lundi 30 janvier 2017

Les Joyaux du Paradis

Résumé : 


Caterina Pellegrini, musicologue italienne enseignant à Manchester, accepte avec joie un poste de documentaliste au sein d’une Fondation à Venise. Contre toute attente, la place n’est pas de tout repos. Deux cousins se disputent l’héritage d’un ancêtre dont la succession serait tranchée par de vieux documents auxquels seule Caterina a accès. Le fameux ancêtre, compositeur baroque et diplomate, remplissait des missions cruciales auprès des cours allemandes pour le Saint-Siège.
À mesure que Caterina se passionne pour la biographie de cet homme, elle soulève un mystère : le musicien espion aurait-il trempé dans la plus grave affaire de meurtre de son temps ?

Mon avis : 

Je n'aime pas dire du mal d'un roman, préférant d'habitude l'abandonner en me disant que peut-être un jour, je le reprendrai et l'apprécierai à ça juste valeur. Seulement ici, je suis allée jusqu'au bout en espérant une intrigue pleine de suspense et une fin digne de ce nom et bien non, rien de tout ça. Juste une ennui mortel, sans mauvais jeu de mot bien sur.

L'écriture de Donna Leon est agréable et heureusement ça relève un peu le niveau car en dehors de ça : rien. Intrigue inexistante et plate,  pas de suspense, pas d'attachement pour les personnages bref, je ne vous recommande pas ce roman.

Dommage car j’étais bien tentée par un voyage a Venise au fil des pages, mais la encore j'ai trouvé que ça manquait de descriptions pour faire rêver le lecteur.
"Sergio l'invita à dîner, mais Caterina n'avait aucune envie de se rendre aussi loin que San Polo. Comme revenaient vite les habitudes qu'on avait d'une ville : voilà qu'elle renâclait à l'idée de quitter son propre quartier et voyait une invitation a Sans Polo ou Santa Croce comme à peine différente d'une expédition dans l'Himalaya. Que se passerait-il, s'il lui fallait franchir le pont della Liberta pour se rendre sur la terre ferme ? Devrait-elle prendre son passeport ? Refuser de quitter Venise par peur de nourritures bizarres, ou de maladies exotiques ?"

dimanche 29 janvier 2017

Notre quelque part

Résumé : 


C'eft Yao Poku, vieux chasseur à l'ironie décapante et grand amateur de vin de palme, qui nous parle. Un jour récent, une jeune femme rien moins que discrète, de passage au village, aperçoit un magnifique oiseau à tête bleue et le poursuit jusque dans la case d'un certain Kofi Atta. Ce qu'elle y découvre entraîne l'arrivée tonitruante de la police criminelle d'Accra, et bientôt celle de Kayo Odamtten, jeune médecin légiste tout juste rentré d'Angleterre.
Renouant avec ses racines, ce quelque part longtemps refoulé, Kayo se met peu à peu à l'écoute de Yao Poku et de ses légendes étrangement éclairantes... Porté à merveille par une traduction qui mêle français classique et langue populaire d'Afrique de l'Oued, ce roman époustouflant nous laisse pantelants, heureux de la traversée d'un monde si singulier.

Mon avis : 

J'ai posé mes valises au Ghana pour résoudre cette enquête plutôt atypique.  On suit deux personnages : Yao Poku, un vieux chasseur qui vit dans un petit village et Kayo Odamtten qui est médecin légiste et qui se retrouve "obliger" d'enquêter sur une étrange affaire dans ce petit village.

Dans une des cases on a retrouvé des restes humains et il doit résoudre l'enquête. Mais attention, ici, le chef de la police a été clair, il ne s'agit pas pour Kayo de découvrir la vérité mais bien de rédiger un rapport qui ressemble a la série les experts et cette affaire doit avoir des ramifications en dehors des frontières du pays. J'espère honnêtement que la police n'est pas comme cela au Ghana ou alors l'auteur n'a pas une très bonne image des forces de polices de son pays. En tout cas, cela fonctionne très bien et donne un excellent roman.

L'écriture de Nii Ayikwei Parkes m'a bien plu. "Kayo quittait souvent la maison à l’aube pour aider père et équipage à tirer les filets. Il se souvenait des chants des hommes ; du soleil lent à paraître, comme s’il avait été pris à l’autre extrémité du filet que les pêcheurs tiraient, puis qui émergeait enfin, illuminant l’océan d’une étincelante nuée rose orangé. Tout le long du rivage miroitait la lumière, qui se reflétait sur les grandes bassines d’aluminium des marchandes de poisson, en pâles éclats scintillants, comme autant de clins d’œil de l’horizon. "
Il oscille entre le parlé de Kayo qui est distingué, puisqu'il a fait des études en Angleterre et vient de la ville et le parlé des villageois qui m'a sourire parfois. En lisant leur propos, je pouvais clairement les entendre. "Eï, les choses étonnantes ne cesseront jamais. Les gens disent qu'il n'y a rien d'autre que ce qu'on voit, mais il est vrai aussi qu'il n'y a rien d'autre que ce qu'on ne voit pas."
Comme dans beaucoup de récit africains, les traditions et les légendes sont très présentes pour les plus grand plaisir du lecteur. C'est un dépaysement totale. "Les ancêtres disent que la vérité est courte mais, sɛbi, si l’histoire est mauvaise, alors même la vérité va s’étaler comme un crapaud écrasé par une voiture sur une de ces routes qu’ils sont en train de construire."
C'est donc une très bonne découverte et un excellente lecture que je vous recommande chaudement.

Lu dans le cadre du challenge :
- ABC 2017

samedi 28 janvier 2017

L'Auberge de la Jamaïque

Résumé : 


Orpheline et pauvre, Mary Yellan n'a pas d'autre ressource que de quitter le pays de son enfance pour aller vivre chez sa tante, mariée à un aubergiste, sur une côte désolée de l'Atlantique. Dès son arrivée à l'Auberge de la Jamaïque, Mary soupçonne de terrifiants mystères. Cette tante qu'elle a connue jeune et gaie n'est plus qu'une malheureuse, terrorisée par Joss, son époux, un ivrogne menaçant, qui enjoint à Mary de ne pas poser de questions sur les visiteurs de l'auberge. Auberge dans laquelle, d'ailleurs, aucun vrai voyageur ne s'est arrêté depuis longtemps... De terribles épreuves attendent la jeune fille avant qu'elle ne trouve le salut en même temps que l'amour. Dans la grande tradition romantique des sœurs Brontë, la romancière anglaise, auteur de Rebecca, nous entraîne avec un sens prodigieux de l'ambiance et de l'intrigue au cœur d'un pays de landes et de marais battu par les tempêtes, où subsiste la sauvagerie ancestrale des pirates et des naufrageurs.

Mon avis : 

Je vous met en garde, la critique qui suit ne va absolument pas être objective. Daphné du Maurier est sans contexte l'une de mes auteurs favoris et elle a encore conquis mon cœur avec l'Auberge de la Jamaïque. 

Dans ce roman, tout est absolument extraordinaire : d'abord, les descriptions de la lande sauvage vous mette directement dans l'ambiance. Le suspense est présent à chaque pages, il est donc quasiment impossible de lâcher le roman une fois commencer. L'action et l'intrigue ne cesse jamais, il y a en effet aucun temps mort et l'on passe d'un rebondissement a un autre.

Les personnages, notamment Mary et Jem, sont tellement attachants. Mary est un petit bout de femme qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Elle est courageuse et l'on suit ses aventures avec plaisir. J'ai bien sur adoré la fin, mais la je ne vous en dirais pas plus, et il vous faudra lire le roman pour comprendre. 

Bref, c'est une excellente lecture et un vrai coup de cœur pour moi comme a chaque fois avec Daphné du Maurier. Il me reste quelques uns de ses romans dans ma PAL a découvrir et je n'ai aucun doute qu'ils seront tout aussi excellents.

Lu dans le cadre :
- Lecture commune sur livraddict organisé par
unchocolatdansmonroman
- Challenge ABC 2017

mercredi 25 janvier 2017

La Princesse Printemps

Résumé : 


La Princesse Printemps règne sur une minuscule île paradisiaque, au large du Panama. Pour subvenir à ses modestes besoins, elle traduit avec ardeur des romans médiocres, que publient des éditeurs pirates. Mais un jour, un nuage noir apparaît à l'horizon, annonciateur de la pire des catastrophes......

Mon avis : 


Ce week-end, je suis partie en voyage avec César Aira sur une toute petite île imaginaire au large du Panama.  La princesse Printemps est un conte qui fait ressortir l'enfant qui est en nous et nous entraîne dans une folle aventure.

Je suis malgré tout quelque peu déçue par la tournure que prend l'histoire. Si j'ai adoré le début avec les descriptions (le style de l'auteur vaut vraiment le détour), j'ai été moins emballée par la suite qui prend une drôle de tournure. C'est cynique et loufoque a souhait et ça m'a quelque peu dérangé.

Je suis quand même très contente de cette rencontre avec l'auteur et il me tarde de découvrir d'autres de ses romans.

Les messieurs

Résumé : 


Lycéennes effrontées ou fiancées romantiques, les jeunes filles de Claire Castillon ont un trait commun : les hommes dont elles tombent amoureuses sont plus âgés, voire bien plus âgés qu’elles. Sont-elles intrigantes ou ingénues ? Naïves ou rouées ? Les deux, sans doute. Mais ne nous y trompons pas : la cible que visent ces 21 nouvelles, ce sont avant tout ces « messieurs ». Leur légèreté est pathétique. Leur veulerie, inébranlable. À quelques exceptions près.

Suite de variations sur un thème classique, Les Messieurs sont autant de contes cruels, de brèves comédies. S’y dessinent les intermittences du désir masculin et les espoirs déçus des filles. Des histoires d’abandon, d’innocence et d’effroi comme seule en connaît l’adolescence, ce moment de fragilité extrême que Claire Castillon décrit admirablement.

Mon avis : 

J’étais curieuse de découvrir un roman de Claire Castillon et comme j'adore les nouvelles, j'ai eu envie de commencer par ce livre-ci. Au final, je suis quelque peu déçue et quelques jours après cette lecture, j'ai déjà oublié la totalité des histoires présentes dans ce recueil.

Tout n'est pas négatif, et je dois dire que j'ai aimé la plume et le style de l'auteur. C'est léger, parfois drôle et ça se lit très vite. Malheureusement, je suis peu convaincue par ces nouvelles qui sont pour moi moyennement réussites car il n'y a pas vraiment de chutes. Ce que j'aime dans les nouvelles, c'est que c'est court. L'auteur doit donc captiver le lecteur sur très peu de pages et surtout la chute doit être totalement inattendue et retourner totalement la situation de départ. Ici on a plus affaire a des petites scènes de vie, avec des couples tous plus ou moins hors du commun.

Je retenterai ma chance avec Les pêchers ou Les couplets qui sont tous deux dans ma PAL.

dimanche 22 janvier 2017

Ce que j'ai visionné du 15 decembre au 21 janvier 2017

TANGO LIBRE (2012)

Synopsis : JC, gardien de prison, est un homme sans histoire. Sa seule fantaisie consiste à suivre un cours de tango un soir par semaine. Un jour, il y rencontre une nouvelle venue, Alice. Le lendemain, il la retrouve avec surprise au parloir de la prison, elle rend visite à deux détenus : l’un est son mari, l’autre son amant…
Étrangement attiré par cette femme libre qui ne vit selon aucune règle, JC finit par transgresser tous les principes qui gouvernaient sa vie jusqu’alors… 

Mon avis : J'ai passé un bon moment avec ce film. Je suis moyennement convaincu par François Damiens par Anne Paulicevich est excellente. Maintenant, il n'y a plus qu'a ce mettre au tango !




LE PASSÉ (2013)


Synopsis : Après quatre années de séparation, Ahmad arrive à Paris depuis Téhéran, à la demande de Marie, son épouse française, pour procéder aux formalités de leur divorce. Lors de son bref séjour, Ahmad découvre la relation conflictuelle que Marie entretient avec sa fille, Lucie. Les efforts d'Ahmad pour tenter d'améliorer cette relation lèveront le voile sur un secret du passé. 

Mon avis :  Quelques petites longueurs, mais un très beau film ou tout les acteurs sont excellents notamment Tahar Rahim et Ali Mosaffa.






UN HOMME IDÉAL (2014)

Synopsis : Mathieu, 25 ans, aspire depuis toujours à devenir un auteur reconnu. Un rêve qui lui semble inaccessible car malgré tous ses efforts, il n’a jamais réussi à être édité. En attendant, il gagne sa vie en travaillant chez son oncle qui dirige une société de déménagement…
Son destin bascule le jour où il tombe par hasard sur le manuscrit d’un vieil homme solitaire qui vient de décéder. Mathieu hésite avant finalement de s’en emparer, et de signer le texte de son nom...
Devenu le nouvel espoir le plus en vue de la littérature française, et alors que l’attente autour de son second roman devient chaque jour plus pressante, Mathieu va plonger dans une spirale mensongère et criminelle pour préserver à tout prix son secret…

Mon avis :  Pierre Niney nous prouve encore son talent d'acteur dans ce film ou le suspense et la tension monte de plus en plus. Un film très réussi qui fait froid dans le dos.



TOUT POUR ÊTRE HEUREUX (2015)

Synopsis : Antoine, bientôt quarantenaire, dilettante, égoïste et insatisfait ne s’est jamais réellement senti investi d’une mission pour s’occuper de ses filles, âgées de 5 et 9 ans.
Infantilisé par sa femme Alice, Antoine n’arrive pas à trouver sa place dans son foyer et décide subitement de la quitter pour une histoire sans lendemain.
Lorsqu’Alice lui confie leurs filles quelques jours par surprise, Antoine va se retrouver sur un continent inconnu. Et alors qu’il était incapable d’assumer son rôle de père à l’intérieur du noyau familial, il va finir par devenir une véritable « mère juive ».
Après avoir quitté sa femme par nostalgie de sa liberté d’antan, le nouvel Antoine va se retrouver confronté à une nouvelle nostalgie, celle de sa vie de famille… 

Mon avis : Pas totalement convaincu par Manu Payet, mais complétement sous le charme de ce film. On passe par toutes les émotions : l'agacement devant cet homme immature, l'amusement devant ces deux petites filles, l’émotion devant ce papa qui se découvre et puis la tristesse pour la fin du film.....

samedi 21 janvier 2017

Les oiseaux de Christophe Colomb

Résumé : 


Rêveuse, seule et un peu perdue dans un jardin au bord de la Seine, Alina, qui a treize ans, s'intéresse à Christophe Colomb. Entre les arbres et les immeubles, à l'ombre de la tour Eiffel, se trouve un musée qui va l'émerveiller. Quai Branly, tous les peuples du monde dialoguent. Ce qui ne devait être qu'une visite instructive devient pour elle un voyage. Elle ne s'attend pas à être la première à comprendre le lien mystérieux qui unit les Taïnos, peuple pour lequel elle va se passionner, au découvreur de l'Amérique.

Mon avis : 


Bilan encore mitigé pour un roman d'Adrien Goetz. Ou souhaite nous emmener l'auteur ? Pourquoi cet écrit ? Est-ce pour faire l'éloge du musée du Quai Branly et nous présenter ses collections ? Est-ce pour pousser le lecteur a découvrir les Taïnos ? Je n'ai toujours pas la réponse. En tout cas, j'ai eu un sentiment d'inachevé, un sentiment que le roman n'était pas complètement fini.

Alina est notre héroïne, elle a treize ans, c'est une petite fille pleine de vie et vient à Paris pour perfectionner son français chez son oncle et sa tante. Étant d'origine espagnole, on lui demande de faire un exposé sur Christophe Colomb. Elle décide donc de faire des recherches au musée du Quai Branly. J'ai trouvé cette ado très attachante : elle est encore une petite fille mais est tellement mature et intelligente.

J'ai appris beaucoup avec ce livre mais surtout il m'a donné envie d'en découvrir davantage sur ce fameux musée que je n'ai jamais visité mais aussi sur les Taïnos ou sur Christophe Colomb.

Le mobile

Résumé : 


Quand il n’officie pas dans le modeste cabinet juridique qui l’emploie, Álvaro pense à Flaubert. Comme lui, il veut écrire un grand roman. Son idée – simple et efficace – consiste à produire une nouvelle variation sur le couple et ses avatars : l’amour, l’argent, le crime. Le plan est précis, la routine efficace ; il ne manque plus que la réalité lui fournisse l’essentiel : le matériau, la vérité de son histoire. C’est ainsi qu’avec une méticulosité aussi attentive que soudaine, Álvaro jette son dévolu sur ses voisins et, ne reculant devant aucun sacrifice pour approfondir son sujet, en vient à prendre d’assaut la truculente concierge. Dans une mécanique parfaite, se met en place l’intraitable jeu de la fiction et du hasard.
Sur le modèle classique du marionnettiste manipulé, Javier Cercas excelle à organiser vertige et dérapage, et à faire plier le réel de sa fiction. Le lecteur trouvera, dans cet irrésistible roman de jeunesse, la manière et les obsessions qui ont fait le succès de l’auteur ainsi qu’une bien belle définition de la vocation.

Mon avis : 

Le mobile est un vrai coup de cœur et j'ai dévoré ce court roman ou longue nouvelle d'une traite. On rencontre Álvaro qui souhaite écrire un roman, il cherche d'abord sous quelle forme, puis son scénario. "Álvaro prenait son travail au sérieux. Chaque jour, il se levait ponctuellement à huit heures. Il finissait de se réveiller sous une douche d’eau glacée et descendait au supermarché acheter du pain et le journal. De retour chez lui, il préparait du café, des tartines grillées avec du beurre et de la confiture et il petit-déjeunait dans la cuisine, en feuilletant le journal et en écoutant la radio. À neuf heures, il s’asseyait à son bureau, prêt à commencer sa journée de travail."
Pour créer ses personnages, il va s'inspirer de ses voisins et essayer d'influencer leur propre vie pour pouvoir avancer ses projets d'écriture.

Javier Cercas, que je lis pour la première fois, écrit avec humour. Il aborde le thème du réel et de la fiction avec brio. Une note de fin de l'auteur, indique que cette nouvelle faisait partie d'un recueil de 5 nouvelles mais qu'il n'a finalement gardé que celle-ci. Dommage, j'aurai bien aimé lire les autres. En tout cas, ce premier écrit montre le talent de l'auteur qui m'a séduite et qu'il me tarde de découvrir d'avantage.

Lu dans le cadre du challenge :
- ABC 2017

Le maître a de plus en plus d'humour

Résumé :


L'usine a fait faillite, maître Ding est licencié. À seulement un mois de la retraite, c'est tout un monde qui s'effondre. Mais il retrouve soudain sa joie de vivre grâce à une idée géniale. Oui, mais cette idée... ne serait-elle pas un peu criminelle ?

Mon avis : 

Je découvre Mo Yan pour la première fois avec ce court roman ou cette longue nouvelle qui m'a beaucoup plu.

On fait la connaissance de maître Ding, un vieil homme qui vient d’être licencié de l'usine ou il a travaillé toute sa vie. Il se met en quête d'un travail mais sous ses yeux, il découvre que la ville a changé, que son pays est différent et que c'est le profit qui règne maintenant. Lui vient alors une idée mais celle-ci lui semble un peu criminelle.... "Maître, je vais vous dire quelque chose de moche : vous ne souffrez pas encore de la faim, mais le jour où vous serez affamé, vous saurez que si l’on met dans la balance sa face et son ventre, c’est toujours le ventre qui l’emporte !"

C'est un récit écrit avec beaucoup d'humour et l'on découvre les mœurs de la société chinoise sous les yeux de Ding. "Il soupira en pensant à ces amoureux, c'était fatal qu'il en soit ainsi pour ce genre de couple; c'était un amour classique, très triste, comme les concombres plongés dans le pot de saumure : pas de trace de sucre, ils n'ont que le goût du sel." Ding est un personnage attachant, un peu naïf qui nous livre ses pensées et qui essaie de gagner sa vie comme il peut. Il m'a fait sourire, rire parfois dans certaines situations.

Lu dans le cadre des challenges : 
- Raconte moi l'Asie
- ABC 2017

Le dimanche des mères

Résumé : 


Angleterre, 30 mars 1924. Comme chaque année, les aristocrates donnent congé à leurs domestiques pour qu'ils aillent rendre visite à leur mère le temps d'un dimanche. Jane, la jeune femme de chambre des Niven, est orpheline et se trouve donc désoeuvrée. Va-t-elle passer la journée à lire ? Va-t-elle parcourir la campagne à bicyclette en cette magnifique journée ? Jusqu'à ce que Paul Sheringham, un jeune homme de bonne famille et son amant de longue date, lui propose de le retrouver dans sa demeure désertée. Tous deux goûtent pour la dernière fois à leurs rendez-vous secrets, car Paul doit épouser la riche héritière Emma Hobday. Pour la première - et dernière - fois, Jane découvre la chambre de son amant ainsi que le reste de la maison. Elle la parcourt, nue, tandis que Paul part rejoindre sa fiancée. Ce dimanche des mères 1924 changera à jamais le cours de sa vie.

Mon avis :


La couverture et le résumé de ce court roman m'intriguait beaucoup, je ressors toutefois de cette lecture avec une légère déception.

L'intrigue m'a plu : une domestique et un jeune homme aristocrate entretiennent une liaison et en ce dimanche de mars 1924, les domestiques sont en congés. L'occasion pour les deux amants de se retrouver.
"Et son cœur avait bondi. C’était là une de ces phrases qu’on lit dans les livres, mais cela vous arrivait parfois pour de vrai. Dans son cas, c’était vrai. Son cœur avait bondi comme celui d’une héroïne de roman en difficulté. Il s’était envolé, comme les alouettes qu’elle entendrait chanter tout à l’heure, pointant en flèche vers la voûte du ciel bleu, alors qu’elle pédalait en direction d’Upleigh. "
Le jeune homme doit épouser une jeune fille de bonne famille dans deux semaines, leur liaison prendra bientôt fin. Mais ce dimanche de fête des mères va changer radicalement leur vie. L'histoire est très prenante et j'ai pris plaisir a découvrir nos protagonistes.

Ma déception vient du style de l'auteur : le roman est confus dans sa construction, la transition entre présent et retour dans le  passé n'est pas vraiment fluide et tout cela complique la lecture. Le langage est parfois crue et j'aurais aimé un peu plus de poésie.


vendredi 20 janvier 2017

Branches obscures

Résumé : 


Auteur respecté du paysage littéraire norvégien, le père de famille Jo Uddermann mène une petite vie tranquille dans une banlieue endormie d'Oslo. Il vient de publier un roman biographique sur un ami d'enfance décédé, un livre dans lequel il n'hésite pas à étaler - au nom de la vérité littéraire - les détails les plus intimes sur son ami, à s'interroger sur l'obscurité de son âme, à se livrer à des spéculations sur sa véritable nature, dressant ainsi le portrait d'un garçon instable, manipulateur et pervers.
Le roman fait polémique et bientôt des petites irrégularités viennent troubler son quotidien : des SMS étranges provenant d'un numéro masqué, une intrusion chez lui sans motif apparent, une Barbie décapitée, un chien mort gisant devant son garage, la sensation d'être surveillé. Et lorsque son éditeur l'appelle pour accuser réception de son autobiographie, sa vie bascule dans le chaos : il n'en est pas l'auteur et la seule personne qui aurait pu l'écrire à sa place n'est plus de ce monde...
Nikolaj Frobenius est de retour avec un roman insidieux profondément troublant où les frontières entre le réel et le romanesque s'effritent imperceptiblement jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucune certitude. La limite est franchie, les rôles sont inversés - l'heure de la vengeance du personnage sur son auteur a sonné.

Mon avis : 

Première rencontre avec Nikolaj Frobenius est pas la dernière ! J'ai dévoré Branches obscures et ses 279 pages de suspense. 

On fait la connaissance de Jo Uddermann, qui vient de publier son quatrième roman. "Finir un livre, c'est comme emmener un enfant dans la cour et l'abattre, écrivait Truman Capote. J'avais collé la citation sur le mur comme rappel de ce que je n'étais pas seul à penser que conclure l'écriture d'un roman était un crime."
Celui-ci est un peu différent des autres car c'est un roman autobiographique où il évoque un ami d'enfance.
"- Certains disent que le mal est l'absence d'amour, mais plus je pense à Georg, plus je suis sûr qu'il avait un talent destructeur. Un talent pour la destruction. "
Mais peu à peu, des événements étranges surviennent autour de Jo.

Pendant tout le roman, le lecteur se demande si Jo est complétement fou et paranoïaque ou si il est réellement en danger et que personne ne le croit. C'est la toute la clef du roman et qui apporte tant de suspense au thriller. 
Juste un petit bémol pour la fin que je ne suis pas certaine d'avoir entièrement saisi ou alors je m'attendais à quelque chose de plus spectaculaire.

Je suis conquise par le style et la plume de l'auteur et je suis maintenant curieuse de découvrir ses autres romans.

Lu dans le challenge : 
- ABC thriller / policier 2017

Yeruldelgger

Résumé : 


Yeruldelgger, commissaire à la crim’ d’Oulan Bator, est appelé dans les steppes alors qu’il enquêtait sur le meurtre sauvage de trois chinois. Là-bas il découvre le corps d’une fillette, un crime qui le ramene directement vers son propre drame personnel, l’assassinat de sa fille cadette quelques années plus tôt. Au fil de son enquête Yeruldelgger et son équipe vont découvrir que les deux affaires pourraient être liées…

Mon avis : 

 Ce roman me faisait de l’œil depuis un bon moment : un voyage en Mongolie, ça ne se refuse pas et puis tous les prix qu'il a pu recevoir m'intriguait. Je me suis donc plongée dedans mais je n'ai absolument pas aimé....

Je n'aime pas écrire de critiques négatives, et la encore, je ne remets absolument pas en cause la plume de Ian Manook qui a un vrai talent d'écriture mais c'est juste beaucoup trop noir pour moi. Certaines scènes sont extrêmement dures : racisme, viols, bagarres, insultes, meurtres, tortures... bref il faut avoir le cœur bien accroché !

Je n'ai pas réussi non plus a m'attacher aux personnages : Yeruldelgger est certes un policier charismatique mais je ne l'ai pas trouvé touchant. J'ai donc du m'accrocher pour venir a bout des 630 pages et je ne suis pas mécontente de moi. Malgré le suspense, j'ai trouvé cette lecture très longues et certains passages, aurait pu, selon moi être raccourcis. Je vais arrêter l'aventure ici et renoncer a lire les tomes suivants.

Lu dans le cadre des challenges :
- ABC thriller, policier 2017
- Pavés 2016-2017

mardi 17 janvier 2017

Baba Segi, ses épouses, leurs secrets

Résumé : 


Malgré les études qu’elle a menées brillamment et qui pourraient lui assurer un avenir différent, Bolanle devient la quatrième femme de Baba Segi, de vingt ans son aîné. Elle n’est pas la bienvenue auprès des autres épouses qui cumulent sept enfants : elle est la nouvelle, la plus jeune, et pire que tout elle est instruite. Bolanle comprend vite que, pour se faire accepter, elle va devoir devenir mère. Mais les mois passent sans qu’elle tombe enceinte, et sa stérilité supposée menace l’équilibre de la maisonnée…
C’est avec hardiesse et humour que Baba Segi, ses épouses, leurs secrets s’empare d’un sujet de société en n’éludant aucun de ses aspects psychologiques, économiques, sexuels. Quand le vaudeville polygame tourne au drame pour dénoncer l’hypocrisie du Nigeria contemporain, qui exalte la maternité et dénie toute autonomie à la femme, Lola Shoneyin s’impose avec talent comme l’une des voix les plus engagées de la jeune garde nigériane.

Mon avis : 

J’étais curieuse de découvrir un roman du Nigeria, ne sachant pas vraiment à quoi m'attendre et finalement ce roman a été un vrai coup de cœur.  On découvre ici, un autre pays avec des coutumes différentes, des croyances et des traditions encore bien marquées.
""Pourquoi les chauves-souris volent juste à la tombée de la nuit ? avais-je un jour demandé à maman.
- Parce que ce sont des sorcières ailées. Les sorcières, ça vole à la tombée de la nuit."
Ce n’était pas une réponse satisfaisante pour une enfant de neuf ans. "Mais les chauves-souris, ce ne sont pas des sorcières ?
- Si, parce qu’elles se suspendent la tête en bas. Si tu restais la tête en bas, que t'arriverait-il ?
- Je mourrais?" avais-je demandé, inquiète. J'avais laissé tomber les bons haricots dans le tas de mauvais.
"Tout à fait, tu mourrais? Mais elles, non. Elles peuvent dormir la tête en bas parce qu'elles ont des pouvoirs maléfiques. Arête de discuter et trie les haricots, Bolanle.
"

Bolanle, une jeune fille qui a fait des études, surprend tout le monde en épousant Baba Segi, qui a déjà trois épouses et qui est bien plus vieux qu'elle. On va alors suivre le quotidien de la jeune fille, qui n'est pas forcement accueillie a bras ouverts par les autres femmes, ses difficultés à concevoir un enfant et sa vie de femme mariée. On découvre également au fil des chapitres, l'histoire des épouses ainsi que celle de Baba Segi et peu a peu, on s'attache a eux.
"Les enfants n'ont pas su dissimuler leur déception en me voyant, mais Baba Segi n'a semblé rien remarquer. Il a bombé le torse et a demander à l'assemblée de saluer leur nouvelle tatie. Les filles ont exécuté une révérence brusque et les garçons m'ont adressé un rapide salut.
"Baba Segi, ils tiennent tous de toi, trait pour trait, ai-je dit.
- A quoi de petits léopards peuvent-ils ressembler, sinon à un grand léopard ? [...]"
"

Il y a comme je le disais plus haut également une intrigue qui tourne autour du fait que Bolanle ne tombe pas enceinte et on sent petit à petit la tension montée, jusqu'au dénouement. J'ai trouvé ce roman magnifiquement bien écrit et construit de manière habile. Le rythme est assez lent et pourtant le suspense est bien présent malgré tout. C'est vraiment une belle découverte et ce roman mérite vraiment le détour.

Lu dans le cadre du challenge :
- Le tour du monde en huit ans

dimanche 15 janvier 2017

Ce que j'ai visionné du 8 decembre au 14 janvier 2017

CASSE-TÊTE CHINOIS (2013)

Synopsis : Xavier a maintenant 40 ans. On le retrouve avec Wendy, Isabelle et Martine quinze ans après L’Auberge Espagnole et dix ans après Les Poupées russes.
La vie de Xavier ne s’est pas forcément rangée et tout semble même devenir de plus en plus compliqué. Désormais père de deux enfants, son virus du voyage l’entraîne cette fois à New York, au beau milieu de Chinatown. Dans un joyeux bordel, Xavier u cherche sa place en tant que fils, en tant que père… en tant qu’homme en fait ! Séparation. Famille recomposée. Homoparentalité. Immigration. Travail clandestin. Mondialisation. La vie de Xavier tient résolument du casse-tête chinois ! Cette vie à l’instar de New York et de l’époque actuelle, à défaut d’être cohérente et calme vient en tout cas nourrir sa plume d’écrivain…

Mon avis : J'ai eu un vrai coup de cœur pour ce film ou tout est très bon : les acteurs et le scénario. J'avais vu l'auberge espagnole il y a très longtemps et ce film m'a donné envie de le revoir et de découvrir également Les poupées russes.

FRANTZ (2016)

Synopsis : Au lendemain de la guerre 14-18, dans une petite ville allemande, Anna se rend tous les jours sur la tombe de son fiancé, Frantz, mort sur le front en France. Mais ce jour-là, un jeune Français, Adrien, est venu se recueillir sur la tombe de son ami allemand. Cette présence à la suite de la défaite allemande va provoquer des réactions passionnelles dans la ville. 

Mon avis : François Ozon m'a a nouveau séduite avec ce film merveilleux. Le noir et blanc donne encore plus d'effet a ce film qui se déroule juste après la Première Guerre Mondiale. J'ai découvert également deux excellents acteurs : Pierre Niney que je connaissais de nom mais que je n'avais pas encore vu jouer et la très jolie Paula Beer qui est selon moi, une étoile montante. 

samedi 14 janvier 2017

Les yeux plus grands que le ventre

Résumé : 


Dans le Rio de Janeiro de l'immédiat avant-guerre sévit un tueur en série ayant une particularité : il ne s'attaque qu'aux femmes très grosses. Ainsi disparaissent une prostituée polonaise, une religieuse incapable de résister à la gourmandise, l'attachée de l'ambassade d'Allemagne et plusieurs jeunes femmes de la bonne société carioca. Le commissaire Noronha est chargé de l'enquête. Esteves, un ex-policier portugais reconverti dans la pâtisserie, lui prête main-forte.
Au fil de leurs investigations, ils se rendent dans les quartiers chauds de la ville, au superbe Opéra de style Art nouveau un soir de première, assistent à une course automobile. Noronha et Esteves doivent rassurer les femmes de Rio, qui estiment toutes qu'elles ont les yeux plus grands que le ventre.

Mon avis : 

J'ai fait escale au Brésil en compagnie de Jô Soares et de ce roman policier totalement décalé. Déjà l'idée du scénario sort de l'ordinaire : un tueur en série qui ne s'en prend uniquement qu'aux femmes bien en chair, ajouté à ça une équipe de policiers totalement déjantés et un style de narration de la part de l'auteur bien atypique et mélanger le tout. Cela vous donnera : Les yeux plus gros que le ventre.

Malgré quelques petites longueurs par-ci par-la, j'ai adoré ce voyage au Brésil. Nous sommes dans les années 30 et l'auteur parsème son récit de petites notes historiques sur son pays mais aussi sur le monde et nous remet dans le contexte d'époque. L'enquête est bien menée et j'ai aimé la construction du roman. Comme dans un épisode de Colombo, ici, on connaît des les premières pages, le coupable, mais on assiste au fil des pages à l'enquête policière.

Les policiers justement parlons-en : j'ai apprécié les brésiliens mais j'ai eu un petit coup de cœur pour Esteves, ex-policier portugais, reconverti au Brésil en pâtissier et qui va venir en aide pour résoudre cette enquête. Il m'a beaucoup fait rien avec ses dictons et expression comme par exemple : "Mieux vaut être célibataire à Sintra que lapidé à Téhéran".

J'ai passé un superbe moment de lecture et j'ai adoré cette première rencontre avec Jô Soares. Je suis maintenant curieuse de découvrir d'autres de ses romans.

Lu dans le cadre des challenges :
- ABC thriller / policier 2017
- le tour du monde en huit ans

jeudi 12 janvier 2017

Le premier miracle

Résumé : 


Karen Holt est un agent du gouvernement britannique au sein d’un service de renseignements très particulier. Benjamin Horwood est un universitaire qui ne sait plus trop où il en est. Elle enquête sur une spectaculaire série de vols d’objets archéologiques à travers le monde. Lui passe ses vacances en France sur les traces d’un amour perdu. Lorsque le vénérable historien qui aidait Karen à traquer les voleurs hors norme meurt dans d’étranges circonstances, elle n’a pas d’autre choix que de recruter Ben, quitte à l’obliger. Ce qu’ils vont vivre va les bouleverser. Ce qu’ils vont découvrir va les fasciner. Ce qu’ils vont affronter peut facilement les détruire…

Mon avis : 

Je connaissais Gilles Legardinier en auteur de romans drôles, je le découvre ici dans un thriller. Bon la petite touche d'humour n'est jamais très loin, je vous  rassure. Mon sentiment après lecture reste partagé.

Tout d'abord, j'ai eu énormément de mal à rentrer dans l'histoire. Benjamin Horwood, le personnage principal est parfois très horripilant, et son humour parfois un peu soûlant.  Bon, après quelques pages, on finit par s'y faire et même parfois a sourire de certaines blagues :
"- Quel est donc le point commun entre une statue d'aphrodite et un chien qui font du stop ?
- Êtes-vous sérieuse ? Je suis prêt à me damner pour vous sortir de là, et c'est tout ce que vous trouvez à me demander ?
- Vous préférez que je vous demande si vous m'aimez ?
- Le chien et Aphrodite vivent tous les deux les fesses à l'air.
"
Karen, elle débarque à la manière d'une James Bond version féminine, et je me suis vraiment demandée ou j'allais avec cette lecture.
Je dois vous avouer, que j'ai eu envie d'abandonner plusieurs fois mais je me suis malgré tout. Je ne le regrette pas, car une fois le premier tiers passé, le roman commence vraiment a devenir prenant.

Je suis vraiment impressionnée par le travail de recherche qu'un tel roman peu demander. Entre les différents endroits ou se déroule le roman, les explications historiques et scientifiques, je suis bluffée et je tire mon chapeau à l'auteur.

Même si le roman a quelques petits défaut, et que je ne l'aurai sans doute jamais lu sans le nom de Gilles Legardinier sur la couverture, je dois dire que j'ai passé un bon moment. Je ne peux que vous le recommander car il est quasiment impossible de résumer son intrigue tant le livre est riche. Je faisais référence à James Bond plus haut, en parlant du personnage de Karen et à la lecture, j'avais vraiment l'impression d’être dans un des films : les intrigues, les services secrets, les surveillances..... Bref, je vous laisse découvrir ce roman qui se dévore.

Lu dans le cadre des challenges : 
- ABC thriller / policier 2017
- Pavés 20016 - 2017

mercredi 11 janvier 2017

L'inconnue de Bangalore

Résumé :

Bangalore, la cosmopolite Silicon Valley indienne, s’apprête à célébrer la première nuit du Ramadan. Le quartier musulman de Shivaji Nagar brille de mille feux lorsqu’un jeune prostitué est attaqué et brulé vif dans une ruelle sordide… Confiée à l’inspecteur Borei Gowda, quinquagénaire désabusé, l’affaire ne fait que commencer. Un nouveau meurtre similaire est bientôt perpétré, et les témoins évoquent la présence sur les lieux d’une créature d’une grande beauté. Une première piste ?

Mon avis : 

J'ai fait escale en Inde en ce début 2017 avec Anita Nair, que je lisais pour la première fois. Si les débuts du roman m'ont paru difficile, je suis au final conquise par cette lecture.

Nous voici à Bangalore, où Borei Gowda, un flic super attachant que l'on apprend à connaître au fil des pages, enquête sur le meurtre d'un jeune homme. On découvre une ville / un pays qui se déchire entre tradition et modernité, entre croyance et réalité, où la prostitution, le crime côtoie la ville moderne de Bangalore que l'on surnomme Silicon Valley indienne. Bref rien que pour le dépaysement, ce roman policier vaut le détour.

Ensuite comme je vous le disais plus haut, j'ai trouvé le personnage de Borei Gowda très intéressante. Si au début j’étais sceptique a son sujet : c'est un flic ronchon, assez lent, avec quelques kilos en trop... Très vite pourtant, on apprend à le connaître, à découvrir son histoire et a le trouver attendrissant. Dommage qu'il ne soit pas possible de le retrouver dans une autre enquête car j'aurais beaucoup aimé, continuer a apprendre à le connaître.

Comme dans tout bon roman policier, évidement le suspense est au rendez-vous et l'auteure nous (ou uniquement moi, mauvaise détective) emmène sur de fausses pistes et bien sur la fin est surprenante. Pendant tout le roman, j'ai suspecté quelqu'un qui bien sur n'était pas le coupable. 

J'ai passé un très bon moment, et je ne devrais pas tarder a sortir d'autres romans de l'auteur de ma PAL.

Lu dans le cadre des challenges : 
- ABC thriller, policier 2017
- Raconte moi l'Asie

dimanche 8 janvier 2017

Robert des noms propres

Résumé : 


Pour un écrivain, il n'est pas de plus grande tentation que d'écrire la biographie de son assassin.
Robert des noms propres : un titre de dictionnaire pour évoquer tous les noms qu'aura dits ma meurtrière avant de prononcer ma sentence. C'est la vie de celle qui me donne la mort.

Mon avis : 

Robert des noms propres est un titre d'Amélie Nothomb que je n'avais pas encore lu et j'ai été séduite par ce court roman. 

On y suit la vie de Plectrude, une petite fille, élevée par son oncle et sa tante après que sa mère est assassinée son père et se soit suicidée en prison. Rien de très gai me direz-vous... Mais ce n'est pas tout. La jeune fille est surdouée et a du mal à s’intégrer à l’école et n'aime que les cours de danse. Sa tante qui n'a malheureusement pas réussie à devenir un petit rat d'opéra, l'a pousse et la petite en deviendra anorexique. Bref, c'est un roman difficile à lire. 
 
Heureusement la plume d'Amélie Nothomb est là pour apporter une petite touche de folie à l'ensemble pour éviter de tomber dans le drame. D'ailleurs cette folie, ressort très bien dans les dernières pages où un événement complètement inattendu survient. Mais je ne vous en dit pas plus.

On passe une bon moment, bercé par les mots d'Amelie. Les 190 pages se dévorent d'une traite, et j'espère qu'un jour, l'auteure nous écrira un long roman que chaque lecteur pourra savourer plus longuement.

Lu dans le cadre du challenge :
- ABC 2017

Ce que j'ai visionné du 31 decembre au 7 janvier 2017

Une de mes résolutions pour cette nouvelle année 2017, c'est de voir plus de film. Je ne suis pas une grande fan de télé mais j'ai vraiment envie de m'y mettre sérieusement et de développer ma culture cinématographique. Bref, je me suis fixée un objectif d'un film par jour (bon pour etre honnete, je ne pense pas y arriver car certains soirs j'ai juste envie d'aller au lit mais bon on va essayer de s'y tenir.)



LE NOUVEAU STAGIAIRE (2015)

Synopsis : Ben Whittaker, un veuf de 70 ans s'aperçoit que la retraite ne correspond pas vraiment à l'idée qu'il s'en faisait. Dès que l'occasion se présente de reprendre du service, il accepte un poste de stagiaire sur un site Internet de mode, créé et dirigé par Jules Ostin. 

Mon avis :  J'ai passé une excellente soirée devant ce film et ça a été mon réveillon de la nouvelle année. Il faut pas s'attendre au film de l'année mais c'est drôle, léger et on passe un bon moment.
Robert de Niro et Anne Hathaway sont excellents dans leur rôle respectif et comme dans tout bon film américain, ça se termine sur une "happy end".




A DERIVA
(2009)

Synopsis : Filipa, 14 ans, passe l'été avec sa famille à Buzios, à côté de Rio de Janeiro (Brésil). Ces vacances seront le théâtre d'un passage douloureux à l'âge adulte et de sa première initiation à l'amour. Filipa découvre avec peine l'infidélité de son père, un romancier célèbre qui trompe sa mère avec une belle Américaine vivant près du petit village côtier. Mais cet événement n'est que le premier d'une longue série de réalisations à la fois douloureuses et enchanteresses que Filipa va être amenée à faire sur sa famille et sur elle-même.  

Mon avis :Vincent Cassel est un de mes acteurs favoris et je n'avais encore jamais vu ce film avec lequel j'ai passé un très bon moment. 
Le duo Vincent Cassel et Laura Neiva, père et fille, apporte beaucoup au film. Et puis les paysages brésiliens sont a couper le souffle.


UN PETIT BOULOT (2015)

Synopsis : Jacques habite une petite ville dont tous les habitants ont été mis sur la paille suite à un licenciement boursier. L'usine a fermé, sa copine est partie et les dettes s’accumulent. Alors quand le bookmaker mafieux du coin, lui propose de tuer sa femme, Jacques accepte volontiers...  

Mon avis : J'ai regardé ce film pour Romain Duris mais j'avais un a-priori sur Michel Blanc et puis finalement, j'ai beaucoup ri et bien apprécié ce film. Ils forment a eux deux un beau duo, assez inattendu, mais qui au final fonctionne très bien. Le scénario est drôle et Romain Duris nous prouve que la carrière de tueur a gages ne s'improvise pas ou presque....



BLUE LAGOON (2012)

Synopsis : Participant à un projet humanitaire, Emma et Dean, deux lycéens, se dirigent en bateau vers les Caraïbes. Tombée accidentellement dans l'eau, Emma est sauvée par le jeune homme mais ils se retrouvent tous les deux à bord d'un canot de sauvetage, perdus au beau milieu de l'océan. Une tempête éclate alors, entraînant ces derniers sur une île déserte. Loin de leurs proches et en terre inconnue, Emma et Dean apprennent à se connaître et tombent follement amoureux l'un de l'autre. 

Mon avis : Je rentrais d'une longue journée de boulot, j'avais un début de mal de crane et j'avais envie de légèreté. Pour être léger, c'est très léger. C'est typiquement le genre de film pour ado, bien rose, plein de bon sentiment. Ça fait du bien sur le moment mais on ne peut pas dire que ça me laissera un souvenir impérissable. 


 PARLEZ-MOI DE VOUS (2012)
 
Synopsis : À 40 ans, Mélina est la voix la plus célèbre de France. Animatrice à la radio, la nuit à l’antenne elle résout les problèmes affectifs et sexuels des auditeurs avec impertinence, humour et sans tabou. Tout le monde connaît sa voix, mais personne ne connaît son visage.
Dans la vie, elle évite tout contact et vit comme une vieille fille dans les beaux quartiers. Partie à la recherche d’une mère qu’elle n’a jamais connue, elle découvre que celle-ci vit au sein d’une famille nombreuse, en banlieue. Elle décide de s'approcher d'elle, incognito....

Mon avis : Il y avait longtemps que je n'avais pas vu à l’écran Karin Viard et encore une fois elle m'a scotché par son jeu d'actrice. Il faut dire que le film repose beaucoup sur elle et sur son personnage névrosé car pour le reste le film est malheureusement un peu faiblard.

A la recherche du monstre

Résumé : 


Strasbourg, fin des années vingt, le professeur Paul Niort, docteur en zoologie et chasseur de monstres & curiosités diverses reçoit une étrange lettre du Tyrol lui signalant l'existence d'un grand ver avec deux pattes et une tête de chat... Le voilà parti dans les montagnes à la recherche du Tatzlwurm. Cependant en Autriche à cette époque, il y a une monstruosité d'un autre genre qui voit le jour.

Mon avis : 

Je suis complètement sous le charme de cette BD. Nous voici transportés dans les années 20 / 30 ou un professeur se rend en Autriche à la recherche d'une créature assez bizarre : un grand ver avec deux pattes et une tête de chat. Lui et un autrichien veulent ainsi prouver que cette créature existante. Ils partent donc dans les montagnes a sa recherche.

On se perd dans les montagnes autrichienne avec un grand plaisir et l'on suit nos deux personnages attachants. On plonge dans les années 20 / 30 avec cet album, entièrement en noir et blanc, ce qui renforce le voyage dans le temps.

Cet album est vraiment plein d'humour mais aussi de vérités :
"- Un jour j'aimerais bien voyager, voir le monde !
- Et où voudriez-vous aller ? A Paris peut-être ? Dans la jungle amazonienne ? Où dans le désert ?
- Peu pour moi ! J'aimerais voir l’Himalaya.
- L’Himalaya ? Encore des montagnes ? Cela ne vous dépaysera guère ! Vous n'avez jamais vu l'océan je parie !
- Qu'est-ce que vous voulez que j'en fasse de l'océan ? Il me faudrait déjà toute une vie pour explorer les montagnes... Et cela me suffit bien !

On dit qu'on pense aussi loin qu'on voit... Enfin, qui étais-je pour juger ?
"

Bref c'est pour moi une très belle découverte. 

samedi 7 janvier 2017

L'érection, tome 1

Résumé : 


C'est une histoire de couple quelques jours avant Noël. C'est l'histoire d'une femme qui fête son anniversaire et qui n'apprécie pas particulièrement d'avancer en âge. C'est l'histoire d'une belle et grande engueulade...
C'est une histoire sur l'érosion du désir et le besoin, parfois, de donner un grand coup de pied dans la routine.
C'est l'histoire d'une surprise.
C'est l'histoire d'un cadeau.
C'est l'histoire d'une érection...

Mon avis : 


Avec ce premier tome de l'Erection, je m'attendais a une BD drôle or, ici, malgré les 70 pages, je me suis un peu ennuyée. Au final, on assiste juste a une dispute entre un couple....

On fait la connaissance de Léa et Florent, en couple depuis 25 ans. Ce soir, ils ont des invités à dîner pour célébrer le 48eme anniversaire de Léa. Florent décide de faire une surprise à sa femme en prenant une pilule de viagra. Seulement premier faux pas, il prend le comprimé trop tôt et se retrouve avec une érection pendant le repas. S'en suit une série de quiproquos.....

Comme je le disais plus haut, je m'attendais à beaucoup plus d'humour, or ici, il ne s'agit que d'une dispute de couple. Léa m'a vraiment semblé complètement hystérique tandis que Florent, lui n'a aucune réaction (a croire que tout son sang c'est déplacé au niveau de l'entrejambe et donc que le cerveau fonctionne au ralenti...). Bref, j'ai survolé cette bande dessinée sans réussir à m'attacher aux personnages ou a trouvé un quelconque intérêt.


La Rêveuse d'Ostende

Résumé : 


Pour guérir d'une rupture sentimentale, un homme se réfugie à Ostende, ville endormie face à la mer du Nord. Sa logeuse, la solitaire Anna Van A., va le surprendre en lui racontant l'étrange histoire de sa vie, où se conjuguent l'amour le plus passionné et un érotisme baroque. Superbe mystificatrice ou femme unique ?

Cinq histoires où Eric-Emmanuel Schmitt montre le pouvoir de l'imagination dans nos existences. Cinq histoires - La rêveuse d'Ostende, Crime parfait, La guérison, Les mauvaises lectures, La femme au bouquet - suggérant que le rêve est la véritable trame qui constitue l'étoffe de nos jours.

Mon avis : 

Eric-Emmanuel Schmitt est un auteur que j'apprécie beaucoup et je prends toujours énormément de plaisir a lire ses écrits.
La rêveuse d'Ostende est un recueil de 5 nouvelles toutes très belles. Bien sûr, pour moi, j'ai trouvé que deux nouvelles sortaient vraiment du lot : La guérison qui est, sans aucun doute, ma nouvelle favorite et Crime parfait dont je vais vous parler un peu plus bas.
J'ai aimé La rêveuse d'Ostende et Les mauvaises lectures. Concernant La femme au bouquet, je pense que je suis passée à côté car je n'ai pas accroché plus que cela.

La guérison nous raconte l'histoire d'une infirmière qui vit seule et qui se trouve banale. Elle n'a jamais imaginé un seul instant pouvoir plaire à un homme elle qui s'habille de manière quelconque. Elle se dévoue entièrement a ses patients. Un jour, elle fait la rencontre d'un malade, qui après un accident se retrouve tétraplégique et aveugle. Pourtant, il va l'a séduire et lui faire découvrir la féminité, la sensualité d'une odeur de peau etc... Elle va petit à petit apprendre à se connaître et à guérir de ses complexes.

Crime parfait est l'histoire d'une femme qui sous l'influence d'une amie va se mettre à haïr son mari au point de l'assassinat. Elle a tout prévu pour maquiller le meurtre en accident et espère vite rentrer chez elle pour ouvrir 4 boites a biscuit en fer que son mari cache et refuse de lui montrer. Elle rêve donc de découvrir ce qu'il cache si précieusement. Malheureusement, le sort s'acharne, puisqu'elle est arrêté par la police, jeté en prison puis vient l'heure du procès. Ce n'est que le dernier jour du procès qu'elle pourra enfin découvrir le contenu du trésor de son mari et c'est tout sauf ce qu'elle imaginait.

C'est un recueil vraiment réussi, on retrouve l’écriture et le  style de l'auteur. Les nouvelles se dévorent et l'on passe un excellent moment.

Lu dans le cadre du challenge :
- ABC 2017



mardi 3 janvier 2017

À l'origine des contes : Pinocchio

Résumé : 


Mais d’où Perrault, Grimm, Andersen et les autres ont-ils tiré leurs contes ? Qui a inspiré Pinocchio à Carlo Collodi ou La Belle et la Bête à Jeanne-Maire Leprince de Beaumont ? Et si… des personnages ayant pu exister, des événements ayant pu se dérouler dans leurs contextes historiques, étaient leur source d’inspiration, l’origine, de tous ces contes que nous connaissons ? Philippe Bonifay a imaginé des histoires qui auraient pu être à l’origine de ces contes merveilleux! Et si… Pinocchio Paris, 1875. Adoptée par Gaston, le gardien de l’Opéra de Paris, Louise est une petite fille à l’imagination débordante. Sans cesse elle invente des histoires incroyables pour expliquer à son père qu’elle a manqué l’école, avec la fâcheuse tendance à se gratter le nez à chacun de ces mensonges. Serait-ce en cette jeune fille que Carlo Collodi, un ami de Gaston, aurait trouvé l’inspiration pour son Pinocchio ?

Mon avis : 

D’où viennent les contes ? C'est la question que s'est posé Philippe Bonifay en créant cette bande-dessinée. Il revient sur l'origine de Pinocchio et l'on plonge dans les coulisses de l'opéra Garnier (et rien que pour cela ça vaut le détour !). Les dessins sont sublimes et l'on s'y croirait. Les couleurs sont vives et le tout apporte un plus au récit.

 Niveau intrigue par contre, j'ai eu un peu plus de mal a suivre le récit qui parfois est assez décousu et qui nous emmène un peu partout en même temps. Le scénario manque un peu de cohérence et pour le lecteur ce n'est pas toujours facile.   Malgré tout, la petite Louise est un personnage attachant et on prend plaisir a suivre ses aventures.

C'est une belle découverte et même si je ne suis pas entièrement convaincu, j'ai malgré tout préféré ce tome à Blanche Neige, du même auteur, que j'avais lu, il y a quelques mois.