à Morgan. Ces individus ne font que donner à tous ceux qu’ils interrogent l’illusion qu’une solution est possible. Ce n’est pas seulement inutile, c’est dangereux. La seule chose qu’il faut dire aux immigres, c’est qu’ils ont intérêt à respecter les lois de cette ville. Sinon, personne ne peut être tenu pour responsable de ce qui leur arrive. Ils trouveront peut-être ça dur à avaler, mais de toute façon, Strong et son cow-boy de préfet ne tarderont pas à dégager le terrain, et nous pourrons remettre en vigueur les bonnes vieilles techniques de gavage.
»

Je suis maintenant curieuse de me plonger dans l’adaptation télé et de voir comment ce roman a bien pu être adapté. J’ai surtout hâte de voir si l’ambiance noire New-Yorkaise y est bien présente. J’ai également hâte de retrouver nos personnages dans une nouvelle enquête et le deuxième tome :
L'ange des ténèbres. Il faut dire que j’ai beaucoup aimé Sarah et John au fil du livre. Sarah est une jeune femme indépendante et moderne qui pour l’époque choque très souvent. Quand a John, son coté dandy m’a plu et il est plutôt bon enquêteur. Pour Lazslo, je ne sais toujours pas quoi en penser. Il semble cacher un lourd passé et j’aimerai bien en apprendre davantage. Affaire à suivre donc !

Lu dans le cadre du challenge : 
- ABC policier / thriller 2018
 

mardi 17 avril 2018

La fille dans le rétroviseur

Résumé :

État de New York, près de la frontière canadienne, de nos jours C'est la nuit, il pleut, et Cal Weaver n'a qu'une envie : rentrer chez lui. Mais à un stop, l'ex-flic hésite : Claire Sanders, la fille du maire, cherche désespérément une bonne âme pour la ramener chez elle. Bien sûr, prendre une adolescente en stop n'est jamais très prudent. Les rumeurs vont vite dans les petits patelins. Mais quand cette dernière l'implore en lui disant qu'elle était amie avec Scott, son fils décédé tragiquement quelques semaines plus tôt, Cal craque. Quel mal y a-t-il à aider cette gamine ?
Quelques kilomètres plus loin, Claire est malade et Cal s'arrête dans un bar. Dix minutes plus tard, la jeune fille qui s'installe dans la voiture n'est pas Claire Sanders... Où est-elle ? Que fuit-elle ? Dans quel piège Cal vient-il de se fourrer ?

Mon avis : 

Deuxième lecture d’un roman de Linwood Barclay et même constat que pour Fenêtre sur crime : beaucoup de mal à rentrer dans l’intrigue mais une fois que l’on comprend le contexte, les différents personnages, on se laisse prendre au jeu et par le suspense.

On fait la connaissance de Cal Weaver, un ex-flic, qui vit avec le traumatisme de la mort de son fils. Alors qu’il roule en voiture, en plein nuit et qu’il pleut, il fait monter une jeune fille, amie de son fils pour la raccompagner chez elle et lui éviter une mauvaise rencontre. « La fille, un énorme fourre-tout rouge en bandoulière, avait le pouce levé, et elle regardait vers ma voiture alors que je m’arrêtais au stop à l’angle de la rue. Pas question. Prendre un auto-stoppeur était déjà une mauvaise idée, mais prendre une adolescente était prodigieusement stupide. Un type la petite quarantaine, fait monter dans sa voiture une fille qui a la moitié de son âge par une soirée sombre et pluvieuse. Les possibilités que cela tourne mal étaient légions. »
Cette jeune fille demande à s’arrêter dans un fast-food car elle ne se sent pas bien. Seulement, quelques minutes après c’est une autre jeune fille qui prend sa place sur le siège passager et la première a disparu. Ou est-elle ? Pourquoi s’est-elle enfuie ? C’est ce que Cal va chercher à comprendre.

L’intrigue est bien menée et le suspense au rendez-vous. On se laisse séduire par Cal, que j’ai trouvé attachant et déterminé à comprendre et résoudre ce mystère. J’ai beaucoup aimé ce roman et sa construction qui nous dévoile les indices au compte-goutte et c’est uniquement dans les dernières pages que les pièces du puzzle s’emboîtent. J’ai d’autres livres de Linwood Barclay dans ma PAL et je ne tarderai pas à les en sortir !

lundi 16 avril 2018

La reine de la baltique

Couverture La reine de la Baltique

Résumé : 

Archipel de Stockholm, en pleine saison estivale : les cadavres s'accumulent, la population s'affole...
Un corps est retrouvé sur une plage de l''île de Sandhamn. L'inspecteur Thomas Andreasson est chargé de l'enquête. Habitué des lieux pour y passer toutes ses vacances, il va se voir proposé une aide bien inattendue : celle de Nora, son amie d'enfance, jeune femme d'une perspicacité redoutable.
L'été vire au cauchemar quand un second cadavre est découvert dans une chambre d'hôtel. Et si, désormais, plus personne n'était à l'abri ? 
Thomas croyait tout savoir de sa petite île paradisiaque. Il n'est pourtant pas au bout de ses lugubres découvertes...

Mon avis : 

Une fois n’est pas coutume, c’est ma collègue suédoise ainsi la série télé Meurtres à Sandhamn diffusée, il y a quelques années sur Arte qui m’ont donné envie de découvrir les livres de Viveca Sten. Et tout comme la série, j’ai eu un vrai coup de cœur pour ce premier tome d’une saga qui s’annonce très prometteuse.

Nous faisons la connaissance d’un duo d’enquêteurs très sympathiques : Thomas, un flic qui a perdu sa petite fille et dont le mariage n’a pas survécu et puis son ami Nora qui est mariée et mère de famille et qui vit sur l’île paisible de Sandhamn. Paisible jusqu’au jour où on retrouve un corps sur une plage. Tout porte à croire que cette personne s’est noyée, mais quand sa cousine est retrouvée morte quelques jours plus tard sur la même île, la police commence à avoir des soupçons.
« - De la mort-aux-rats, répéta Nora. Drôle de façon de faire.
- D’un autre côté, ajouta Henrik, il est assez facile de s’en procurer. Pour un empoisonneur amateur qui n’a pas accès aux poisons plus classiques qu’on trouve dans le circuit médical, ça peut sembler efficace. Demandez à M. Tout-le-monde, la grande majorité des gens sont persuadés qu’on peut l’utiliser comme poison. »
Il avait captivé l’attention de Thomas.
« Qu’est-ce que tu veux dire par « poison plus classiques » ? demanda celui-ci en se penchant en avant.
- De l’arsenic, par exemple, ou de la digitale, qui est une fleur très courante. On l’utilise pour soigner les problèmes de cœur, mais c’est mortel à haute dose. Les moines se servaient autrefois de cette fleur pour camoufler des assassinats, car la substance laisse peu de traces. »
Henrik se tut, prit encore quelques chips et continua.
« La morphine fonctionne de la même façon. Un peu de morphine soulage la douleur, trop tue. Beaucoup de médicaments deviennent des poisons mortels s’ils sont mal dosés.
»

L’enquête est vraiment bien menée et l’on prend plaisir à la suivre et à enquêter à notre tour. Thomas et Nora sont très attachants et apporte beaucoup au roman. Et puis le dépaysement est total et l’on a qu’une envie, c’est de prendre le premier avion pour Stockholm puis prendre le bateau pour aller se reposer sur l'île. « Le petit-déjeuner terminé, Nora avait sorti le sac de plage, les maillots et les draps de bain. Simon des pelles et des seaux en plastique multicolores. Ils avaient pris les vélos, longé les tennis, puis traversé la forêt jusqu’à Trouville.
Adam s’était plaint qu’ils ne roulaient pas assez vite, mais Simon pédalait de toutes les forces de ses petites jambes. Nora n’avait pas le cœur de lui demander d’accélérer.
Au bout de deux Kilomètres, la route obliquait vers la droite. Deux cents mètres plus loin, on était sur la plage.
Les touristes de Stockholm n’étaient pas encore arrivés. Quand ils débarquaient du direct de onze heures, il y avait foule. Mais comme il était à peine plus de dix heures, ils purent choisir leur emplacement.
Nora ne contestait absolument pas aux touristes leur droit de profiter de l’archipel, mais elle ne pouvait s’empêcher de songer combien c’était agréable, quand elle était petite et que les visiteurs arrivaient encore au compte-goutte, comparé aux flots qui se déversaient aujourd’hui.
En voyant les foules qui débarquaient des ferries en juillet, on se demandait si l’île n’allait pas sombrer sous le poids.
»

Bref c'est une excellente découverte et je pense vite me plonger dans les tomes suivants !

Lu dans le cadre des challenges :
- ABC policier / Thriller 2018
- Les dames en noir

samedi 14 avril 2018

Le secret du mari

Résumé : 

Jamais Cecilia n’aurait dû lire cette lettre trouvée par hasard dans le grenier. Sur l’enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n’ouvrir qu’après ma mort ». La curiosité est trop forte, elle l’ouvre et le temps s’arrête... John-Paul y confesse une faute terrible dont la révélation pourrait détruire non seulement leur famille mais la vie de quelques autres. À la fois folle de colère et dévastée par ce qu’elle vient d’apprendre, Cecilia ne sait que faire : si elle se tait, la vérité va
la ronger, si elle parle, ceux qu’elle aime souffriront.

Mon avis : 

Après avoir lu et beaucoup aimé Petits secrets, grands mensonges ou encore Un peu, beaucoup, à la folie, j’ai eu envie de me plonger dans un autre roman de Liane Moriarty. Le secret du mari trainait dans ma PAL depuis un bon moment et je regrette de ne pas l’en avoir sorti plus tôt car j’ai eu un vrai coup de cœur pour ce roman.

Rien de bien original dans la forme, l’auteur utilise à nouveau les mêmes ficelles : plusieurs personnages, tous liés entre et qui cache un secret, que l’on découvre seulement dans les dernières pages. Pourtant cette construction est toujours aussi efficace et le suspense bien là ce qui rend le roman addictive. Impossible de le lâcher avant la fin ! 

On y rencontre des personnages féminins très attachants : « De toute façon, les femmes n'avaient-elles pas le droit d'être sexistes pour les deux mille ans à venir, histoire de rééquilibrer la balance?».
- Cecilia, tout d’abord, cette femme qui essaie d’être parfaite et qui s’épuise et dont le mari cache un secret. « Si être mère de famille était un sport, Cécilia serait championne olympique. »
- Tess, qui vient de découvrir que son mari a une liaison avec sa cousine et qui rentre à Melbourne chez sa mère : « Apparemment, rentrer à Melbourne, c'était comme ouvrir un compte Facebook à quarante ans: En moins de vingt-quatre heures, une ribambelle d'ex-petits amis montraient le bout de leur nez et vous invitaient à boire un verre histoire de voir s'ils avaient une ouverture. »
- Rachel, dont la fille a été assassinée dans les années 1980 : « Ton fils reste ton fils jusqu'au jour de ses noces, mais ta fille reste ta fille jusqu'au seuil de ta fosse. »

Bref, je suis une nouvelle fois conquise par un roman de l’auteur et il me tarde d’en découvrir d’autres.  

Lu dans le cadre du challenge :
- ABC 2018

jeudi 12 avril 2018

Blue : la couleur de mes secrets


Résumé :

Blue n’est pas une adolescente comme les autres. À seulement 17 ans, elle dissimule un lourd secret qui l’a obligée à changer brutalement de vie, à déménager avec ses parents et son jeune frère, et à rester discrète pour ne pas attirer l’attention. Mais ses mystérieux cheveux bleus captent inévitablement tous les regards et attisent la curiosité des élèves de son nouveau lycée. Et comment se fondre dans la masse alors que son ex violent refait surface et que Nathan, un jeune homme à la réputation sulfureuse, a décidé de la percer à jour ?

Mon avis : 

Blue traînait depuis très longtemps dans ma PAL et j’ai profité des vacances pour l’en sortir. J’ai adoré ce roman et l’ai littéralement dévoré. 

On fait la connaissance de Blue, une adolescence aux cheveux bleus, qui fait sa rentrée dans un nouveau lycée. On découvre très vite qu’elle cache un lourd secret et qu’elle a vécu quelque chose de traumatisant dans la passé. Elle se fait très vite de nouveaux amis et puis Nathan, le mauvais garçon du lycée lui tourne autour. Si au début, elle se referme comme une huître, elle ne va pas rester très longtemps insensible aux charmes du jeune homme.
« - Heureusement que je ne t'amène pas au restaurant, j'aurais été obligé de me battre avec le serveur, déclare-t-il en me dévorant du regard.
- C'est ta manière de me dire que je suis jolie? Je lui demande en souriant.
- Non, c'est ma façon de te dire que tu es magnifique, dit-il en rigolant. »

Blue est une héroïne à laquelle on s’attache très vite. Elle est très mature pour son âge à cause de tout ce qu’elle a vécu et je l’ai trouvé touchante avec son petit frère. Nathan m’a beaucoup plu également, il est au fil du roman, très mystérieux et forcement j’avais envie qu’il se rapproche de Blue pour en apprendre davantage sur lui.

Le roman à ses petits défauts, on sent que c’est une jeune plume qui se cache derrière la romancière. C’est un premier roman alors forcément tout ne peut pas être parfait mais pourtant j’ai bien vite fait abstraction de tout ça pour me plonger dans le roman. L’intrigue est bien prenante, le suspense est présent et puis surtout on veut absolument savoir ce que cache Blue. L’auteure nous donne des éléments au compte-goutte et il faut attendre les dernières pages et un bon retournement de situation pour tout découvrir. Bref, je suis contente d’avoir fait cette belle découverte.

Lu dans le cadre du challenge : 
- ABC Jeunesse/Young Adult 2018

mardi 10 avril 2018

L'agence de mme Evensong, tome 1 : Dans les bras d'une héritière


Résumé : 


Depuis un an, Louisa Stratton sillonne l’Europe au volant de sa voiture. Pour jouir d’une telle liberté, la jeune héritière a dû écrire à sa famille qu’elle s’était mariée. Sauf que maintenant elle doit revenir en Angleterre au bras de Maximilian, l’époux parfait… qui n’existe pas. Heureusement, l’agence Evensong va lui en fournir un : le capitaine Charles Cooper, ex-officier de la guerre des Boers. Louisa déchante en faisant sa connaissance. Comment cet individu imbibé de gin pourrait-il incarner le très aristocratique Maximilian ? Elle ignore que Charles a bien des talents cachés et qu’à Rosemont, le domaine où règne sa terrible tante, il sera son seul rempart contre un terrible complot…

Mon avis : 

Il y a longtemps que cette saga me fait de l’œil et je me demande encore pourquoi j’ai mis tant de temps à sortir ce premier tome de ma PAL. Vacances de Pâques obligent, je me suis lancée et j’ai eu un vrai coup de cœur pour cette romance. 

On fait la connaissance de Louisa, jeune héritière et féministe avant l’heure, refuse de se marier et part avec sa femme de chambre faire le tour de l’Europe en voiture. Pour rassurer sa famille, elle s’invente un mari qu’elle décrit avec beaucoup de détails dans ses lettres. Seulement l’heure du retour a sonné ! La jeune femme fait donc appel à l’agence de mme Evensong et embauche un homme qui va devoir, jouer le mari parfait, pendant un mois. 
« - Ah bon ! Et quel est donc ce métier si lucratif que j'exerce ?
Elle réprima un sourire avant de répondre :
- Vous ne travaillez pas. Vous avez hérité.
- Ah comme vous, alors.
- Vous vous rendez bien compte que les femmes sont limitées quant à leurs débouchés professionnels. Et dans bien d'autres domaines, soit dit en passant. Ce sont les hommes qui contrôlent le monde. On voit d'ailleurs quel chantier pathétique vous en faites. » 


Louisa est un personnage attachant, qui n’a pas eu la vie facile, etant entouré d’une famille absolument épouvantable. 
« - Tu m'écoutes, Louisa ? Soit tu jacasses à tort et à travers, soit tu es perdue dans ton petit univers. Je te jure, un de ces jours tu causeras ma mort ! 
Ç'aurait été trop beau. » 

Charles m’a lui beaucoup touché de par les démons qui le hantent depuis son retour de la guerre. 
« Louisa réprima un délicat frisson et expliqua :
- Maximilian est un fils de famille. Il a grandi dans la campagne française.
- Dans un château, je parie.
- La château Lachapelle, confirma-t-elle. Un ancien monastère dont les couloirs sont encore hantés, prétend-on, par le fantôme du Moine Noir.
Charles se mit à rire. Quelle imagination délirante elle avait !
- Vous lisez bien trop de romans. Je ne crois pas aux fantômes.
- Bon, vous n’êtes pas obligé de mentionner ce spectre si vous n'y tenez pas. Je trouvais juste que cela pimentait l'histoire de votre enfance. Vos parents étaient des anglais expatriés qui se sont enfuis pour échapper à un mariage arrangé. Très romantique. » 

Petit bémol : j’aurais beaucoup aimé en apprendre d’avantage sur mme Evensong et j’espère vraiment qu’elle sera mis un peu plus en avant dans le reste des romans. 

C’est une lecture sans prise de tête, drôle, habilement écrite et l’on s’amuse vraiment. 
« En général, Louisa avait réponse à tout. Si Maximilian avait existé, elle aurait vraiment été anéantie, elle en était certaine. On ne perd pas de bonne grâce l'amour de sa vie. Effondrée, elle aurait gardé le lit des semaines durant, des mois peut-être. Voire des années. Elle aurait pleuré son cher époux encore plus longtemps que la reine Victoria n'avait pleuré feu le prince Albert. Sauf qu'elle aurait porté des robes de deuil bien plus seyantes. » 
Bien que ça soit une romance, l’auteur inclut différents genres en saupoudrant son roman d’un peu d’érotisme, un peu histoire, de suspense et d’enquête policière. Bref, je suis vraiment conquise par ce premier tome et il me tarde de lire la suite, en espérant que les tomes suivants soient à la hauteur du premier!

Lu dans le cadre du challenge :
- ABC romance 2018