dimanche 19 février 2017

Détective Conan, tome 8

Résumé :

Conan affronte un personnage directement tiré d'un roman écrit par son père.
Énigmes principales:
Le baron de la nuit. La tragédie de la mariée.

Mon avis :

Je retrouve toujours Conan avec beaucoup de plaisir et ce tome 8 est encore une fois à la hauteur.  

Le tome débute sur l’enquête qui n’était pas résolue lors du précédent tome, la disparition du petit frère d'un footballeur. Je dois dire que cette intrigue est celle qui m'a le moins plus mais j'ai aimé le fait que Ran pense que Shinichi soit de retour. Conan l'a échappé belle et comme toujours a su préserver son secret. "Ran a finalement cru à l'innocence de Shinichi après les multiples explications de Ryoko sur l'affaire, qui ne fut pas dévoilée à la police. Mais il a fallu trois jours pour la convaincre."

Vient ensuite le baron de la nuit, où Conan doit résoudre une enquête concernant un homme qui se cache sous un masque. Le baron de la nuit n'est autre qu'un célèbre personnage de fiction inventé par le père de Conan. L'enquête est intéressante mais celle qui suit l'est encore plus.

La tragédie de la mariée, Ran est Conan se rendent au mariage d'une de leur ancienne professeur. C'est l'occasion pour plusieurs invités de venir lui rendre visite dans sa chambre quand elle se prépare, seulement au moment de partir pour l'Église, elle s'effondre sur le sol après avoir bu une boisson empoissonnée.

Les enquêtes utilisent toujours les mêmes ficelles, un huis-clos ou tous les personnages peuvent être coupables et Conan qui arrivent à démêler le vrai du faux. Pourtant même après 8 tomes, je ne m'en lasse pas. Il me tarde maintenant de lire la suite.

vendredi 17 février 2017

Cent portes battant aux quatre vents

Résumé : 

Plus de vingt ans ont passés depuis que Brynhildur a quitté Paris où elle a été étudiante à la Sorbonne. Mais un court séjour dans la capitale ainsi qu’une aventure inattendue et sans lendemain la projettent malgré elle face à ses souvenirs de jeunesse, parmi lesquels, celui du grand amour à côté duquel elle est passée. Pourquoi ne saisit-on pas le bonheur lorsqu’il passe ? Pourquoi tous ces tourments et ces attirances non réciproques ? Un roman émouvant et bien construit sur les amours et l’érotisme, les dons des dieux et leur cruauté. Peu de poètes peuvent se flatter d’égaler Steinunn Siguroardóttir quand il s’agit de disséquer la nature de l’amour.

Mon avis : 

Cent portes battant aux quatre vents est un excellent roman et je regrette qu'une chose c'est qu'il soit si court.
On y fait la connaissance de Brynhildur qui est de retour à Paris. C'est une femme d'une quarantaine d'année et elle est seule dans la ville de l'amour. En allant faire des achats, elle a une aventure avec un homme. C'est la fin de la première partie tandis que la seconde s'ouvre sur ses souvenir, ses années d'études à la Sorbonne où elle était amoureuse de son professeur de Grec.
"Je déjeunais dans un restaurant indien de la place Toudouze lorsque je découvris ce qui manquait. Un amant. Un amant pour de vrai, avec des mots doux, superposition des mains et tout le saint-frusquin. Comment n'y avoir pas pensé plus tôt ?
C'est que le temps commençait à être juste, car ma petite Helga allait se mettre en route pour me rejoindre. Il serait naturellement impossible de se plonger dans de petits à-côtés après son arrivée, et je ne pouvais escompter trouver quelqu'un, comme ça, illico presto. Je n’étais plus dans la situation des mes années d’étudiante, où des hommes d'âges divers me suivaient à la queue leu leu par les rues de Paris. C’était bien embêtant. En ces années-là, je ne voulais voir personne hors celui qui m’était inaccessible
C’étaient des choses que je n’étais pas accoutumée à ressasser à l'heure actuelle, mais je m’étais aventurée la ville à la Sorbonne et j’étais retombée sur le lieu du souvenir, l'amphi où j'avais souffert des heures durant les tourments d'un amour fou pour le prof de grec, semestre après semestre.
"
Enfin, la dernière partie raconte l'histoire de la rencontre avec son actuel mari.
"Nous faisions la cuisine à tour de rôle. Bárdur cuisinait dans son réduit le soir des jours qu'il ne passait pas chez moi. C'était incroyable de voir ce troll islandais se mouvoir avec agilité dans son petit décor, sans le cabosser. Le fils-à-maman avait appris à se débrouiller, et plus que cela. Il produisait comme par magie des plats vite prêts et délicieux, des omelettes au fromage et à la moutarde, des pommes de terre au four farcies d'ingrédients originaux, des asperges fraîches au beurre fondu, toutes sortes de variétés de salades, froides ou tièdes. Il préparait du saumon aux lentilles, des steaks frites, des pâtes à la sauce tomate goûteuse au basilic frais. Une chose est sûre, c'est que j'avais pour Bárdur l'amour du ventre."

C'est un livre très poétique, avec beaucoup de pudeur, l'auteure, Brynhildur est attachante et j'ai regretté de devoir la laisser si vite.
Le livre est aussi un dépaysement, car même si l'action se passe à Paris, notre héroïne est islandaise et les descriptions de son pays d'origine donne vraiment envie de réserver un vol sur le prochain vol en partance pour Reykjavik : "On dit que l'Islande est belle,mais ce n'est pas le mot juste.Grandiose par moments.Les changements continuels de la lumière font que toutes les voies semblent nouvelles bien qu'on les emprunte depuis longtemps."

Pour une première rencontre avec l'auteure, je suis conquise et je me laisserai bien volontiers tenter pas un autre de ses romans.

jeudi 16 février 2017

Le dîner

Résumé : 


Deux frères se donnent rendez-vous avec leurs épouses dans un restaurant branché d'Amsterdam. Hors-d'œuvre : le maître d'hôtel s'affaire. Plat principal : on parle de tout, des films à l'affiche, des vacances en Dordogne. Dessert : on évite soigneusement le véritable enjeu du dîner, les enfants. Car leurs fils respectifs ont commis un acte d'une violence inouïe. Un café, un digestif, l'addition. Reste la question : jusqu'où irions-nous pour préserver nos enfants ?

Mon avis :

Le dîner était depuis longtemps dans ma PAL depuis longtemps et je me suis enfin lancée à la découverte d'un roman d'Herman Koch. Si le début d'un roman s'annonce comme un dîner de famille plutôt banal entre deux couples, très vite le roman prend une tournure beaucoup plus noire. On comprend rapidement qu'un secret entoure les enfants des deux couples. Ils évitent le sujet aussi longtemps que possible mais l’atmosphère est tendue.

C'est un roman habilement construit : un huis-clos oppressant, des chapitres qui se divisent par le nombre de plats que les couples consomment et des révélations qui arrivent au compte goutte. Les personnages sont tous complexes, sombres, plein de secrets et cachent pas mal de secrets. Le roman m'a beaucoup fait penser a Carnage de Yasmina Reza dans sa construction. Je comprend maintenant le succès de ce livre au Pays-Bas. Le roman a d'ailleurs été adapté au cinéma et je serai curieuse de découvrir ce que cela peut donner à l’écran. 

Lu dans le cadre du challenge :
- ABC 2017
- Le tour du monde en 8 ans

lundi 13 février 2017

Rage

Résumé : 

RAGE... C'est le surnom que son amie lui a donné.
C'est désormais ainsi qu''elle se nomme, pour oublier son prénom, ce nom d'avant, celui de son enfance, d'avant l'exil, la déchirure. Son pays d'origine, on ne le connaîtra pas.
Il nous suffit de deviner que Rage a eu affaire à la violence des hommes, de la guerre. Et voilà réfugiée en France, sans plus de repères, ni de famille. Telle une bête traquée, elle se méfie de tous. Mais un soir, sa route croise celle d'un chien - dangereux, blessé, visiblement maltraité. Désormais, sa propre survie passe par celle de l'animal...

Mon avis : 

Tout d'abord, je tiens à remercier les éditions Gallimard - on lit plus fort pour l'envoi de ce roman. Je n'étais pas très enthousiaste à la lecture de la quatrième de couverture et au final, je dois dire que c'est une lecture sympa. Pas de coup de cœur malgré tout mais un roman qui se lit très vite.

On fait la connaissance de Rage, qui est arrivé en France en tant que réfugié. On sait peu de chose sur elle, juste qu'elle a vécut des choses affreuses pour une jeune fille de son âge :
"- [...] Et je crois qu'il n'y a pas de fatalité, qu'on peut décider de sa vie....
- Tu vis dans un pays en paix !, le coupa-t-elle en bégayant ( ses mots fusent comme des balles ; mais au moment de franchir ses lèvres, ils butent sur tout ce qu'elle ne peut pas lui dire). Et tu trouves ça normal ! La liberté aussi, tu trouves ça normal. Et la mort, pour toi, pour tout le monde ici, c'est injuste. Mais ailleurs dans le monde, c'est la mort qui est normale. Et la vie, c'est un accident !
"
Elle est d'ailleurs toujours traumatisée. Elle va trouver un chien errant et blessé et va tout faire pour le sauver. Le chien va en quelque sorte être sa thérapie.

Le scénario est sympa bien que très porté jeunesse, le public visé ici est les enfants entrant dans l'adolescence. L'histoire est simpliste et légère, le roman se lit vite et l'on est vite pris par l'intrigue. J'ai eu un peu de mal à m'attacher au personnage de Rage, que j'ai trouvé froide et distante. Il est difficile de dire du mal de son personnage a cause de son passé mais je dirai que le lecteur ressent plus de pitié que de sympathie pour elle. 
Bref, je suis assez partagée, mais ravie contente d'avoir découvert ce roman pour le moins intrigant.

dimanche 12 février 2017

Avenue nationale

Résumé :

Vandam est peintre en bâtiment. Il a connu la dépendance aux drogues et la prison. Il est fasciné par l’histoire militaire, voue un culte aux grands chefs de guerre et fait deux cents pompes par jour. Il hante la taverne de sa banlieue praguoise pour boire des bières ou se battre. Il vit une aventure avec la serveuse Lucka. Et il est fier d’avoir donné le premier coup lors de la Révolution de Velours de 1989 qui a précipité la chute du communisme tchèque.
Dans ces pages, il livre ses « leçons de vie » et déverse ses obsessions, entre le rire et la rage.
Épopée européenne et universelle, poème brutal et mélancolique, monologue dense et halluciné, Avenue nationale plonge le lecteur dans la tête d’un néoextrémiste ordinaire perdu dans une démocratie en quête d’identité et reflète les paradoxes des idéologies contemporaines.
 

Mon avis :

Avenue Nationale n'est pas un livre ordinaire. Vandam, le personnage principal, n'a rien d'un héros littéraire. Au contraire, c'est un extrémiste, bagarreur, ancien taulard et fan de Jean-Claude Van Damme. Bref, au premier abord, il semble difficile de s'attacher a lui. Pourtant au fil des pages, on voit clairement que la vie n'a pas épargné notre héros, et on arrive a lui trouvé quelques excuses :
"Et Mrazák dit : Vandam, mon père disait toujours que ton père, il savait toujours mettre de l'ordre ici.
Et moi, je dis rien et je bois.
Et Mrazák me dit : D'ailleurs, c'est bizarre, pas vrai ? Quand t'es jeune, tu détestes ton père. Et plus tu vieillis, plus tu lui ressembles. Et pour finir t'es la même brute que lui. La vie, c'est rien que des mystères cosmiques, pas vrai ?
Mais moi, je veux rien dire et je vais pisser.
"

Pourtant, Ils te mettent dans le crâne qu'en ce moment la guerre est de l'autre côté de la planète et que c'est vachement loin, que c'est sûrement une planète tout à fait différente de celle sur laquelle tu vis.
Ils te mettent dans le crâne que t'as du bol de pas devoir partir à la guerre, parce que tu vis dans un bassin de la Bohême où règnent la calme et la paix.
Et où les guerres se déroulent aujourd'hui uniquement dans ton ventre.
Si tu prends du porc-chou-boulettes et de la bière, c'est un vrai Stalingrad que tu vivras dans tes boyaux.
"

samedi 11 février 2017

Une vie avec Alexandra David-Néel, tome 1

Résumé :

Quand la plus grande aventurière du XXe siècle dévoile ses secrets…

1959. La jeune Marie-Madeleine entre au service d’une vieille femme despotique : Alexandra David-Néel, exploratrice, philosophe, écrivain, qui fut, au début du siècle, la première femme blanche à entrer au Tibet.
Dans la villa de Digne où s’entassent les souvenirs de 14 années passées en Asie, Marie-Madeleine se retrouve plongée dans la vie exceptionnelle de l’aventurière.

Mon avis : 


Extrêmement déçue par cette BD! Je m'attendais à un récit de voyage, une biographie qui aurait pu faire voyager lecteur, en connaître davantage sur des contrées lointaines ou sur le Bouddhisme et au final on passe la plupart du temps avec Alexandra David-Néel quand elle a plus de 90 ans et qu'elle est assez difficile a supporter. 

On s'ennuie malgré les 90 pages, et je dois dire que je suis contente qu'il y ai eu un dossier a la fin avec de vraies photos ainsi qu'une biographie car avec uniquement la BD je n'aurai pas appris grand chose sur cette grande dame.

Les dessins relèvent également le manque de scénario et apporte un petit plus mais je ne m'aventurerai pas a lire la suite. Je me contenterai des récits d'Alexandra David-Néel pour en apprendre davantage sur elle.

Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint milliardaire

Résumé : 

Ram est un jeune gamin des rues qui rêve de devenir quelqu’un. Lorsqu’il remporte la loterie du jeu « Qui veut gagner un milliard de roupies », la production le soupçonne d’escroquerie. Le jeune homme replonge dans l’histoire de sa vie, et au fil de multiples rencontres, il nous apprend que la chance sourit parfois aux plus audacieux…

Mon avis : 


Je n'avais encore jamais lu Vikas Swarup et je pense que ce roman  Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint milliardaire est l'un de ses plus célèbres, grâce à son adaptation cinématographie. 

J'ai trouvé ce roman sympa, mais il y a parfois quelques chapitres un peu long. Malgré tout, je suis charmé par l'idée du scénario mais aussi par sa construction ou les chapitres s'alternent au rythme du jeu « Qui veut gagner un milliard de roupies ». Ram est un personnage attachant et malgré le fait qu'il n'est pas reçu d'éducation, la vie s'en est chargée. A travers, ses aventures, il a appris bien plus que d'autres. 

L'auteur nous peint un portrait de l'Inde, d'une manière assez noir : meurtres, inceste, vol, prostitution.... Les castes sociales sont comme dans beaucoup de roman aussi très présentes. Je suis bien tentée maintenant de découvrir le film mais aussi Meurtre dans un jardin indien ou encore Pour quelques milliards et une roupie qui sont dans ma PAL.

Lu dans le cadre du challenge :
- Raconte-moi l’Asie, v2

Hôtel Miranda

Résumé : 


Elle écrivit « Yamen » et « Rabih » sur la plage, effaça vite les deux noms en se souvenant qu’ils signaleraient sa présence. Puis elle courut se jeter à l’eau toute vêtue, comme elle le faisait dans son enfance, sans rien écouter de ceux qui lui couraient derrière les bras levés. C’était bon, entière, libre, perdue. La révolution du Jasmin n’a pas encore eu lieu quand, après un séjour dans une geôle tunisienne, Selma, 20 ans, monte dans une embarcation incertaine pour Lampedusa.
Depuis que Yamen, son amoureux épris de liberté, a mystérieusement disparu, rejoindre Paris avant le 14 Juillet est sa raison de vivre. Elle laisse derrière elle sa mère, Zineb, son adorable petit frère, Rabih, que le retard mental a transformé en collectionneur assidu de photos de Ben Ali, roi fabuleux dans son esprit, et leur généreuse voisine, la mère de Yamen. Mais sur les rives d’Italie, une douce grand-mère solitaire lui viendra en aide, et peut-être naîtra un nouvel amour.
Louise, de son côté, cherche désespérément un hôtel à Paris. Elle a décidé qu’elle ne passerait pas un 14 Juillet de plus enfermée dans son couple et les diktats de la mère parfaite. Les hôtels sont tous pris d’assaut dans les beaux quartiers, il va donc lui falloir franchir le périphérique. Les deux fugitives vont partager un terminus provisoire : l’Hôtel Miranda. Un bouge sans étoiles où l’humanité va briller, à travers des personnages solaires au passé triste.
Osmani, le vieux Turc attendrissant, Moncef, le propriétaire au rire bien sonore, Warda, la Libanaise spécialiste du bon pain, Ilan, le touriste israélien, Maman Fanta, la matrone malienne, Taoufik, le médecin urgentiste, et d’autres encore, ouvrent leurs bras à Selma et à Louise, dans un foyer neuf où elles pourront se reconstruire et écouter enfin leur propre chant révolutionnaire.

Mon avis : 

Ce roman est depuis longtemps dans ma PAL et je suis contente de l'en avoir sorti. On suit le destin de deux femmes, complètement différentes, mais dont le seul point commun est de fuir. 
Selma fuit son pays la Tunisie a bord d'un radeau de fortune et se retrouve à Lampedusa, puis traversera l'Italie et la France pour débarquer à Paris. Louise, elle, fuit sa vie de mère et d’épouse. Autour de ses deux femmes gravitent une multitude de personnages qu'elles vont rencontrer au cour du voyage mais aussi a l’hôtel Miranda. 
Nos deux héroïnes sont touchantes mais malgré tout, c'est l'histoire de Selma qui m'a le plus plu. J'ai beaucoup aimé sa rencontre avec la dame âgée qui l’héberge et aussi Fabio qui va l'aider a traverser le pays. Louise est moins attachante, et je dois dire que j'ai eu plus de mal a la cerner. Sa fuite m'a paru plus futile comparer à celle de Selma.

C'est un roman touchant, vraiment bien écrit. C’était la première fois que je lisais Iman Bassalah et je dois dire que je suis conquise. J’espère avoir l'occasion de découvrir davantage de ces romans.

Lu dans le cadre des challenges : 
- ABC 2017
- Le tour du monde en 8 ans

mercredi 8 février 2017

Le Prédicateur

Résumé : 


Dans les rochers proches de Fjällbacka, le petit port touristique suédois dont il était question dans "La Princesse des glaces", on découvre le cadavre d’une femme. L’affaire se complique quand apparaissent, plus profond au même endroit, deux squelettes de femmes...
L’inspecteur Patrik Hedström est chargé de l’enquête en cette période estivale où l’incident pourrait faire fuir les touristes et qui, canicule oblige, rend difficiles les dernières semaines de grossesse d’Erica Falck, sa compagne.
Lentement, le tableau se précise : les squelettes sont certainement ceux de deux jeunes femmes disparues vingt-quatre ans plus tôt. Revient ainsi en lumière la famille Hult, dont le patriarche, Ephraïm, magnétisait les foules accompagné de ses deux petits garçons, Gabriel et Johannes, dotés de pouvoirs de guérisseurs. Depuis cette époque et un étrange suicide, la famille est divisée en deux branches qui se haïssent.
Alors que Patrick assemble les morceaux du puzzle, on apprend que Jenny, une adolescente en vacances dans un camping, a disparu. La liste s’allonge...
Une nouvelle fois, Camilla Läckberg excelle à tisser son intrigue, manipulant son lecteur avec jubilation, entre informations finement distillées et plaisir de nous perdre en compagnie de ses personnages dans une atmoshère provinciale lourde de secrets.


Mon avis : 

Camilla Läckberg m'avait séduite avec La princesse des glaces, mais je dois dire que cette deuxième enquête d'Erica et de Patrik m'a encore plus plu.

Une jeune fille est retrouvée assassinée. Près de son corps, on retrouve des ossements datant des années 70. C'est l'occasion pour Patrik d'enquêter sur ces différentes affaires qui pourraient bien être liées les uns au autres. L'enquête est vraiment bien menée, l'auteur tire les ficelles doucement mais le suspense est bien présent et l'on dévore littéralement ce roman.

On retrouve également Erika, qui est maintenant en couple avec Patrik et enceinte. Elle n'est jamais très loin et donne volontiers un coup de main à son compagnon en cas de besoin.
Le voyage en Suède vaut le détour également. Si dans La princesse des glaces, on découvrait le pays en hiver, c'est sous un soleil de plomb que se déroule cette intrigue.En tout cas, ça me fait toujours autant rêver et si ça ne tenait qu'à moi, je serai déjà dans le prochaine avion.

Il me tarde maintenant de découvrir Le tailleur de pierre dont le résumé semble encore une fois prometteur et synonyme d'une bonne enquête.

dimanche 5 février 2017

Une fille au manteau bleu

Résumé : 


Amsterdam, 1943. Hanneke sillonne les rues de la ville afin de dénicher des marchandises au marché noir. Un jour, une cliente lui fait une requête particulière, retrouver une jeune fille juive qu'elle hébergeait et qui a disparu. En recherchant la prénommée Mirjam Roodvet, Hanneke découvre les activités secrètes des réseaux d'entraide aux familles juives et entre à son tour dans la clandestinité.

Mon avis : 

Tout d'abord, je tiens a remercier les éditions Gallimard - on lit plus fort pour l'envoi de ce roman. Je n'aime pas trop les romans / films qui se déroulent pendant la Seconde Guerre Mondiale et je redoutais un peu cette lecture. Je pense qu'il est important d'en parler et le travail de mémoire doit continuer, même auprès des plus jeunes, mais de mon côté, l’évocation de cette guerre et de toutes ses horreurs me glace toujours le sang.

Une fille au manteau bleu est un roman prenant que j'ai dévoré en un week-end. Il est difficile a lâcher tant l'intrigue est bien construite. On découvre de plus la guerre et l'occupation autrement que sous le regard français et l'on se rend compte que les hollandais ont vécu la même chose : l'occupation allemande, les lois anti-juives et les rafles, les tickets de rationnement, la débrouille et la résistance. C'est au côté d'Hanneke que ce déroule ce roman. Cette jeune fille, que la guerre a fait grandir trop vite et qui a perdu son fiancé, se livre au marché noir et va être amenée a partir a la recherche d'une jeune fille juive.

Le roman est bien écrit, l'intrigue intéressante et le contexte historique bien respecté. J'ai aussi apprécié de me retrouver dans Amsterdam, ville que j'ai visité, il y a quelques années. C'est une belle découverte que je recommanderais aux ados comme à leurs parents.

Lu dans le cadre du challenge :
- ABC 2017