samedi 30 décembre 2017

La fille de Brooklyn

Résumé :

Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer.
L’horizon scintillait. C’est là qu’Anna m’a demandé : « Si j’avais commis le pire, m’aimerais-tu malgré tout ? »
Vous auriez répondu quoi, vous ?
Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l’aimerais quoi qu’elle ait pu faire.
Du moins, c’est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d’une main fébrile, et m’a tendu une photo.
– C’est moi qui ai fait ça.
Abasourdi, j’ai contemplé son secret et j’ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours.
Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot.
Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu.
Et depuis, je la cherche.

Mon avis : 

Deuxième coup de cœur pour un roman de Guillaume Musso. Après Un appartement à Paris, me voilà à nouveau conquise par La fille de Brooklyn. Écouter en livre audio, lu par Rémi Bichet, j'avais beaucoup de mal à arrêter l'écoute tant, j'étais prise par le récit et le suspense.

Notre narrateur est un écrivain à succès : "Les livres ont une singularité qui confine à la magie : ils sont un passeport pour l'ailleurs, une grande évasion. Ils peuvent servir de viatique pour affronter les épreuves de la vie.", qui élève seul son jeune fils depuis le départ de sa femme. Depuis six mois, il file le parfait amour avec Anna mais au final, il connaît peu son passé et quand elle lui révèle un secret enfoui, il prend la fuite le temps de digérer l'information.
"– Donc tu l’admets : tu as des secrets !
– Mais tout le monde a des secrets, Raphaël ! Et c’est très bien comme ça. Nos secrets nous définissent. Ils déterminent une partie de notre identité, de notre histoire, de notre mystère.
"

Malheureusement Anna disparaît et il va tout mettre en œuvre pour la retrouver et surtout pour en savoir plus sur son passé. "Oui, je t'aime, mais je ne sais plus qui j'aime. Pour aimer quelqu'un, il faut le connaître, et je ne te connais plus. A présent, j'ai l'impression d'être face à deux personnes."

Comme je le disais plus haut, le suspense est présent du début à la fin. L'ambiance est noire et notre narrateur est très attachant. L'écriture de Musso est fluide et la lecture de Rémi Bichet est parfaite. L'édition Audiolib comprend également un entretien avec l'auteur qui nous parle de son roman et qui apporte certaines lumières sur le récit. Bref, je ne peux que vous le recommander pour 2018 si vous n'avez pas encore découvert ce titre.

vendredi 29 décembre 2017

CHALLENGES 2018

Aujourd'hui, je vous parle de mes différents challenges pour 2018. Le but étant de m'aider a lire le plus possible et à faire baisser ma PAL (c'est une de mes bonnes résolutions pour cette nouvelle année alors j’espère m'y tenir !)

Cet article va combiner 5 challenges de Livraddict + le ReadingClassicsChallenge2018 (ça sera plus facile pour moi de gérer un seul article plutôt qu'un article par challenge) :
- ABC 2018
- ABC Policier/Thriller 2018
-  ABC Jeunesse/Young Adult 2018
- ABC Romance 2018
- Challenge  Les dames en noir 
- ReadingClassicsChallenge2018
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ABC 2018 (organisé par Nanet)

 - A :
- B : Benjamin Black / Christine Falls / Policier/ 390 pages [ma critique]
- C : Black Crouch / Wayward Pines, tome 1 / Science-fiction / 315 pages [ma critique]
- D :
- E :
- F : Le destin de Laura U. / Susana Fortes / Contemporain / 202 pages [ma critique]
- G :
- H :
- I :
- J :
- K :
- L :
- M : Liane Moriarty / Le secret du mari / Contemporain / 498 pages [ma critique]
- N :
- O : Christophe Ono-Dit-Biot / Birmane / Contemporain / 409 pages [ma critique]
- P : Alessandro Piperno / Persécution / Contemporain / 430 pages / [ma critique]
- Q :
- R : La terre des mensonges / Anne B. Ragde / Contemporain / 351 pages [ma critique]
- S : Durian Sukegawa / Les délices de Tokyo / Contemporain / 224 pages [ma critique]
- T : Estelle Tharreau / De la terre dans la bouche / Thriller / 250 pages [ma critique]
- U :
- V :
- W :
- Y :
- Z :
Bilan : 9 / 26 lecture
3069/ 500 pages
4 / 5 genres

 

ABC Policier/Thriller 2018 (organisé par Salhuna)

 - A :
- B : David Bell / Fleur de cimetière [ma critique]
- C : Caleb Carr / L'aliéniste [ma critique]
- D :
- E :
- F : 
- G :
- H : Sophie Hénaff / Poulets Grillés [ma critique]
- I :
- J :
- K :
- L : Thomas Lejeune / Sans toi, on continuera [ma critique]
- M :
- N : Jo Nesbø / Les cafards [ma critique]
- O : María Oruña / Le port secret [ma critique]
- P : Carmen Posadas / Petites infamies [ma critique]
- Q : Xiaolong Qiu / Visa pour Shanghai [ma critique]
- R :
- S : Viveca Sten / La reine de la baltique [ma critique]
- T :
- U :
- V :
- W :
- Y :
- Z :
Bilan : 9/26

ABC Jeunesse/Young Adult 2018 (organisé par EmmaV)

 - A : Les disparues de Pumplestone / Audren [ma critique]
- B :
- C :
- D : Les deux Gredins / Roald Dahl [ma critique]
- E :
- F : 
- G :
- H :
- I :
- J :
- K :
- L :
- M : Le jour des baleines / Michael Morpurgo [ma critique]
- N :
- O :
- P : Blue : la couleur de mes secrets / Camille Pujol [ma critique]
- Q :
- R :
- S :
- T :
- U :
- V :
- W :
- Y :
- Z :
Bilan : 4/26

Challenge ABC Romance 2018 (organisé par Callysse)


 - A :
- B : Stratageme amoureux / Mary Balogh [ma critique]
- C : Wallbanger / Alice Clayton  [ma critique]
- D :
- E :
- F : 
- G : Outlander, tome 2 : Le Talisman / Diana Gabaldon [ma critique]
- H :
- I :
- J : La mariée de Ceylan / Dinah Jefferies  [ma critique]
- K :
- L :
- M :
- N :
- O :
- P :
- Q :
- R : L'agence de mme Evensong, tome 1 : Dans les bras d'une héritière / Maggie Robinson [ma critique]
- S :
- T :
- U :
- V :
- W :
- Y :
- Z :
Bilan : 5/26

 

Challenge Les dames en noir (organisé par Zina)

Le principe

>    Lire des romans noirs, des thrillers ou des policiers écrit par des femmes
- Petites infamies / Carmen Posadas [ma critique]
- La maison biscornue / Agatha Christie [ma critique]
- Agatha Raisin enquête, tome 09 : Sale temps pour les sorcières / M.C. Beaton [ma critique]
Agatha Raisin enquête, tome 10 : Panique au manoir/ M.C. Beaton [ma critique]
- La reine de la Baltique / Viveca Sten [ma critique]
- Poulets grillés / Sophie Hénaff [ma critique]
- Agatha Raisin enquête, tome 11 : L'enfer de l'amour / MC Beaton [ma critique]
- Le port secret / María Oruña [ma critique]
-
-
Bilan : 8 lectures

#READING CLASSICS CHALLENGE (organisé par lillyandbooks sur twitter) 


- Janvier : Jules Verne
=> Le Secret de Wilhelm Storitz [ma critique]

- Février : Albert Camus
=> /
 - Mars : Truman Capote
=> Petit déjeuner chez Tiffany de Truman Capote [ma critique]
- Avril : Marivaux
=> La Fausse Suivante, suivi de L'École des Mères et de La Mère Confidente/ Marivaux [ma critique]
- Mai : Emile Zola
- Juin : Guy de Maupassant
- Juillet : Honoré de Balzac
- Juin : Alice Munro
- Septembre : William Shakespeare
- Octobre : Gustave Flaubert
- Novembre : Edith Wharton
- Décembre : Jane Austen / Charles Dickens

 

 


dimanche 17 décembre 2017

Outlander, tome 1 : Le chardon et le tartan

Résumé : 

Au cours d'une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d'un menhir. Elle s'en approche et c'est alors que l'incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743. L’Écosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l'occupant anglais et préparent la venue de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongée dans un monde de violences et d'intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l'aventure et les périls, l'amour et la passion. Jusqu'au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu'elle aura découvert et le bonheur qu'elle a connu et qui, désormais, lui paraît si lointain...

Mon avis : 

Je suis la série TV, Outlander depuis ces débuts en 2014 et cette semaine, j’étais triste de quitter Claire et Jamie après la diffusion du dernier épisode de la saison 3. Je me suis donc fixée l'objectif de lire les livres avant la reprise de la saison 4 en septembre 2018. J'ai donc avalé les 852 pages en a peine 5 jours tant ce premier tome est réussi. La série étant très fidèle au livre, j'ai eu peu de surprise et je me suis régalée. 

"Chaque jour, des milliers de gens disparaissent. N'importe quel policier vous le confirmera. Mieux encore, interrogez un journaliste. Les avis de recherche sont le pain quotidien de la presse.
Des adolescents fuguent. De jeunes enfants se perdent ou sont kidnappés. Des femmes au foyer au bord de la crise de nerfs prennent l'argent du ménage et sautent dans un taxi qui les emmène à la gare la plus proche. Des financiers internationaux changent de nom et se volatilisent dans la fumée de leur havane.
La plupart réapparaissent tôt ou tard, morts ou vifs. Au bout du compte, toutes les disparitions finissent par s'expliquer.
Enfin... presque toutes
." Claire et son mari Franck sont en voyage en Écosse pour partir sur les traces des ancêtres de Franck. La seconde guerre mondiale est finie depuis peu, et les deux tourtereaux sont contents de pouvoir enfin se retrouver. Mais Claire part se promener sur une colline où sont érigées des pierres et par magie, elle passe à travers et se retrouve deux cents ans plus tôt. Elle est secouru par des Highlanders et l'aventure ne fait que commencer.

L'écriture de Diana Gabaldon m'a plu, et je dois dire que je suis agréablement surprise par tout l'univers qu'elle a crée. Je n'ose imaginer toutes les recherches historiques, la documentation et le travail pour écrire un roman de ce type. On voyage vraiment, on découvre les us et coutumes de l'époque, leurs croyances et notamment les légendes écossaises : 
"- Tu as bon cœur, Sassenach. Mais tu ne sais pas à qui tu as affaire.
- A des fées, c'est ça? Les superstitions ne me font pas peur. Tu y crois, toi, aux fées ?
Il hésita un long moment.
- Non. Mais pour rien au monde je ne passerai une nuit sur une colline aux fées. La différence, tu vois, c'est que j'ai reçu une instruction, Sassenach. Chez Dougal, j'ai eu un bon précepteur allemand qui m'a appris le latin et le grec. Plus tard, a dix-huit ans, j'ai étudié l'histoire et la philosophie en France. J'ai eu tout loisir de m'apercevoir que le monde ne s’arrêtait pas aux collines et à la lande des Highlands, aux chevaux des eaux et aux lutins de la foret. En revanche, la plupart des gens d'ici ne se sont jamais éloignés de chez eux de plus d'une journée de marche, généralement pour se rendre au Serment de leur clan, ce qui peut arriver deux fois au cours d'une existence. Leur univers se limite aux lochs et aux falaises. Tout ce qu'ils connaissent du monde, c'est ce que leur en dit le père Bain dans ses sermons à la messe du dimanche. Ça et les contes...
"

L'intrigue est passionnante et le suspense présent du début à la fin. Les rebondissements s'enchainent et le lecteur ne s'ennuie pas une seconde. J'ai retrouvé une Claire, déterminée et forte, et un Jamie, drôle et courageux. J'ai également adoré les personnages secondaires qui gravitent autour. Je ne sais toujours pas quoi penser de Geilis mais seul le temps me le dira.

samedi 16 décembre 2017

L'indivision

Résumé : 

Martin et Virginie, frère et sœur, s'aiment d'un amour passionné, mais interdit. Ils ne parviennent pas à mettre fin à leur relation incestueuse.

Mon avis : 

L'inceste, voilà un thème plutôt difficile à aborder en BD et plus généralement dans la littérature. Pourtant le pari est réussi pour cet album signé Benoît Springer et Zidrou.

On y fait la connaissance de Martin et Virginie, frère et sœur, qui s'aiment depuis de nombreuses années. Ils ont essayé plusieurs fois de mettre fin à leur relation sans jamais y parvenir.  Au fil des pages, aucun jugement n'est émis et l'on découvre une belle histoire d'amour mais aussi beaucoup de souffrance. "Les souvenirs, Martin, c'est comme les bons vins. A force de les regarder prendre la poussière dans ta vie, ils tournent au vinaigre."

J'ai malgré tout un point qui m'a chagriné, c'est la tolérance qui règne autour d'eux. Je doute que dans la vie de tous les jours, une relation de la sorte soit si bien acceptée. En effet, Virginie est mariée et son mari sait qu'elle entretient une relation avec son frère. Pourtant, il ferme les yeux et attends patiemment qu'elle lui revienne. "- Je savais. Depuis le début, je savais. Je ne les ai jamais surpris, non. Je n'ai jamais cherché à le faire, non plus. Je l'ai lu dans leur yeux, voilà tout. Depuis, je vis avec leur secret. J'en suis même le gardien. Je n'ai pas besoin de connaître les détails. Où ils se voient. Ce qu'ils se disent. Ce qu'ils font. A quoi cela servirait-il ? Il est l'océan, il est le large. Je suis son port d'attache. Son phare rassurant."
Martin, lui entretien une relation avec une collègue de travail et va lui faire la confession de son amour incestueux. Là encore, la jeune femme est très compréhensive. 



jeudi 14 décembre 2017

Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 2 : Hollow city

Résumé : 

Jacob et les enfants particuliers sont désemparés : Miss Peregrine, changée en oiseau, est prisonnière de son état, suite à l’attaque des Estres, des âmes damnées, sur l’île Cainholm. Les voilà donc livrés à eux-mêmes ! Après avoir essuyé une tempête entre Cainholm et le continent, Jacob et ses amis s’échouent sur une rive de Grande-Bretagne, en 1940, alors que la Seconde Guerre Mondiale fait rage. Entre fuir des Estres déguisés en soldats, des rencontres avec des animaux singuliers, et la recherche de la dernière Ombrune en liberté afin de redonner à la directrice de l’orphelinat sa forme humaine, cette deuxième aventure de la série s’annonce palpitante et pleine de frissons !

Mon avis : 

Quelle déception ! Moi qui avait beaucoup aimé le tome 1, je suis difficilement parvenu à la fin de cette suite. 

C'est lent, il se passe moins de choses que dans le précédent livre et surtout, je trouve que ce tome perd de son intérêt. Jacob, en effet, faisait plein de découvertes notamment à propos des enfants particuliers, de Miss Peregrine ou encore des boucles et des créatures fantastiques. C'était vraiment passionnant de découvrir tout cela avec lui. Or, ici, on dirait qu'il est déjà familier avec tout ça ! "Cette idée me plaisait : que la particularité ne soit pas un manque, mais quelque chose en plus. J'aimais penser que l'on possédait quelque chose qui faisait défaut aux gens normaux, plutôt que le contraire., Que nous étions augmentés, et non diminués."

Je trouvais le personnage de Miss Peregrine atypique et charismatique. Elle apportait beaucoup à la précédente aventure, mais manque de chance ici, elle est réduite en oiseau et donc on en parle presque pas.

Dommage !

dimanche 10 décembre 2017

La femme à droite sur la photo

Résumé :

Los Angeles, 1959. L’actrice Elizabeth Badina se volatilise durant le tournage du film qui devait faire d’elle une star. Enlèvement? Meurtre? Disparition volontaire? Malgré l’enquête conjointe de la police et du FBI, l’affaire ne sera jamais résolue.
1998. Après un succès fulgurant au box-office qui a fait de lui la coqueluche d’Hollywood, le scénariste David Badina affronte une traversée du désert. Incapable de mener à bien le moindre projet, il est contacté par Wallace Harris, légende vivante du 7e art et metteur en scène paranoïaque, qui lui demande de travailler au scénario de ce qui sera sans doute son dernier film. Ils ne se sont jamais rencontrés mais un lien unit les deux hommes : Wallace Harris n’est autre que le réalisateur du drame policier qui devait lancer la carrière d’Elizabeth, la mère de David. Et l’un des derniers à l’avoir vue vivante.
En acceptant son offre, le scénariste va tenter de découvrir ce qui est arrivé à sa mère quarante ans plus tôt. Quitte à déterrer de vieux secrets qui feront voler sa vie en éclats.

Mon avis : 

Nouvelle lecture d'un roman de Valentin Musso et après Les cendres froides et Sans faille, je suis a nouveau conquise par La femme à droite sur la photo. 

Dans les années 60, aux États-Unis, Elizabeth Badina, une actrice montante disparaît du jour au lendemain. A-t-elle été assassinée? A-t-elle disparu de son plein gré? "Elisabeth Badina ne verra jamais son nom ni son visage sur les murs de la ville. Elle ne sera jamais adulée par les foules silencieuses des salles de cinéma."
Quarante ans après, le mystère reste entier. Son fils David Badina, devenu scénariste et qui peine a trouver l'inspiration est contacté par le metteur en scène, Wallace Harris, qui travaillé avec Elizabeth sur son dernier film. C'est l'occasion pour lui David de reprendre l'enquete. 

Valentin Musso nous entraîne dans l'Amérique des années 60. C'est la grande époque pour le cinéma mais les années du Maccarthysme ne sont pas loin. Cette chasse aux communistes et la liste noir d'Hollywood constitue la trame de fond du roman. Le suspense est présent du début à la fin et il est difficile de lâcher ce roman si prenant. 

David, notre héros, est vraiment un personnage attachant et ses faiblesses et doutes y sont certainement pour quelque chose. "40 ans… Lorsqu’il m’arrivait de penser à mon âge, c’est-à-dire de plus en plus souvent, je prenais conscience d’avoir déjà vécu la moitié de ma vie sans rien avoir accompli d’extraordinaire – je songeais que Mozart était mort à 35 ans en laissant derrière lui la bagatelle de six cent vingt-six œuvres." Il se confie à nous, à la première personne, et l'on se sent vraiment proche de lui. Sa quête de vérité sur la mort de sa mère nous entraîne dans un roman passionnant que je vous conseille vivement. "Ma mère... Je n'ai aucun souvenir d'elle. Je n'avais même pas un an lorsqu'elle a disparu. Pour la plupart des gens qui se rappellent encore de cette époque - la fin des années 50, celle des grandes productions hollywoodiennes -, Elizabeth Badina n'est plus qu'un nom. Celui d'une jeune actrice qui se volatilisa mystérieusement durant le tournage de La Délaissée, le troisième film de Wallace Harris."

dimanche 3 décembre 2017

Le viking qui voulait épouser la fille de soie

Résumé : 

Sur une île du sud de la Suède au Xe siècle, un homme vit seul à la ferme avec ses deux fils. Le chemin de ceux-ci est tout tracé : naviguer au loin, pour guerroyer au-delà des mers à l'Ouest, ou pour faire commerce sur les voies fluviales de l'Est. De l'autre côté de la Baltique, à Kiev, vivent un marchand de soie et sa famille. Radoslav rêve de devenir soldat, sa sœur Milka est une jeune fille raffinée qui joue avec ses deux esclaves : Petite Marmite et Poisson d'Or. Mais la belle ville d'Orient est sur le point de tomber aux mains des pillards. Milka et Radoslav trouveront refuge auprès de rustres navigateurs venus du Nord. Dès lors le destin des deux familles sera à jamais mêlé.

Mon avis : 

Katarina Mazetti est plutôt connu pour ses romans drôles et légers comme Le mec de la tombe d'à côté ou Les larmes de Tarzan mais j'étais curieuse de la découvrir dans un roman historique. Les critiques que j'avais pu lire étaient soit très bonnes soit très mauvaises et je voulais me faire mon propre avis. Ayant terminé ma lecture, je peux vous dire que je suis mitigée.

L'auteur nous entraîne au Xe siècle et l'on apprend énormément sur les vikings qui peuplaient la scandinave. On découvre une autre civilisation, avec des coutumes a part, une religion différente faite de plusieurs divinités, bref c'est un régal sur ce point de vue. 
"- Pourquoi vos dieux doivent ils forcément être tous les mêmes ? Ai je dit. Chez nous, nous avons beaucoup de dieux qui nous aident de différentes manières dans la vie ! Personne ne s'en tient à un dieu en particulier, ni à tous, mais nous ne nous battons pas pour savoir lequel est le meilleur!"

Par contre, j'ai moins aimé les personnages et l'intrigue autour d'eux. Je n'ai pas réussi à m'attacher a aucun d'entre eux et a vraiment rentré dans le récit. 


Malgré tout je suis contente de cette lecture qui m'a fait découvrir un peuple et un peu de l'histoire Scandinave.

Lu dans le cadre du challenge :
- Le temps à l'envers (2017/1900) 

Détective Conan, tome 13

Résumé : 

Hattori découvre la véritable identité de Conan. Aoyama fait un clin d'œil aux films du genre Gozilla.
Énigmes principales:
Les triplés. Un suicide douteux: la fleur et le papillon. La tragédie du monstre Goméra.

Mon avis : 

Je continue doucement ma progression dans les avntures de Conan et ce tome 13 est une nouvelle fois a la hauteur. 

Tout d'abord, on découvre la révélation du meurtrier de l’enquête précédente ou un groupe de fan de Sherlock Holmes c’était réunis et malheureusement cette rencontre c’était révélée mortelle. Deux morts et une tentative de meurtre plus tard Conan a pu nous révéler qui est l'assassin. Par contre, il s'est fait démasqué par  Hattori qui a deviné son identité. J'ai aimé cette fin, et le fait que quelqu'un est enfin démasqué notre héros. J'espère que cela va mettre un peu de piquant pour la suite.

Vient ensuite l'affaire des triplés. Un père de famille est assassiné sous les yeux de Conan et ses amis qui pense avoir reconnu le meurtrier. L'enquête aurait été beaucoup trop simple et il s'avère que le meurtrier potentiel a deux frères. Ce sont des triplés et ils se ressemblent tous. Un des trois ment et Conan va devoir démêler le vrai du faux. C'est une bonne enquête, pleine de retournement de situations.

Dans une suicide douteux, ici l'intrigue est inversé. Comme dans un épisode de Columbo, on connaît le meurtrier des les premières pages et l'on assiste au raisonnement de Conan pour coincer le meurtrier. La encore c'est une bonne enquête, mais je me demande juste comment l'auteur arrive à inventer une histoire pareil. Je ne vous en dit pas plus mais l'histoire du fil de pêche et du produit a lentilles, il fallait y penser.

Enfin, ce tome s'achève sur La tragédie du monstre Goméra. Conan et ses amis se rendent sur le tournage d'un film ou le personnage principal est un montre. Cela ressemble fort à Godzilla mais ici il s'appelle Goméra. C'est en réalité un costume avec à l'intérieur un véritable acteur. Seulement, le monstre va commettre un meurtre. Qui a bien pu se cacher dans le costume, c'est ce que Conan va devoir trouver.

Ce treizième tome est une réussite et il me tarde de lire la suite !

Ailleurs

Résumé : 

Quittant l'Australie avec ses deux enfants, Olivia se réfugie en France dans la demeure familiale où elle a grandi. Après des années d'absence, elle y retrouve sa mère et son frère, de retour avec sa femme. Dans cet univers fragile, riche en émotions, chacun tente de tenir bon tandis qu'un tragique secret les rapproche sans cesse d'une possible rupture... Conte noir et fascinant, Ailleurs est à la fois troublant, subtil et profond.

Mon avis : 

Première rencontre avec la plume de Julia Leigh et je dois dire que je suis conquise pas son style. Ailleurs est un court récit où l'on fait la connaissance d'Olivia et de ses deux enfants. Olivia a fui l'Australie et un mari violent et la voilà de retour chez sa mère dans une maison bourgeoise française. C'est l'occasion aussi de revoir son frère Marcus et sa femme, qui vient d'accoucher d'un enfant mort-né qu'elle refuse d'enterrer tout de suite. 

Voila comment on pourrait résumer le livre et pourtant le récit est plein d'allusions, de secrets que l'on devine aux fils des pages. Pourtant, après cette lecture, le lecteur n'a pas toutes les réponses aux questions qu'il se pose. Il reste des zones d'ombre et cela donne plus de poids au roman, à ce huis-clos oppressant et sombre. Je pense d'ailleurs que le titre VO est plus adapté : Disquiet (comprenait inquiétude) plutôt qu'Ailleurs en français.

Bref, c'est pour moi une très bonne découverte. Je suis contente d'avoir pu découvrir Julia Leigh et j'ai passé un bon moment avec ce court roman que j'ai dévoré d'un trait.