mercredi 23 juillet 2025

Famous last words


Résumé : 
It is June 21, the longest day of the year, and the life of new mother Camilla is about to change forever. After months of maternity leave, she will drop off her infant daughter at daycare for the first time and return to her job as a literary agent. Finally. But when she wakes, her husband Luke isn’t there, and in his place is a cryptic note.

Then it starts. Breaking news: A hostage situation is developing in London. The police tell her Luke is involved—but he isn't a hostage. Her husband—doting father, eternal optimist—is the gunman.

Mon avis : 
J'attendais ce nouveau roman de Gillian McAllister avec impatience, d'autant que le résumé s'annonçait bien et si j'ai aimé ma lecture, la fin ne m'a pas complétement conquise.

Camilla reprend le travail après son congé maternité, mais Luke n'est pas la. Bientôt elle apprend qu'une prise d'otage a lieu et que son mari est le preneur d'otage. J'ai vraiment adoré la première partie du récit. Le suspense est vraiment intense, on se pose une multitude de questions. Et puis, dans les livres comme dans les films, je tombe toujours sous le charme du méchant alors forcement, j'étais conquise par Luke. 

Mais au fil du récit, le rythme baisse un peu, il y a quelques petites longueurs tandis que la fin arrive un peu de manière rapide. Je trouve qu'il y a quelques incohérences, notamment autour de la disparition de Luke. 

J'ai beaucoup aimé le personnage de Camilla, ses doutes surtout, font qu'elle est très humaine. Niall est un flic / négociateur zélé qui ne lâche rien. Ils forment un chouette duo aussi bien dans la tract de la vérité mais aussi dans leur vies personnelles ébranlée par cette prise d'otage. 

Bref c'est une lecture sympa, prenante mais pas un coup de cœur auquel je m'attendais. 

dimanche 20 juillet 2025

Au crépuscule

 

Résumé : 
En 1963, Frieda rencontre Otto, un homme marié avec lequel elle entame une histoire d'amour tumultueuse. Quand elle tombe enceinte, un scandale dans son milieu catholique très strict, elle est obligée d'abandonner l'enfant. Tout au long de sa vie, elle en dissimule le douloureux souvenir. Mais au soir de sa vie, Frieda ose affronter son histoire et part à la recherche de ce qu'elle a perdu.

Mon avis : 
Il y a des romans dont on ressort chamboulé, émue et touché et Au crépuscule va rester gravé dans ma mémoire pour un bon bout de temps. 

Frieda est une dame âgée qui a du mal a se déplacer et dont le mari, Louis vient de mourir. Ne pouvant plus vivre seule, son fils l'envoie en maison de retraite. C'est pour elle l'occasion de se replonger dans ses souvenirs et sa rencontre avec Otto, en 1963 alors qu'elle n'avait que 16 ans. Otto était douze ans plus vieux et surtout déjà marié. Cette rencontre va changer sa vie pour toujours et la fin tragique de leur histoire aura des conséquences sur la vie de Frieda. 

Je ne connaissais pas du tout cet auteur hollandais mais j'ai adoré son écriture. Le récit est bien écrit, les chapitres alternent entre présent et passé pour reconstituer la vie de Frieda. On devine son secret, et le poids de tous ses non-dits au fil des pages, mais c'est apporté avec énormément de pudeur.

Ce roman est vraiment une magnifique découverte. 

Là où fleurissent les cendres


Résumé : 
Né pendant la guerre d'un soldat afro-américain et d'une femme vietnamienne, Phong n'a toujours connu que les moqueries et le mépris dans la campagne où il a grandi. Après tout, il est l'enfant de l'ennemi américain, abandonné par ses parents. Alors qu'il rêve d'une vie meilleure de l'autre côté du Pacifique, il se lance dans une quête de ses origines qui le ramène près de cinquante ans plus tôt…
En 1969, Trang et Quynh travaillent avec acharnement dans les rizières pour aider leur famille. Et quand une voisine leur parle de sa vie à Sài Gòn, elles voient dans la grande ville un moyen de gagner de l'argent rapidement. Mais très vite, les deux sœurs découvrent que la propriétaire du bar attend d'elles bien plus que de boire du thé avec des GI américains…

Mon avis : 
Un magnifique roman historique qui nous entraine au Vietnam. 

On suit plusieurs personnages : Phong un métisse, né d'une mère Vietnamienne et d'un père nord américain pendant la guerre et sa quête pour découvrir ses origines, Trang et Quynh, deux sœurs qui vivent a la campagne et qui partent en ville pour pouvoir trouver un travail et aider leur parents a payer leurs dettes et enfin Dan, un ancien soldat qui revient au Vietnam pour essayer d'effacer le traumatisme qui l'a hanté toute sa vie. 

C'est un roman très bien écrit, vraiment prenant, qu'il est impossible de lâcher un fois la lecture commencée. J'ai vraiment été touché par le récit, qui s'inspire de faits réels, par cette guerre terrible dans les deux camps, par toutes ses vies perdues ou gâchées.

J'avais apprécié le précédent roman de l'auteur mais ce second roman est encore meilleur. 

Une drôle de fille


Résumé : 
Rien de plus paisible que la Maison Borj, boulangerie d'une petite ville de province belge à la fin des années 1950. Un foyer sans histoire, deux adolescents charmants, un commerce florissant : les Borj ont tout pour être heureux. Avec générosité, ils acceptent de prendre Josée, une orpheline de guerre, en apprentissage. Une drôle de fille, cette Josée. Épileptique, pratiquement illettrée, mais pourvue d'un don d'autant plus émouvant qu'elle n'en a aucune conscience : elle chante divinement.
Comment imaginer qu'une jeune fille aussi innocente puisse devenir celle par qui le malheur et la ruine vont s'abattre, telle une tornade, sur cette famille en apparence si harmonieuse ?

Mon avis : 
Un vrai coup de cœur pour ce magnifique roman qui se déroule dans une petite ville de Belgique dans les années 1950. On fait la connaissance de la famille Borj qui tient une boulangerie. Monsieur fait le pain et les gâteaux, madame les vend et tient la caisse et leur deux enfants adolescents vont a l'école. C'est une famille normale et bien intégré au village. Ils décident de prendre Josée comme apprentie, c'est une jeune orpheline qui a perdue ses parents durant la Seconde Guerre Mondiale. La jeune fille, innocemment va semer la zizanie dans la famille et dans le village. 

J'ai adoré l'atmosphère du récit, les années 1950 superbement décrites, l'ambiance de ce village ou tout le monde parlent, lance des rumeurs et ou malgré tout, il y a toujours quelqu'un qui a un secret enfoui, pres a exploser.

J'ai beaucoup aimé Josée, qui m'a fait de la peine parfois par son innocence. Elle ne voit pas le mal que les adultes autour d'elle lui font subir. Ruben est aussi un personnage attachant, un peu ours mais qui finalement se fait marché sur les pieds par les femmes de la maison (son épouse mais aussi sa propre fille). 

L'écriture d'Armel Job est magnifique et je suis ravie d'avoir découvert cet auteur. J'ai hâte de lire un autre de ses romans. 

The last sunrise


Résumé : 
Between chronic health issues and an overprotective mother, twenty-two-year-old Oriah Pera feels like she’s stuck waiting for her life to begin. But when her mother’s job takes them to Majora, Ry’s ready to break free and make this summer hers.

In her first small act of rebellion, she escapes to explore the island on her own – only to run into an infuriatingly charming Spaniard who sees her as nothing more than a sheltered tourist. With unexpected tension simmering between them, Ry isn't sure if she should start listening to her head or her heart.

As the summer rolls on, Julian has a way of pulling Ry out of her shell and showing her the adventure she’s always craved. But with her return to America looming, and her mother’s expectations of their life weighing on her, Ry must decide if she’s brave enough to take a chance on love and start living for herself.

Mon avis : 
Tout le monde connait Anna Todd pour sa serie ''After'' que j'ai moi-même adoré et j'ai eu envie de retrouver sa plume dans une jolie romance. ''The last sunrise'' s'annonçait prometteur mais malheureusement, je n'ai pas réussi a aimer cette histoire. 

Tout d'abord, on ne devrait pas comparer des personnages entre plusieurs romans mais ici les personnages ne sont pas aussi profonds et attachants que Tessa et Hardin. Ry m'a semblait bien trop petite fille gâtée tandis que Julian est assez caricatural. C'est une pale copie d'Hardin : un peu moins impulsif, un peu moins de démons, mais finalement assez fade. 

Leur histoire aussi manque d'un peu de rythme, ils tombent un peu trop vite amoureux, se disputent un peu trop facilement. 

Heureusement, il y a les belles description de Majorque, cette ile magnifique que j'aime beaucoup qui rattrape un peu le récit. 

jeudi 3 juillet 2025

The Bachelorette Party


Résumé : 
On a remote, craggy island nestled off the coast of Sweden, four friends—Tilly, Anna, Linnea and Evelina—meet every year. Best friends since childhood, the idea is to drink beer, dance by the water, and shake off the weight of life's expectations. The location of the island is a secret to everyone but them. One night of reckless fun and secret-sharing, and then they return to their normal lives.
Ten years later. Ever since she was a teenager, Tessa Nilsson has been consumed by the story of four friends who disappeared on their annual trip to a remote island together. As her true crime fervor turned into a wildly popular podcast, Tessa urgently covered Sweden’s most gruesome cases, but could never find the answers behind what happened to these women who disappeared, leaving a few maddening clues but no concrete answers. Now Tessa’s podcast has crashed and burned, any chance she had at uncovering the truth vanishing with it.
Anneliese is Tessa’s best friend, and before she walks down the aisle, she wants to have a bachelorette party. The Baltic Vinyasa, a sleek, sophisticated yoga retreat on a small island off the coast—one with such similar characteristics to the tragedy years ago that it raises the hair on Tessa’s neck. The idea is to drink gallons of cava, do sunrise yoga, and get in their last chance to bond with the bride. Tessa will not pass this up. It’s her last chance to find out what happened to the four women, once and for all.
And it’s someone else’s last chance to get revenge.

Mon avis : 
Premier roman de Camilla Sten écrit entièrement en anglais et des les premières pages, j'ai été happé par l'intrigue. 

En 2012, quatre jeunes femmes disparaissent mystérieusement alors qu'elle était partie passé une soirée sur une ile dans l'archipel de Stockholm. Dix ans plus tard, Tessa est invitée sur cette ile a l'occasion de l'enterrement de vie de jeune fille de son amie Anneliese. Pour Tessa, qui a un podcast sur les crimes, c'est l'endroit parfait pour rouvrir l'enquête et résoudre enfin l'enquête qui n'a jamais aboutit. 

J'ai adoré ce roman, plein de suspense avec des chapitres très courts, des retournements de situations et pas mal de surprise. Ce n'est pas le genre de romans qu'il faut lire avant de s'endormir car vous aurez très certainement du mal a trouver le sommeil. Certains passages donnent la chair de poule et j'ai adoré la tension qui montait progressivement au fil des pages.


vendredi 20 juin 2025

Pachinko


Résumé : 
Début des années 1920, dans un petit village coréen, la jeune Sunja se laisse séduire par un riche étranger. Lorsqu'elle tombe enceinte et apprend que son amant est déjà marié au Japon, elle refuse la solution qu'il lui propose : devenir son épouse coréenne. Ce refus est le point de départ d'un exil qui s'étendra sur quatre générations. Pour éviter la ruine et le déshonneur à sa famille, Sunja épouse Isak, un pasteur chrétien qu'elle connaît à peine et qui lui propose une nouvelle vie au Japon. S'étendant sur huit décennies et quatre générations, découvrez le récit épique d'une famille rejetée par deux pays, aux prises avec l'histoire et secouée par des questions d'identité, d'amour, de mort et de survie.

Mon avis : 
Je ne vais pas être originale car comme beaucoup de lecteurs j'ai trouvé cette saga familiale passionnante.

On suit une même famille sur quatre générations et plusieurs décennies entre deux pays : la Corée et le Japon et c'est l'occasion aussi de découvrir l'histoire des deux pays au fil des années. Le roman met en lumière le destin de plusieurs femmes tellement courageuses, dont la vie n'est qu'un perpétuel sacrifice pour leur famille : une femme est sur terre pour souffrir, c'est d'ailleurs répété plusieurs fois.... Sunja est mon personnage favori, elle est incroyablement forte.

Un pavé de plus de 600 pages que l'on dévore même si j'ai trouvé que la dernière partie dans les années 1980 était un peu moins intéressante. 

samedi 14 juin 2025

S'aimer dans la grande ville


Résumé : 
Young, étudiant et jeune écrivain, vit à Séoul avec sa meilleure amie. Tous deux font la fête, boivent, sortent avec des garçons. Ils sont de cette génération de Coréens confrontée à une société corsetée : Young doit taire son homosexualité au monde, et surtout à sa mère affaiblie. Derrière son humour ravageur, se cache un homme éprouvé par la solitude et le doute. « L’amour est-il vraiment beau?? » s’interroge-t-il. Jusqu’au jour où Gyuho entre dans sa vie.
S’aimer dans la grande ville nous entraîne dans le parcours haut en couleurs et émouvant d’un homme face à l’amour sous toutes ses formes, qu’il soit amical, ?lial, en couple ou simplement – et surtout – de soi-même.

Mon avis : 
Un roman très intéressant qui montre la jeunesse coréenne qui cherche l'amour et la liberté dans une société encore très traditionnelle. J'ai d'ailleurs été très surprise par cela, j'imaginais la Corée comme un  pays plutôt ouvert notamment sur l'homosexualité contrairement a d'autres pays d'Asie mais ce n'est pas le cas et apparemment, d'après ce roman, ca reste un sacré tabou. 

S'aimer dans la grande ville est aussi intéressant par sa construction, quatre récits qui mettent en scène Young a différentes périodes de sa vie. C'est presque quatre nouvelles indépendantes mais qui se complètent parfaitement pour donner un aperçu de la vie du narrateur. 

Je rejoins par contre les critiques sur la traduction française et de l'utilisation du terme : ''grand frère'' qui revient sans cesse. Ca a peut-être du sens en coréen mais cela ne marche pas du tout en Français ou dans d'autres langues. Je pense qu'un autre terme aurait pu être choisi et que la traduction est assez bancale.

C'est un livre touchant qui aborde des thèmes difficiles comme l'amour, la maladie, les relations entre hommes et femmes mais aussi entre hommes ou encore la santé mentale. C'est bien écrit, poétique avec toujours une dose d'humour. J'ai beaucoup aimé.

samedi 7 juin 2025

Les enfants qui blessent


Résumé : 
Une maison en bois nichée dans l’une des très rares forêts d’Islande : c’est là que l’inspectrice Elma découvre le cadavre d’un homme de quarante ans, poignardé sept fois. Au-dessus de son corps, une inscription : « Lave mes crimes et mes péchés par le sang. »
Qui pouvait en vouloir à un vieux garçon, vivant seul dans ce coin reculé ? Sa mère, une femme très pieuse, qui se trouve être la voisine de l’inspectrice, le dit pourtant : « J’ai toujours su qu’il mourrait jeune. » Et l’acharnement sur le corps de la victime prouve que quelqu’un lui en voulait au-delà de tout.
Avec son compagnon Sævar, resté à la maison pour garder leur enfant venant de naître, Elma va tenter de relier cette histoire à la découverte d’un journal intime retrouvé dans le grenier de la maison où ils viennent d’emménager. Un journal qui relate les événements d’un drame survenu 25 ans plus tôt.
Autour de l’inspectrice Elma, tous semblent avoir intérêt à empêcher la vérité d’éclater au grand jour. Y compris Sævar, le père de son enfant, décidé à protéger leur bonheur, quitte à trahir la vérité.

Mon avis : 
J'ai retrouvé l'inspectrice Elma avec énormément de plaisir dans cette nouvelle enquête sur la mort du fils  de sa voisine, assassiné dans sa maison de vacances. 

Comme toujours, l'autrice croise les personnages et le passé et le présent se mélangent. Ce n'est pas toujours facile de s'y retrouver en début de roman mais a la fin, les pièces du puzzle s'emboitent toujours pour un bon dénouement. Les anciens secrets sont déterrés petit a petit pour faire la lumière sur le présent et comment les traumatismes de l'enfance vous poursuivent dans votre vie d'adulte.  J'avais deviné l'identité du meurtrier assez rapidement mais cela n'a pas gâché ma lecture, car l'enquête d'Elma est rythmé par pas mal de rebondissements. Surtout, j'ai aimé le dernier chapitre qui laisse supposer un prochain tome plus centré sur Sævar ?

J'aime découvrir l'Islande a travers les romans d'Eva Björg Aegisdóttir, la petite ville d'Akranes, le froid, le vent, ou tout le monde se connait. Et puis, au fil des romans on s'attache forcement aux personnages comme Elma, qui dans ce tome est jeune maman et que l'on suit dans sa vie personnelle et professionnelle. Vivement la suite.....




mercredi 28 mai 2025

Hôtel Castellana


Résumé :
1957. Daniel Matheson passe l'été à Madrid avec ses parents. Passionné de photographie, il espère découvrir le pays de naissance de sa mère par le viseur de son appareil. Dans l'hôtel Castellana où s'installe la famille Matheson travaille la belle et mystérieuse Ana. Daniel découvre peu à peu son histoire, lourde de secrets, et à travers elle le poids de la dictature espagnole. Mais leur amour est-il possible dans un pays dominé par la peur et le mensonge ?

Mon avis : 
Ce roman est un véritable coup de cœur, une vraie claque ! Plus de 600 pages magnifiquement écrite qui nous raconte une histoire d'amour sous la dictature de Franco. 

A la fin des années 1950, Daniel arrive a Madrid avec ses parents et séjourne dans un hôtel américain, une bulle de luxe au milieu de la pauvreté. Il y fait la connaissance d'Ana, une femme de chambre avec qui il va essayer de comprendre la vie du peuple espagnol. Mais les secrets pèsent trop lourds. 

Tout d'abord, j'ai adoré les personnages : Daniel et Ana bien sur, forment un couple magnifique, mais aussi tous les autres personnages secondaires qui gravitent autour : Buton, Rafa, Ben, Julia, Puri, Nick et j'en passe car il est impossible de tous les citer.

Le roman est extrêmement bien documenté : la pauvreté mais surtout toute cette censure et cette peur, ou devrais-je dire cette terreur qui hante les habitants a chaque instant. 

C'était la première fois que je lisais un roman de Ruta Sepetys et j'ai vraiment adoré son style. Il n'y a pas un seul temps mort dans ces 600 pages, elle nous tiens en haleine grâce au suspense mais aussi aux chapitres courts et a l'alternance des personnages dans les différents chapitres.