samedi 12 décembre 2015

Le coeur d'Angeliki

Résumé :


À vingt-neuf ans, Angeliki n'est toujours pas mariée, contrairement aux autres jeunes filles de son village – ce qui agace prodigieusement sa mère. Dans le zacharoplasteion familial, les deux femmes pétrissent le pain et préparent de délicieux biscuits de carême, des brioches de Pâques, des beignets au miel... Plus jolie que toutes les autres jeunes filles, plus douce qu'un baklava, Angeliki a de surcroît le talent merveilleux de créer de délicats animaux en pâte d'amande. Pourtant, elle s'obstine à repousser toutes les avances qu'on lui fait.

Mon avis :


Le cœur d'Angeliki est une nouvelle très courte (seulement 13 pages sur ma liseuse) mais c'est pourtant assez pour nous offrir du dépaysement et un moment d’évasion.

On fait la connaissance d'Angeliki et de sa mère Sofia qui tiennent une pâtisserie / confiserie. On sent beaucoup d'amour entre elle-deux : "La peau de sa fille était aussi lisse et dorée que les miches, et même lorsqu'elle plongeait des cerises ou des amandes dans leur glaçage au chocolat, elle réussissait a conserver une blouse blanche immaculée. Elle n'avait aucun défaut, et sa mère ne s'expliquait pas pourquoi une jeune femme comme elle, plus douce qu'un gâteau, plus parfaite que ses baklavas les plus réussis, semblait avoir été oubliée dans la boutique tel un biscuit de l'an passé."
Pourtant, il y a une source de conflit entre elles : le fait que la jeune femme ne soit toujours pas mariée : "Sofia Papalenou suivait le passage des saisons au gré des diverses spécialités : au printemps il y avait les biscuits du carême et les brioches de Pâques; puis venait l’été, saison des mariages, avec ses commandes de pièces montées et de beignets trempés dans du miel, le kserotigano, qu'on distribuait lors des noces. Août était aussi le mois ou elles confectionnaient leurs propres glaces, déclinées dans une gamme de parfums incroyables. Arrivait ensuite l'automne, avec son cortège de gâteaux traditionnels pour célébrer les fêtes des saints, Stavros, Elpida et Thomas étant des noms très populaires dans cette ville. Leur succédaient les spécialités de la Saint-Nicolas, début décembre, avant la frénésie de Noël et, enfin, la période de la vassilopita, ce gâteau du nouvel an qui ne manquait pas de lui rappeler que douze nouveaux mois s’étaient écoulés et que sa fille était encore seule."

C'est une nouvelle agréable a lire, pleine de gourmandise et qui permet de s'évader. Une nouvelle qui fait se sentir bien et qui donne le sourire.

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