Résumé :
Le silence cache souvent des vérités inavouables ! Deux tentes sont plantées près du fjord de Horsens, sur l'île de Vorso. Dans l'une d'elles, le corps d'un homme baigne dans son sang. Tami a été égorgé. Quant à ses enfants avec qui il était parti camper, ils ont disparu. Les causes de son meurtre sont-elles à chercher dans le présent ou dans le passé ? C'est toute la question que se posent Petter Bohm et sa protégée, Liv Jensen, lorsque la police du Jutland du Sud transmet le dossier à la brigade criminelle de Copenhague.
Tami, Iranien, était en effet arrivé au Danemark trente ans plus tôt en transitant par un camp de réfugiés et portait une douloureuse histoire...
Mon avis :
Dans Les blessures d’hier, Katrine Engberg poursuit sa série autour de Liv et Peter avec un deuxième tome que j’ai trouvé globalement supérieur au précédent.
Le roman reprend en effet les mêmes ressorts narratifs : une construction chorale, une multiplication des personnages et des intrigues entremêlées. On se perd parfois dans les différentes trajectoires du récit mais certains points de vue fonctionnent néanmoins très bien. Les chapitres consacrés à Liv, toujours aussi fragile et déterminée, restent parmi les plus intéressants, et ceux centrés sur son voisin Nami apportent une véritable densité émotionnelle. Leur complémentarité donne au roman ses meilleurs moments, plus humains et plus incarnés. En revanche, le personnage d’Hannah laisse perplexe, je ne sais pas trop ce qu'elle apporte au récit.
La question de l’immigration iranienne est bien traitée et apporte une dimension contemporaine pertinente car terriblement d'actualité.

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