samedi 7 mars 2020

Palm Beach Finland / Sous le soleil éternel de Finlande

Résumé : 

Jan Nyman, détective spécialisé dans les opérations secrètes, est envoyé dans une station balnéaire endormie pour enquêter sur une affaire mystérieuse : la victime a été retrouvée assassinée dans la cuisine d'une ancienne villa, un mixeur posé près du cadavre.
Logé dans un étrange village-vacances, au bord de ce qui est présenté comme la plage " la plus chaude de Finlande " et ayant l'ambition de devenir le nouveau Saint-Tropez, Nyman ne recule devant rien pour mener à bien sa mission.
Le suspect numéro 1 : Olivia Koski, maître nageuse aux charmes irrésistibles et par ailleurs propriétaire des lieux du crime.
Le handicap : Leivo, le fondateur du resort, dont l'ambition ne semble pas uniquement de divertir le détective.
L'objectif : découvrir la vérité malgré les obstacles et les dangereuses tentations...

Mon avis : 

Vous rêvez de vacances au soleil, dans un complexe hôtelier en pension complète, à ne rien faire d’autre que de vous prélassez sur votre chaise longue, sous les palmiers ? Alors pourquoi ne pas partir en Finlande ? Quoi, vous n’y aviez pas pensé et pourtant selon le propriétaire des lieux cette plage " la plus chaude de Finlande " est en passe de devenir le nouveau Saint-Tropez !

On fait la connaissance de Jan Nyman, détective qui se retrouve dans cette station balnéaire pour enquêter incognito sur un meurtre. En effet, un homme a été retrouvé mort dans la cuisine d’Olivia Koski.

On oscille autre différents genres au fil des pages : roman policier avec l’enquête de Jan, l’absurde avec le meurtre « accidentel » du départ et certaines scènes avec Chico et Robin, l’humour noir avec l’ambition démesurée de Jorma Leivo, bref pour une première rencontre avec Antti Tuomainen, je dois dire que ce roman m’a réservé  bien des surprises.

J’ai beaucoup aimé Jan et son flair de détective et je dois dire qu’il a beaucoup de courage d’atterrir dans ces lieux avec une telle flopée de personnages bizarres qui tournent autour de lui. Malgré ça, le roman est addictif et il est difficile de lâcher le livre tant on veut connaitre la fin. Amateur d’humour noir vous allez vous régaler.

J’ai adoré les descriptions des lieux, cette station balnéaire au milieu de la Finlande. J’ai trouvé ça tellement original comme idée de scénario et à la fois tellement improbable. C’est un roman très réussi et divertissant à souhait avec lequel on passe un très bon moment.
 

jeudi 5 mars 2020

Death in focus / Dans l'oeil du cyclone

Résumé : 

1933. Italie. Elena, jeune photographe anglaise, tombe amoureuse d'un journaliste, qui meurt assassiné peu après. Juste avant de mourir, il confie à Elena appartenir au MI6 et la charge de terminer sa mission : avertir son contact berlinois qu'un attentat doit avoir lieu contre Scharnhorst, un proche d'Hitler, et qu'il va être imputé aux Britanniques.
À Berlin, la partition se joue comme prévu : Scharnhorst est assassiné. Bientôt, c'est sur Elena que se resserrent les griffes du complot : une arme est retrouvée parmi ses affaires. Traquée par la police, elle doit s'enfuir et peu à peu, elle découvre l'ampleur du fanatisme nazi, autodafé, persécution des juifs. Elle décide alors de photographier les preuves pour les expédie à son grand-père, resté en Angleterre. Secrets de famille, vengeance personnelle et résonance avec la grande Histoire : en ces temps troublés, Elena devra affronter la vérité de chacun pour comprendre la sienne.

Mon avis : 

Une nouvelle série signée Anne Perry, forcément je réponds présente ! Death in focus (ou Dans l’œil du cyclone à paraître en français) est une véritable voyage au cœur de l’Europe des années 1930. On débute l’intrigue sous le soleil d’Amalfi et son insouciance puis dans l’Angleterre tourmenté qui peine à se remettre de la Première Guerre Mondiale et craint une nouvelle guerre ou encore en Allemagne sous Hitler qui vient d’accéder au pouvoir.

On suit donc Elena, une jeune femme de vingt-huit ans, qui est photographe et lors d’un séjour en Italie, elle rencontre Ian. Ils font connaissance dans le train de retour vers Paris quand ce dernier est assassiné. Il a le temps dans un dernier soupir de lui avouer qu’un attentat se prépare en Allemagne et qu’elle doit tout faire pour l’en empêcher.

Comme toujours, les descriptions d’Anne Perry sont justes et richement documentées. Berlin prend une tout autre dimension sous la plume de l’auteure, dans une période cruciale de l’histoire. Tout prend vie sous nos yeux et l’on a froid dans le dos car on connait très bien la suite… La persécution des juifs, communistes, homosexuels, tsiganes et j’en passe, a déjà commencé. On brule les livres dans les rues et l’on assiste à tout cela dans l’impuissance la plus totale.

Elena est forte et déterminée, intelligente et astucieuse sous ses airs ingénue comme la plupart des personnages féminins sous la plume de l’auteure. Elle a peut-être un peu trop confiance en elle mais les tomes suivants nous le diront. Elle a malgré tout quelques défauts : elle répète les mêmes erreurs encore et encore et sa naïveté la rende parfois agaçante. Pourtant, elle est attachante et on prend plaisir à être à ses côtés au fil des pages. Mais elle n’est pas la seule personne intéressante car la famille Standish est pleine de secrets et de personnages complexes. Elena a une place importante mais Lucas son grand-père est tout aussi fascinant. Joséphine est effacée car elle sait rester à sa place mais elle est futée et en sait bien plus qu’il n’y paraît. Charles est buté et arrogant et il m’a vraiment énervé. Je crois qu’on ne peut que prendre du plaisir à le détester. Quant à Margot, j’espère faire plus ample connaissance avec elle dans les futurs tomes car c’est un personnage qui pourrait se montrer intéressant dans une intrigue.

Vous l’aurez compris suspense, secrets, trahison, espionnage sont au rendez-vous et le roman se veut captivant et pleins de mystères du début à la fin. Une petite pointe de romance vient s’ajouter à tout ça, du lyrisme dans les descriptions des paysages et de la nature et un caractère plus dramatique avec la montée en force d’Hitler en Allemagne, de Mussolini en Italie, l’instabilité en Espagne et les premiers signes d’une seconde guerre mondiale alors que les plaies de la première ne sont pas encore pansées. Une lecture pertinente et prometteuse. Quelques maladresses et répétions dans la narration sont à souligner mais j’ai vraiment hâte de lire la suite.
 

lundi 2 mars 2020

The only child / Bonne nuit maman

Résumé : 

Seonkyeong, criminologue, est sollicitée par un serial-killer qui attend son jugement en prison. Cet homme qui a assassiné une douzaine de femmes veut lui parler, à elle et à personne d'autre. Intelligent, manipulateur, ses motivations restent floues mais tous s'accordent à dire que Seonkyeong devra faire preuve de la plus grande prudence face à ce criminel hors normes.
Dans le même temps, son mari se voit contraint de faire venir chez eux la fille qu'il a eu d'un précédent mariage. Une petite de onze ans qui serre contre elle son ours en peluche, une petite bouleversée par les décès de sa mère et de ses grands-parents maternels. Des décès pour le moins suspects d'ailleurs...

Bonne nuit maman est le premier opus d'une trilogie consacrée à Ha-young, jeune criminelle qui incarne les bouleversements vécus par la société coréenne.

Mon avis : 

The only child (ou Bonne nuit maman en français) fait partie des sorties littéraires de février que j’attendais avec impatience. Je viens tout juste de refermer la dernière page de ce livre et il m’est difficile de dire si j’ai aimé ou pas. Il y a du pour et du contre qui me laisse perplexe.

On suit Seonkyeong, criminologue qui est appelé par un serial killer qui est sous les verrous. Il souhaite lui parler uniquement à elle. En parallèle, on découvre la vie de notre criminologue qui se voit charger de s’occuper de la fille de son époux après un grave incendie.

Tout d’abord, c’est un roman très noir comme on peut s’en douter a la lecture du résumé. Là-dessus pas de tromperie sur la marchandise. Là où réside le problème, c’est qu’il n’y a aucun sentiment. Les asiatiques sont pudiques et ne montrent rien, mais ici impossible de s’attacher aux personnages, d’éprouver quelque chose pour eux. On reste un spectateur de marbre tout comme les protagonistes de l’histoire : Seonkyeong par exemple et sa relation avec son mari qui donnent l’impression de voir deux colocataires plutôt qu’un vrai couple.

Il y a aussi un problème de style dans la version originale ou dans la traduction anglaise qui donne des répétitions constantes ou le texte aurait pu être allégé. Il faut parfois quatre phrases ou il pourrait y en avoir qu’une seule. Tout ça alourdit le texte et ralentit énormément le rythme du roman.

Au final, le roman est très accès sur les personnages et moins sur l’intrigue et je m’attendais à autre chose. En savoir plus sur ce fameux serial killer qui ne sert que de prétexte et n’apporte rien à l’histoire si ce n’est détourner l’attention du lecteur du véritable danger qui se trame.

En tout cas, le suspense est omniprésent et on sent la tension monter petit à petit. La fin est complétement renversante et j’adore ce genre de twist que l’on n’a pas vu venir. C’est apparemment le premier tome d’une trilogie et je suis curieuse de voir la suite même si je reste partagée sur ce premier roman.