jeudi 20 novembre 2014

Francesca, empoisonneuse a la cour des Borgia

Résumé :


Rome, été 1492. Une époque troublée pour la chrétienté, qui s'est rendue coupable quelques mois auparavant de promulguer l'édit décrétant l'expulsion de tous les Juifs d'Espagne. Mais la cité éternelle s'émeut moins de leur sort que de celui du pape, Innocent VIII, dont on dit qu'il est mourant. Cette nouvelle attise pourtant davantage les ambitions qu'elle ne suscite la prière.
Au service de la famille des Borgia depuis toujours, Francesca apprend la mort de son père (l'empoisonneur attitré de la famille) dans des circonstances douteuses. Commence alors pour elle une quête de vengeance, qui la pousse à prendre la suite de son père.
Ses recherches vont lui faire découvrir que l'expulsion des Juifs d'Espagne n'est que le prélude à des actes plus monstrueux encore et que le pape, à la santé déclinante, compte bien autoriser depuis le Vatican. Il s'agit à présent de le neutraliser, tout en aidant Rodrigo Borgia, son maître, à être élu pape par le conclave.

Mon avis :


J'avais envie d'un roman léger pour mes vacances et je me suis plongée dans ce premier tome de la saga Francesca. J'ai encore en tête la série télé The Borgias (je parle de la version américaine) que j'ai adoré et j’étais curieuse de voir ou aller m’emmener ce roman.

Et bien c'est une très bonne surprise qui m'a tenu en haleine et a fait passer plus vite les douze longues heures d'avion.
L'écriture de Sara Poole est agréable et nous fait voyager a Rome : " Si vous deviez un jour visiter Rome, ou si vous avez la chance d’y résider, je ne saurais trop vous recommander de vous lever une fois aux aurores pour observer comment le jour nouveau transforme la cité, la faisant passer du monochrome de la nuit aux nuances rougeoyantes que le soleil parvient à donner à cette pierre remarquable. Ensuite vous verrez ces couleurs devenir plus profondes, jusqu’à virer quasiment au violet, avant de se changer, en fin de journée, en un or mat. On dit que Rome possède la plus belle palette de couleurs qu’une ville peut avoir, et je ne vois rien à redire à cela."
L'époque est fidèlement reconstruite , les complots bien présent tout comme le suspense : "Les alliances se faisaient et se défaisaient comme la brume qui monte sur le Tibre la nuit pour disparaitre au soleil du matin. L'ami de la veille pouvait fort bien être l’ennemi du lendemain. Comme tant de villes de la chrétienté, Rome était en ébullition, tiraillée par deux forces contraires. Certes, elle obéissait a l'injonction séculaire, définie par nos ainés, qui exigeait de se soumettre a Dieu et a la tradition. Mais elle commençait également a percevoir cet élan nouveau, encore a moitié conscient, qui consistait a relever la tête et a s'ouvrir a la lumière du changement, ce que certains appelaient une renaissance du monde quand les autres le qualifiaient de paganisme."

La jeune Francesca, la narratrice, est intrépide et attachante et l'on suit ses aventures avec beaucoup de plaisir.

Mon seul regret est sans doute le portrait qu'elle brosse de César. Ici on est vraiment dans la romance, ce qui est dommage. Je préfère largement l'imaginer en séducteur sans pitié qu'en jeune homme doux et mielleux. (ça ne reste que mon avis personnel)

C'est en tout cas un premier tome réussi qui laisse présager une bonne trilogie.

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