Résumé :
Le destin poignant de Themis, femme courageuse et engagée au cœur d'une Grèce tourmentée.
Athènes, 1941. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Grèce, après avoir été libérée de l'occupation allemande est ruinée et le pays devient le théâtre d'une guerre civile. Révoltée par les injustices qui touchent ses proches, la jeune Themis décide de s'engager dans l'armée communiste et se révèle prête à tout, même à donner sa vie, pour défendre ses droits et sa liberté. Quand elle est emprisonnée sur l'île de Makronisos, Themis doit prendre une décision qui la hantera à jamais pour protéger ceux qu'elle aime.
Au crépuscule de sa vie, Themis prend conscience qu'il faut parfois rouvrir certaines blessures pour en guérir d'autres, et lève enfin le voile sur son passé tourmenté.
Mon avis :
« Ceux qu’on aime » m’a laissé une impression mitigée. J’ai retrouvé la plume fluide et accessible de Victoria Hislop, mais j’ai eu plus de mal à me laisser porter que dans ses précédents romans. Le récit m’a semblé parfois long, avec un rythme inégal qui m’a empêché de m’attacher pleinement à l’histoire et aux personnages.
Ce qui m’a surtout frappé, c’est le virage nettement plus politique et sombre du roman. Là où Hislop explore souvent l’histoire à travers des destins humains forts et lumineux, ici le contexte politique prend une place centrale, parfois au détriment de l’émotion. L’atmosphère est plus lourde, plus tendue, et même si cela apporte une certaine profondeur, j’ai trouvé que cela rendait la lecture moins immersive et plus exigeante notamment quand l'histoire de la Grèce ne nous est pas familiere.
Je reconnais néanmoins le travail de recherche et l’ambition du livre, qui aborde des thématiques importantes avec brio. Mais en comparaison de ses autres œuvres, j’ai moins retrouvé cette chaleur et cette intensité émotionnelle qui m’avaient tant marqué avec ses autres romans. Une lecture intéressante, mais qui ne m’a pas complètement convaincu.

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