dimanche 31 mai 2015

L'innocence des bourreaux

Résumé :


Dans une supérette, une jeune maman, un couple adultère, une personne âgée et son aide, une mère et son ado font leurs courses. Un junkie entre pour voler la caisse et perd le contrôle de la situation. Un jeux subtile s'instaure alors entre supposés victimes et bourreaux.

Mon avis :


Le résumé de la quatrième de couverture s'annonçait prometteur hors ce nouveau thriller de Barbara Abel ne m'a pas convaincu.
On fait d'abord la connaissance des personnages :
- Joachim, le junkie qui braque la supérette pour se payer sa dose.
- Aline, la mère excédée par son son fils Théo, en plein crise d'adolescence
- Germaine, la mamie casse pied avec son aide a domicile Michele.
- Lea, la maman d'une petit garçon de 3 ans
- Guillaume, une jeune homme caissier a la supérette
et enfin Thomas qui a une aventure avec sa collègue Sophie.
Le point commun entre tout ces personnages, se rendre a la supérette en même temps. Quand Joachim, arrive, l'arme a la main, pour voler la caisse. Jusque la c'est palpitant, on est pris dans le suspense et soudain tout part de travers.

Si vous voulez lire ce roman, ne lisez pas la suite car il va y avoir des SPOILERS :
D'abord la prise d'otage, d'Aline et de Théo ça devient n'importe quoi....
Ensuite Lea qui a perdu son fils, le fait de le laisser seul a la maison était intéressant, mais quand j'ai appris qu'il était mort, j'ai été déçu.....
L'histoire de kidnapping d'enfant par Aline, et qu'au bout de 13 ans, elle n'ai jamais été retrouvé, je trouve ça un peu gros....
Et enfin le fait que Germaine, en fauteuil roulant soit en fait capable de marcher....

Les personnages ne sont pas vraiment attachant, sauf Germaine que j'ai adoré. Son histoire, son passé m'a beaucoup touché.

Barbara Abel livre un thriller qui encore une fois se lit, se dévore devrais-je dire, car en quelques heures, il était fini mais pour ce qui est de l'intrigue, je ne suis absolument pas convaincu. Dommage !

Lu dans le cadre du challenge :
- Week-end a 1000

Le fusil de chasse

Résumé :


L'histoire d'une liaison, source de passion, de rupture et de mort, racontée à travers trois lettres inoubliables dans un style glacé et brûlant qui fait de ce court roman un chef-d'œuvre universel.
Poète, nouvelliste et romancier, Yasushi Inoué (1907-1991) restera sans doute le plus grand et le plus populaire écrivain japonais de son temps. Son œuvre, d'une richesse exceptionnelle, aborde tour à tour avec le même bonheur toutes les formes de l'écriture. Depuis la parution, voici près de trente ans, du Fusil de chasse, elle a connu en France un succès qui ne s'est jamais démenti.

Mon avis :


Le fusil de chasse est un court roman épistolaire, qui se compose de trois lettres toutes destinées a un même homme. Une est de sa femme, une de sa maîtresse et une de la fille de cette dernière.

Le point de départ du livre est le suicide la maîtresse, sa fille lit sont journal intime et découvre la liaison des deux protagonistes. La lettre de la fille est sans doute celle que j'ai le moins aimé.

Vient ensuite, la lettre de la femme trompée "Autant que je me souvienne, depuis plus de dix ans, chacun de nous s'est retranchée derrière les murs de sa citadelle ; tu m'as trompée et je t'ai trompé (mais c'est toi qui as eu l'initiative). Quel calcul affligeant peut bien faire un homme ! Notre existence s'est entièrement édifiée sur nos secrets respectifs." que j'ai trouvé très belle. Elle révèle qu'elle connaît cette liaison depuis le début mais elle s'est tue "Pourquoi n'ai-je pas suivi le chemin qui conduit a la mer ? La raison est celle-ci  : je ne pus réprimer le sentiment que, par rapport a cette très belle femme, de cinq ou six ans mon aînée, - par rapport a ma cousine Saiko, - j'étais en état d'infériorité a tous points de vue : expérience, savoir, talent, beauté, tendresse. Je n'avais même pas l'art de tenir une tasse de café, de parler littérature, de goûter la musique, de me maquiller"

Puis enfin, il y a la lettre de cette maîtresse qui décide de mettre fin a ses jours : "Quand tu liras ces mots, je ne serai plus. J'ignore ce que peut être la mort, mais je suis sure que mes joies, mes peines, mes craintes ne me survivront pas." Elle livre ses souvenirs avec cette homme qu'elle a aimé : "Comme nous gravissions l'étroit et raide sentier de montagne, tu m'as dit sans raison apparente : "L'amour est une obsession. Il est parfaitement normal d'être obsédé par le besoin d'une tasse de thé. Alors, pourquoi n'aurais-je pas le droit d'être obsédé par toi ?""

Un beau roman qui se lit vite, 96 pages dans son format poche.

Lu dans le cadre du challenge :
- Week-end a 1000

Les dix enfants que Madame Ming n'a jamais eus

Résumé :


Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l’immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de l’enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n’était pas imaginaire ? L’incroyable secret de Madame Ming rejoint celui de la Chine d’hier et d’aujourd’hui, éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius.

Mon avis :


Voici un conte philosophique qui m'a bien plu même s'il ne s'agit pas la du meilleur écrit de l'auteur. Eric-Emmanuel Schmitt nous emmène en Chine : " La Chine, c'est un secret plus qu'un pays. Madame Ming, l’œil pointu, le chignon moiré, le dos raidi sur son tabouret, me lança un jour, a moi l'européen de passage.
- Nous naissons frères par la nature et devenons distinct par l'éducation.
Elle avait raison... Même si je la parcourais, la Chine m'échappait. A chacun de mes voyages, son sol s'étendait, son histoire s'évaporait, je perdais mes jalons sans en gagner de nouveaux, malgré mes progrès en cantonnais, en dépit de mes lectures, quoique je multipliasse les contrats commerciaux avec ses habitants, la Chine reculait a mesure que j'avançais, tel l'horizon.
- Au lieu de se plaindre de l'obscurité, mieux vaut allumer la lumière, affirma madame Ming.
Comment ? Quel individu choisir pour fouiller ce sol énigmatique ? Quelle proie harponner ? La Chine contenait autant de sujets que la Méditerranée de poissons.
- La planète porte un milliard de Chinois et cinq milliards d'étrangers, murmura madame Ming en ravaudant une paire de bas.
"

Madame Ming est vraiment un personnage attachant. Elle m'a beaucoup fait sourire car elle a réponse a tout, toujours un proverbe de circonstance. Mais son sujet de conversation favori est bien sur ses enfants :
"- J'ai dix enfants.
Sur le coup, je crus que ma maîtrise du cantonnais chancelait... Par sécurité, je répétai le chiffre "dix" en mandarin, en anglais ; a chaque fois, elle confirma de la tête.
Incrédule, je déployai mes doigts en éventail.
- Dix ?
Pour me tranquilliser, elle énuméra les prénoms :
- Ting Ting, Ho, Da-Xia, Kun, Kong, Li Mei, Wang, Ru, Zhou, Shuang.
L'amour  que ces vocales éveillaient en elle, illuminant ses yeux, gonflant ses traits, rendit son visage un instant juvénile.
" Forcement avec ce titre, on se doute qu'il y a une entourloupe, surtout dans un pays comme la Chine est pourtant on écoute son récit avec intérêt. "La vérité, c'est juste le mensonge qui nous plaît le plus, non ?"

L'écriture de l'auteur est comme toujours agréable a lire et on se lasse pas une minute de ce court récit. J'ai beaucoup aimé la fin ou notre narrateur, a beaucoup appris auprès de notre dame pipi et qui prends une décision qui va changer sa vie.

Lu dans le cadre du challenge :
- Week-end a 1000

Chateaux Bordeaux, tome 1 : Le Domaine

Résumé :


Suite au décès de leur père, les trois enfants Baudricourt héritent de l’exploitation vinicole familiale, un vaste domaine situé au cœur du Médoc.
Les deux frères comptent se séparer rapidement de la propriété et des dettes dont elle est criblée. Mais leur décision est aussitôt remise en cause par la détermination de leur sœur, Alexandra, qui voit dans cet héritage l'opportunité de rebâtir sa vie sur les terres de son enfance. Décidée à reprendre en main le vignoble paternel, Alexandra se retrouve rapidement au pied du mur. D'un côté, elle affronte l'hostilité de son entourage, de l'autre, elle sait que pour réussir elle va devoir tout apprendre, car la fabrication d'un grand cru ne s'improvise pas.
Avec humilité et courage, Alexandra se consacre dès lors entièrement à son nouvel univers qui deviendra, au fil du temps, sa passion...

Mon avis :


Voici un premier tome, on ne peut plus prometteur qui nous fait découvrir le milieu viticole : "Le médoc est une presqu'île de 240 000 hectares dont 16 500 sont occupés par le vignoble.
Bordé a l'ouest par l'océan Atlantique et a l'est par l'estuaire de de la Gironde, la base de ce vaste triangle se situe au nord-est de Bordeaux et sa pointe au Verdon.
Entre ses deux points géographique, on dénombre 2000 exploitations reparties sur 57 communes et regroupés en 8 appellations, dont 2 régionales : Médoc et Haut-Médoc, et 6 communales : Pauillac, Saint -Estephe, Saint-Julien, Listrac, Moulis, Margaux.
De par leur finesse et leur grande qualités, les vins médocains ont acquis une renommée mondiale. Même si l'on n'a pas eu la chance d'y goûter, certains noms nous sont désormais familiers : Mouton-Rothschild, Latour, Léoville Las Casas, Palmer, Haut-Marbuzet, Chasse-Spleen, Beychevelle, Lagrange, Cos d'Estournel, et j'en passe....
" Si j'apprécie boire un verre de vin avec le fromage, je n'y connais pas grand chose au final et j'ai beaucoup appris ici, et je ne doute pas que les prochains tomes seront eux aussi très instructif.

L'intrigue est elle aussi intéressante, le père, propriétaire du domaine vient de mourir ce qui est l'occasion de rassembler les trois enfants. Les deux fils aînés veulent vendre car selon eux le domaine n'est pas / plus rentable tandis que la cadette est déterminée a reprendre le flambeau. Un chemin qui j'en suis sur va être semé d'embûches car elle est plutôt mal entouré. Au  final, on découvre un monde plein de concurrence, de mesquinerie et jalousie. J'espère que c'est juste pour la BD et qu'en réalité c'est un peu plus nuancé que ça.....

Les personnages sont attachants, surtout bien sur notre héroïne et j'ai hâte de découvrir si oui ou non elle va réussir. Les dessins m'ont aussi bien plus et je les trouve a la hauteur.

Lu dans le cadre du challenge :
- Week-end a 1000

samedi 30 mai 2015

Vendredi Lecture : Club de Lecture Juin 2015

Après avoir participé a l'édition de mai, avec les titres fleuris, je me lance dans ce club de lecture de juin ou le but est de lire un ou plusieurs ouvrages ouvrage (roman, recueil de poésie, essai, bande dessinée,…) dont le titre comporte un ou plusieurs prénoms.

Lien vers l'article : ici
Sur Facebook, un événement sera créé et disponible à partir du 1er Juin.
Sur Twitter, partagez votre lecture et quelques mots (on sait que c’est compliqué en 140 caractères) avec le croisillon #ClubVL.

Les livres de ma PAL qui peuvent rentrer dans ce critère :

- Alexia, tome 1 : Quand nous étions morts de Francesc Miralles
- Au temps du roi Edouard de Vita Sackville-West
- Baby Jane de Sofi Oksanen
- Bernadette a disparu de Maria Semple
- Billie d'Anna Gavalda
- Bons baisers de Cora Sledge de Leslie Larson
- Carlota Fainberg de Antonio Muñoz Molina
- Carrie de Stephen King
- Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl
- Claude Gueux de Victor Hugo
- Claudine a l'ecole de Colette
- Coraline Neil Gaiman
- D'où vient Angela Küber ? de Bruno Descamps
- Demain à Santa Cecilia de Maria Dueñas
- Ernestine de Sade
- Et puis, Paulette... de Barbara Constantine
- Eva dort de Francesca Melandri
- Firmin : autobiographie d'un grignoteur de livres de Sam Savage
- Hôtel Iris de Yoko Ogawa
- Hôtel Miranda de Iman Bassalah
- Jane Austen et le révérend de Stephanie Barron
- Jim de Harold Cobert
- Jonas ou l'artiste au travail d'Albert Camus
- Jonathan Livingston le goéland de Richard Bach
- L'étrange cas de Juliette M., tome 1 de Megan Shepherd
- La Famille d'Arsac, tome 1 : Scandaleuse Elisabeth
- La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi... de Rachel Joyce
- La pension Eva de Andrea Camilleri
- Le Journal secret d'Amy Wingate de Willa Marsh
- Le lecteur de Jules Verne de Almudena Grandes
- Le manuscrit perdu de Jane Austen de Syrie James
- Les carnets secrets de Miranda de Julia Quinn
- Les Carsington, tome 1 : Irrésistible Mirabel de Loretta Chase
- Les dix amours de Nishino de Hiromi Kawakami
- Les mille et une gaffes de l'ange gardien Ariel Auvinen de Arto Paasilinna
- Mathilda de Roald Dahl
- Nina de Frederic Lenoir
- Notre Imogene de Charles Exbrayat
- Pauline de George Sand
-
Petit déjeuner chez Tiffany de Truman Capote
- Pierre et Jean de Guy de Maupassant
- Une faiblesse de Carlotta Delmont de Fanny Chiarello
- Virginia et Vita de Christine Orban

Mes lectures : (a venir)

- Les dix amours de Nishino de Hiromi Kawakami [pas de critique, déception]
- Pierre et Jean de Maupassant [ma critique]
- Carlota Fainberg de Antonio Muñoz Molina [ma critique]

- Demain a Santa Cecilia [ma critique]

Crève Saucisse

Résumé :


Didier est boucher, amateur de bande dessinée et... cocu! Cela lui bousille la vie. Sandrine, son épouse, le trompe avec leur meilleur ami, Éric.
Renouant avec la veine acide qu’on lui connaît, Pascal Rabaté s’associe à Simon Hureau pour une comédie noire, grinçante et jubilatoire.

Mon avis :


Gros coup de cœur pour Crève Saucisse ou j'ai fait la connaissance de Didier. Il est boucher et avec sa femme il tient une petite boucherie : "Et un beau steak dans la hampe ! Cent grammes, ça vous fait du quatre euros vingt, madame Balu ! Vous allez voir, c'est de la soie ! Je vais vous l'emballer dans du beau papier !" ou encore "- C'est pour un bourguignon ? Alors je peux vous faire un petit assortiment, un peu de macreuse, de gîte, et de paleron
- Oui, oui, d'accord...
- ... Un mélange entre le moelleux et le maigre... Feu doux ! Et si vous avez le temps, faites mariner la viande dans le vin vingt-quatre heures avant ! Voulez-vous un os de veau ? C'est bon pour la cuisson.
- Volontiers, merci !
- Ça vous fera vingt-deux euros tour rond. Avez ça vous faut-y autre chose ? Je vais vous l'emballer dans du beau papier...
- Merci, au revoir !"

Bref jusqu'ici tout est normal, mais Didier a découvert que sa femme a une liaison avec son meilleur ami et depuis il rumine sa vengeance. Jusqu'au jour ou en lisant une BD il lui vient une idée. Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il a plus d'un tour dans son sac pour arriver a ses fins.


C'est une bande dessinée très drôle, parfois l'humour est un peu grinçant : "Quand on fait les cornes à un boucher, il ne faut pas s'étonner de passer de l'état de client à celui de marchandise." ou encore
"- À nos femmes !
- Et à ceux qui les montent... les escaliers !! Ha ! Ha ! Ha !
" mais c'est la tout le charme de la BD. Les dessins m'ont beaucoup plu et apporte un petit plus au scénario. La fin m'a surprise et j'ai refermé l'album avec un grand sourire et le regret de ne pas l'avoir lu avant.

Lu dans le cadre du challenge :
- Week end a 1000


La lucarne

Résumé :


En 1953, José Saramago remit un roman manuscrit à une célèbre maison d’édition de Lisbonne qui ne lui répondit pas et ne lui renvoya jamais son texte.
En 1989, lors d'un déménagement, cette même maison d'édition retrouva le manuscrit et proposa à l'auteur de le publier. Saramago refusa et s’opposa à toute édition de son vivant.
La Lucarne nous parvient donc avec soixante ans de retard. On y raconte la vie des habitants d’un immeuble dans une petite ville portugaise.
Des couples qui se haïssent, une femme entretenue, une jeune fille ambitieuse qui devient sa rivale, quatre couturières amoureuses de Beethoven et de Diderot, un cordonnier philosophe et son locataire, alter ego de l’auteur.
Ce roman, profondément subversif pour le Portugal du milieu du XXe siècle, traite de situations apparemment anodines mais aussi profondes qu’universelles.
Dans l'immeuble où Saramago a fait entrer le monde, les lecteurs retrouveront les personnages de ses romans futurs et l'univers littéraire qui a marqué toute son œuvre.

Mon avis :


Tout d'abord, je remercie chaleureusement Livraddict pour leurs partenariats ainsi que les éditions points pour l'envoi de ce roman qui m'a permis de découvrir José Saramago. Je le connaissais de nom bien sur (prix nobel de littérature en 1998) mais je n'avais pas encore lu un de ses écrits. C'est donc une très bonne découverte. L'auteur est aussi connu pour ses écrits au mise en page particulière, pour ne pas dire inexistante. J'ai souvent entendu dire qu'il n'utilisait pas de ponctuations, pas de majuscules, pas retour a la ligne. C'est donc avec soulagement que j'ai constaté que La lucarne déroge a la règle puis que la mise en page ici est classique. Choix de l'auteur ou de la maison d’édition, je ne sais pas en tout case, ça a été un soulagement pour moi.

Autant vous le dire de suite, il y a peu d'actions et pourtant on ne s'ennuie pas un instant. On suit plusieurs familles qui on en commun de vivre dans le même immeuble. Leur quotidien fait de rire, de larmes, de rancunes, de tristesse.... Bien sur on n'échappe pas aux potins et aux ragots, forcement les gens aiment parler.

Concernant l'intrigue : 
Commençons par le deuxième étage gauche, derrière cette porte c'est l'appartement de Lydia, une femme qui n'est pas beaucoup apprécié au sein de l'immeuble, pour la simple raison qu'elle se fait entretenir par un homme riche.

A l'étage en dessous, vit un couple avec leur fille qu'il surprotège : "Anselmo avait découvert que, dans les grands moments "ma fille" valait mieux que toute autre expression. Cela faisait sérieux, cela suggérait l'affection paternelle, l'orgueil de la paternité, avec une pointe de respect" . Grâce a Lydia, elle se trouve un travail de dactylo. C'est l'homme qui entretient Lydia qui l'embauche et très vite une jalousie envahit Lydia. La jeune fille est jolie et beaucoup plus jeune.

Deuxième étage droit, c'est ici une vieille femme qui vit avec sa soeur et ses deux filles. Ces deux dernières tiennent, je pense, une rôle plus importante que la mère et la tante. L'une est amoureuse de son patron, un amour pas réciproque, tandis que l'autre adore la lecture. Elle sont prisent dans leur routine : "Puis ce fut l'heure du dîner. Quatre femmes autour de la table. Les plats fumants, la nappe blanche, le cérémonial du repas. En deça -ou peut-être par-delà- les bruits inquisitorial du passé qui nous contemple et le silence ironique de l'avenir qui nous attend." Jusqu'au jour ou l'une des jeunes filles découvre La religieuse de Diderot.

Première étage porte de droite, c'est un couple, qui se déteste mais qui s'attire. Ils ont perdu une petite fille, la femme est diabétique, et surtout a un caractère tyrannique, elle veut maintenir une certaine autorité sur son mari. Lui, a une attirance sexuelle pour sa femme qui augmente au fur et a mesure que sa femme s'éloigne de lui. C'est un couple assez étrange, que l'on a envie d'aider mais le peut-on vraiment ? Ils se déchirent mais en même temps, je n'ai pas eu l'impression qu'ils se haïssaient vraiment.

Enfin rez-de-chaussée droit, c'est un couple qui se déchire, ou plutôt qui a dut mal a vivre ensemble. Elle est espagnole et a le mal du pays, tandis que lui rêve de liberté et se sent emprisonner dans ce mariage. Elle est très caricaturale, dans le rôle de l'espagnole, qui maîtrise mal le portugais qui râle, qui crie sans cesse. Lui est plutôt terne et j'ai vite eu l'impression, qu'il est spectateur de sa propre vie, IL ne sais pas vraiment ce qu'il veut, tout ce qu'il sait c'est qu'il n'est pas heureux.

De l'autre coté, c'est un couple : "dans la cuisine mari et femme entamèrent le dialogue monotone de ceux qui sont mariés depuis plus de vingt ans. Des banalités, des paroles prononcées pour le simple plaisir de dire quelque chose, un simple prélude au sommeil tranquille de l'âge mûr", lui est cordonnier et pour arrondir un peu leur fin de mois, il décide de prendre un locataire.

C'est la que repose l'intrigue puisque le livre s'ouvre sur l'arrivée du locataire et se termine par son départ. Je pense que le locataire en question et ce vieux couple sont les personnages que j'ai le moins aimé. Le cordonnier et le locataire, on en effet l'habitude de discuter de la vie, de leur souvenir et d'échanger leurs opinions sur plusieurs pages et cela m'a un peu ennuyé a la longue. Par contre, le vieux couple et forcement un peu touchant.

Résumer comme cela, le roman parait simple mais Saramago décrit a merveille, ses personnages sont complexes et surtout on se prend au jeu. Ce jeu de voyeur, d'observation. On rit, on pleurs, on s'énerve face a ses personnages, mais au final, on referme le livre avec une certaine nostalgie de devoir les quitter. On a suivit leur vie pendant un petit laps de temps, on s'habitue a eux, on partage leur quotidien et forcement on regrette de les laisser partir.

Un jolie découverte qui me donne envie de sortir les autres Saramago qui attendent dans ma PAL notamment La lucidité ou L'aveuglement. L’écriture de l'auteur m'a plu, elle est soignée, recherchée, pleine de style (bon en même temps, ce n'est pas pour rien qu'il a obtenu le prix nobel).

Alice 19th, tome 1

Résumé :


Un matin, Alice Séno sauve un étrange petit lapin blanc. Cet incident la rapproche de Kyô Wakamiya, le garçon dont elle est éprise... mais cela ne suffit pour empêcher sa sœur et ce dernier de sortir ensemble. C'est alors qu'Alice retrouve le lapin qui se transforme en fille appelée Nyozéka et apprend à notre héroïne qu'elle est une Lotis Master...

Mon avis :


J'ai pris un mauvais départ avec Alice 19th, j'ai trouvé ce manga chez emmaus a petit prix. J'étais sur en l'achetant que je n'allais pas aimé mais poussé par la curiosité je l'ai ramené a la maison et laissé traîner pendant quelques mois. Ce matin, je me suis enfin décidée a le lire et en fait, j'ai adoré, comme quoi les premières impressions ne sont pas toujours les bonnes.

Si j'avais quand même un bémol a apporté a ce premier tome, ce sont les dessins qui ne sont pas toujours a la hauteur malheureusement. Du coup, la lecture est parfois un peu compliqué car on ne sait pas toujours qui parle, les bulles se succèdent dans une même case et c'est un peu confus.

Mis a part ça, j'ai trouvé l'intrigue intéressante, les personnages très attachants surtout Alice, sans parler du beau Kyo dont je suis déjà amoureuse. Tout cela donne un premier tome très prometteur. Je ne sais par contre pas comment l'histoire va évoluer. Les trois quart de ce tome sont la pour installer l'intrigue et j'ai plutôt eu l'impression d'être dans un gentil romance. Le dernier quart quand a lui est plus fantastique mais on reste sur notre fin. J'ai donc hâte de lire la suite et de découvrir ce qu'il va se passer

Lu dans le cadre du challenge :
- Week-end a 1000

Mitsuba

 Résumé :


Quand la compagnie d'import-export Goshima de Tokyo se propose d'affecter Takashi Aoki à sa succursale de Paris, ce jeune employé prometteur se trouve à un point tournant de sa vie puisqu'il vient de rencontrer enfin la femme avec qui il souhaite fonder une famille, Yûko Tanase. Mais il sait aussi que les lois silencieuses et impitoyables de sa société, à l'intransigeance impériale, peuvent écraser d'un doigt les relations humaines des êtres qui ne font pas partie des puissants. Qu'adviendra-t-il alors de la promesse des amoureux, faite au café Mitsuba?
 

Mon avis :


Aki Shimazaki est une auteur que j'aime beaucoup et  j'ai pris plaisir a retrouver sa plume. Avec Mitsuba, elle brosse un portrait du monde du travail japonais qui pour nous, européens, est assez difficile a comprendre. Il y a six mois, lors de mes vacances au Japon, j'ai pu apercevoir un tout petit partie de tout ça : les travailleurs prennent de longues pauses a midi, travail très tard le soir et sortent boire un verre ou manger un morceau tous ensemble pour finalement rentrer chez eux encore plus tard. En même temps, les logements sont tellement minuscules que je comprend un peu l'envie de sortir. Le roman se déroule au dans les années 70-80, alors j'espère que depuis les conditions de travail se sont améliorées.......

En tout cas, notre Takashi est vraiment très attachant. C'est un travailleur acharné toujours prêt a rendre service et surtout fou amoureux de Yuko. Quand je dis, fou amoureux, il n'est pas question ici de passion. Attention, les japonais sont toujours dans la réserve et on ne montre pas ses sentiments si facilement. En tout cas, c'est un amour sincère, qu'il porte a sa collègue, réceptionniste dans sa compagnie.

Seulement, dans une société ou certains mariages sont encore arrangés tout n'est pas si facile..... Je n'en dis pas plus concernant l'intrigue et vous laisse découvrir tout ça pour vous même. En tout cas, moi j'ai adoré. J'ai retrouvé des lieux ou je suis allée Kobe, notamment. La fin est tragique et forcement suscite l'émotion chez le lecteur. L'écriture d'Aki Shimazaki est simple mais touchante et émouvante. Il n'y a pas a dire j'aime ses romans et je sais que cette critique n'est en rien objective. En tout cas, si vous ne connaissez pas encore l'auteur ou si vous n'avez pas encore lu Mitsuba, Foncez.

Lu dans le cadre du challenge :
- Week end a 1000

La bonne fortune de Monsieur Ma

Résumé :


A Shanghai, les Ma tiennent une librairie réputée que fréquentent aussi bien les intellectuels que les gens du quartier. Un soir de l’hiver 1962, monsieur Ma est arrêté et condamné à l’’emprisonnement pour activités subversives. Le jeune Huang décide de découvrir l’origine des ennuis des Ma. On murmure qu’il pourrait s’agir d’un livre, un roman étranger à propos d’un mystérieux docteur russe, Jivago.

Mon avis :


Voila un petit bijou méconnu qui a été un vrai bonheur a lire. J'ai découvert Qiu Xiaolong avec ce livre et une chose est sur, je vais me plonger sous peu dans ses autres romans. Ici le livre débute par l'arrestation de Monsieur Ma, en 1962, sous le yeux ébahis de tout son voisinage : "Les policiers étaient en droit d’arrêter quelqu'un sans donner d'explication ni montrer de mandat. C’était cela, la dictature du prolétariat. Les autorités du parti décidaient de tout, de toutes les affaires. Pas d'avocat, pas de jury, et pas de tribunal." C'est pourtant a priori un homme sans histoire. Il tient une librairie depuis plusieurs années avec son épouse. Huang Jialang, un jeune lecteur qui fréquentait la boutique des Ma décident donc de se renseigner : "Dans la librairie de monsieur Ma, il avait lu toutes les traductions disponibles en chinois des enquêtes de Sherlock Holmes, sans en acheter une seule. Considérant qu'il avait une dette envers Ma et pensant déceler quelque chose de suspect dans cette histoire, il vit la l'occasion de s'essayer au rôle de détective privé."
Il va vite découvrir que monsieur Ma est accusé de détenir un exemplaire du célèbre Dr Jivago. Il est donc pour ça condamné a 30 ans de prison.

La bonne fortune de monsieur Ma est une courte nouvelle, composé de deux chapitres. Le premier, je le disait, se passe en 1962 et le second en 1982, a la sortie de prison (avec 10 ans d'avance) de monsieur Ma. Je ne vous en dis pas plus sur le contenu de l'intrigue de peur de trop en dévoiler.
En tout cas, j'ai été charmé par la plume de l'auteur. On dévore cette nouvelle pour connaître enfin le fin moi de l'histoire. L'auteur nous fait également découvrir la dictature communiste de la Chine, la vie de ses habitants. C'est un beau coup de coeur que je vous recommande.

Lu dans le cadre des challenges :
- Week-end a 1000
- Le tour du monde en huit ans : la Chine
- Le challenge variété  : Un livre d'un auteur que vous n'avez jamais lu