vendredi 10 juillet 2015

Les mille et une gaffes de l'ange gardien Ariel Auvinen

Résumé :


On l'ignore, mais chaque année, dans l'église de Kerimäki en Finlande, a lieu un séminaire de formation des anges gardiens. Cinq cents d'entre eux y sont réunis et, en moins d'une semaine, l'ange Gabriel et ses assistants ont la lourde tâche de leur apprendre à protéger un mortel et à le guider sur le droit chemin. Parmi les célestes apprentis se trouve Ariel Auvinen, ange aussi zélé que maladroit. Après sa formation théorique, Ariel est passé aux exercices pratiques. Pas très concluant : après avoir guidé sa protégée, une vieille dame un peu bigote, vers le bar local où elle s'est consciencieusement saoulée, il s'est essayé aux acrobaties aériennes, mais avec des ailes de dix mètres d'envergure ce n'est pas gagné ! On lui confie toutefois un mortel : Aaro Korhonen, homme en tous points respectable et capable de s'occuper seul de ses affaires. Même un ange aussi maladroit qu'Ariel Auvinen ne parviendra sans doute pas à semer la pagaille dans sa vie, et encore moins à l'exposer aux tentations du démon. C'est du moins ce que croit l'ange Gabriel.

Mon avis :


Je découvre l'auteur Finlandais, Arto Paasilinna, et son univers avec ce roman et je dois dire que j'ai beaucoup rigolé.

On y fait la connaissance d'Ariel, apprenti ange et son protégé Aaro. Ariel est comment dire, pour le moins une catastrophe ambulante et plus il essaie d'arranger les choses, pire c'est.
Les blagues se succèdent donc, la plume de l'auteur est franche, cru parfois mais appelons un chat, un chat et l'on rit franchement des exploits de notre ange : "Apprivoiser deux mégères est un exploit irréalisable même pour un ange gardien. "




Malgré tout, j'ai éprouvé un peu de lassitude a cette succession de gags. L'action avance peu et le livre au final fait un peu catalogue. De plus, si les deux personnages principaux sont attachants, j'ai trouvé les autres assez fades.

Bilan donc mitigé, mais j'ai d'autres livres de l'auteur dans ma PAL qui en sortiront bientôt.


jeudi 9 juillet 2015

Sukkwan island

Résumé :


Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

Mon avis :


Ce livre est un vrai coup de poing, un roman qui fait froid dans le dos. On y fait la connaissance de Jim et de son fils, Roy, qui s'installent sur un île au sud de l'Alaska. Jim a vendu son cabinet de dentiste et veut fuir suite a un deuxième divorce. Si au départ. l'aventure promet des beaux jours en perspective, tout ça vire très vite au cauchemar. Jim est dépressif et ne s'en sort absolument pas tandis que la nature est très hostile dans cette région. Et puis soudain un drame arrive auquel le lecteur est absolument pas préparé. Rien que d'y repenser en écrivant cette critique, j'en ai froid dans le dos..... D'autant que ce drame se déroule sur a peine quelques lignes.

C'est la première fois que je lis un roman de David Vann, et j'ai trouvé Sukkwan Island très réussi. Alors certes, c'est un roman très noir, a ne pas lire par une journée ou vous n'avez pas trop le moral. La première partie est vraiment très réussite, la seconde peut-être un peu longue a mon goût d'autant que le personnage de Jim m'a un peu irrité, son comportement et ses réactions sont parfois un peu étranges mais en même temps c'est un personnage très tourmenté. Un roman noir et dérangeant duquel on ne sort pas indemne.






lundi 6 juillet 2015

Love Hina, tome 2

Résumé :


Keitarô prépare toujours activement son concours à l'entrée à Todai, mais malgré l'aide de Naru, la partie restera difficile à jouer. Les occupantes de la pension Hinata commencent à s'attacher à lui, même si son côté gaffeur a le don de les agacer...

Mon avis :


Dans ce deuxième tome, on prends les même et on recommence. Peu d'action, et surtout on avance très lentement dans l'intrigue. Keitaro prépare toujours son entrée a Todai et vit toujours a la pension avec toutes les autres filles.

Heureusement, il y a toujours énormément d'humour et on rit a tous ce qui peut arriver a Keitaro qui, il faut le dire, a le don de se mettre dans des situations impossibles : "C'est vrai Keitaro, t'as beau être bêta et pervers, tu restes quand même notre gérant..."

Les filles sont attachantes et leur réactions parfois un peu extrêmes sont très drôles. J'espère en tout cas, que dans les tomes suivants, l'action va se mettre vraiment en place car j'ai un peu peur de me lasser.

Lu dans le cadre du challenge :
- 170 idées : idée 158 une serviette (tous types, torchons, tissu, papier)


dimanche 5 juillet 2015

La librarie Tanabe

Résumé :


Monsieur Iwa est libraire à Tokyo. Dans la librairie Tanabe, avec l'aide de son petit-fils, féru de littérature, il vend des livres d'occasion. Mais, par l'intermédiaire de leurs clients, tous deux vont se trouver impliqués dans des histoires de meurtres ou de morts étranges. Une grande perspicacité et une clairvoyance certaine alliées à une solide culture leur permettront de jouer les détectives amateurs.
Il est vrai qu'ils seront conduits à découvrir les coupables grâce au titre d'un livre, ou au détour d'une phrase : clés de toutes les énigmes.

Mon avis :


Voila un recueil de cinq nouvelles dans lequel il est agréable de se plonger. On y fit la connaissance de Monsieur Iwa qui tient un librairie : "Il passait pour un vieil homme solitaire et bizarre. Sa librairie ouvrait tous les jours, de midi à minuit, même le dimanche et les jours fériés, et ne fermait que le 3 janvier, le 15 juin – jour anniversaire de la mort de son ami qui l’avait créée – et le jour commémoratif de la fin de la guerre mondiale." avec l'aide de son petit fils.

Ces deux personnages sont récurrents tandis qu'au fils des nouvelles ont rencontre d'autres visages. Les nouvelles sont des enquêtes policières agréables a lire mais ce que j'ai le plus aimé, c'est l'ambiance de cette librairie : "Les étagères du magasin accueillaient en général des publications distrayantes, toutes de bonne qualité. Les romans y côtoyaient les manuels pédagogiques. On pouvait choisir entre une méthode d'apprentissage de la peinture et des contes pour enfants. Les clients venaient ici pour rêver et se faire plaisir." Ce coté apaisant  propre aux romans japonais que l'on ne retrouve nul part ailleurs, les descriptions poétiques et le rythme assez lent  :
"Les magnifiques caractères calligraphiés au pinceau brillaient, baignés par les rayons du soleil d'avril. La lumière se reflétait sur le verre du cadre qui les protégeait.
M. Iwa prenait toujours conscience de l'arrivée de l'arrivée du printemps à la clarté du soleil sur cette enseigne suspendue à l'entrée du magasin.
Bien plus que l'odeur printanière émanant des fleurs de pruniers et de cerisiers, la luminosité de ces caractères lui donnait la certitude que l'année venait de s'achever, et une page de se tourner.
"

C'est un bon roman, une lecture douce même si je ne suis pas certaine de garder un grand souvenir des enquêtes. En tout cas, si vous voulez du dépaysement, vous serez servis.

Lu dans le cadre du challenge :
- 170 idées : idée 27 un livre

Le pays des contes, tome 2 : Le retour de l'Enchanteresse

Résumé :


Le Pays des contes n’est plus l’endroit enchanté qu’Alex et Conner ont visité il y a un an. Le monde féerique vit désormais dans la peur : l’Enchanteresse maléfique est de retour ! Lorsque ses mauvais sorts atteignent la Terre et que leur mère est enlevée, les jumeaux doivent retourner au Pays des contes.
Aidés du Petit Chaperon rouge, des bandits Jack et Boucle d’or ainsi que du prince Grenouille, ils se lancent à la recherche de la seule arme capable de vaincre la terrible magicienne. Mais cette arme pourrait bien se trouver chez les ennemis les plus redoutés des royaumes, de la sorcière des Mers à la belle-mère de Cendrillon, en passant par la Reine des neiges…

Mon avis :


Tous les avis que j'ai pu lire disent que ce second tome est bien meilleur que le premier, pour ma part, je suis plutôt d'avis contraire. Même si j'ai adoré cette lecture, j'ai trouvé le premier tiers interminable. C'est long, il ne se passe rien et l'on attends péniblement de l'action. Les jumeaux, Alex et Conor sont quand même toujours très attachants et m'ont convaincu de poursuivre ma lecture. L'auteur glisse comme toujours des pointes d'humour :
"- Dans son projet pour conquérir le monde, l'Enchanteresse a emprisonné l'âme de mon mari comme elle a prit celle de votre grand-mère, souligna la Belle aux jumeaux. Je parcours cette terre en attendant que son âme soit libérée et que je sois réunie avec lui dans l'au-delà.
- C'est quoi son délire avec les âmes ? Demanda Conner. Elle ne pourrait pas collectionner des timbres ou des bibelots, comme tout le monde ?
" et doivent donc combattre ici l'Enchanteresse qui prévoit de détruire le monde.

S'ensuit donc comme dans le premier tome, un long périple a travers les différents royaumes du monde des contes de fée. On retrouve certains personnages du premier tome : Jack, Boucle d'Or, Rouge (qui entre parenthèses est juste insupportable), Grenouille.... et puis l'on fait la connaissance de certains autres : la mère l'oie, la Reine des neiges.....




Même si j'ai aimé cette lecture, je n'ai pas éprouvé le coup de coeur que j'avais pu avoir pour le premier tome. Malgré tout avec la triste fin que Chris Colfer donne a ce second tome, j'ai hâte de découvrir le troisième tome pour connaître la suite des aventures des jumeaux.

samedi 4 juillet 2015

Le voyage d'hiver


Résumé : 


Il n'y a pas d'échec amoureux.

Mon avis : 


Autant vous le confessez de suite, je n'ai pas aimé cette lecture. Mais commençons quand même par le seul point positif selon moi, c'est ici l’écriture de l'auteur. La plume de l'auteur est agréable : "J'ignore ce qu'est la réussite d'une histoire d'amour, mais je sais ceci: il n'y a pas d'échec amoureux. C'est une contradiction dans les termes. Éprouver l'amour est déjà un tel triomphe que l'on pourrait se demander pourquoi l'on veut davantage." et c'est grâce a cela que je suis parvenu au bout de cette lecture. J'ai été pourtant vraiment tenté d'abandonner en cours de route tant le scénario m'a paru complètement tiré par les cheveux.

On fait donc la connaissance de Zoïle, qui travaille chez EDF/GDF, et qui s’apprête a faire s’écraser un avion mais pour comprendre son geste on retourne quelques mois en arrière. Lors d'une visite chez une cliente, il fait la connaissance de deux femmes, lui très jolie, nommée Astrolabe qui vit avec une écrivaine, handicapée mentale. Des la première rencontre, il tombe amoureux d'Astrolabe, mais celle-ci ne répond pas a ses attentes, se refuse a lui. Pour parvenir a ses fins, il est prêt a tout comme leur faire prendre des hallucinogènes....

Et justement, je me suis demandée si l'auteur n'en avais pas consommé pour écrire ce roman ou si pour l'apprécier, il fallait en faire usage. En tout cas, mon esprit trop terre a terre n'a pas aimé ce voyage d'hiver.

La Passion de Dodin-Bouffant

Résumé :


Dodin-Bouffant, le plus fin des gourmets, doit trouver une nouvelle cuisinière. Cette quête, qui lui semble tout bonnement impossible, pourrait bien prendre la forme d'une délicieuse histoire d'amour.
Dodin-Bouffant est un passionné de cuisine. Fin gourmet, arbitre reconnu des saveurs, il voue à l'art culinaire un véritable culte qu'il pratique avec la complicité́ de sa talentueuse cuisinière, Eugénie Chatagne. La disparition inopinée de cette dernière advient comme une catastrophe qui ébranle jusqu'au sens même de sa vie. La recherche d'une remplaçante l'entraîne dans une trépidante saga dont les péripéties dévoilent combien la cuisine est une oeuvre de choix qui veut beaucoup d'amour...
Mathieu Burniat réussit avec brio la libre adaptation d'un classique de la littérature gastronomique. Une délicieuse histoire d'amour pour les fins gourmets.

Mon avis :


Waouh mais quelle BD ! Messieurs, dame, les gourmands, je vous aurez prévenu, vous allez saliver devant toutes ces bonnes choses a manger :
"- Je sors tout juste de chez l'père Pidou. Il a une fille l'père Pidou... Adèle qu'elle s'appelle. Eh ben regardez ce qu'elle a concocté...[...]
- Des pommes de terre rôties dans leur robe... Une farce élaborée d'une queue de bœuf, rissolée dans sa graisse, cuite ensuite dans un bouillon de légumes et arrosée d'un verre de vin jaune... Un château-Chalon, si je ne me trompe.... Au centre de la composition, un saint-Marcellin légèrement dégourdi au four, nappé d'une crème aux morilles ou se distingue la force du bouillon de bœuf et les arômes de miel et de noisette typique de ce vin inégalable....
".

Les descriptions de plats sont vraiment réalisés a la perfection :
"- Dis-moi... Comment c'est que tu vas cuisiner, mes lapereaux ?
- Qué Baudet ! Tu crois qu'Eugénie va te dévoiler ses petits secrets ?
- Bah c'est mon droit de savoir ce que l'on fait de mes bestioles !
- Alors la recette n'est pas de moi mais de Beauvilliers... Après les avoir cuits a la broche, je les coupe en petit des, que je mêle a du foie gras et de belles truffes. J'y ajoute une sauce légèrement épicée, je lie le tout avec un peu de jaune d’œuf et j'en fais des boulettes généreuses. Je les roule dans des œufs battus puis dans la mie de pain et je les plonge ensuite dans la friture
." Et petit bonus, certaine recettes sont ajoutés a la fin de l’édition.

Les dessins sont tres reussis et l'histoire m'a beaucoup plu. Il s'agit ici d'une adaptation d'un roman : La Vie et la Passion de Dodin-Bouffant, gourmet  de

jeudi 2 juillet 2015

La maison du chat qui pelote

Résumé  :


Entre la boutique et les travaux d'aiguille, la vie n'est pas très gaie pour Virginie et Augustine, les deux filles de la Maison du chat-qui-pelote.

Mais voilà qu'un peintre, empruntant au hasard la rue Saint-Denis, est séduit par la pittoresque boutique, et par la jolie Augustine, qui lui donne bientôt son cœur.

Le sort de Virginie, qui épouse le premier commis de boutique, paraît bien terne à côté de celui de sa sœur, paré de toutes les couleurs de l'amour et du bonheur...

Mon avis :


Dans cette longue nouvelle ou ce court roman, on retrouve l’écriture si plaisante de Balzac. On fait la connaissance de deux jeunes filles, Virginie et Augustine, et de leurs parents qui tiennent une petite boutique.
Quand arrive un peintre dans le quartier, plutôt riche, plutôt célèbre pour ces toiles : "Ce passant était un jeune peintre, qui, sept ans auparavant, avait remporté le grand prix de peinture. Il revenait de Rome. Son âme nourrie de poésie, ses yeux rassasiés de Raphaël et de Michel-Ange avaient soif de la nature vraie, après une longue habitation du pays pompeux où l'art a jeté partout son grandiose."
Le père décide de marier une de ses filles tandis que la seconde devra se contenter du premier commis, par devoir et pour reprendre le flambeau de la boutique. Tout le monde envie donc cette jeune épouse mais les apparences sont trompeuses et le bonheur n'est pas toujours la ou on l'attends.

Le thème de l'argent est omniprésent : "N’ai-je pas entendu dire ce soir à ce jeune écervelé que si l’argent était rond, c’était fait pour rouler ? S’il est rond pour les gens prodigues, il est plat pour les gens économes qui l’empilent." mais aussi celui de l'amour et de la vie conjugale : "Pour arriver au bonheur conjugal,il faut gravir une montagne dont l'étroit plateau est bien près d'un revers aussi rapide que glissant."

C'est une belle critique de la petite bourgeoisie que l'on observe ici. Les ragots vont bon train et Balzac arrive en a peine quelques pages a nous faire rire et a dresser un beau portrait de son époque.

L'Amie de Madame Maigret

Résumé :


Un billet anonyme, une perquisition, des dents humaines retrouvées dans un calorifère... Maigret n'hésite pas à incarcérer Steuvels, un relieur belge établi rue de Turenne. Mais qui a été tué ? Et pourquoi ? La presse s'empare de l'affaire. Liotard, le jeune avocat de Steuvels, soigne sa publicité. Et l'enquête piétine. Cependant, Madame Maigret, en se rendant chez son dentiste, square d'Anvers, a lié connaissance avec une jeune femme italienne, accompagnée d'un enfant de deux ans. Le jour où celle-ci lui confie l'enfant durant deux heures, sans explication, elle s'ouvre à son mari. Or cette Gloria était au service d'une riche comtesse récemment assassinée à l'hôtel Claridge...

Et c'est finalement Madame Maigret qui va mettre son mari sur la piste. Une piste tortueuse qui, du Claridge au square d'Anvers, et du square d'Anvers à la rue de Turenne, le mènera à la vérité.

Mon avis :

Maigret, forcement je connaissais la série télévisée avec Bruno Cremer, mais je n'avais encore jamais lu Simenon. J'ai été ravie donc de retrouver Maigret et je suis conquise par la plume de l'auteur.



J'ai beaucoup aimé cette enquête pour le moins intrigante qui commence avec l'intervention de madame Maigret, elle est assise dans un parc quand une femme lui confie son fils pour quelques instants seulement elle s'absente pour plusieurs heures et Madame Maigret rate son rendez vous chez le dentiste:
"C'était une situation ridicule. Maigret se moquerait encore d'elle. Tout à l'heure, elle téléphonerait au dentiste pour s'excuser. Oserait-elle lui raconter ce qui s'était passé ? Elle avait chaud soudain, parce que sa nervosité lui mettait le sang à la peau.
- "Comment t'appelle-t-on ?" demanda-t-elle à l'enfant.
Mais il se contenta de la regarder de ses yeux sombres sans répondre.
- "Tu sais où tu habites ?"
Il ne l'écoutait pas. L'idée était déjà venue à Mme Maigret qu'il ne comprenait pas le français.
- "Pardon, monsieur. Pourriez-vous me dire l'heure, s'il vous plaît ?
- Midi moins vingt-deux, madame."
La maman ne revenait pas. A midi, quand les sirènes hurlèrent dans le quartier et que des maçons envahirent un bar voisin, elle n'était toujours pas là.
Le docteur Floresco sortit de l'immeuble et se mit au volant d'une petite auto noire sans qu'elle osât quitter le gamin pour aller s'excuser.
Ce qui la tracassait à présent, c'était sa poule qui était au feu. Maigret lui avait annoncé qu'il rentrerait plus que probablement déjeuner vers une heure.
Ferait-elle mieux d'avertir la police ? Pour cela encore, il fallait s'éloigner du square. Si elle emmenait l'enfant et que la mère revienne entretemps, celle-ci serait folle d'inquiétude. Dieu sait où elle courrait à son tour et où elles finiraient par se retrouver ! Elle ne pouvait pas non plus laisser un bambin de deux ans seul au milieu du square, à deux pas des autobus et des autos qui passaient sans répit.
- "Pardon, monsieur, voudriez-vous me dire l'heure qu'il est ?
- Midi et demi."
La poule commençait certainement à brûler. Maigret allait rentrer. Ce serait la première fois, en tant d'années de mariage, qu'il ne la trouverait pas à la maison.
"
Cette incident aurait pu rester un banal fait du quotidien mais quand on est la femme de Maigret, on en parle forcement a son mari. Ce dernier va donc faire le lien avec une des enquêtes sur laquelle il travaille. J'ai beaucoup aimé ce début de roman peut banal mais au final tellement original.

J'ai beaucoup aimé rencontrer le couple dans leur quotidien et surtout la certaine lenteur  des évènements. Et puis c'est un véritable voyage a la fin des années 40 que nous offre l'auteur. On entendrait presque les téléphones sonnaient et les touches des machines a écrire résonnaient. J'ai quelques autres aventures de Maigret qui attendent dans ma PAL, et une chose et sur c'est qu'ils vont vite en sortir.

mercredi 1 juillet 2015

Tuer le pere

Résumé :


Allez savoir ce qui se passe dans la tête d'un joueur.

Mon avis :


Quand j'étais plus jeune, j'avais lu quelques livres d’Amélie Nothomb et j'avais été déçu, je n'arrivais pas a adhérer au style de l'auteur.

Et puis j'ai eu envie de réessayer une lecture, et j'ai choisi Tuer le père un peu au hasard et je suis vraiment surprise car c'est un gros coup de coeur. Je ne connais pas l'auteur tant que ça alors soit son style a évolué soit ce sont mes goûts en matière de lecture qui ont changé mais en tout cas je suis vraiment séduite.

La narratrice, l'auteur elle même s'interroge sur deux magiciens qu'elle rencontre : Joe Whip et Norman Terence. En a peine quelques pages, on retourne dans le passé, et l'on retrouve Joe, adolescent, qui ne connaît pas son père et dont la mère est plus préoccupée par trouver l'homme de sa vie plutôt que de s'occuper de son fils. Joe a donc un passe temps pour lequel il est doué : la magie. Il va faire la rencontre d'un homme qui l'incite a rencontrer le plus grand magicien de la ville : Norman. Ce dernier va prendre Joe sous son aile, lui enseigner son art, mais aussi l'accueillir chez lui et veiller sur lui comme un fils.

Amélie Nothomb nous emmène dans l'univers de la magie et les magiciens : "Le but de la magie, c'est d'amener l'autre à douter du réel". mais aussi de la triche :
" - De toute façon, dit Joe, la magie, c'est de la triche.
- Je ne suis pas d'accord. Il y a une différence fondamentale: la magie déforme la réalité dans l'intérêt de l'autre, afin de provoquer en lui un doute libérateur; la triche déforme la réalité au détriment de l'autre, dans le but de lui voler son argent.
" ou encore "Le magicien aime et estime son public; le tricheur méprise celui qu'il plume." On pourrait relever grand nombre de citations car j'ai trouvé ce roman relativement bien écrit.

Au delà de ça, le roman est aussi une belle réflexion sur la relation entre père et son fils :
"- Tu as peur de lui.
- Non. J'ai peur pour lui.
- Alors, il est ton fils.
"

J'avais lu que la fin était inattendue, et en effet j'avais imaginer tout sauf ça ! Amélie Nothomb prouve qu'elle a plus d'un tour dans son chapeau.


Lu dans le cadre du challenge :
- Le tour du monde en huit ans : la Belgique