mardi 19 mars 2019

La disparue de la cabine n° 10

Résumé : 


Être témoin d'un meurtre ? Angoissant. Que personne ne vous croie ? Terrifiant.
Une semaine à bord d'un yacht luxueux, à sillonner les eaux de Grand Nord avec seulement une poignée de passagers. Pour Laura Blacklock, journaliste pour un magazine de voyage, difficile de rêver d'une meilleure occasion de s'éloigner au plus vite de la capitale anglaise. D'ailleurs, le départ tient toutes ses promesses : le ciel est clair, la mer est calme et les invités très sélects de l'Aurora rivalisent de jovialité. Le champagne coule à flot, les conversations ne manquent pas de piquant et la cabine est un véritable paradis sur l'eau.
Mais dès le premier soir, le vent tourne. Laura, réveillée en pleine nuit, voit la passagère de la cabine adjacente être passée par-dessus bord.
Le problème ? Aucun voyageur, aucun membre de l'équipage ne manque à l'appel. L'Aurora poursuit sa route comme si de rien n'était.
Le drame ? Laura sait qu'elle ne s'est pas trompée. Ce qui fait d'elle l'unique témoin d'un meurtre, dont l'auteur se trouve toujours à bord...

Mon avis : 

La disparue de la cabine n° 10 est un thriller que je voulais lire depuis sa sortie et qui finalement m’a vraiment déçu. Moi qui prend le ferry une à deux fois par an pour venir en France, j’avais envie de retrouver l’ambiance du bateau mais notre héroïne m’a tellement agacé que je n’ai pas réussi à m’imprégner pleinement de ce récit.

On fait donc la connaissance de Laura, par où commencer pour vous la présenter, journaliste qui ne sait pas ce qu’elle veut, accro aux médocs et qui boit plus que de raison (imaginer le cocktail explosif !), qui a des excès de colères, de paranoïa bref un personnage très difficile à cerner et à suivre… Elle embarque pour une croisière dans les fjords norvégiens pour voire des aurores boréales et réaliser un article pour le journal ou elle travaille. Mais très vite, elle croit avoir été témoin d’un meurtre mais personne ne semble la croire, elle va donc enquêter pour connaitre l’identité de la victime.

Bon vous l’aurez compris, impossible de s’identifier au personnage principal, ce qui a rendu ma lecture difficile. J’ai été tenté d’abandonner très vite la lecture mais je me suis accrochée aux branches comme j’ai pu. Il m’a fallu attendre treize longs chapitres pour qu’un élément suscite mon attention et me donne envie de poursuivre ma lecture. Malgré ça, je n’ai pas été captivé plus que ça… Pas de final sensationnel, une intrigue un peu tirée par les cheveux, bref on est loin de ce que j’espérais en lisant ce roman. Je ne connaissais pas Ruth Ware, et c’est le premier roman que je lis d’elle et pour être tout à fait honnête, ça ne me donne pas vraiment envie de retenter l’expérience. J’ai malgré tout Promenez-vous dans les bois... dans ma PAL avec lequel je pourrais me faire un deuxième avis qui j’espère sera plus positif.

Serena

Résumé : 


Situé dans les Smoky Mountains de Caroline du Nord, Serena allie, selon l’auteur, « drame élisabéthain, problèmes environnementaux et richesse de la langue ». L’héroïne, sorte de Lady Macbeth des années 1930, est l’épouse de George Pemberton, riche et puissant exploitant forestier. Ces deux-là sont des prédateurs, prêts à tout pour faire fructifier leur entreprise dont l’objectif est de couper tous les arbres à portée de leur main. Une ambition que vient menacer le projet d’aménagement d’un parc national, pour lequel l’État convoite leurs terres. Pemberton met sa fortune à contribution pour soudoyer tous les banquiers et politiciens qu’il faut, et Serena n’hésite pas à manier fusil et couteau pour éliminer les obstacles humains. 
Belle, ambitieuse et intrépide, Serena fascine son mari et ses employés, pour lesquels elle n’éprouve aucune compassion. Et pourtant chaque jour apporte son lot de blessés, voire de morts, tant le métier de bûcheron est dangereux en soi et la nature alentour hostile, quoique magnifique. Le roman prend des allures de thriller lorsqu’elle poursuit de sa haine implacable le fils naturel que Pemberton a engendré avant son mariage et qu’il semble vouloir protéger. Sa fureur vengeresse ira très loin…

Mon avis : 

Premier roman de Ron Rash que je lis et je suis vraiment déçue car Serena n’a pas su me convaincre. Il m’a fallu presque deux mois pour venir à bout des 500 pages, tant je me suis ennuyée.

Je ne remets pas en cause que l’écriture et la plume de l’auteur n’est pas belle bien au contraire. LE livre m’a vraiment transporté dans les années 1930 au cœur des Etats-Unis. Mais je n’ai pas aimé l’intrigue et les personnages. Serena est une femme froide, sans scrupule, son mari Pemberton est juste méprisable quant aux personnages secondaires, aucun n’a réussi un tant soit peu a touché mon cœur.

Le roman est noir, violent, dérangeant parfois et l’auteur ne nous épargne rien. Il y a de bons dialogues mais malgré ça je ne suis vraiment pas conquise. J’ai d’autres romans de l’auteur dans ma PAL, peut-être que j’aurais plus de chances avec ceux-là mais pour Serena, je suis passée à côté.

lundi 18 mars 2019

Agatha Raisin enquête, tome 13 : Chantage au presbytère

Résumé : 

Larguée (une fois de plus) par James Lacey, délaissée par son voisin en qui elle mettait ses derniers espoirs, Agatha Raisin déclare la guerre aux hommes en faisant voeu de chasteté... Jusqu'à sa rencontre avec le tout nouveau et très sexy vicaire de Carsely, qui fait l'effet d'une bombe au village : les femmes se bousculent à l'église. Quant à notre Agatha, elle retrouve aussitôt la foi... Mais, damned !, voilà que le corps sans vie du vicaire est découvert dans le bureau de l'église. Qui a pu commettre ce geste sacrilège ? Le clergyman était-il trop beau pour être honnête ? C'est ce que découvrira peut-être Agatha qui, sans le savoir, vient d'ouvrir une véritable boîte de Pandore...

Mon avis : 

Chantage au presbytère est la treizième enquête d’Agatha Raisin et comme les douze précédents tomes, je me suis régalée. Ici, elle s’est entièrement associée à John pour mener à bien son investigation et aucune apparition de Charles ou de Roy malheureusement (deux personnages que j’affectionne particulièrement). C’est deux la apportent toujours un brin de folie qui n’était pas au rendez-vous cette fois-ci. 

L’histoire débute avec la nomination d’un nouveau vicaire à Carsely, venu aider le couple Bloxby. Ce nouvelle arrivant est beau et jeune alors toutes les dames du village se pâment devant lui. Mais très vite il est assassiné et Mr Bloxby suspecté. Agatha va tout faire pour l’innocenter et va vite découvrir que derrière le visage d’ange du nouveau vicaire, se cachait quelqu’un de peu recommandable. 

C’est toujours un plaisir de retrouver Agatha, et cette enquête ne m’a pas déçu. Elle est très bien menée et John fait un très bon enquêteur. Même si la construction du roman est toujours similaire, on passe un excellent moment de lecture. Agatha est plus effacée et gagne en maturité au fil des tomes, même si elle reste heureusement un brin loufoque. L’humour ne manque pas et j’ai souvent ri en lisant les dialogues entre Agatha et John. Il me tarde maintenant de dévorer la suite.
 

dimanche 17 mars 2019

Les rats de musée

Résumé : 

Un accident inexpliqué, une singulière disparition, et maintenant un suicide... ça fait désordre dans un établissement aussi respectable que le musée Jeongno, célèbre pour sa collection de peinture contemporaine coréenne. En tout cas. c'est l'avis du jeune artiste Kim Jun-ki et de son amie Nuri qui, au péril de leur vie, vont tenter de percer les secrets du musée, en marge de l'enquête officielle de la police.
Un polar sur les dessous et les trafics du monde de l'art, où le sang qui jaillit évoque un tableau de Jackson Pollock, et dont la clé de l'énigme pourrait bien se cacher dans le mystérieux tableau de l'artiste vénitien Giorgione. La Tempête.

Mon avis : 

Escale en Corée du Sud avec ce court roman d’environ 200 pages. Les rats de musée est une enquête policière dans le milieu de l’art que j’ai pris plaisir à dévorer en quelques heures. Je suis, par contre, très surprise par les notes / avis moyens voir négatifs sur ce roman car pour ma part, j’ai beaucoup aimé. 

Commençons par le seul point négatif du roman : les noms des personnages. Généralement quand je vois ce commentaire dans une critique, je suis la première à rouler des yeux en me disant intérieurement : C’est un roman coréen alors évidement les personnages ont des noms coréens qui pour nous européens sonnent parfois difficile à la lecture ou à la mémorisation. Mais ici j’ai vraiment eu beaucoup de mal et je me suis rendue compte à la moitié du roman que j’avais confondue deux personnages qui n’avait rien à voir l’un l’autre à l’exception de leur nom : Kim Jun-ki et Kim Jeong-su. Il est aussi difficile lors de la rencontre avec un personnage de savoir s’il s’agit d’une femme ou d’un homme, il m’a donc fallu guetter les détails grammaticaux du texte. 

Malgré ça, j’ai adoré cette immersion dans le milieu artistique : pénétrer dans les coulisses d’un grand musée (qui n’en n’a jamais rêvé), côtoyer des artistes, en apprendre d’avantage sur les méthodes de peintures et surtout de détection de faux tableaux. Tout ça est passionnant. Alors certes, si on s’attend à une super intrigue policière, c’est un peu raté ! Ici l’enquête, je dirais est secondaire et sert un peu de support. L’auteur met avant tout en lumière l’art, son histoire, sa place dans la société d’aujourd’hui. C’est un roman très bien documenté et surtout très bien écrit. Lee Eun est apparemment populaire en Corée et je ne suis pas surprise car ce roman est vraiment prometteur.
 

Le poids des secrets, tome 5 : Hotaru

Résumé : 

A la saison des lucioles (hotaru), lorsqu'elle rend visite à sa grand-mère Mariko Takahashi, Tsubaki est loin de se douter que celle-ci lui confiera bientôt le secret qui ronge sa vie depuis cinquante ans, incapable qu'elle fut de le révéler à son mari. Étudiante en archéologie, Tsubaki apprend à travers cette confession les lois cruelles de la vie : l'innocence et la naïveté des jeunes filles sont souvent abusées par les hommes de pouvoir et d'expérience, et leur destinée s'en trouve à jamais bouleversée.

Mon avis : 

Hotaru est un nouveau roman d’Aki Shimazaki qui m’a conquise. Tsubaki rend visite à sa grand-mère malade et prend soin d’elle. C’est l’occasion pour la vieille dame de lui faire une grande confession. 

Au fil des pages, on découvre comment cette jeune orpheline suite au tremblement de terre de 1923, s’est fait embaucher dans une grande compagnie, comment un collègue de travaille est devenu son amant et comment elle est devenue mère. Elle nous raconte également cette période si terrible de la seconde guerre mondiale et des bombes atomiques qui ont rasé deux villes et tué la plupart des habitants. 

C’est un récit plein de poésie, tellement touchant pour le lecteur. Nous avons l’impression d’être au côté de Mariko, de lui tenir la main et d’écouter son récit. Ce roman vient clore la saga Le poids des secrets dont tous les tomes sont magnifiques. Tous ces secrets révélés nous montrent un pan de la culture japonaise, fait de non-dits et de traditions en pleine évolution.