samedi 18 janvier 2020

Fermé pour l'hiver

Résumé : 

Les chalets du comté de Vestfold, qui servent de résidence estivale aux Norvégiens aisés, sont fermés pour la morte saison, et ont été la cible d'une série de cambriolages… Lorsqu'un homme cagoulé est retrouvé assassiné dans le chalet d'un célèbre présentateur de télévision, William Wisting, inspecteur de la police criminelle de Larvik, une ville moyenne située à une centaine de kilomètres au sud-ouest d'Oslo, est chargé de l'enquête. Mais la disparition du corps avant son autopsie et l'incendie d'un appartement, détruisant des indices essentiels, risquent d'anéantir tous ses efforts. La situation se complique encore puisque la propre fille de Wisting se voit mêlée malgré elle à cette affaire. Après s'être séparée de son petit ami, la jeune journaliste se réfugie dans le chalet que son père a hérité d'un oncle, à quelques kilomètres du lieu du crime. Lors d'une promenade, elle découvre un corps sans vie dérivant dans un bateau, les yeux dévorés par les oiseaux...

Mon avis : 


Fermé pour l’hiver, septième tome des enquêtes de William Wisting, et encore une fois, une incompréhension face aux choix des éditeurs de publier et / ou traduire une saga partiellement ou dans un le mauvais ordre. J’ai eu l’impression que par moment, il me manquait des éléments pour vraiment comprendre le personnage de William, son passé, sa famille. Les lecteurs norvégiens ont eu six précédents tomes pour vraiment apprendre à le cerner alors que nous les français, on doit prendre le train en cours de route.

Malgré ce petit coup de gueule, ce thriller est excellent et j’ai eu un vrai coup de cœur pour cette enquête. Tout y est pour que le lecteur passe un bon moment : suspense car jusque dans les dernières pages, il y a des rebondissements surprises, des personnages attachants, une investigation bien menée, du voyage en Norvège mais aussi en Lituanie. Bref, j’ai été conquise également par l’écriture de l’auteur que je lisais pour la première fois, mais pas de doute, je vais vite me procurer d’autres de ses romans.

J’ai aussi envie de suivre William dans d’autres aventures et j’espère le retrouver très vite. C’est vraiment un flic attachant et intelligent. J’ai aimé pouvoir suivre sa vie de famille et de faire la connaissance de sa fille journaliste.

Le voyage en Norvège ainsi qu’en Lituanie m’a beaucoup plu, en effet, ce sont deux destinations que j’aimerais visiter un jour alors les descriptions que l’auteur en fait, au fil des pages, m’ont donné forcément encore plus envie. J’ai aimé découvrir le contraste entre les deux pays, culturellement mais aussi en ce qui concerne la richesse qui s’oppose à la pauvreté.

Enfin, l’enquête m’a plu, elle a pris une tournure inattendue mais au final j’ai beaucoup aimé le dénouement. Les chapitres courts sont très bien construits et accroissent le suspense notamment avec l’alternance de personnage. C’est un roman que j’ai pris plaisir à dévorer, captivant du début à la fin et je ne peux que vous le recommander.
 

vendredi 17 janvier 2020

Save me Pythie, tome 1

Résumé : 

Dans la Grèce antique, Pythie est frappée d'une malédiction: elle ne pourra prédire que des catastrophes et personne ne la croira. A part peut-être Xanthe, fils caché de Zeus qui va de catastrophe en catastrophe (de Charybde en Scylla à l'époque) sous les coups rancuniers de Héra.

Mon avis : 


Je ne connaissais absolument pas ce manga et encore moins Elsa Brants, mais quand j’ai vu ce manga perdu aux milieux d’autres sur une étagère d’Emmaüs, j’ai eu envie de m’y plonger et de lui offrir une seconde chance.  Et je dois que c’est une grosse déception.

L’auteure réinvente la mythologie à sa sauce et mon enthousiasme est retombé comme un soufflé. Déjà, je suis restée complètement hermétique à l’humour. C’est censé être drôle mais à part rouler des yeux, c’est tout l’effet que ça m’a fait.

Les dessins m’ont aussi laissé de marbre et aurait selon moi, pu être un peu plus travaillés.

Enfin, j’aurai aimé que le manga colle plus à « la réalité », qu’on en apprenne davantage sur la mythologie, les dieux et déesses, ou encore les mythes. Or la, tout est survolé (TROP) rapidement…

Bref, ce tome ne m’a absolument pas donné envie de me plonger dans la suite. Ce n’est pas un manga que je recommanderai mais c’est la bien sur uniquement mon humble avis.

 

Edmond

Résumé : 

Coquelin : Alors, cette pièce ? Edmond : Tragédie. comédie. un poète. fin bretteur. avec un grand. un grand. Coquelin : Un grand. nez ? Edmond : Énorme, une protubérance. 
Après l'échec de La princesse lointaine, ruiné, endetté, Edmond Rostand tente de convaincre le grand acteur Coquelin de jouer dans sa prochaine pièce, Cyrano de Bergerac. Une comédie héroïque, en vers, et. dont il n'a pas écrit une ligne Alexis Michalik est l'un des dramaturges les plus talentueux de sa génération. Après les succès du Porteur d'histoire et du Cercle des illusionnistes, couronnés par deux Molières, il s'attaque, avec un humour et une imagination jubilatoires, à ce monument du théâtre français, et nous plonge au cour de la création du chef-d'ouvre d'Edmond Rostand.

Mon avis : 


Voilà longtemps que je n’avais pas lu une pièce de théâtre et je dois dire que je me suis régalée avec Edmond. Alexis Michalik était un parfait inconnu avant cette lecture et j’ai beaucoup apprécié la qualité de sa plume qui m’a véritablement transporté.

On suit ici Edmond Rostand (eh oui, rien que ça !) et l’écriture de Cyrano de Bergerac. Pari ambitieux pour un jeune auteur mais le livre lui rend un magnifique hommage et surtout nous donne envie de nous (re)plonger dans cette pièce devenue classique.

Ce genre théâtral est vraiment bien choisi et je ne pense pas que le rendu serait pareil sous la forme d’un roman. J’ai apprécié le fait de lire une pièce de théâtre, pour le coup, les répliques fusent, les quiproquos s’enchainent et l’humour est archi présent.  

Les personnages sont terriblement attachants, Edmond, bien sûr, dont l’écriture de cette nouvelle pièce n’est pas une mince affaire. Son épouse qui croit toujours en lui malgré le manque de succès et les femmes qui lui tournent autour. Leo, le personnage don juan de la pièce et j’en passe.

J’ai passé un excellent moment avec cette pièce remarquable et je suis maintenant curieuse de voir ce que cela peut donner sur grand écran.