samedi 7 novembre 2020

Les aérostats

 Résumé : 

"La jeunesse est un talent, il faut des années pour l'acquérir".

 

Mon avis : 

Comme chaque année, Amélie Nothomb nous offre un nouveau roman pour la rentrée littéraire et comme toujours je suis au rendez-vous avec une légère crainte. En effet, ses romans et moi, c’est un peu compliqué : soit j’adore, soit je déteste, ça passe ou ça casse. Et belle surprise car cette année, je suis contente de ma lecture même si ce n’est clairement pas son meilleur roman.

Pour résumé l’intrigue : une jeune femme de 23 ans va rencontrer un jeune homme et essayer de lui donner le gout de la lecture. Voilà l’idée de départ et je dois dire que l’auteure a réussi son pari car on ressort de ce roman avec une furieuse envie de (re)lire l’Iliade et l’Odyssée entre autres.

On retrouve la même structure de roman que les précédents : beaucoup de dialogues, des personnages avec des prénoms toujours plus improbables et surtout une chute complètement incroyable qui termine le roman en beauté. C’est malheureusement sans surprise mais on ne change pas une recette qui marche je suppose.

Je reste sur ma faim en ce qui concerne les personnages que j’ai trouvé un peu fade. Ils ne sont pas assez travaillés et laisse un sentiment d’inachevé. Dommage.


jeudi 30 juillet 2020

Dans les pas de Valeria

Résumé : 

Quand Bridget Jones s'invite dans Sex and the City
Elles sont quatre amies de toujours qui vivent à Madrid. Complices et inséparables, elles se connaissent sur le bout des doigts et se racontent tout. Vraiment tout. Surtout leurs histoires de cœur...
Valeria, 27 ans à peine, commence à s'encroûter avec son compagnon de toujours - elle déprime ;
Lola s'est entichée d'un super coup - mais il est fiancé ;
Carmen est amoureuse d'un collègue, mais elle n'ose pas se lancer - elle est un peu complexée ;
Nerea, la sainte- nitouche du groupe, vient enfin de rencontrer un homme à sa hauteur - mais...
Tout bouge lorsque Valeria rencontre Victor, un homme ô combien séduisant ;
lorsque Lola décide de réagir ;
lorsque Carmen parvient à séduire son collègue et découvre que le nouveau petit ami de Nerea n'est autre que... son propre boss - qu'elle déteste !
Leur amitié survivra-t-elle à ce drame ?
C'est drôle, c'est vif, ça pétille et ça passe aussi vite qu'une soirée entre filles. On s'est à peine embrassées qu'il est déjà l'heure de se quitter. À regret.

Mon avis : 

Je ne serai certainement jamais allée vers ce livre sans son adaptation en série par Netflix. Et pourtant, je serai passée à côté d'un bon roman avec lequel je me suis régalée. Elísabet Benavent signe ici un premier tome d'une saga de quatre livres qui se révèlent être parfait pour l'été même si je pense que la série est un peu au-dessus du livre en terme de qualité. 

On fait la connaissance de Valeria et de ses trois meilleures amies. Ce sont des femmes jeunes, modernes, libérées sexuellement et l'on suit leurs conquêtes. Valeria est le personnage central qui est beaucoup plus mis en avant dans le roman alors que la série est plus focalisée sur les quatre femmes à la fois. Dommage car j'aime beaucoup les personnages secondaires comme Lola et son franc-parler ou encore Carmen et Nerea. Mais revenons à Valeria. C'est une jeune femme mariée très jeune dont le couple bat de l'aile. Sa rencontre avec Victor va tout changer. Victor, interprété par le beau Maxi Iglesias dans la série, va peu à peu séduire Valeria et en tant que lectrice, on s'amuse de ce jeu de séduction qui va parfois très loin. 

Mon seul bémol au roman, ce sont les scènes de sexe qui sont selon-moi interminables. Tant de longueurs plombent le roman dont on a envie de connaitre le dénouement. En tout cas, c'est un premier tome prometteur et je suis vraiment curieuse de lire la suite car l'auteure a su me conquérir. 

Enfin, j'ai adoré le voyage à Madrid, le soleil et la chaleur m'ont fait du bien en cette période ou voyager est impossible, les soirées dans les bars à boire et à manger des tapas m'ont fait saliver et cette bande de copines et drôlement sympa et l'on s'attache vraiment à elles. Leurs confessions nous les rendent encore plus proche et j'ai passé un très bon moment en leur compagnie.

dimanche 21 juin 2020

Femmes sans merci

Résumé : 

Ingrid Steen a renoncé à sa carrière de journaliste le jour où son mari infidèle a été promu éditeur en chef. Depuis, elle s'occupe de leur fille et s'efforce de maintenir l'image d'un mariage parfait.
Viktoria Brunberg est misérable, enchaînée aux fourneaux dans sa maison de Sillbo. Quand elle a découvert la véritable nature de son mari Malte, il était déjà trop tard.
Birgitta Nilsson, bientôt à la retraite, n'arrive pas à se libérer de son mari abusif. Depuis des années, elle fait tout pour cacher ses bleus.
Extrêmement différentes, ces trois femmes ont une chose en commun : elles sont toutes coincées dans des mariages destructeurs et toxiques. Via un forum sur le Net elles concluent un pacte : chacune va commettre le meurtre parfait en assassinant le mari de l'une des autres.

Mon avis : 

Clairement Camilla Lackberg nous a habitués à mieux et je ressors un peu déçue de cette lecture. Vendu en Suède comme le deuxième tome de la cage dorée, on y retrouve en effet, beaucoup de points communs. Viol conjugal, violence domestique, humiliation, bref l’auteure surfe une nouvelle fois sur la vague #metoo et ne dresse pas un beau portrait des hommes.

On y fait la connaissance de trois femmes : Ingrid qui découvre que son mari la trompe encore une fois, Viktoria, une jeune femme russe « achetait » sur le net par un suédois et Birgitta, qui vit depuis des années sous les coups de son mari. La première chose qui m’a dérangé ici, c’est que les personnages ne sont pas assez travaillés. On les survole, mais on n’apprend pas assez à les connaitre et nos trois héroïnes manquent cruellement de profondeur.

Pourtant l’idée de départ et le scenario est génial : trois femmes qui ne se connaissent a priori pas, n’ont rien en commun si ce n’est que de vivre avec des maris absolument affreux, vont se rencontrer et prendre leur revanche via un forum sur le net. En tant que femme forcement j’adhère totalement à l’idée de donner une bonne leçon à ses trois êtres abominables.  Mais là encore le roman échoue par manque de profondeur, de détails. 144 pages, ce n’est pas assez et cela donne une impression d’écriture à la va-vite. Le roman aurait pu être davantage travaillé, les détails des revanches amenés par petites touches plus fines.

Enfin, malgré cette légère déception j’ai quand même passé un bon moment, on prend plaisir à retrouver la plume de l’auteure même si la encore elle nous a habitué à mieux : « La corpulence de Malte rendait la moto minuscule, comme Godzilla chevauchant un poney.»  

Le suspense est heureusement omniprésent l’on dévore d’un trait ce court roman / novella car il est extrêmement court et l’on reste malheureusement un peu sur notre faim. Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre la sortie d’un prochain roman en espérant retrouver la vraie Camilla Lackberg.