jeudi 18 mai 2017

Détective Conan, tome 10

Résumé : 

Au cours d’une affaire, Shinichi est provoqué par un certain Hattori, détective lycéen tout comme lui, mais professant dans la région du Kansai. A la surprise générale, le vrai Shinichi réapparaît alors pour relever ce défi. Depuis, ce miracle qui permit à Conan de redevenir ce qu’il était, ne se reproduit malheureusement plus. En vacances aux sports d’hiver, Kogora, Ran et Conan sont à nouveaux confrontés à un meurtre mystérieux: le professeur Oyama a été assassiné dans son luxueux chalet. Grâce à un message laissé par la victime avant de mourir, Conan semble avoir découvert l’identité du coupable !

Mon avis : 

Ce dixième tome s'ouvre sur la fin de l’enquête menée lors du précédent tome et la révélation du meurtrier. Je trouve toujours un peu dommage que les enquêtes soient coupées car quand il se passe un peu de temps entre la lecture de deux tomes, il faut faire marcher ses méninges pour se souvenir de l'intrigue..... 

Vient ensuite une enquête ou un camarade de Shinichi va faire son apparition en temps que détective. Par miracle et avec une dose d'alcool, Conan va reprendre son allure d'ado et refaire pour la première fois son apparition. Ça apporte un peu de piment a l'intrigue qui tourne autour d'un meurtre dans une pièce close.

On assiste ensuite à une enquête qui m'a le plus plu. Conan et ses camarades vont enquêter dans une bibliothèque de nuit et vont découvrir bien des choses terrifiantes. Cette intrigue m'a accroché et je dois dire que j'ai eu quelques frissons et un peu la frousse. Le suspense et l'ambiance bien particulière apporte beaucoup à la réussite de cette enquête.

Enfin, on prend la direction de la montagne, pour une enquête qui ressemble à de nombreuses enquêtes précédentes  : un meurtre est commis dans un chalet clos et tous les invités présents sont potentiellement coupables. Heureusement Conan a plu d'un tour dans son sac mais pour connaître le coupable, il faudra attendre le tome suivant.

mercredi 17 mai 2017

Décompression

Résumé : 

Au mois de novembre sur l'île de Lanzarote : un séjour de plongée sous-marine se transforme en un jeu perfide de désir et de haine. L'instructeur, l'indolent Sven, est attiré dans un piège qui lui en apprendra autant sur lui-même que sur les autres. Aucun des protagonistes n'est celui qu'on imagine. Et la vengeance est un plat qui peut parfaitement se consommer sous l'eau.

Mon avis :

Décompression est un roman noir, à l'ambiance bien particulière. C'est un espèce de huis-clos entre trois personnages sur l'île de Lanzarote. Sven est un allemand, expatrié sur l'île espagnole. Il est instructeur de plongée et reçoit deux clients bien particuliers : une actrice et son compagnon écrivain. C'est alors un jeu étrange qui se développe entre eux. 

Les personnages ne sont absolument pas attachants et l'île de Lanzarote peu décrite, donc aucun dépaysement malheureusement. Ce qui est intéressant c'est la construction du roman : on alterne avec un chapitre ou Sven est le narrateur et un chapitre extrait du journal intime de notre actrice. L'alternance est une bonne idée même si par moment, le roman traîne en longueur ou certains évènements se répètent.

Je pense être passée a coté de ce roman qui a pourtant de bonnes critiques. C’était la première fois que je découvrais Juli Zeh. Je retenterai un autre de ses romans pour me faire une idée mais pour le moment je ne suis pas convaincue.

Lu dans le cadre :
- Challenge ABC 2017

dimanche 14 mai 2017

On n'empêche pas un petit coeur d'aimer

Résumé :

On n'empêche pas un petit cœur d'aimer. Surtout un petit cœur sec. Jaloux. Tordu. Malheureux. Il faut l'admettre, l'amour n'est pas l'apanage des gens aimants. D'ailleurs l'auteur avait pensé intituler son recueil de nouvelles : Infect. Nous le sommes tous plus ou moins quand nous aimons ?

Mon avis : 

A l'amour ! Claire Castillon a décidé ici ce choisir ce thème pour son recueil de nouvelles. Mais attention, l'amour n'est pas un long fleuve tranquille, non, ici, elle choisit de nous en montrer tous les mauvais coté. 
C'est caustique, parfois cru, souvent dérangeant mais au final, ça donne un bon recueil. Je ne dirais pas que j'ai aimé toutes les nouvelles, il y a en qui sortent vraiment du lot mais je dirais qu'il n'y a pas de grosses inégalités dans la qualité des nouvelles. 

J'avais lu le recueil Les messieurs, il y a peu de temps, et je dois dire que le ton et la plume m'avait surprise, j'avais eu beaucoup de mal avec l'humour bien particulier de l'auteure. Ici, je savais a quoi m'attendre et je dois dire que j'ai nettement mieux apprécié.

samedi 13 mai 2017

L'oiseau de mauvais augure

Résumé :

L'inspecteur Patrik Hedström est sur les dents. Il voudrait participer davantage aux préparatifs de son mariage avec Erica Falck, mais il n'a pas une minute à lui. La ville de Tanumshede s'apprête en effet à accueillir une émission de téléréalité et ses participants avides de célébrité, aussi tout le commissariat est mobilisé pour éviter les débordements de ces jeunes incontrôlables. Hanna Kruse, la nouvelle recrue, ne sera pas de trop. D'autant qu'une femme vient d'être retrouvée morte au volant de sa voiture, avec une alcoolémie hors du commun. La scène du carnage rappelle à Patrik un accident similaire intervenu des années auparavant. Tragique redite d'un fait divers banal ou macabre mise en scène ? Un sombre pressentiment s'empare d' l'inspecteur. Très vite, alors que tout le pays a les yeux braqués sur la petite ville, la situation s'emballe. L'émission de téléréalité dérape. Les cadavres se multiplient. Un sinistre schéma émerge...

Mon avis :

Quatrième enquête de  Patrik Hedström et de sa femme Erica Falck, L'oiseau de mauvais augure nous replonge en Suède où la ville de Tanumshede s'apprête à accueillir une émission de téléréalité. Je dois dire que je ne regarde pas ce genre d'émission et que les passages où il était question des candidats m'ont moyennement plu. Heureusement, il y a une autre enquête en parallèle, celle d'une femme retrouvé ivre morte au volant de sa voiture qui m'a plus emballée.

Nos héros sont aussi en plein préparatifs de mariage :
"Patrick contempla pensivement sa future femme. Il trouvait qu'elle affichait des tendances inquiétantes. Les boutiques de tenues de mariage faisaient peut être cet effet là aux femmes. Pour sa part, il avait qu'une seule envie, en sortir au plus vite. Avec résignation, il avait compris qu'il n'y avait qu'un seul moyen de s'en tirer. Il se força à sourire."
Mais surtout, j'ai pris plaisir a retrouver la sœur d'Erika que l'on avait quitté en mauvaise posture à la fin du tome précédent. Je suis d'ailleurs heureuse qu'elle retrouve un peu de bonheur et d'amour.

L'enquête était plutôt réussie même si ce n'est pas la meilleure mais comme toujours Camilla Lackberg termine son roman de manière sublime. Je suis impatiente maintenant de découvrir la suite qui laisse présager à nouveau un excellent tome. J'espère d'ailleurs qu'Erika sera plus présente en tant d'enquêtrice plutôt qu'en tant que Femme et maman, car je l'a trouve excellente dans ce rôle.

Lu dans le cadre du challenge :
- Bookineurs en couleurs #3.4 - NOIR 

Pétronille

Résumé : 

« Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans. »

Mon avis :

Retrouver Amélie Nothomb est toujours un plaisir et je dois dire que je me suis encore une fois régalée avec Pétronille. 

Amélie aime l'ivresse et surtout le champagne, mais boire seule ne lui convient pas. 
"L'ivresse ne s'improvise pas. Elle relève de l'art, qui exige don et souci. Boire au hasard ne mène nulle part."
C'est alors qu'elle rencontre Pétronille et que cette dernière devient sa compagne de boisson. 
"Le garçon avait apporté des cacahuètes, ce qui dénotait un curieux sens des valeurs. Autant lire Tourgueniev en écoutant « la danse des canards ». Pétronille n'y toucha pas à mon soulagement.
J'ai tendance à boire vite, même quand c'est excellent. Ce n'est pas la pire manière de faire honneur. Le champagne ne m'a jamais reproché mon enthousiasme, qui ne correspond absolument pas à un manque d'attention de ma part. Si je bois vite c'est aussi pour ne pas laisser réchauffer l'élixir
."

Comme d'habitude, la plume de l'auteure est belle, pleine de beaux mots et d'expression qui font que l'on  pourrait reconnaître son style parmi tant d'autres. L'intrigue m'a plu car il faut dire que Pétronille est un personnage haut en couleur. La fin, par contre, manque un peu d'originalité, car il me semble que ce n'est pas le premier de ses romans qui se terminent ainsi....

Les liaisons culinaires

Résumé : 


Nana a deux amants : Dimitris et Damoclès. Elle est aussi friande de bons petits plats que gourmande des délices de l'amour, et les deux hommes rivalisent de talent dans l'un et l'autre domaines pour gagner sa préférence.
En dix-sept menus et autant de rendez-vous galants, Andréas Staïkos campe une intrigue théâtrale, drôle et savoureuse, qui invite à considérer la gastronomie comme un art et un plaisir sensuel en soi, mais aussi comme le préambule ou la métaphore d'autres voluptés. Dans son livre de recettes pétillant d'esprit et d'originalité, qui fait la part belle aux spécialités grecques tout en plongeant ses personnages dans un piquant marivaudage assaisonné des raffinements du XVIIIe siècle, les plats sont cuisinés avec amour, parlent d'amour et invitent à l'amour.

Mon avis : 

Un voyage en Grèce, ça vous dit ? A travers une centaine de pages, c'est la gastronomie Grecque que l'on découvre dans les pages d'Andras Staïkos.  

On suit trois personnages : Nana, une jeune femme mariée qui a deux amants Dimitris et Damoclès. C'est deux là, vont rivaliser a coup de bons petits plats pour conquérir Nana dont ils sont fous amoureux. Mais ils ne sont pas au bout de leur surprise car Nana a plus d'un tour dans son sac.

C'est très bien écrit, on salive a chaque page, d'autant que le livre s'accompagne de chaque recette de cuisine et surtout c'est très drôle. Le livre est en effet bourré d'humour et l'on rit du début a la fin.

Lu dans le cadre du challenge :
- Dans toutes les langues

mardi 9 mai 2017

L'apprentie geisha

Résumé : 

O-Tsuru ("la grue"), appelée ainsi parce que petite elle avait l'habitude de se tenir sur un pied pour réchauffer l'autre, a été vendue par ses parents pour qu'elle devienne une geisha.
Elle va donc commencer comme shikomikka ("apprentie") dans une okiya : la maison où vivent les geishas. En faisant les commissions de ses aînées, Tsuru va découvrir la vie de ses femmes.
Enfin, un jour, son tour arrive. Elle se rend dans la chambre de son bienfaiteur. Celui qui, en payant les frais de cérémonie, va la faire entrer dans le monde des geishas. Tsuru va alors prendre le nom de Tsurugiku et devenir une geisha célèbre dans le monde des plaisirs.

Mon avis :

L'apprentie geisha a été une découverte totale. Tout d'abord, je n'en avais jamais entendu parler, ni lu aucune critique et je dois dire qu'il m'a fait de l’œil sur l’étagère d’Emmaüs ou j'ai décidé de lui donné une seconde vie. J'ai vraiment été conquise.

Pour avoir lu plusieurs romans, notamment Geisha d'Arthur Golden, j'ai peu appris sur ce milieu bien particulier. Malgré tout, c'est toujours plaisant de se plonger dans ce Japon d'avant-guerre.

Notre héroïne est attachante, et l'on se régale à suivre ses aventures et son parcours. Les dessins sont très beaux et apportent beaucoup au manga. Le manga est poétique, sans tabou concernant les geisha mais aussi tout en subtilité et jamais vulgaire. C'est une belle découverte que je ne peux que conseiller.

lundi 8 mai 2017

Journal d'un vampire en pyjama

Résumé :

« Me faire sauver la vie est l’aventure la plus extraordinaire que j’aie jamais vécue. »

Mon avis : 

Un grand merci à Bookwormette pour avoir organisé cette lecture commune sur Livraddict car ça m'a permis de sortir ce livre de ma PAL. Autant vous le dire de suite : je l'ai dévoré d'une traite, sans pouvoir aller me coucher avant d'attendre la dernière page!

J'ai retrouvé avec plaisir la plume de Mathias Malzieu, une écriture que j'aime autant dans les livres que dans ses chansons. J'ai été un peu perturbé lors des premières pages, car on retrouve un Mathias Malzieu, très affaibli par la maladie. Pour l'avoir vu, sur scène, il y a quelques années, avec son groupe Dionysos, c’était tout le contraire que je retenais de lui. Mais très vite, on est happé et l'on suit l'avancée de Mathias et son combat contre la maladie. Il arrive avec brio à en parler sans jamais tomber dans le voyeurisme, sans trop se dévoiler. 

J'ai été impressionné par le parallèle que l'auteur arrive à faire avec ses précédents écrits et personnages. Ça m'a d'ailleurs donné envie de très vite lire certains de ses romans que je n'ai pas encore découvert. Mais surtout c'est un très bel hommage à tous les gens qui l'on soutenu (Rosy, sa compagne, son père, sa sœur) mais aussi tout le personnel soignant.

Lu dans le cadre :
- Lecture commune
- Bookineurs en couleurs #3.4 - NOIR


samedi 6 mai 2017

Le crime : Histoire d'amour

Résumé :


Avant ils étaient heureux, une famille heureuse, et puis ils l’avaient appris et leur vie était devenue un enfer. Ils ont tout caché, surtout pour leur fille, mais se sont engagés à lui parler le jour de ses dix-huit ans. Tous les trois ils ont attendu ce jour et craint son arrivée. La mère veut, contre vents et marées, tenir sa promesse. Le père doute que la vérité les libère du cauchemar qu’est leur vie. La fille se révolte, essaie de survivre, de les tenir à l’écart, elle les hait autant qu’elle les aime. Elle vit loin d’eux, entourée d’amis bien intentionnés, qui l’aiment, eux. Le Crime est l’histoire inquiétante d’une journée fatale, dont le souvenir obsède longtemps le lecteur, épouvanté et désolé de ce grand gâchis que peut être toute vie. Arni Thorarinsson prouve, une fois encore, son immense talent.


Mon avis : 

La littérature scandinave est plein de belles surprises est Le crime, histoire d'amour en est une nouvelle fois la preuve ! On plonge dans un court roman noir, un récit à trois voix où cohabite, le père, la mère et la fille. Mais attention, ici, il ne s'agit pas d'une famille unie mais au contraire, nous avons affaire à une famille qui à complètement éclatée suite à la révélation d'un secret que seuls les parents détiennent. Leur fille fête ses 18 ans et ils lui ont fait la promesse de lui révéler ce jour-là. "Avant ils étaient heureux, une famille heureuse, et puis ils l’avaient appris et leur vie était devenue un enfer. Ils ont tout caché, surtout pour leur fille, mais se sont engagés à lui parler le jour de ses dix-huit ans. Tous les trois ils ont attendu ce jour et craint son arrivée."

Le mystère plane pendant les trois quart du livre, et pour le lecteur c'est très dur de ne pas savoir. Qu'est-ce qui a pu éclater cette famille qui avait pourtant tout pour être heureuse ? Honnêtement, je m'attendais à tout sauf ça !

L'écriture de l'auteur est vraiment très belle et pour une première lecture d'un roman d'Arni Thorarinsson, je suis conquise. Il y a de magnifiques passages notamment celui-ci :
"Tu te demandes peut-être pourquoi la litterature m'a tellement passionnée. Et si tu imagines que les romans ont été pour moi une échappatoire, une manière de fuir la réalité et sa plénitude, alors tu vises on ne peut plus juste. Les clichés recèlent toujours une part de vérité. "

Lu dans le cadre des challenges :
- ABC thriller / policier
- Challenge Bookineurs en couleurs #3.4 - NOIR

vendredi 5 mai 2017

Mr Mercedes

Résumé :

Midwest 2009. Un salon de l'emploi. Dans l'aube glacée, des centaine de chômeurs en quête d'un job font la queue. Soudain, une Mercedes rugissante fonce sur la foule, laissant dans son sillage huit morts et quinze blessés. Le chauffard, lui, s'est évanoui dans la brume avec sa voiture, sans laisser de traces. Un an plus tard. Bill Hodges, un flic à la retraite, reste obsédé par le massacre. Une lettre du tueur à la Mercedes va le sortir de la dépression et de l'ennui qui le guettent, le précipitant dans un redoutable jeu du chat et de la souris. 

Mon avis :

Je dois vous faire un aveu : je n'avais encore jamais lu un seul livre de Stephen King ! Oui je sais, mais bon comme on dit souvent : mieux vaut tard que jamais, n'est-ce pas ? J'ai donc débuté avec Mr Mercedes, pas totalement au hasard, puisque je me suis inscrite a une lecture commune, sur Livraddict, organisée par Leeloo lit tout. C’était l'occasion rêver pour sortir le roman de ma PAL et puis pour débuter avec l'auteur.

Je ne vous cache pas que le début a été laborieux : j'ai eu énormément de mal à rentrer dans l'histoire et ceci pour deux raisons. Tout d'abord, le livre est assez lent au départ, l'auteur installe son intrigue, ses personnages. Mais surtout, c'est le style qui me déplaisait et j'avoue que je suis, même encore maintenant, assez sceptique sur le langage cru, parfois vulgaire de l'auteur. 

Une fois, passé, c'est deux freins, l'intrigue est quand à elle très prenante. J'ai pris plaisir à enquêter au coté de Bill Hodges, vieil ours retraité, ancien flic qui reprend du service pour enquêter sur Mr Mercedes, un homme qui, quelques années auparavant a volé une Mercedes et foncé dans une foule, tuant un paquet d'innocents. J'ai moins aimé les passages concernant ce fameux Mr Mercedes, qui est un personnage complètement cinglé.

Bref, je suis totalement conquise par l'intrigue, un petit peu moins par la plume de l'auteur mais ce roman m'a donné envie d'en découvrir davantage sur Stephen King, d'autant que d'autres de ses romans m'attendent bien sagement.

Lu dans le cadre :
- Lecture commune
- ABC thriller / policier

La photo qui tue

Résumé :

Un appareil photo d'occasion bien embarrassant, une antique baignoire en fonte d'où s'écoule du sang, un bus de nuit sans passager, un ordinateur démodé qui affiche des messages inquiétants, un souvenir rapporté de vacances...
Neuf histoires à glacer le sang, où la réalité la plus anodine glisse inexorablement vers le cauchemar.

Mon avis :

Je ne savais pas à quoi m'attendre avec ce recueil de nouvelles pour adolescents et je dois dire que j'ai beaucoup apprécié ma lecture. 

Le livre débute avec la nouvelle La photo qui tue, qui donne son nom au recueil. C'est l'histoire d'un jeune garçon qui dégote dans une brocante un appareil photo d'occasion pour son père. Seulement, des que l'on prend une photo d'une personne celle-ci meurt. Cette nouvelle est vraiment bien construite et surtout la chute est fabuleuse et inattendue.
Vient ensuite Bain de Nuit, ou l'on fait la connaissance d'une jeune fille dont les parents chinent sans cesse des objets anciens pour leur maison. Jusqu'au jour, ou, ils ramènent une très vieille baignoire. Prendre des bains va très vite tourner au cauchemar pour notre jeune adolescente. Encore une fois j'ai aimé la chute.
Transport éclair, nous conte l'histoire d'un jeune garçon qui hérite de l'ordinateur d'un journaliste hippique décédé il y a peu. Cet ordinateur va s'avérer très étrange.
Le bus de nuit est certainement ma nouvelle préférée. Il s'agit de l'histoire de deux ados qui reviennent de soirée et n'ont pas de transports pour rentrer chez eux. Ils voient un bus de nuit et décident de monter dedans. Mais attention, il s'agit d'un bus bien particulier.
L'horrible rêve de Harriet, est l'histoire d'un cauchemar qu'une jeune fille est en train de faire. C'est une nouvelle qui fait froid dans le dos.
Peur, est sans doute la nouvelle qui m'a le moins plu. J'ai trouvé le personnage principal détestable et j'ai eu un peu de mal a saisir la fin....
Jeux vidéo est une nouvelle sans grande surprise car a la lecture du titre et des premières lignes, j'ai réussi à deviner ce qui allait se passer dans la suite de l'histoire. Un jeune homme postule pour une nouveau job est se retrouve dans un sacré pétrin.
L'homme au visage jaune, est une nouvelle vraiment touchante, d'un jeune garçon qui décide de se prendre en photo dans le photomaton d'une gare avec de prendre le train avec son oncle et sa tante. On découvre ensuite que le destin peut-être bien cruel et qu'il suffit de pas grand chose pour que tout bascule.
Enfin L'oreille de singe vient clôturer ce recueil avec humour. On découvre un couple de "bof" (désolée du terme mais je n'en trouve aucun autre pour les qualifier) en vacances à Marrakech avec leur fils. Lors d'une visite dans le souk, ils achètent l'oreille d'un singe qui est capable d'exercer quatre vœux. Seulement rien ne se passe vraiment comme prévu.

C'est encore un bon moment de lecture pour un roman d'Anthony Horowitz que j'avais découvert avec La Maison de soie.  

Lu dans le cadre du challenge :
- Bookineurs en couleurs #3.4 - NOIR

jeudi 4 mai 2017

Tess d'Urberville

Résumé : 

Jeune paysanne innocente placée dans une famille, Tess est séduite puis abandonnée par Alec d'Urberville, un de ses jeunes maîtres. L'enfant qu'elle met au monde meurt en naissant.
Dans la puritaine société anglaise de la fin du XIXe siècle, c'est là une faute irrémissible, que la jeune fille aura le tort de ne pas vouloir dissimuler. Dès lors, son destin est une descente aux enfers de la honte et de la déchéance.

Mon avis : 

Je remercie tout d'abord Stellade d'avoir organisé, une lecture commune sur Livraddict, ce qui m'a permit de sortir ce roman de ma PAL. Une nouvelle fois, ça a été  un plaisir de retrouver Thomas Hardy.

Comme dans Loin de la foule déchaînée, ce roman tourne autour d'un personnage féminin. Tess est une jeune femme de caractère au destin peu banal. En effet, des les premières pages, on pressent que l'auteur ne va pas épargner son héroïne et c'est une vraie tragédie qui se déroule sous nos yeux. Tess va enchaîner les malheurs, malchances et problèmes.
La fin m'a choqué, je m'attendais a tout sauf a ça et je dois dire que c'est une sacré chute.

La plume de Thomas Hardy est toujours aussi agréable. Pour un classique, ça se lit très facilement et surtout l'auteur truffé son texte d'humour so British !

C'est une très belle découverte et je ne tarderai pas a lire un autre roman de l'auteur qui pour l'instant ne m'a jamais déçu.

Lu dans le cadre :
- Lecture commune sur livraddict
- Challenge so classic


Challenge Bookineurs en couleurs #3.4 - NOIR



Je me lance dans un nouveau challenge sur Livraddict : Bookineurs en couleurs, organisé par Luna.
Pour cette session, le but est de lire le plus possible de livres dont la couverture est noire du 1er mai au 02 juillet 2017.

Je me suis préparée une petite liste et mon but et bien évidemment de vider un max ma monstrueuse PAL.

MES LECTURES :

- La photo qui tue / Anthony Horowitz [ma critique]
- Journal d'un vampire en pyjama / Mathias Malzieu [ma critique]
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samedi 29 avril 2017

La petite fille au kimono rouge

Résumé : 


Un jour, Myeko quitte son pays, le Japon, pour venir vivre aux États-Unis avec ses parents. C'est une nouvelle vie qui commence pour la petite fille, mais comme son pays lui manque ! Et puis, c'est difficile de se faire des amis dans cette nouvelle école américaine... Myeko ne se doute pas qu'un joli cerf-volant fait parfois naître l'amitié..

Mon avis : 

J'avais très souvent entendu de bonnes critiques sur ce petit roman jeunesse et j’étais curieuse de le découvrir. Je l'ai dégoté sur une étagère poussiéreuse chez Emmaüs et je me suis jetée dessus. Je ressors, malgré tout, plutôt partager quand à ce roman.

On fait la connaissance de Myeko, une petite fille japonaise qui vient de s'installer aux États-Unis, avec sa famille. On l'a suit durant toute une année scolaire pendant son intégration qui n'est pas toujours facile. La petite fille est partagé entre deux pays, cultures et traditions totalement différents.

J'ai trouvé que le roman avait pris un petit coup de vieux. Le style, l'écriture mais aussi l'intrigue. Malgré tout l'histoire est plutôt mignonne et se lit bien.

L'île aux mensonges

Résumé : 


Faith Sunderly, 14 ans, est la fille d'un révérend et éminent naturaliste. Accusé d'avoir trompé la communauté scientifique, il part s'exiler avec sa famille sur une île au large des côtes anglaises. Mais les rumeurs l'accablent et bientôt il est retrouvé mort. Suicide déshonorant comme le fait croire la respectable société victorienne ? Ou assassinat, comme en est persuadée sa fille ? Avec son insatiable curiosité, Faith mène seule son enquête, qui l'entraine de révélations en secrets précieusement dissimulés. Elle est prête à défier toutes les convenances sociales pour faire surgir la vérité. Mais cette vérité pourrait se révéler dangereuse...

Mon avis : 

Avant de débuter cette critique, je souhaite remercier les éditions Gallimard - On lit plus fort pour leur confiance et l'envoi de ce roman avant sa publication. Dès la lecture de la quatrième de couverture, j'ai été conquise par l'intrigue.

On plonge dans l'Angleterre victorienne ou Faith et sa famille sont contraint de s'exiler sur une île inhospitalière. C'est la jeune fille qui nous raconte son histoire et l'on découvre très vite que bien qu'une enfant, c'est une jeune fille très mature qui sait se débrouiller. Elle glane par-ci par-la des éléments et comprend que sa famille cache bien des secrets. 
«"Oh, mais c'est impossible, se dit Faith. Je ne dois pas céder à cette chose !"
Faith l'appelait toujours en elle-même "cette chose". En lui donnant un autre nom, elle aurait craint de lui conférer une emprise encore plus forte. Elle avait conscience qu'il s'agissait d'une véritable manie, à laquelle elle décidait sans cesse de renoncer - sans jamais y parvenir. Cette chose était aux antipodes de la Faith que le monde connaissait. Faith, l'enfant sage, un vrai roc. Tellement terne, fiable et digne de confiance.
Le plus difficile, c'était de résister aux occasions inattendues. Une enveloppe laissée sans surveillance, d'où dépassait la lettre immaculée, tentatrice. Une porte non fermée à clé. Une conversation oublieuse des éventuelles oreilles indiscrètes.
Faith avait comme une faim en elle, alors que les filles ne devaient pas avoir faim. Elles étaient censées grignoter avec modération lors des repas, et leur esprit aussi était censé se contenter d'un régime frugal. Quelques mornes leçons données par des institutrices fatiguées, quelques promenades ennuyeuses, des distractions d'écervelées. Mais pour Faith, cela ne suffisait pas. Le savoir - n'importe quel savoir - l'attirait irrésistiblement. Et elle trouvait un plaisir aussi délicieux qu'empoisonné à le dérober à l'insu de tous.
»

Et puis, le père de Faith meurt, tout le monde pense au suicide mais Faith, en est convaincu, l'homme a été assassiné. Elle va donc mener l'enquête pour découvrir le ou les meurtriers.
J'ai beaucoup apprécié le mélange des genres : il s'agit d'un thriller ou l'ambiance est sombre avec une petite pointe de fantastique. Il plaira, sans aucun doute, aux ados comme a leur parents.

Faith est un personnage attachant, qui évolue dans une société pleine de contradictions et qui évolue a vitesse grand V : 
«Faith était la fille d'un naturaliste et savait ce que le médecin voulait dire. Le monde avait bel et bien changé. Son passé avait changé - et tout le reste avec lui. Autrefois, tout le monde connaissait l'histoire de la Terre : elle avait était créée en une semaine, et l'homme avait été chargé de la gouverner. Et l'histoire du monde ne pouvait évidement pas remonter à plus de quelques millénaires...
Puis des scientifiques avaient découvert combien de temps il fallait à la roche pour se plier comme une pâte feuilletée. Ils avaient trouvé des fossiles, et d’étranges crânes d'hommes difformes, au front fuyant. Après quoi, alors que Faith avait cinq ans, un livre sur l’évolution appelé De l'origine des espèces avait paru et ébranlé le monde, qui avait été secoué comme un bateau touchant le fond.
Et le passé inconnu avait commencé à s’étendre. Des dizaines de milliers, des centaines de milliers voir des millions d'années...
Et plus les temps obscurs s’étendaient, plus la glorieuse humanité rétrécissait. L'homme n'avait pas été présent dès le début, et la création ne lui avait pas été offerte. Non, il n'était qu'un tard-venu, dont les ancêtres s’étaient péniblement arrachés à la boue pour se traîner sur la terre.
La bible ne mentait pas. Tout scientifique honnête et pieux le savait. Mais les roches, les fossiles et les ossements ne mentaient pas non plus, et on avait de plus en plus l'impression qu'il ne racontaient pas la même histoire

C'est un excellent roman, plein de suspense qui mérite amplement le prix Costa qu'il a reçu en 2015. Je ne peux que vous le recommander d'autant qu'il devrait sortir dans les jours a venir.

mercredi 19 avril 2017

La liste de mes envies

Résumé : 

Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff’Esthétique, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être.

Mon avis :

Ce livre est dans ma PAL depuis très longtemps et ayant envie de découvrir le film, c’était l'occasion idéale de l'en sortir.  J'ai cette manie, qui fait beaucoup rire mon mari, de ne pas vouloir voir un film, tant que je n'ai pas lu d'abord le livre.

Bref, j'ai fait la connaissance de Jocelyne, qui tient sa mercerie à Arras, une très jolie ville, soit dit en passant. Elle a une vie plutôt ordinaire, elle avait plein de rêves de jeune fille et puis elle s'est mariée avec Jocelyn, a eu deux enfants, puis un troisième enfant mort-né. Elle se livre a nous sans complexe, la difficulté de son mari a faire le deuil, son alcoolisme, ses enfants qui ont grandi et puis quitté le nid. Heureusement, elle a son blog et ses copines qui un jour, lui propose de jouer au loto. Une petite mise de deux euros plus tard et la voici gagnante de 18 millions. Que faire avec tout cette argent, d'abord une liste d'envies et puis beaucoup de questions lui parviennent : et si cet argent changeait complètement sa vie.

Qui ne s'est jamais demandé ce qu'il ferrait s'il gagnait au loto ? C'est excitant mais aussi tellement terrifiant de remporter tout cette argent. Jocelyne n'arrive pas a l'annoncer a ses proches. C'est un livre qui m'a beaucoup touché. Je l'ai dévoré, d'une traite sans pouvoir le refermer avant d'en connaître la fin. On rit, on pleure et on passe par tous les sentiments grâce à notre héroïne Jocelyne. La plume de l'auteur est aussi superbe et y est pour quelque chose.

Maintenant, il ne me reste plus qu'a voir le film. J'imagine très bien Mathilde Seigner dans  le rôle de Jocelyne mais je suis moins enthousiaste à l'idée de voir Marc Lavoine dans celui de Jocelyn.


lundi 17 avril 2017

Les Larmes de la girafe

Résumé :

Depuis qu'elle a ouvert la première agence de détectives au féminin du Botswana, la trés pulpeuse Mma Ramotswe a trouvé le bonheur...
D'autant qu'entre deux enquêtes à mener, elle doit penser à son prochain mariage avec le plus courtois et le plus généreux des hommes,Mr.J.L.B Matekoni. Se méfiera-t-elle assez de la bonne acariâtre ? Regrettera-t-elle la promotion de Mma Makutsi au poste d'assistante-détective? Se remettra -t-elle de ses soudaines responsabilités de mère de famille ? En tout cas, elle réussira à rendre le sourire à une mère qui l'avait perdu depuis dix ans...

Mon avis :

Deuxième tome des enquêtes de Mma Ramotswe et je suis à nouveau conquise.

On retrouve avec plaisir les personnages du tome précédent : Mma Ramotswe bien sûr, mais aussi sa secrétaire, J.L.B Matekoni, le garagiste.... Et puis, le dépaysement est encore une fois garantie. L'ambiance du Botswana est la et nous fait voyager.

L'intrigue est bien la même si les deux enquêtes de ce tome, sont plus en retrait par rapport à la vie personnelle de nos héros. Mma Makutsi est promue au rang d'assistante-détective et se verra confiée une enquête d'adultère tandis que Mma Ramotswe, elle devrait rouvrir une enquête vielle de dix ans.

L'écriture de l'auteur ajoute la dernière petite touche, qui fait que ce roman est a nouveau un vrai coup de cœur pour moi. Je peux confirmer que j'adore cette saga.

samedi 15 avril 2017

Le pacte

Résumé :

A la mort de son père, le comte de Cromarty, lady Jocelyn se sent trahie. Cet homme dont elle se sentait si proche a prévu dans son testament une clause qui oblige Jocelyn à se marier avant ses vingt-cinq ans. Alors que la date fatidique approche, lady Jocelyn ébauche un stratagème qui lui permet de contourner cette contrainte tout en faisant acte de générosité envers un officier blessé. Mais ce calcul si raisonnable ne prend pas en compte les progrès de la médecine… ou la force des sentiments que va lui inspirer cet homme admirable qui semble si sincèrement épris d’elle.

Mon avis :

Participant au challenge : le temps d'un grand week-end sur livraddict, une de mes consignes du week-end était de lire une romance.  Le pacte était dans ma PAL depuis très longtemps et c'était l'occasion de l'en sortir.

Les soixante-dix première pages ont été difficile. J'avais beaucoup de mal a rentrer dans l'histoire et à apprécier lady Jocelyn. Elle me paraissait beaucoup trop indépendante, sur d'elle et rebelle pour son époque. Et puis le beau David est arrivé est là, j'ai craqué. Leur histoire est belle et j'ai pris plaisir a suivre leurs aventures et  toutes ces tentatives pour séduire sa belle. En parallèle, les personnages secondaires apportent quelques intrigues supplément notamment celle de Sally et Ian ou encore Marie et Hugh.

Ce n'est pas le roman de l'année mais il est bien écrit. Il reprend les mêmes ficelles que la plupart des romances. Pourtant, on passe un très bon moment. Mary Jo Putney s'avère être à la hauteur des attentes de ses lectrices et l'on savoure ce moment passé dans le passé.

vendredi 14 avril 2017

Aya conseillère culinaire, tome 2

Résumé : 

Bienvenue dans le monde savoureux de la gastronomie japonaise !
Aya Kisaragi est conseillère culinaire pour la société Food Project. Sa mission : redresser les restaurants qui battent de l'aile. Ses armes : un sens du goût exceptionnel et un caractère bien trempé.
En compagnie de son assistant gaffeur Ippei Komai, partez à la découverte du monde du goût nippon, de ses techniques secrètes et de ses réalités.

Mon avis : 

J'avais beaucoup aimé le tome un de cette saga et je dois dire que ce deuxième tome est encore une fois à la hauteur.

J'aime beaucoup le scénario ou des restaurateurs viennent demander l'aide d'Aya pour rétablir leur restaurant. C'est un peu le principe de l’émission cauchemar en cuisine avec le célèbre Gordon Ramsay mais version manga. Et le personnage d'Aya est aussi charismatique que le chef britannique. Elle est dur, ne mâche pas ses mots et assez secrète. J’espère que par la suite, on va en apprendre davantage sur elle.

Les dessins sont réussis et tous les plats font forcement saliver. Dans ce tome, c'était surtout la cuisine du monde qui était mise à l'honneur, notamment la cuisine italienne. A la fin du manga, on retrouve quelques recettes a essayer (porc bouilli, huître ou maquereau).

Je suis conquise et je ne tarderai pas à lire la suite.

Le temps d'un très grand week-end ... #16


Je participe ce week-end et une nouvelle fois au challenge Le temps d'un très grand week-end, du jeudi 13 avril 20h30 au lundi 17 avril minuit, organisé sur Livraddict par celineJ

Voici ma PAL du week-end : 



Première étape, choisir son niveau de lecture
- Lecteur divin suprême : + de 801 pages lues

Deuxième étape, choisir au moins 3 consignes concernant les lectures, à réaliser lors de ce week-end lecture !
- Lire un livre dont la couverture contient du vert
- Lire une romance
- Lire une BD/ un manga
- Lire au moins 3 livres de genres différents !


Jeudi soir : 

J'ai lu le manga Aya, conseillère culinaire, tome 2 [ma critique]
soit 209 pages

Vendredi : 

J'ai débuté Le pacte et j'ai lu 175/384 pages avant de m'endormir
soit 384 pages

Samedi : 

Ce matin, j'ai fini ma romance Le pacte [ma critique]
soit  593 pages
Je débute Les larmes de la girafe

Dimanche : 


Lundi : 

mercredi 12 avril 2017

L'héritage Belton

Résumé :

Clara Amedroz, toujours célibataire à 25 ans, est la seule fille du vieux châtelain de Belton Castle (Somersetshire). Ce dernier a dilapidé sa fortune pour assouvir les extravagances de son fils, qui vient de se suicider, de sorte que le domaine doit revenir à son cousin par alliance Will Belton.
Aimable et généreux, quoique rustaud, celui-ci offre d’épouser Clara. Sensible à ses qualités, elle ne s’en croit pas moins éprise du très courtois mais fuyant capitaine Frederic Aylmer, membre du Parlement, auprès duquel Will fait pâle figure.
Aussi, lorsque Aylmer se décide enfin à demander sa main, Clara s’empresse-t-elle d’accepter ce prestigieux parti. Son bonheur sera de courte durée : Aylmer se révèle un homme froid et snob, qui ne songe qu’à son confort et soumet sa fiancée à la férule de sa mère…

Mon avis :

Je découvre Anthony Trollope avec L'héritage Belton. Ça faisait des années que je voulais lire un de ses romans mais je repoussais sans cesse mes lectures. J'ai décidé cette année de m'attaquer a certains classiques que je ne connaissais pas encore et c’était l'occasion parfaite de sortir un roman de Trollope de ma PAL.

Finalement, j'ai trouvé le style de l'auteur très abordable et mes craintes se sont très vite dissipées. L’écriture est belle et la traduction à la hauteur. Amoureux de belles phrases, vous serez conquis et chacun saura apprécier l'humour de l'écrivain.

Le scénario reprend un triangle amoureux Clara se voit demander en mariage par son cousin Will, futur héritier de la demeure familiale. Mais la jeune femme, le trouve bien fade comparé à Frederic. L'amour rend aveugle et elle ne voit pas ses défauts au tout début du roman. 
Si dans les premiers chapitres, notre héroïne parait bien naïve et timide, elle va se  rebeller et faire entendre son point de vue. C'est une femme déterminée et qui n'a pas peur de s'imposer dans une époque ou l'on ne demandait que rarement l'avis d'une femme.

Enfin, on plonge avec régale dans l'époque victorienne où l'on découvre les us et coutumes. c'est un excellent classique a découvrir et je ne tarderai pas a lire d'autres écrits de l'auteur.

Lu dans le cadre du chalenge :
- So classic

mardi 11 avril 2017

Loin de la foule déchaînée

Résumé :

Jeune femme d'une grande beauté et au caractère impétueux, Batsheba Everdene hérite à vingt ans d'un beau domaine, qu'elle dirige seule. Quand un incendie se déclare dans sa propriété, un ancien soupirant ayant connu des revers de fortune, Gabriel Oak, apporte une aide précieuse pour sauver ses récoltes. Elle lui procure un emploi parmi ses gens, mais devient l'élue de deux autres prétendants, bien décidés l'un et l'autre à obtenir sa main. Oak s'avérera quant à lui d'une étonnante fidélité...

Mon avis :

De Thomas Hardy, je n'avais lu qu'un recueil de nouvelles mais là, ça y'est, je peux dire que j'ai lu mon premier roman de l'auteur. Et quel roman ! Loin de la foule déchaînée est excellent et n'a pas pris une ride. Je connaissais le film de Thomas Vinterberg, dont je garde un très bon souvenir pour l'avoir vu dans l'avion, il y a deux ans en direction de mon voyage de noces. De plus, c'est une de mes actrices fétiches : Carey Mulligan qui interprétait le rôle principal alors que demander de plus.

La plume de l'auteur n'a pas pris une ride et c'est assez facilement que l'on rentre dans l'histoire. Batsheba Everdene rencontre brièvement Gabriel Oak, un berger qui lui déclare sa flamme. Elle se refuse a lui et quelques temps plus tard, ils se retrouvent. La jeune femme vient d'hériter d'une ferme ou elle embauche Gabriel. Batsheba est une jeune et jolie femme qui est ensuite courtisée par deux hommes. Vers qui va-t-elle se tourner ?

L'ambiance victorienne est au rendez-vous et l'on prend plaisir à suivre nos héros. Le roman est très bien construit et jusqu'au dernières pages, le suspense est intense. Les personnages sont attachants, notamment Gabriel Oak, qui a suit faire chavirer mon cœur dans le film comme dans le roman.

Enfin, je tiens a remercier cassie56, sur livraddict, pour avoir organiser cette lecture commune qui m'a permise de sortir ce roman de ma PAL.

Lu dans le cadre :
- Lecture commune
- Challenge so classic

Central park

Résumé :

Alice et Gabriel n’ont aucun souvenir de la nuit dernière…
… pourtant, ils ne sont pas près de l’oublier.
New York, huit heures du matin.
Alice, jeune flic parisienne, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l’un à l’autre sur un banc de Central Park. Ils ne se connaissent pas et n’ont aucun souvenir de leur rencontre.
La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysées tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de Dublin.
Impossible ? Et pourtant…
Les questions succèdent à la stupéfaction. Comment se sont-ils retrouvés dans une situation aussi périlleuse ? D’où provient le sang qui tache le chemisier d’Alice ? Pourquoi manque-t-il une balle dans son arme ?
Pour comprendre ce qui leur arrive et renouer les fils de leurs vies, Alice et Gabriel n’ont pas d’autre choix que de faire équipe. La vérité qu’ils vont découvrir va bouleverser leur existence…

Mon avis :

Il y a longtemps, j'avais été déçue par un roman de Guillaume Musso. J'avais adoré tout le livre et la fin avait tout gâché. Depuis, je n'avais jamais osé retenter l'expérience. Et puis, je me suis laissée tenter par Central Park. Le résumé m'attirait et la curiosité a pris le dessus.

Il n'y a pas a dire, le roman est vraiment prenant. En une journée et demi, j'ai littéralement dévoré le roman. L'auteur sait comment captiver ses lecteurs. Alice et Gabriel se réveillent à Central Park, menottés l'un à l'autre et sans aucun souvenir de la vieille. Ils vont tous deux poursuivre l’enquête pour savoir comment ils sont arrivés là. Parallèlement, le roman est ponctué de flasbacks sur le passé d'Alice. Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle n'a pas eu la vie facile.

J'ai aimé me retrouver plonger au cœur de New-York, retrouver certains endroits que j'avais aimé visiter notamment Central Park qui est juste incroyable. Le roman est vraiment très bien construit et propose une belle balade de Big Apple.

Même, si je ne renie pas les énormes qualités du roman, toutes les critiques élogieuses de lecteurs ou devrais-je dire lectrices, à nouveau, je suis déçue par le dénouement du livre. Je ne peux pas trop en dévoiler dans cette critique mais les dernières révélations sur Alice et surtout sur qui est Gabriel, sont pour moi trop tirer par les cheveux. C'est les personnages du début du livre qui me plaisait : le Gabriel, pianiste de jazz, dragueur et macho et la Alice, déterminée, indépendante et super flic. 
Bref, je dirais que je suis plutôt partagée sur mon ressenti.

samedi 8 avril 2017

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Résumé : 

Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort.

Mon avis : 

Je ne pense pas avoir besoin de présenter ce classique de la littérature américaine, publié dans les années 60, traduit dans plusieurs langues, adapté au cinéma et récompensé par plusieurs prix. Je ne l'avais encore jamais lu, et je regrette de ne pas l'avoir fait plus tôt. C'est un livre dont on ne peux sortir indemne, un récit coup de poing qui ne laisse pas indifférent. Il mérite sa place à l'école et devrait être lu par les plus jeunes.

Pour ceux qui ne l'aurait pas encore lu, Harper Lee nous plonge dans l'Amérique des années 30. Jem et Scout grandissent insouciants jusqu'au jour où leur père avocat décide de défendre un homme noir accusé de viol sur une blanche. Ce roman nous renvoie en pleine figure l'histoire de la ségrégation. On a parfois l'impression d'être dans un mauvais film et pourtant ce racisme a existé, il y a de cela, peu de temps. 
Au delà des différences blancs / noirs, le roman soulève aussi d'autres thèmes comme les différences entre hommes et femmes ou riches et pauvres.
Le passage qui m'a le plus plus, reste le procès relaté par Scout et comment Atticus essaie de défendre son client contre l'opinion publique qui d'avance prend partie pour les blancs.

Le roman est d'autant plus puissant car c'est Scout, cette petite fille innocente qui nous relate les faits. Sous son regard enfantin, elle nous raconte des événements bien tragiques. D'ailleurs, son frère ainé, Jem, perdra son innocence d'enfant à la suite de toute cette histoire. Les personnages sont tellement attachants qu'il est difficile de les quitter et je dois dire qu'il me tarde de découvrir Va et poste une sentinelle pour les retrouver. En tout cas, vous l'aurez compris, c'est un grand roman qu'il faut avoir lu.

Nagasaki

Résumé : 


Shimura-san vit seul dans une maison silencieuse qui fait face aux chantiers navals de Nagasaki. Cet homme ordinaire rejoint chaque matin la station météorologique de la ville en maudissant le chant des cigales, déjeune seul et rentre tôt dans une retraite qui n'a pas d'odeur, sauf celle de l'ordre et de la mesure. Depuis quelque temps déjà, il répertorie scrupuleusement les niveaux et les quantités de nourriture stockée dans chaque placard de sa cuisine. Car dans ce monde contre lequel l'imprévu ne pouvait rien, un bouleversement s'est produit.

Mon avis : 

C'est sur les conseils de belle-maman qui m'a prêté ce roman que je découvre Eric Faye. 
Nagasaki est un court roman ou une longue nouvelle qui nous plonge au cœur de Japon. Shimura-san est un homme qui vit seul dans sa petite maison :
"Il faut imaginer un quinquagénaire déçu de l'être si tôt et si fort, domicilié à la lisière de Nagasaki dans son pavillon d'un faubourg aux rues en chute libre. Et voyez ces serpents d'asphalte mou qui rampent vers le haut des monts, jusqu'à ce que toute cette écume urbaine de tôles, toiles, tuiles et je ne sais quoi encore cesse au pied d'une muraille de bambous désordonnés, de guingois. C'est là que j'habite."
Peu à peu, il a comme une étrange impression que des choses disparaissent : un yaourt dans le réfrigérateur, un fruit, un peu de jus de fruit en moins dans la bouteille.... 
"A-t-on jamais vu un réfrigérateur hanté ? Ou qui se nourrit en prélevant une part de son contenu? "
Si au début, il pense à de l'inattention, très vite il devient suspicieux et installe une petite caméra dans sa cuisine. Ce qu'il va découvrir n'est pas du tout ce a quoi il s'attendait.

C'est un roman prenant que l'on dévore d'une traite. L'écriture est belle et poétique et j'ai beaucoup aimé la construction du roman qui oppose les deux personnages. Shimura-san m'a paru froid et j'ai eu du mal a m'y attacher. Bon, en même temps, je suppose qu'il a des circonstances atténuantes face a cette curieuse découverte. J'ai, par contre, beaucoup plus aimé la seconde partie du roman ou l'on apprend davantage sur ce second personnage. On éprouve forcement de la sympathie et de la pitié au fil des pages.

Je suis en tout cas conquise et ce livre est un vrai coup de cœur. Je pense partir très vite à la recherche d'un autre roman de l'auteur à découvrir.

samedi 1 avril 2017

Monsieur désire ?

Résumé : 

Dans l'Angleterre victorienne, Lisbeth, une domestique discrète, vient d'entrer au service d'Edouard, un noble arrogant et provocateur, habitué à choquer son entourage. Mais Lisbeth n'est pas du tout impressionnée et entre les deux naît une complicité, malgré leurs disparités sociales, provoquant la jalousie des autres domestiques.
Avec des gravures d'époque et des dessins inédits.

Mon avis : 

Je n'avais lu que des bons avis sur cette BD, j’étais donc impatiente de la lire et je dois dire que je me suis régalée. 

On plonge dans l'Angleterre Victorienne, au cœur de la haute société. Lisbeth, une jeune fille, rentre au service d'Edouard, un riche dandy libertin. Libertin, le mot est faible puisqu'il couche avec tout ce qui bouge et surtout n'a pas peur de choquer par ses paroles. Il va prendre la jeune femme, sous son aile, et va très vite devenir sa confidence. Au sein de la maison, cette relation passe mal et Lisbeth va susciter des jalousies.

Monsieur Désire ? est une bande dessinée vraiment réussite : une bonne intrigue, une plongée dans une autre époque, des dessins de qualité. De plus, l'album se poursuit par un documentaire très intéressant sur le période victorienne.

vendredi 31 mars 2017

Les Sorcières du clan Nord, tome 1 : Le Sortilège de minuit

Résumé : 

Poppy et Clarée ne pourraient avoir de vies plus différentes. Adolescente perturbée, Poppy se fait renvoyer de tous les lycées qu'elle fréquente ; Clarée est une jeune sorcière qui a du mal à trouver sa place au sein de sa communauté secrète. Un jour, pourtant, leurs destins se croisent. Elles deviennent amies et se retrouvent en cachette, se faisant découvrir leurs mondes respectifs. Mais le doute grandit dans l'esprit de Poppy : ces phénomènes étranges qui entourent sa vie depuis toujours, les catastrophes qu'elle provoque sans le vouloir... serait-il possible qu'elle soit elle-même une sorcière? Et si son exil forcé dans le monde des humains avait un lien avec l'ancienne prophétie qui désignera la future reine des sorcières?

Mon avis : 

Tout d'abord, je remercie les éditions Gallimard - On lit plus fort pour l'envoie de ce roman, avant sa sortie. Alors autant le dire de suite, j'ai beaucoup aimé ce premier tome qui s'annonce prometteur.

Poppy et Clarée sont deux adolescentes, échangées a la naissance :
"Prologue
Les petites filles naquirent au moment où les horloges égrenaient les douze coups de minuit. Lorsqu'elles sortirent enfin du ventre de leurs mères, mouillées et gluantes, leur petit visage chiffonné par l'effort de l'accouchement, leurs petits poings serrés et les yeux fermés, un nuage sombre passa devant la pleine lune, et dans la foret le ciel devint noir. Une chauve-souris tomba, foudroyée en plein vol; un saumon argenté remonta à la surface de la rivière, sans vie; des escargots se desséchèrent à l’intérieur de leur coquille, des papillons de nuit tombèrent en poussière, portés par la brise nocturne, et une chouette dévora ses petits.
Un sort avait été jeté.
"
Poppy est une adolescente qui sème la zizanie sans savoir qu'elle possède des pouvoir magique, puisque c'est une sorcière. Tandis que Clarée grandit au sein d'une clan de sorcières et ne possède aucun don pour la magie. Les deux filles se rencontrent et vont devenir amies, grandirent et se construisent mutuellement.

Le roman s'ouvre de quelques longueurs, de quelques confusions mais se lit très rapidement. Le suspense monte petit à petit, au début l'intrigue s'installe doucement mais plus on avance dans le roman, plus on a envie de connaître la fin. Les dernières pages laissent présager une suite que je suis curieuse de lire puisque je reste avec certaines questions.

Nos deux jeunes filles sont attachantes et nous les quittons avec regret. Et puis, il y a toute une palette de personnages secondaires qui intrigueront forcement le lecteur. J'espère que la suite nous en révélera plus sur eux, notamment sur Leo, Charlock, Melanie et tous les autres.

C'est une belle découverte, un roman léger qui s'avère être une chouette surprise.

lundi 27 mars 2017

Petits meurtres entre voisins

Résumé : 

Karen et Michel ne regrettent pas d'avoir quitté la capitale pour le petit village où ils viennent de s'installer. En plus d'un rythme de vie apaisé, ils ont trouvé un cercle social des plus grisants : un groupe d'urbains convertis aux bienfaits de la campagne qui partagent comme eux le goût de la bonne chère, des boissons et de l'argent. Ensemble, ils fondent un club et passent leur vie les uns chez les autres.
Subrepticement, pourtant, l'équilibre vacille. Un violent incendie éclate en pleine nuit chez un des couples, tuant le mari. Autour de cette mort brutale, les jalousies et les rancœurs commencent à affleurer : adultère, soupçons de malversations. Et lorsque, quelques jours plus tard, un autre membre se défenestre depuis une chambre d'hôtel, le doute s'installe pour de bon. Puis la peur. Puis l'angoisse : un assassin se cache-t-il parmi eux ?..

Mon avis : 

Petits meurtres entre voisins est un thriller efficace que j'ai beaucoup aimé. Je découvrais la plume de Saskia Noort pour la première fois et je suis conquise.

Ici, pas de sang, de descriptions morbides mais un suspense qui monte au fils des pages. On fait la connaissance de Karen et Michel, un couple qui a décidé de quitter la ville pour s'installer à la campagne. Ils se font vite des amis et mènent une vie tranquille. Jusqu'au jour où un incendie ravage une des maisons du quartier et cause la mort d'un homme. Très vite les tensions, secrets et autres rancœurs vont faire surface.

C'est un roman habillement construit, comme toujours j'ai soupçonné tous les personnages sauf le bon et bien évident, la fin m'a totalement surprise. Le suspense omniprésent, fait que l'on tourne les pages à grande vitesse et il est difficile de le lâcher une fois commencer. C'est donc une belle découverte et j'ai hâte de découvrir d'autres romans de l'auteur.

samedi 25 mars 2017

Revue Page des libraires - Hiver 2017 - numéro 182

Mon avis : 

Pour commencer cette critique, je tiens à remercier chaleureusement le site livraddict pour leur partenariat et leur confiance et bien sûr toute l'équipe de la revue Page des libraires pour leur envoi.


Depuis que j'ai quitté la France pour m'installer en Irlande, j'ai peux l'occasion de lire des magazines et j'ai été ravie de le découvrir dans ma boîte aux lettres très rapidement après ma sélection par Livraddict.

Pour être honnête avec vous, je ne connaissais absolument pas ce magazine avant les partenariats et je dois dire que l'idée de donner la parole aux libraires est vraiment excellente. Cela prouve également que le métier de libraire a encore de beaux jours devant lui, a l'heure du numérique et des plate formes de vente en ligne comme Amazon. Et puis surtout qui de mieux qu'un libraire pour délivrer de bons conseils lecture.

Commençons donc par ma toute première impression à la réception de la revue : l'esthétique du magazine : Une jolie couverture en papier glacé et surtout toutes les pages imprimées sur du papier épais et de qualité. Cette revue est un petit bijou pour les yeux, agréable au toucher et qui réserve pas mal de surprises. Mais n'allons pas trop vite et restons sur la présentation, un petit peu. Tout le magazine est vraiment très aéré. On peut choisir de tout lire ou de s'arrêter uniquement sur certains articles qui sont facilement repérable. La police choisie est agréable pour l’œil et rend la lecture facile.
Il y a peu de publicité ou uniquement des petits encarts a la droite de certaines pages. J'ai envie de dire un grand OUF car c'est quelque chose que je déteste. Je sais que c'est ce qui fait marcher un magazine, mais j'ai horreur d'avoir des pages et des pages entières de publicités qui viennent polluer la lecture. Ici elles ont le mérite d'être très bien choisie car j'ai repéré quelques livres qui ont suscité mon intérêt.

Parlons contenu maintenant. La littérature française a une place importante (de la page 22 à 49) mais pas uniquement car la littérature étrangère est également présente (pages 54 à 79). J'ai apprécié cela car il faut l'avouer la France est, quand même, bien chauvine et a parfois du mal a se tourner vers la culture étrangère. J'ai aimé aussi retrouvé des pages littérature jeunesse (pages 116 à 141), quoi de mieux que de transmettre son amour de la lecture à ses enfants. Enfin, pour les petits budgets, on retrouve une rubrique poche (pages 88 à 101).
La revue ne se contente pas de faire de beaux articles sur les mêmes auteurs qui chaque année publient un roman, puisque l'on retrouve une rubrique qui concerne les premiers romans (pages 50 à 53). Enfin les amateurs de polars seront ravie de retrouver des conseils lecture (entre les pages 80 et 88). Bref, chaque lecture y trouvera forcement sont bonheurs.
Il y a aussi des articles d'actualité : sur Tintin en couverture a l'occasion d'une réédition mais aussi sur la politique, (pages 107 par exemple), qui tombe à pic en cette période électorale.
Pour compléter les articles, il est possible de se connecter au site internet (http://www.pagedeslibraires.fr/) ou l'on retrouve certains articles, des extraits de romans et des "exclus web".

Pour terminer cette critique, je ne peux que vous recommander d'acheter cette revue. Les 12€ m'avait semblé un peu élevé à la réception mais au final, de par la qualité du magazine et de son contenu, j'ai revu mon jugement. Nos libraires sont vraiment d'excellents conseils et j'ai aujourd'hui une longue liste de lectures que j'ai envie de découvrir.

lundi 20 mars 2017

Une dose d'adrenaline

Résumé :

« Jamais je n’aurais pensé que ce soir-là mon passé me rattraperait, qu’il m’ôterait la vie. »
À Dublin, après sa journée de travail, Emmy sort. Alors qu’elle et Aaron devaient se retrouver le lendemain et se lancer un nouveau défi comme le veut leur amour, personne ne sait où elle se trouve.
Le jeu est-il allé trop loin ?
En charge de l’enquête, l’officier Ermingh qui brigue une promotion est-il le mieux placé pour la résoudre ou trop impliqué dans celle-ci ?
Dans une période où l’Irlande est en proie au chômage et réserve un avenir des plus moroses aux jeunes, envolez-vous pour la Green Erin, au cœur de Dublin et de sa côte et vivez l’histoire « adrénalinée » d’Emmy et Aaron.
Si la vie n’était qu’un jeu, jusqu’où iriez-vous ?

Mon avis :

Tout d'abord, je tiens encore une fois à remercier Thomas Lejeune pour sa confiance et l'envoi de son roman en échange de ma modeste critique. Il y a quelques mois, j'avais critiqué "Renversant : rang vert sang", un autre de ses écrits que j'avais beaucoup aimé et j'étais impatiente de découvrir un autre roman d'autant que le résumé d'Une dose d'adrénaline est plutôt tentant.

Avant de parler de l'intrigue, j'ai retrouvé avec plaisir l'Irlande comme dans le précédent roman. C'est toujours agréable de lire un roman qui se passe dans mon pays d'adoption et de voir à tel point le pays, ses us et coutumes, se traditions y sont très bien décrites.

L'intrigue maintenant est très originale et habilement menée. J'ai malgré tout eu un peu de mal a rentrer dans l'histoire pendant la première partie. Je me suis, en fait, plongée dans le roman, un soir au lit et le lendemain, j'ai lu le résumé et j'avais vraiment l'impression de lire un autre roman. Et puis à la fin de la première partie, les pièces du puzzle s’emboîtent enfin pour laisser place au suspense et à la traque d'Emmy. Côté personnage, j'ai vraiment beaucoup aimé Aaron que j'ai trouvé attachant et persévérant dans sa traque pour retrouver sa petite-amie. 

Contrairement à "Renversant : rang vert sang", ce roman est beaucoup plus sombre : on a affaire a un flic qui étouffe des affaires pour son avancé personnelle, à un prêtre qui se livre a des attouchements sur des enfants (il faut dire que ce genre d'histoire a fait couler et continue de faire couler beaucoup d'encre ici en Irlande). Le roman est parfois dérangeant mais reste très prenant et il est difficile de le lâcher une fois commencé. Encore une fois, je suis conquise et je vous recommande vivement ce roman.

Cet été-là

Résumé : 

Rose et Windy se connaissent depuis l’enfance. Elles se retrouvent chaque été au lac Awago où leurs familles louent des cottages. Cet été là, elles ont 13 ans et 11 ans et demi, passent leurs journées à se baigner, à faire des barbecues en famille et regardent des films d’horreur en cachette. Mais surtout, elles partagent les mille questions de l’entrée dans l’adolescence. Une étroite différence d’âge, suffisante à cet étape charnière pour que leurs préoccupations diffèrent : Rose suit avec beaucoup d’intérêt les démêlés d’un groupe d’ados plus âgés, Windy aime encore jouer. Chacune d’elle se débat en parallèle avec ses problématiques familiales. Une plongée toujours fine et juste dans l’adolescence.

Mon avis : 

J'avais entendu parlé de ce roman graphique à sa sortie et puis il m'est sorti de la tête jusqu'à ce week-end ou je l'ai déniché chez emmaus. J'étais impatiente de le découvrir alors sitôt rentrée à la maison, je me suis plongée dans la lecture et je dois dire que j'ai été extrêmement déçue.

L'intrigue est plate, il ne se passe rien et l'on s'ennuie très rapidement. Nos deux héroïnes Rose et Windy, sont deux jeunes adolescentes, qui grandissent mais qui sont encore très enfants. On les suit le temps d'un été sur leur lieu de vacances. Le rythme est très lents et le seul point positif que j'ai trouvé est les dessins. J'ai aimé ce noir et blanc, les traits de crayons qui apportent beaucoup.

Bref, je pense être complètement passé a côté de cette lecture ou bien j'en attendais peut-être trop d'autant que j'avais lu de bonnes, voir d'excellentes critiques. 

dimanche 12 mars 2017

Le carré de la vengeance

Résumé : 

A Bruges, la bijouterie Degroof a été cambriolée. Rien n'a été volé, mais le malfaiteur a fondu tous les bijoux dans un bain d'acide. Sa signature : un énigmatique message en latin ...
L'enquête est confiée au commissaire Van In, un flic buté étranglé par ses dettes, au sale caractère et à l'humour caustique. Amateur d'art, de cigares, de bières et de jolies femmes, il n'a pas son pareil pour déjouer les affaires les plus tordues.
Avec Versavel, jumeau d'Hercule Poirot à l'homosexualité revendiquée, et Hannelore Martens, substitut du procureur affriolante et ambitieuse, Van In plonge dans la grande bourgeoisie brugeoise où il ne fait pas bon déterrer les secrets enfouis ...
Premier volet de la série, Le Carré de la vengeance fait de Pieter Aspe le "Simenon flamand".

Mon avis : 

Le carré de la vengeance est le premier tome de la série de Pieter Aspe et j'ai vraiment apprécié cette lecture. Préparant un séjour à Bruges, le mois prochain, j'ai eu envie de découvrir la ville au travers d'un roman et je ne regrette pas mon choix.

On a affaire ici, à un très bon roman policier. Les enquêteurs sont attachants et c'est très prometteur pour la suite de la saga. Mais revenons a ce tome. On fait la connaissance du commissaire Van In, d'Hannelore Martens, substitut du procureur et de Versavel qui vont, tous trois, enquêter sur la famille Degroof. "Léo Vanmaele rechaussa ses lunettes pour indiquer qu'il avait terminé son exposé. Il observa le couple de tourtereaux à travers ses verres épais. Pour lui, la situation était claire comme de l'eau de roche : une idylle était en train de naître entre ces deux-là. Mais il ne parvenait pas à comprendre comment une femme comme Hannelore pouvait tomber sous le charme d'un type comme Van In. Son ami avait quarante-et-un ans, il fumait comme une usine du dix-neuvième siècle et il consommait autant qu'un Land Rover en régime tout terrain !"
 Tout d'abord, la bijouterie du fils est vandalisée, puis le petit fils disparaît, tandis que le grand-père leur met des bâtons dans les roues. Pour nos trois enquêteurs, pas de doutes, la famille a bien des secrets à protéger. C'est une enquête sans aucun temps mort. Le suspense est au rendez-vous et l'intrigue fonctionne a merveille.

La plume de l'auteur est pleine d'humour et rend la lecture encore plus agréable. "Des trois cravates dont il était l'heureux propriétaire, il choisit la plus fringante. Saint-Valentin 1984, se souvint-il, d'humeur sombre. Le soir où Sonia et lui avaient dîné aux chandelles pour la dernière fois. Elle avait réservé une table au Septième ciel, un restaurant intime de la Walplein au nom parfaitement adéquat, qui avait fait faillite quelques mois plus tard. Comme leur mariage..."

Je pense que les tomes suivants ne devraient pas rester trop longtemps dans ma PAL.

Lu dans le cadre du challenge :
- ABC thriller, policier 2017

vendredi 10 mars 2017

Intimidation

Résumé : 

Que sait-on de la personne qui partage notre vie ? Avocat sans histoires, Adam tombe des nues lorsqu'un parfait inconnu lui annonce que sa femme lui a menti sur un sujet crucial. Lorsqu'il la confronte, Corinne se défile et, le lendemain, disparaît. Partagé entre inquiétude et sentiment de trahison, Adam décide de tout faire pour trouver sa femme... et la vérité.

Mon avis :

Première rencontre avec Harlan Coben et un bilan mitigé pour cette lecture. 

Coté intrigue, il n'y a rien à redire : le suspense est au rendez-vous et l'on tourne les pages a toute vitesse. Le roman se lit très vite et les chapitres sont très courts. Adam rencontre un inconnu lors d'une soirée qui lui apprend que sa femme lui a menti. Si au début, il croit a une blague très vite, il découvre que le mensonge est bien vrai. Le lendemain, sa femme disparaît. 

Mon premier reproche est que le roman n'a pas d'introduction, on rentre directement dès le premier chapitre dans l'intrigue. Ce premier problème de construction est déstabilisant d'autant que pas la suite, j'ai eu l'impression que l'auteur survolait le roman sans jamais rien approfondir. En effet, les chapitres sont courts et les personnages peut travaillés, ce qui apporte pas mal de confusion. La fin m'a déçu, je m'attendais a quelque chose d'un peu plus spectaculaire mais pas d'aussi banal. 

Cinq autres romans de l'auteur sont toujours dans ma PAL, et j'espère vraiment qu'ils seront davantage a la hauteur que celui-ci.


dimanche 5 mars 2017

La fleur millénaire, tome 1

Résumé : 

Fille de la reine officielle du pays de Â, Aki n’a de princesse que le titre. Seule pour s’occuper de sa mère malade et délaissée par le roi, elle doit supporter fièrement les mesquineries de la seconde reine. Un jour, elle croise le chemin de Hakusei, un jeune esclave aux yeux bleus qui décide de lier son destin au sien. Destin qui la mène à rencontrer Seitetsu, un commerçant qui la prend sous son aile et la forme aux “six arts” indispensables à une princesse. Mais ces nouvelles compétences se révèlent dangereuses lorsqu’elle ridiculise son demi-frère, le jeune prince, à l’occasion d’une partie de chasse, attirant sur elle et les siens la rancœur du couple royal. Une rancœur mortelle…

Mon avis : 

 La fleur millénaire est un manga qui ne paye pas de mine et portant ce tome un est une vraie bonne surprise.

Nous voila plongé au cœur de l'Asie médiévale où quatre pays Â, Do, Kô et Sô sont rivaux. Aki est la fille de la reine officielle du pays de Â, mais sa mère étant très malade, le roi a pris une deuxième épouse pour lui donner un héritier et sceller des nouvelles alliances. Cette nouvelle belle-mère n'aime absolument pas Aki et va tout faire pour l'éloigner. "J’ai perdu ma mère. Mon père me livre en otage et mon grand-père me hait. Je ne suis pas très chanceuse côté famille."
Aki est aussi très proche de Hakusei, son esclave, blond aux yeux bleus. Tous deux vont grandir ensemble et affronter bien des épreuves.

Ce premier tome installe bien l'intrigue et se veut très prometteur. L'intrigue et le suspense sont la et rendent la lecture prenante. ET surtout on en apprend plus sur les us et coutumes d'époque malgré le fait qu'il s'agisse d'une fiction avec des pays imaginaires. "Dans ce lieu, tous types de gens se rassemblent : lettrés, musiciens, cochers, hommes de lois et devins. Ce sera la meilleure des écoles. On t’y inculquera de façon vivante les « Six Arts » : la pensée, la musique, le tir à l’arc, l’équitation, les lettres et les mathématiques." C'est un vrai voyage que nous propose l'auteur! Nous deux héros sont attachants et comme dans beaucoup de manga le personnage féminin est toujours assez naïf. Malgré tout, Aki apprends très vite : "Le commerce est une chose bien étrange. Le simple fait de déplacer des choses génère de l’argent. Et là où l’argent circule, les gens se rassemblent. Plus ils se rassemblent, plus les choses circulent aussi. Il me suffit de rester ici pour connaître le flux des gens, des objets et de l’argent. Connaître : voilà ce qu’est le commerce."
J'ai maintenant hâte de découvrir la suite.

Je l'ai appelée chien

Résumé : 

Une jeune journaliste qui a coupé les ponts avec son père revient en Afrique du Sud à la demande pressante de ce dernier : il est accusé de meurtre et supplie sa fille de l'aider. Le père embarque sa fille dans un voyage semé de pièges et de mensonges, à la fois fuite en avant et revisitation d'un terrifiant passé.

Mon avis :

Déception, c'est le premier mot qui me vient à l'esprit après avoir tant lutté pour arriver au bout de ce roman. Presque trois semaines que je lutte pour arriver au bout, un roman qui m'a valu une panne de lecture et couper l'envie de lire... (Heureusement, l'envie est depuis revenue)

J'ai eu envie de découvrir d'autres horizons et je me suis tournée vers ce roman sud-africain avec curiosité. Pour avoir des collègues originaire de ce pays, ils parlent très souvent des violences, du racisme et de l'insécurité qui règnent là-bas. Alors j'étais curieuse de lire Je l'ai appelée chien. 

La magie n'a pas opéré et je me suis très rapidement ennuyée :
- Les personnages tout d'abord ne sont absolument pas attachants. Notre héroïne et journaliste est ennuyeuse, son père, lui est un personnage intéressant, un vrai anti-héros : misogyne, raciste, violent mais donc encore une fois pas très attachant. 
- L'intrigue et la construction du roman m'ont donné du fil à retordre. Trop de personnages, de lieux, de flashback, de retour dans le passé et de mensonges. Du coup, j'ai vite décroché et j'ai eu un mal fou a situer tout ça.

Bref, c'est une déception mais ayant d'autres romans d'auteurs sud-africains dans ma PAL, je retenterai très vite une escale dans ce pays.

Lu dans le cadre du challenge :
- Le tour du monde en huit ans