vendredi 24 juin 2022

The Paris apartment


Résumé : 
Jess needs a fresh start. She’s broke and alone, and she’s just left her job under less than ideal circumstances. Her half-brother Ben didn’t sound thrilled when she asked if she could crash with him for a bit, but he didn’t say no, and surely everything will look better from Paris. Only when she shows up – to find a very nice apartment, could Ben really have afforded this? – he’s not there.

The longer Ben stays missing, the more Jess starts to dig into her brother’s situation, and the more questions she has. Ben’s neighbors are an eclectic bunch, and not particularly friendly. Jess may have come to Paris to escape her past, but it’s starting to look like it’s Ben’s future that’s in question.

The socialite – The nice guy – The alcoholic – The girl on the verge – The concierge

Everyone's a neighbor. Everyone's a suspect. And everyone knows something they’re not telling.

Mon avis : 

J’étais impatiente de lire ce roman et de découvrir Paris sous la plume d’une auteure étrangère. J’espère un bon mystère, avec du suspense, mais je crois que j’’attendais beaucoup trop de ce roman car je suis extrêmement déçue.

La première chose qui m’a déplu, c’est le manque de crédibilité du scenario. Tout le roman est vraiment caricatural. Cela n'aide pas que chaque personnage soit si nerveux et paranoïaque, même quand rien ne se passe. On est à la limite du risible par moment.

Les personnages sont tous plus antipathiques les uns les autres mais la palme revient à Jess qui tourne en rond, vole des trucs et agit généralement comme une idiote incompétente. Elle est tellement exaspérante.

Concernant l’intrigue, il y a une révélation à mi-chemin et les événements réels commencent à se mettre en place vers la fin, mais même la conclusion rapide ne peut pas compenser le fait que rien d'autre ne s'est vraiment passé pendant la major partie du livre.

Bref, rapidement lu et encore plus rapidement oublié.




mercredi 22 juin 2022

Pandora

 

Résumé : 

London, 1799. Dora Blake is an aspiring jewellery artist who lives with her uncle in what used to be her parents' famed shop of antiquities. When a mysterious Greek vase is delivered, Dora is intrigued by her uncle's suspicious behaviour and enlists the help of Edward Lawrence, a young antiquarian scholar. Edward sees the ancient vase as key to unlocking his academic future. Dora sees it as a chance to restore the shop to its former glory, and to escape her nefarious uncle.

But what Edward discovers about the vase has Dora questioning everything she has believed about her life, her family, and the world as she knows it. As Dora uncovers the truth she starts to realise that some mysteries are buried, and some doors are locked, for a reason.

Gorgeously atmospheric and deliciously page-turning, Pandora is a story of secrets and deception, love and fulfilment, fate and hope.

Mon avis : 

Je n’aurais jamais lu Pandora sans mon bookclub et je suis vraiment contente car c’est une vraie pépite.

Pandora nous offre un voyage dans le monde fascinant des antiquités. J'ai trouvé les descriptions détaillant le commerce des antiquaires et les pratiques illégales à cette époque très intéressantes.
On ajoute à cela un mystère avec le mythe grec de Pandore en son cœur, une petite pointe de fantastique et on se retrouve avec un excellent roman.

Dora est un personnage intéressant par son histoire familiale, elle est sympathique et développe au fil du livre son envie d'indépendance. Edward a une histoire assez émouvante et il semble timide et sans prétention. Il est attentionné et généreux, bien qu'il devienne un peu trop protecteur envers Dora à mesure que ses sentiments pour elle grandissent.

Enfin, l’Angleterre géorgienne est vraiment très bien décrite. L'auteure nous en donne une image très réaliste, n’excluant absolument pas la misère ou la saleté des rues. On a vraiment l’impression d’y être. J’ai aimé aussi le côté sombre (la cave, la boutique poussiéreuse, le bureau avec toutes les bougie d’Edward) qui ajoute du mystère.



Les sirènes de Malibu

 

Résumé : 

Malibu, 27 août 1983. La fête annuelle de Nina Riva est l'événement le plus attendu de l'année à Malibu. Star du show-biz, politique ou serveuse au drugstore du coin, tout le monde rêve d'être invité,car ce n'est pas seulement la fête la plus notoirement décadente de toute la côte Ouest,c'est aussi l'occasion d'approcher les Riva. Nina, Hud, Jay et Kit, non contents d'être les enfants du chanteur qui fait vibrer l'Amérique, sont eux-mêmes un modèle de succès. Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sont talentueux et ont le monde à leurs pieds. Mais sous le vernis des apparences se cachent bien des secrets.
Si à minuit la fête bat son plein,au matin, le passé sera venu frapper à la porte des Riva et leur manoir de verre au sommet de la falaise sera en feu.

Mon avis : 

Première rencontre avec Taylor Jenkins Reid grâce a mon book club et je suis ravie de cette découverte car c’est une vraie pépite.

A première vue rien d’original : l’histoire d’une fratrie, aux relations problématiques. Pourtant, Taylor Jenkins Reid y insuffle bien plus. Il y a quelque chose dans ses personnages, son écriture et son intrigue qui sort du lot et fait que Les sirènes de Malibu est un excellent roman.

L’auteure arrive à nous toucher car cela sonne vrai. La recherche de l'amour et de l'appartenance, la pression de mettre de côté ses passions pour les obligations familiales, l'envie d'aimer quelqu'un qui ne peut pas toujours être là quand on en a besoin, tout cela m'a profondément touché. Tous les personnages de la famille Riva sont terriblement attachants.

J’ai adoré le rythme du roman, qui se déroule sur une journée, et ou chaque chapitre dure une heure. C’est un compte à rebours jusqu’à la fête du soir, ou l’on apprend à connaitre les 4 enfants Riva mais ou on assiste aussi à des flashbacks avec la relation tumultueuse entre Mick et June.

J’ai adoré le cadre surtout les descriptions de Malibu des années 1950 et cette Pacific road qui s’étire le long de l’océan Pacifique. Un cadre qui fait tant rêver.

S’il n’y a qu’un petit bémol à ajouter c’est le nombre de personnages secondaires pendant la fête qui au final n’apporte pas grand-chose a l’intrigue mais cela n’a absolument pas déranger ma lecture.




mercredi 15 juin 2022

The dictionary of lost words

 

Résumé : 
In this remarkable debut based on actual events, as a team of male scholars compiles the first Oxford English Dictionary, one of their daughters decides to collect the "objectionable" words they omit.

Esme is born into a world of words. Motherless and irrepressibly curious, she spends her childhood in the "Scriptorium," a garden shed in Oxford where her father and a team of dedicated lexicographers are collecting words for the very first Oxford English Dictionary. Young Esme's place is beneath the sorting table, unseen and unheard. One day a slip of paper containing the word "bondmaid" flutters to the floor. She rescues the slip, and when she learns that the word means slave-girl, she withholds it from the OED and begins to collect words that show women in a more positive light.

As she grows up, Esme realizes that words and meanings relating to women's and common folks' experiences often go unrecorded. And so she begins in earnest to search out words for her own dictionary: The Dictionary of Lost Words. To do so she must leave the sheltered world of the university and venture out to meet the people whose words will fill those pages.

Set during the height of the women's suffrage movement with the Great War looming, The Dictionary of Lost Words reveals a lost narrative, hidden between the lines of a history written by men. Based on actual events and combed from author Pip Williams's experience delving into the archives of the Oxford English Dictionary, this highly original novel is a delightful, lyrical, and deeply thought-provoking celebration of words and the power of language to shape the world.

Mon avis : 

The dictionary of the lost words est un roman bien différent de ce que j’avais imaginé. Je m’attendais a plus de mots oubliés ou perdus. Or tous ces mots sont devenus plutôt commun et courant dans l’anglais d’aujourd’hui.

Le roman se divise en six parties et j’ai trouvé les deux premières extrêmement longues. Je n’aime pas trop quand le personnage principal ou narrateur est un enfant et j’ai dû me faire violence pour ne pas abandonner la lecture mais la suite est bien meilleure.

Le livre est plutôt un prétexte pour montrer le combat des femmes dans un monde d’homme. J’ai beaucoup aimé le passage qui montre les suffragettes et leurs actions, réprimandés par une violence inouïe.

J’ai trouvé la fin un peu triste : tant de vies gâchées. La première guerre mondiale a fait tant de mort et de causer tant de traumatismes tandis qu’Esme et Megan ne se rencontrent pas. J’aurais aimé une fin un peu plus optimiste.

vendredi 10 juin 2022

Le Jeudi suivant

 

Résumé : 

Après le succès phénoménal du Murder Club du jeudi , Richard Osman est de retour avec son irrésistible quatuor de détectives du troisième âge, et nous régale d’une nouvelle enquête aussi drôle et intelligente que palpitante.
Il semble que le calme ne dure jamais bien longtemps au village de retraite de Coopers Chase. Les membres du Murder Club y voient bientôt débarquer Douglas, un ancien collègue d’Elizabeth – un collègue, seulement ? –, complètement affolé. Et pour cause : accusé d’avoir dérobé des diamants d’une valeur inestimable, il est en cavale, un cartel colombien et la mafia new-yorkaise à ses trousses. Si le Murder Club lui refuse son aide, qui sait ce qui pourrait lui arriver ? Une chance que les détectives en herbe aient pris goût à l’aventure !
Mais les cadavres se multiplient, et force est de constater que le quatuor s’attaque à un meurtrier sans foi ni loi. Seront-ils capables d’arrêter l’assassin avant qu’il ne leur fasse la peau ? Et, quitte à se mettre en danger, pourquoi ne pas en profiter pour mettre la main sur le pactole ?

Mon avis : 

Je gardais un bon souvenir du tome 1 malgré quelques longueurs mais celui ce second tome est bien meilleur que le précédent. J’ai vraiment adoré.

Tout d’abord, j’ai été très heureuse de retrouver notre quatuor de retraités qui sont tellement attachant. J’étais curieuse d’en apprendre plus sur le passé d’Elizabeth car après la lecture du tome un, c’était un personnage qui resté bien mystérieux. Et je ne suis pas déçue.

De plus, l’enquête est passionnante et bien construite. On passe de rebondissements en rebondissements et l’auteur nous emmène sur un bon nombre de fausses pistes avant que toutes les pièces du puzzle s’emboitent finalement.

J’ai vraiment hâte de lire la suite qui sort en septembre prochain en anglais et de découvrir une nouvelle aventure du murder club. Cette série est vraiment très drôle, les jeux de mots et l’humour so british apporte un petit plus. La naïveté de Joyce, la sagesse d’Ibrahim, la fougue de Ron ou encore l’intelligence d’Elizabeth font qu’ils forment tous un petit groupe d’enquêteurs hors pair. Les personnages secondaires sont eux aussi fabuleux et bien décrit, il me tarde de voir comment Bogdan va séduire Donna notamment.




Mathilde ne dit rien


 Résumé : 

La fin de la trêve hivernale approche, et Mathilde découvre que ses voisins sont menacés d'expulsion. Les recours légaux n'ont rien donné. Mathilde n'a pas toujours été travailleuse sociale. Mathilde porte en elle de sombres secrets. Mathilde ne dit rien, mais Mathilde va prendre les choses en main. Dans ce premier roman des Chroniques de la place carrée, suspense et tension viennent bouleverser le portrait d'une femme brisée qui fait face à son dernier choix : se battre ou disparaître.

Mon avis


Lu dans le cadre du Prix du Bureau des lecteurs Folio – RTL

Mathilde ne dit rien est un bon roman mais qui malheureusement a quelques petits défauts qui m’ont dérangé.

Mathilde est personnage atypique, une femme sans histoire au premier abord mais son passé est dévoilé au fur et à mesure des chapitres, nous montre qu’il ne faut pas se fier aux apparences.

L’ambiance lourde de la banlieue et des travailleurs sociaux est très bien décrite et donne beaucoup de réalisme au roman. La France des gilets jaunes est présente en toile de fond, l’auteur a de bonnes réflexions sur la France et le monde d’aujourd’hui.

La construction sur 7 jours est comme un compte à rebours ou la tension progressivement monte au fil du récit. Entre temps, on assiste à des flashbacks dans le passé de Mathilde qui nous permettent de mieux la cerner. C’est une construction efficace, qui ménage le suspense et un fois commencé, il est difficile de lâcher le roman.

Mais il y a pour moi un bémol, c’est le scénario de l’intrigue que j’ai vraiment trouvé tiré par les cheveux. Mathilde qui s’introduit chez ce couple, son excès, sa personnalité, tout ça m’a paru bien peu crédible. L’intrigue est originale, mais peut-être un peu trop pour moi.




lundi 16 mai 2022

La gitane aux yeux bleus


Résumé : 

J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce superbe roman. Il n’est pas facile de le résumer tant il s’en passe : action, quiproquos, mensonges, retournements de situation. 380 pages denses mais que l’on lit avec plaisir.

Atticus est un jeune anglais, travaillant dans l’entreprise de son père. Il doit se rendre en Espagne pour licencier 4 femmes qui travaillent pour une revue littéraire. Mais elles vont lui donner du fil à retordre….

C’est un roman drôle, frais qui donne vraiment le sourire. L’intrigue est vraiment bien menée et j’ai adoré les multiples rebondissements. Les personnages sont tous plus attachants les uns que les autres, les stéréotypes sur les espagnols et les anglais sont tellement gros qu’ils prêtent eux aussi à sourire. En tout cas, ça donne vraiment envie de découvrir Grenade et sa région.

Et le petit plus : beaucoup de références littéraires viennent ponctuer la lecture pour le plus grand bonheur de tous les amoureux des livres.

J’espère vraiment que d’autres romans de Mamen Sanchez seront traduits.

Mon avis : 

J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce superbe roman. Il n’est pas facile de le résumer tant il s’en passe : action, quiproquos, mensonges, retournements de situation. 380 pages denses mais que l’on lit avec plaisir.

Atticus est un jeune anglais, travaillant dans l’entreprise de son père. Il doit se rendre en Espagne pour licencier 4 femmes qui travaillent pour une revue littéraire. Mais elles vont lui donner du fil à retordre….

C’est un roman drôle, frais qui donne vraiment le sourire. L’intrigue est vraiment bien menée et j’ai adoré les multiples rebondissements. Les personnages sont tous plus attachants les uns que les autres, les stéréotypes sur les espagnols et les anglais sont tellement gros qu’ils prêtent eux aussi à sourire. En tout cas, ça donne vraiment envie de découvrir Grenade et sa région.

Et le petit plus : beaucoup de références littéraires viennent ponctuer la lecture pour le plus grand bonheur de tous les amoureux des livres.

J’espère vraiment que d’autres romans de Mamen Sanchez seront traduits.




Extraits : 

Elle pénétra dans l’église pour la messe de dix heures, se signa, s’agenouilla et mobilisa ses cinq sens pour prier de toutes ses forces. Une fusée de détresse, voilà ce qu’elle envoya à Dieu.— Mon Père, si possible, que cette coupe s’éloigne de moi. Ne me laisse pas perdre mon travail, allez, mon Dieu, je t’en supplie. Que ta volonté soit faite, mais si tu pouvais éviter précisément que je me retrouve à la rue, enfin si c’est possible, quoi. Je sais bien que ta priorité, c’est la faim, la guerre et tout ça... Si tu es trop occupé, tu peux peut-être demander à un saint. Quelqu’un qui n’a pas trop de clients, saint Pantaléon, ou saint Lambert, ou saint Job, avec un nom pareil il devrait pouvoir m’aider.




A l'inverse des hommes, les femmes sont capables de discuter d'un problème des heures durant sans chercher de solution.



Où qu’il aille, Atticus Craftsman avait coutume d’emporter avec lui sa petite bibliothèque érotique. Elle se composait de cinq livres reliés en cuir rouge, sans aucun nom imprimé sur la couverture. Ce n’était pas des éditions très longues, elles occupaient à peu près autant de place que sa trousse de toilette. Elles n’avaient pas de préface ni d’appareil critique, aucune note de bas de page ou d’index. Juste le texte, sans commentaires.
C’était, à la vérité, son unique perversion. Il n’avait jamais vu de film pornographique ni acheté de revue cochonne, et les sites internet à contenu sexuel ne l’intéressaient pas. Il n’avait pas le goût du vice ni de la débauche.Pourtant, inexplicablement, il se sentait incapable de faire un pas sans sa bibliothèque portative.
Ce fut la première chose qu’il sortit de sa valise quand le bagagiste eut refermé la porte : les cinq livres, enveloppés dans du papier de soie. Après avoir pris soin de déplacer le téléphone et la lampe, il les déposa sur la table de chevet, dans l’ordre alphabétique comme toujours : Duras, Lawrence, Miller, Nabokov et Sade. Cinq façons de comprendre la sensualité féminine.

Paris-Briançon


 Résumé : 

Le temps d'une nuit à bord d'un train-couchettes, une dizaine de passagers, qui n'auraient jamais dû se rencontrer, font connaissance, sans se douter que certains n'arriveront jamais à destination. Un roman aussi captivant qu'émouvant, qui dit l'importance de l'instant et la fragilité de nos vies.
Rien ne relie les passagers montés à bord du train de nuit no 5789. À la faveur d'un huis clos imposé, tandis qu'ils sillonnent des territoires endormis, ils sont une dizaine à nouer des liens, laissant l'intimité et la confiance naître, les mots s'échanger, et les secrets aussi. Derrière les apparences se révèlent des êtres vulnérables, victimes de maux ordinaires ou de la violence de l'époque, des voyageurs tentant d'échapper à leur solitude, leur routine ou leurs mensonges. Ils l'ignorent encore, mais à l'aube, certains auront trouvé la mort.
Ce roman au suspense redoutable nous rappelle que nul ne maîtrise son destin. Par la délicatesse et la justesse de ses observations, Paris-Briançon célèbre le miracle des rencontres fortuites, et la grâce des instants suspendus, où toutes les vérités peuvent enfin se dire.

Mon avis : 

Il y a longtemps que je n’avais pas lu un roman de Philippe Besson et je me suis rendu compte pendant ma lecture que le style et la plume de l’auteur m’avait manqué.

On embarque à bord d’un train de nuit qui relie la capitale à Briançon dans les Alpes. On y rencontre un petit groupe de voyageurs qui partage un wagon, on apprend à les connaitre, à s’attacher à eux, bercé par le roulis du train, puis survient le drame, auquel on ne s’attend pas….

Comme je le disais plus haut, j’aime comment l’auteur décrit ses personnages, les lieux, le train. On efflore le passé des personnages, on entrevoit les personnalités de chacun. Son style est poétique, plein de pudeur et toujours prenant.

J’ai beaucoup aimé l’idée du voyage a bord de ce train et un de mes rêves est de voyager à travers l’Europe en train avec mes enfants. Alors forcément, j’ai beaucoup aimé la lecture de ce roman, ce huis-clos ou l’ambiance est vraiment agréable et propice aux discussions et réflexions.

La fin est réussite même si elle laisse un gout amer en bouche. J’ai été triste de devoir dire au revoir à certains personnages, à qui je m’étais tant accrochée.



Extraits : 

C’est un vendredi soir, au début du mois d’avril, quand les jours rallongent et que la douceur paraît devoir enfin s’imposer. Le long du boulevard, aux abords de la Seine, les arbres ont refleuri et les promeneurs sont revenus. Autour d’eux, des flocons virevoltent, tombés des peupliers ; on dirait de la neige au printemps.
C’est une gare, coincée entre un métro aérien et des immeubles futuristes, à la façade imposante, venue des siècles, encadrée de statues, où les vitres monumentales l’emportent sur la pierre et reflètent le bleu pâlissant du ciel. Des fumeurs et des vendeurs à la sauvette s’abritent sous une marquise à la peinture écaillée.
C’est la salle des pas perdus, où des inconnus se croisent, où une Croissanterie propose des sandwichs et des boissons à emporter, ne manquez pas la formule à 8 euros 90, tandis qu’un clochard file un coup de pied dans un distributeur de sodas et de friandises.
C’est un quai, noirci par la pollution et les années, où un échafaudage a été installé parce qu’il faut bien sauver ce qui peut l’être, et où des voyageurs pressent le pas, sans prêter attention à la verrière métallique qui filtre les derniers rayons du soleil.
C’est un jour de départ en vacances, les enfants sont libérés de l’école pour deux semaines, ils s’en vont rejoindre des grands-parents, loin, une jeune femme est encombrée par un sac trop lourd qu’elle a accroché à la saignée du coude, un homme traîne une valise récalcitrante, un autre scrute fébrilement le numéro des voitures, un autre encore fume une dernière cigarette avec une sorte de lassitude, ou de tristesse, allez savoir, un couple de personnes âgées avance lentement, des contrôleurs discutent entre eux, indifférents à l’agitation.
Bientôt, le train s’élancera, pour un voyage de plus de onze heures. Il va traverser la nuit française.
Pour le moment, les passagers montent à bord, joyeux, épuisés, préoccupés ou rien de tout cela.

No-no-yuri

 

Résumé : 


Originaire d’une petite ville de la région du San’in, Kyôko est une femme célibataire d’une grande beauté. Tout l’oppose à sa sœur cadette Anzu, divorcée, mère d’un garçon, céramiste reconnue. Kyôko, elle, poursuit depuis treize ans une carrière de secrétaire de direction dans une société de cosmétiques à Tokyo. Elle profite ainsi, avec légèreté, du magnétisme qu’elle exerce sur les hommes et s’épanouit au gré de ses voyages d’affaires. Mais le départ soudain de son patron et l’arrivée du nouveau, plus jeune, plus charmant, vont ébranler en elle bien des certitudes.

Mon avis : 


A chaque nouveau roman d’Aki Shimazaki je suis au rendez-vous et comme toujours, j’ai beaucoup aimé ma lecture.

On fait la connaissance de Kyôko, une jeune femme ambitieuse qui fait passer sa carrière avant les hommes. Elle veut être indépendante et se contente d’amants de passage. Mais après treize ans au sein de son entreprise, son patron change et elle va remettre sa vie en question.

J’ai beaucoup aimé ce court roman qui montre un aspect de la société japonaise. D’un côté, il y a les traditions : le mariage, les rencontres organisées et de l’autre la modernité, et toutes ses femmes qui ne veulent plus dépendre des hommes et s’épanouissent dans leur vie professionnelle. On aperçoit également les différences culturelles entre les Japonais et les Américains, surtout dans le monde de l’entreprise et les différentes manières de travailler, de traiter avec des clients.

Le style de l’auteure me plait toujours autant et mais j’aimerai tellement que ses romans soient plus longs. Cependant, celui-ci est bien construit, comme une boucle qui commence et se termine au même endroit. Encore une fois, je suis conquise et j’attend le prochain roman avec impatience.




lundi 9 mai 2022

Une soif de livres et de liberté


Résumé : 

Odile Souchet, vingt ans à peine, s'épanouit dans son travail à la Bibliothèque américaine de Paris, où elle côtoie la fameuse directrice Dorothy Reeder. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, la jeune femme risque de tout perdre, y compris sa chère Bibliothèque. Alors que les nazis envahissent Paris, Odile et ses amis s'engagent dans la Résistance avec leurs propres armes : les livres. Inspiré de la vie de ces amoureux des mots qui ont pris le risque d'aider leurs lecteurs juifs, Une soif de livres et de liberté explore la géographie des sentiments, les conséquences de choix irréversibles et nous enseigne comment le courage peut surgir en des lieux et circonstances inattendus.

Mon avis : 

Je n’aurai sans doute jamais lu ce roman s’il n’avait pas été proposé par mon bookclub. Et je serai passé a coté d’une petite pépite car je l’ai dévoré en trois jours.

Le roman se déroule sur deux périodes, l'une dans le passé de 1939 à 1944 et l'autre entre 1983 et 1989. Le personnage central est Odile, toute jeune bibliothécaire à Paris au début de la Seconde Guerre mondiale, puis retraitée dans une petite ville Américaine. Comment est-elle arrivée là et pourquoi ? J’ai beaucoup aimé la construction du roman qui apporte du suspense et en tant que lectrice, on ressent énormément de curiosité sur la vie d’Odile.

J'ai adoré découvrir la Bibliothèque Américaine de Paris, à travers cette histoire. Il s'agit d'une véritable fiction historique mais la plupart des employés et des clients de la bibliothèque sont des personnes réelles, qui ont risqué leur vie pour s'entraider et pour sauver la bibliothèque et les livres du mieux qu'ils pouvaient. Ils étaient les combattants de la résistance et la laideur de cette guerre saute aux yeux tout au long du livre.

Je suis agréablement surprise par la précision de l’auteure a restitué cette époque, l’atmosphère de Paris sous l’occupation et tout le travail de documentation et de recherche pour écrire ce roman. C’était la première fois que je lisais un de ses romans et je suis conquise.

Mon seul reproche est que la fin a été précipitée à mon avis. J'aurais aimé "encore 10%" consacrés à la relation d'Odile avec Buck et Marc et un peu plus de détails sur l'avenir de Lily. J’aurai aimé aussi en savoir davantage sur la famille d’Odile et Paul resté en France. L’ont-ils cherché et que sont-ils devenus ? On reste avec une multitude de questions qui ne trouve pas de réponse.






Extraits : 

- La meilleure chose à savoir sur Paris ? C’est une ville où les gens lisent, déclara notre voisine.
Elle nous apprit que chez ses amis, les livres étaient aussi importants que le mobilier.



Si j'étais sceptique quant aux âmes sœurs, je pouvais tout à fait accepter la notion de " sœurs de livres", deux êtres reliés l'un à
l'autre - à l'image des livres eux-mêmes- par la passion de la lecture.




Les livres comme les idées sont pareils au sang dans nos veines, ils ont besoin de circuler et nous gardent en vie.