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mercredi 22 mai 2024

Monastère

 

Résumé : 
Épuisé par quinze heures de vol, en manque de sommeil et de nicotine, Eduardo attend ses bagages aux côtés de son frère, à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv. Les deux hommes sont venus du Guatemala assister au mariage de leur soeur cadette avec un Juif orthodoxe originaire de Brooklyn, et la perspective ne les réjouit ni l'un ni l'autre. Car si certains se rendent en Israël pour se rapprocher de la Terre promise, Eduardo n'a fait le voyage que par devoir familial.
La visite de Jérusalem, et en particulier du centre hassidique que fréquentent sa soeur et son futur époux, provoque en lui un malaise croissant. Les jours passent, sous une torpeur étouffante, jusqu'à ce matin où la sensuelle et impulsive Tamara, une Israélienne rencontrée dans un bar d'Antigua Guatemala des années plus tôt, le contraint, le temps d'une excursion au bord de la mer Morte, à affronter les fantômes de son histoire familiale, ces légendes que transportent avec eux les survivants.

Mon avis :
Monastère est un court roman atypique, qui suit le narrateur du Guatemala à Israël pour le mariage de sa sœur. C’est l’occasion pour le personnage principal, de se poser des questions sur la religion, le judaïsme…

Il y a de très bonnes réflexions mais j’ai pourtant eu un gout d’inachevé. Le roman aura pu être traité différemment. Dans la narration, d’abord, on passe d’un sujet a un autre, du passé au présent et je pense que j’aurai davantage aimé un roman plus linéaire.

J’aurai aimé avoir le point de vue de personnage secondaire, d’opposer le personnage central qui rejette la religion avec sa sœur et son futur beau-frère qui eux sont archi-religieux. Et l’autre frère dans tout ça, il ne fait que dormir et se plaindre. Mais quel est son point de vue sur tout ça ?

Enfin Tamara et Yaël, je n’ai pas vraiment cerné leur rôle dans cette histoire. Sont-elles la pour ouvrir les yeux d’Eduardo ?


dimanche 12 juin 2016

Légendes du Guatemala

Résumé : 


Quel mélange que ce mélange de nature torride, de botanique aberrante, de magie indigène, de théologie de Salamanque, où le volcan, les moines, l'Homme-Pavot, le Marchand de bijoux sans prix, les " bandes d'ivrognesses dominicales ", les " maîtres mages qui vont dans les villes enseigner la fabrication des tissus et la valeur du Zéro ", composent les plus délirants des songes. Ma lecture me fut un philtre, car cet ouvrage se boit plus qu'il ne se lit. Il me fut l'agent d'un cauchemar tropical, vécu non sans un singulier délice, j'ai cru avoir absorbé le suc de plantes incroyables, ou une décoction de ces fleurs qui capturent et digèrent les oiseaux.
Paul Valéry

Mon avis : 


Petite mise en garde à tous les futurs lecteurs, Légendes du Guatemala n'est pas une lecture facile. La plume de Miguel Angel Asturias n'est pas facile à appréhender : les phrases sont longues, on passe du coq à l'âne mais surtout il y a une quantité de notes ajoutées (je parle ici de l'édition folio) pour nous faciliter la lecture. Malheureusement, cela ne fait qu'empirer les choses puisqu'elle sont ajouter a la fin du roman et classé par ordre alphabétique et non par ordre d'apparition dans le roman. Bref, il faut faire une série d'aller retour incessant ce qui est assez agaçant.

Au-delà de ce bémol,c'est une lecture intéressante a la découverte d'un autre pays et d'une autre culture avec ces mœurs et ces croyances. Je suis heureuse d'avoir découvert ce livre mais il ne me laissera pas un souvenir extraordinaire.

Lu dans le cadre du challenge :
- Le tour du monde en 8 ans