mardi 8 décembre 2015

La confession de la lionne


Résumé : 



Lorsque le chasseur Arcanjo Baleiro arrive à Kulumani pour tuer les lions mangeurs d’hommes qui ravagent la région, il se trouve pris dans des relations complexes et énigmatiques, où se mêlent faits, légendes et mythes. Une jeune femme du village, Mariamar, a sa théorie sur l’origine et la nature des attaques des bêtes. Sa sœur, Silência, en a été la dernière victime. L’aventure est racontée par ces deux voix, le chasseur et la jeune fille, au fil des pages on découvre leurs histoires respectives. La rencontre avec les bêtes sauvages amène tous les personnages à se confronter avec eux-mêmes, avec leurs fantasmes et leurs fautes. La crise met à nu les contradictions de la communauté, les rapports de pouvoir, tout autant que la force, parfois libératrice, parfois oppressive, de leurs traditions et de leurs croyances. L’auteur a vécu cette situation de très près lors d’un de ses chantiers. Ses fréquentes visites sur le théâtre du drame lui ont suggéré l’histoire inspirée de faits et de personnages réels qu’il rapporte ici. Clair, rapide, déconcertant, Mia Couto montre à travers ses personnages forts et complexes la domination impitoyable sur les femmes, la misère des hommes, la dureté de la pénurie et des paysages. Un grand roman dans la lignée de L’Accordeur de silences.

Mon avis : 


J'ai posé mes valises au Mozambique grâce à Mia Couto. La confession de la lionne est un court roman qui alterne les points de vue de deux personnages : Un chasseur venu tué une lionne qui terrorise et a déjà fait une vingtaine de victime et une jeune femme dont la sœur a été victime de l'animal.

L’atmosphère du roman est vraiment magique, on voyage au rythme des croyances, chaque chapitre s'ouvre sur un proverbe : 
"Une armée de brebis dirigée par un lion est capable de vaincre une armée de lions dirigée par une brebis.
Proverbe africain
"
ou encore: 
"Jusqu'à ce que les lions inventent leurs propres histoires, les chasseurs seront toujours les héros des récits de chasse.
Proverbe africain
"

Malgré tout c'est un bilan en demi teinte, car j'ai été souvent perdu, souvent confuse, car il est dur de décerner la réalité de la folie, du rêve, des croyances..... Tout se mélange et il est difficile de s'y retrouver.

Je suis malgré tout ravie du dépaysement que ma procurer l'auteur et je lirai très vite un autre de ses romans.

Lu dans le cadre du challenge : 
- le tour du monde en huit ans : Le Mozambique

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