samedi 9 juin 2018

Outlander, tome 02 : Le talisman

Résumé : 

Là, elle révèle à Brianna l'incroyable secret qu'elle n'a jamais dévoilé depuis qu'elle fut retrouvée inanimée auprès d'un menhir, dans un ancien site mégalithique, après trois années d'une absence inexpliquée. Ce second volet des aventures de Claire Beauchamp à travers l'Histoire entraîne le lecteur dans le Paris du siècle des Lumières. Après avoir fui l'Ecosse où ils sont devenus hors-la-loi, Claire et Jamie, le jeune Highlander qu'elle a épousé, gagnent la capitale française à la rencontre de Charles-Edouard Stuart, le prétendant au trône d'Ecosse et d'Angleterre, venu solliciter l'appui de son cousin Louis XV. Leur objectif : décourager ses tentatives d'accession au trône qui, Claire le sait, marqueraient à coup sûr le début d'une répression sanglante dans les Highlands. Le couple se lance alors dans une course effrénée pour modifier le cours de l'Histoire. Pour cela, il devra affronter un monde sans pitié où il ne pourra compter que sur lui-même et la force de son amour avant de découvrir, à ses dépens, qu'on ne joue pas impunément avec la destinée humaine.

Mon avis : 

Déjà conquise par la série télé et par le premier tome, je me suis précipitée sur ce second tome avec une grande impatience. En effet, j’avais adoré la deuxième saison de la série alors je savais d’avance que cette lecture serait un véritable coup de cœur. Je regrette juste d’avoir dû laisser Claire et Jamie qui me manque déjà mais j’ai heureusement prévu de lire les deux tomes suivants pendant l’été.

Claire et Jamie ont fui l’Écosse à la fin du premier tome et se retrouve donc à Paris. On se plonge dans ce Paris post révolution avec plaisir, on rencontre le roi et le faste de Versailles, on se plonge au côté de Claire à soigner des pauvres dans ce que l’on a du mal a appelé un hôpital aujourd’hui, et à leur côté on essaie à tout prix d’éviter le carnage de Culloden. On retourne en Écosse avec joie retrouver Jenny et Ian, et puis cette fin, cette séparation tellement émouvante.

Bref c’est plus de 900 pages se lisent en rien de temps tant on est pris par le suspense (suspense relatif puisque j’ai vu la série télé), l’ambiance, l’atmosphère et les personnages. Je me suis vraiment régalée. A nouveau j’ai remarqué que l’adaptions était vraiment fidèle à quelques détails près et certaines scènes se rejouées sous mes yeux à mesure de ma lecture.
Je suis définitivement conquise par cette saga qu’il me tarde de continuer.

Lu dans le cadre du challenge :
- ABC romance 2018
 

Un garçon d'Italie

Résumé : 

L'été finit à Florence, ville des princes et des énigmes. Mon histoire, elle, commence. Je m'appelle Luca et j'ai disparu. Deux êtres s'en vont à ma recherche Anna, ma compagne, tout en courage et en douleur, et Leo, jeune homme mystérieux qu'on voit souvent rôder aux abords de la gare. Que je vous dise : je suis mort. Pourtant, c'est bien moi qui vous parle.
 

Mon avis : 

Philippe Besson ne m’a jamais déçu ou du moins auparavant avec "Arrête avec tes mensonges", De là, on voit la mer, L'arrière-saison, Un homme accidentel ou encore La maison Atlantique mais ici Un garçon d'Italie m’a moyennement accroché.

On suit trois personnages : Luca, qui vient de mourir, Anna sa compagne et Leo son amant. Les passages avec Luca sont extrêmement dérageant, mettent le lecteur mal à l’aise et n’apporte pas grand-chose à la lecture à mon sens. Ce qui m’a davantage plus c’est la quête d’Anna pour connaitre la vérité que Luca lui a toujours caché et puis Leo, ce jeune homme perdu.

On retrouve malgré tout avec plaisir la plume de l’auteur mais malheureusement cela ne fait pas tout et le scenario m’a déçu. Je ne renonce pas et je continuerai à découvrir les romans de Philippe Besson que j’apprécie beaucoup. 

Lu dans le cadre du challenge : 
- Le temps à l'envers (2017/1900)

Neshov, tome 1 : La terre des mensonges

Résumé : 

Après la mort de leur mère, trois frères que tout sépare se retrouvent dans la ferme familiale. Tor, l'aîné, se consacre à l'élevage de porcs, Margido dirige une entreprise de pompes funèbres et Erlend est décorateur de vitrines à Copenhague. Les retrouvailles s'annoncent mouvementées : la tension atteint son paroxysme lorsque la question de l'héritage amène le père de famille à révéler un terrible secret. Anne B. Ragde décrit les relations ambiguës entre les trois frères avec un talent remarquable et signe un roman passionnant à l'humour grinçant.

Mon avis : 

Je voulais découvrir la saga des Neshov depuis très longtemps et ça y’est j’ai enfin franchi le cap avec la lecture du tome un qui est très prometteur pour la suite.

La matriarche se meurt et c’est l’occasion de réunir la famille ou ce qu’il en reste car chez les Neshov on n’est pas très soudés. La vielle femme laisse derrière elle : un mari un peu simplet (qui de par la révélation finale n’est pas si bête que ça), trois fils, Tor qui a repris l’exploitation agricole et qui n’a jamais tenue tête à sa même, Margido, le croque-mort célibataire et aigri et Erlend qui a quitté la Norvège depuis plus de vingt ans. Enfin, il y a la petite fille que Tor a eue dans sa jeunesse. Bref tout ce beau monde va se retrouver au chevet de la grand-mère. C’est l’occasion d’évacuer les rancunes et de se dire les choses une bonne fois pour toute et surtout de lever le voile sur certains secrets de famille que l’on croyait bien enfouis.

J’ai beaucoup aimé retrouver l’auteure que j’avais déjà lu avec Je ferai de toi un homme heureux. Si le livre parait un peu décousu au départ : chaque personnage a le droit à un chapitre entier et étant tous différents, on a du mal à faire le lien entre eux, très vite les pièces du puzzle s’assemblent et l’on s’attache à cette famille hors du commun.

J’ai apprécié les personnages de Tor et Erlend. Ils sont à l’opposé l’un de l’autre qu’on se demande presque comment ils peuvent être frères. Tor est touchant, il m’a ému dans sa relation complexe avec les femmes : il n’a jamais dit non à sa mère et aujourd’hui, il essaie de tisser des liens avec sa fille. Erlend, lui est complément excentrique et m’a beaucoup fait rire. Son histoire d’amour est aussi très jolie. Margido m’a laissé indifférente et j’espère en découvrir un peu plus sur lui dans les prochains tomes pour pouvoir me faire une idée plus concrète.

Vous l’aurez compris je ne regrette pas cette découverte et je devrais vite dévorer les tomes suivants.

Lu dans le cadre des challenges : 
- Le temps à l'envers (2017/1900) 
- ABC 2018

jeudi 31 mai 2018

Retour à Little Wing

Résumé : 

Ils étaient quatre. Inséparables, du moins le pensaient-ils. Arrivés à l'âge adulte, ils ont pris des chemins différents. Certains sont partis loin, d'autres sont restés. Ils sont devenus fermier, rock star, courtier et champion de rodéo. Une chose les unit encore : l'attachement indéfectible à leur ville natale, Little Wing, et à sa communauté. Aujourd'hui, l'heure des retrouvailles a sonné. Pour ces jeunes trentenaires, c'est aussi celle des bilans, de la nostalgie, du doute...

Mon avis : 


J’ai posé mes valises au fin fond des Etats-Unis pour suivre nos cinq personnages : Ronny, Lee, Kip, Hank et sa femme Beth. Ils sont tous amis depuis l’enfance et ils ont grandi dans cette bourgade paumée qu’ils n’ont jamais vraiment quittée. Ils ont malgré tout vieilli et c’est l’occasion de faire le point sur leur vie. Ronny est un ancien alcoolique, Lee est devenu une rockstar célèbre, Hank a repris la ferme de ses parents tandis que Kip est endetté jusqu’au cou. 

Nickolas Butler est un auteur que je voulais lire depuis longtemps et je suis ravie d’avoir découvert Retour à Little Wing qui est un excellent roman. Il a été couronné de plusieurs prix littéraire et je n’en suis pas surprise. L’écriture est plaisante, les chapitres courts et la narration alterne entre les différents personnages. Ainsi, on découvre les pensées de chacun et l’on se lie forcement aux différents personnages. J’ai adoré le trio Lee, Hank et Beth même si je les ai trouvé un peu caricaturaux : Hank, le fermier bourru tandis que Lee est l’amoureux qui n’a jamais déclaré sa flamme. Malgré ça, ils sont tous trois terriblement attachants et je suis ravie d’avoir passé du temps à leur coté grâce à cette lecture. Kip et Ronny, sont eux, beaucoup plus difficile à cerner. L’intrigue est plutôt inexistante, l’auteur choisit plutôt de nous faire découvrir des tranches de vie de nos personnages. « Pour moi, c'est ça, l'Amérique : des pauvres gens qui jouent de la musique, partagent un repas et dansent, alors que leur vie entière a sombré dans le désespoir et dans une détresse telle qu'on ne penserait jamais qu'elle tolère la musique, la nourriture ou l'énergie de danser. On peut bien dire que je me trompe, que nous sommes un peuple puritain, évangélique et égoïste, mais je n'y crois pas. Je refuse d'y croire. » 

J’ai aussi beaucoup aimé le voyage au nord des Etats-Unis, seul lieu à mon sens, ou l’on peut trouver des étendues immenses de ce type avec des petites villes ou il ne se passe pas grand-chose et ou les habitants n’en partent pas vraiment. « Cette ville exerce une espèce de gravité insensée. Je sais que c’est un mot savant, mais j’y ai réfléchi. Elle doit avoir une sacrée, force sinon Lee serait jamais revenu. Kip et Félicia aussi. Sans parler de tous ceux qui ne sont jamais partis, comme Hank, Beth, Eddy et les Jumeaux Giroux. Merde alors, ils ne sont jamais allés plus loin que moi quand je fais du rodéo. Et je vais vous dire c’est dingue, mais c’est les matins où j’essayais de partir de fuguer, que je la sentais le plus. Cette attraction. » On découvre des personnages façonnait par la nature sauvages, par les conditions climatiques difficiles avec des hivers très rigoureux. « Ma vie se déroule désormais devant mes yeux comme une route qui va nulle part. Une de ces routes à travers les grandes prairies où vous pouvez conduire à cent quarante, cent cinquante ou cent soixante kilomètres à l’heure, et la seule indication de vitesse, c’est le boucan du moteur et l’aiguille de la jauge d’essence qui se rapproche du zéro de plus en plus vite. Sans un repère qui permet de mesurer votre vitesse. Pas d’arbre, pas de construction – quelques poteaux téléphoniques, si vous avez de la chance, mais la plupart du temps : rien.» 

Vous l’aurez compris, c’est une très bonne découverte, et je vous recommande ce roman. Quant à moi, il me tarde maintenant de découvrir les autres romans de l’auteur.

Lu dans le cadre du challenge : 
- Tour du monde littéraire 

mercredi 30 mai 2018

Le poison de la vérité

Résumé : 

Josie et Caleb filent le parfait amour à New York. Ce que Caleb ignore, c’est que Josie a changé d’identité quelques années auparavant. Elle avait 15 ans et vivait dans l’Illinois lorsque sa vie a basculé. Son père a été abattu d’une balle en pleine tête dans leur maison. Lanie, sa sœur jumelle, a assisté à la scène et a accusé Warren, leur jeune voisin, condamné à perpétuité. Alors quand Josie découvre qu’un podcast écrit par la journaliste Poppy Parnell, et suivi par des millions d’Américains, reprend l’enquête, dans le but d’innocenter Warren, elle prend peur. Car ce podcast pourrait bien remettre toute sa vie en question. Et révéler une vérité que Josie n’est peut-être pas prête à entendre.

Mon avis : 

Tout d’abord, je souhaite commencer cette critique en remerciant Livraddict et ce dernier partenariat. Au fil des ans, j’ai découvert tellement de bonnes lectures, eu de vrais coup de cœur pour des romans que je n’aurais sans doute jamais découvert par moi-même et c’est encore une fois le cas avec Le poison de la vérité. Et puis, également un grand merci aux éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman et pour m’avoir renouvelé leur confiance. 

A la lecture du résumé, ce roman m’avait immédiatement tapé dans l’œil et je savais d’avance que ce roman me plairait. Reçu lundi, sitôt commencé en rentrant du travail et déjà terminé seulement 24h après, tant le récit est prenant. Alors autant vous le dire de suite, prévoyez d’être indisponible le temps de la lecture, préparez des provisions et éteignez votre téléphone car impossible de lâcher ce livre avant d’en connaitre la fin ! 

On fait la connaissance de Josie, qui vit à New-York avec son petit ami Caleb. Dès les premières pages, on découvre que celle-ci cache une sombre histoire, un secret de famille lourd à porter, un passé douloureux qu’elle essaie d’oublier. Les détails arrivent au compte-goutte : l’assassinat de son père, l’abandon de sa mère qui a fui dans une secte et puis cette sœur jumelle au passé sulfureux… Tout ça aurait pu rester enfouit dans le passé de Josie mais une journaliste d’investigation a créé un podcast qui revient chaque semaine sur un nouvel épisode du meurtre du père de la jeune femme. Bientôt tout le monde parle que de ça et Josie est bien obligé de se remémorer ces douloureux souvenirs. 
« - La vérité est compliquée
- C’est là que tu te trompes, Jo. La vérité n’est jamais compliquée. C’est juste la vérité. Les circonstances peuvent être compliquées, mais la vérité est toujours en noir et blanc. » 

Comme je le disais plus haut, le récit est passionnant ! D’abord dans sa construction, le récit alterne entre la narration, les épisodes du podcast, des tweets d’internautes qui écoutent le podcast et les pensées de Josie. Bref, la diversité apporte encore plus de crédit à l’investigation et l’on a l’impression d’enquêter nous aussi aux cotés de Josie. Le podcast est aussi une excellente idée. Dans les remerciements, l’auteure dit s’être inspirée d’un podcast existant outre atlantique mais de mon côté, il m’a rappelé l’excellente émission de France Inter : Affaires sensibles qui revient chaque jour sur un fait-divers et que j’écoute de temps en temps. 
L’enquête est en tout cas passionnante et comme très souvent, j’ai soupçonné beaucoup de monde mais jamais la bonne personne. 

Coté personnage, Josie est terriblement attachante et apporte beaucoup au récit. J’ai parfois eu du mal à cerner Lanie, j’ai trouvé Ellen vraiment très drôle et tante A. m’a beaucoup touché. Mention spéciale pour Caleb, qui semble être le parfait petit-ami et qui passe beaucoup de chose à Josie ! 
J’aurais aimé d’avantage connaitre le père de Josie : comment était-il avant son assassinat ? Quel genre d’homme ? Au final on n’a que des rumeurs sur son compte mais peu d’éléments. 
En tout cas, la quatrième de couverture promet une adaptation à la télévision par Reese Witherspoon et je suis très curieuse de voir le résultat, même si ça promet des belles heures devant son écran !

lundi 28 mai 2018

Les Crèvecoeur, intégrale, tome 1 : Edith et Romain

Résumé : 

Ce premier volet de la saga des Crèvecœur commence en 1914, lorsque la belle Édith est mariée bien malgré elle à Romain Crèvecoeur, un cordonnier fétichiste aux habitudes étranges, pour sauver l’affaire familiale. La guerre 14-18 éclate et la jeune femme y voit l’occasion de fuir le désastre de son mariage. Amours secrètes et interdites, obsessions dangereuses et ambitions démesurées, le couple Crèvecoeur donnera néanmoins naissance à un enfant, Germain, qui bouleversera leur existence. Enfant sensible et conscient de sa différence, Germain puisera dans l’amour inconditionnel de sa mère et la folie de son père toute la force de son génie créatif et partira à la conquête des pieds des femmes. Bayeux, Paris, la découverte de la sensualité, la création de sa première collection de chaussures féminines, plus rien n’arrête Germain dans quête de l’élégance féminine. Mais jusqu’où peut-on vraiment fuir les secrets de notre famille ?

Mon avis : 

Tout d’abord, je tiens à remercier chaleureusement Livraddict pour ce partenariat ainsi que les éditions Silk Thread Publishing pour l’envoi de ce roman.

Édith et Romain nous plonge dans une saga familiale passionnante de près de 500 pages. Le roman, en deux parties, s’ouvre sur Raphaël, qui est contacté par un notaire qui lui déclare la mort de son père dont il héritera s’il se rend aux obsèques. Raphaël, remonte alors l’existence de Germain, son père né de l’union d’Édith et Romain, juste avant la première guerre mondiale.

Le roman suit les bases des sagas familiales mais à ceci près qu’ici nous avons affaire à une famille atypique de cordonniers. Édith est un personnage que j’ai beaucoup aimé, c’est une femme soumise à la volonté de ses parents et plus tard à son mari tyrannique mais elle est aussi indépendante et moderne pour son temps. « Il entonna ses grandes phrases, remplies de bons sentiments, sur le mariage et l’amour et l’amour éternel, ajouta quelques allégories bibliques dont il oublia la signification et acheva l’ensemble par une déclaration d’union surréaliste des époux. Avant même qu’Édith et Romain puissent s’embrasser, il les avait poliment dirigés sur le côté et, par de grands gestes hospitaliers, s’affairait à inviter l’auditoire à boire le vin divin. Les nouveaux mariés observèrent la foule avide se précipiter vers l’autel sans se dire un mot, jusqu’à ce que Romain glisse sa main dans sa poche pour en sortir une fine alliance.
« Tenez, je crois que c’est à vous », dit-il en lui tendant l’objet.
Intriguée et émue, Édith enfila cette alliance qui lui allait étrangement bien et s’aperçut alors que c’était le père Violette qui avait conservé celle qu’elle devait donner à son époux. Il avait non seulement oublié de la tendre à Édith, mais il avait également omis de bénir les alliances. Et il était déjà trop tard : Romain l’entrainait vers la sortie de l’église, ou des enfants leur jetèrent du riz et des fleurs séchées.
Et c’est ainsi que commença le mariage d’Édith et Romain Crèvecœur, sur un petit oubli et un grand malentendu.
 »
Romain, c’est le personnage que l’on adore détesté. Germain est lui bien complexe et il me tarde de lire le second tome pour mieux apprendre à le connaitre, notamment en apprendre davantage sur la naissance de Raphaël. Si je devais décerner un prix pour le personnage secondaire qui m’a le plus plu c’est sans aucun doute le prêtre qui m’a tant fait rire : « C’est donc dans les caves à liqueurs de la cathédrale que, bien souvent, le père Violette trouvait le réconfort dont il avait besoin. Inutile de dire que la cave de la cathédrale était pour le moins bien garnie, ce que le prêtre justifiait aisément. Plus la paroisse était grande, plus il y avait de soucis à se faire, et plus il fallait abreuver ses peurs et se confesser. Après tous, il s’agissait de vin bénit, et un petit remontant nous rapprochait plus de Dieu qu’il ne nous en éloignait. »

L’écriture de l’auteur est agréable et apporte beaucoup au roman. Tantôt le roman est joyeux tantôt rempli de tristesse et de mélancolie. L’auteure trouve en tout cas toujours le mot juste « Sur le bord du lit, Édith regardait ses chaussures. Elle balançait ses pieds dans le vide et repensait aux histoires de princesses qu’elle lisait toute petite. Ils se marièrent, furent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Mais personne ne lui avait raconté ce qui se passe après le mot «fin», lorsque tout commence vraiment et que le monde des adultes souille celui des princesses. Elle se demanda soudain d’où venaient les méchantes sorcières qui en voulaient tant aux jeunes filles parfaites et innocentes des contes de fées. Et elle comprit avec horreur qu’il s’agissait surement de princesses déçues, celles que les princes avaient trompées et bafouées en leur faisant miroiter une vie de rêve, tout en leur offrant la laideur d’un mariage trop humain, ou l’ennui finit par laisser place à une terrible solitude. »
On découvre également une région de France peu / pas assez connue : Bayeux et ses alentours. Cette histoire m’a d’ailleurs poussé à me documenter sur la fameuse tapisserie de Bayeux dont il  est plusieurs faits mention dans ces pages. Bien évidemment on découvre aussi l’art de la cordonnerie et de la fabrique de chaussures et j’ai été surprise de constater la complexité pour habiller un pied. Le roman fourmille de détails qui sont tous plus passionnant les uns que les autres. Malgré les 480 pages, l'on ne s'ennuie pas une seconde, bien au contraire.

Bref, c’est une excellente découverte que je suis ravie d’avoir faite. Et avant de vous recommander chaudement cette lecture, je ne peux terminer cette lecture sans vous parler de cette couverture magnifique qui illustre parfaitement cette belle saga.