vendredi 22 décembre 2023

Des meurtres qui font du bien


Résumé : 
La pleine conscience : pour le meilleur et pour le pire
Vous êtes anxieux, tendu, surmené ?
Vous êtes décidé à lever le pied, à prendre enfin du temps pour vous ?
La méditation de pleine conscience est ce qu'il vous faut.
Sous la pression de sa femme excédée d'avoir à supporter un mari trop stressé, Born Diemel a résolu de sauter le pas et de consulter un coach. Il espère mettre fin aux tensions qui l'habitent et retrouver la paix intérieure.
Mais quand, comme lui, on est avocat du crime organisé et que notre principal client est un mafieux aussi dangereux qu'imprévisible, il est parfois difficile de dire stop et de se débarrasser de ce qui nous encombre.
À moins de trouver une solution vraiment radicale... pour éliminer tout ce qui nuit à notre sérénité. Et enfin profiter du moment présent.

Mon avis : 
Des meurtres qui font du bien est le premier tome d’une série de livres écrits par Karsten Dusse. Comme la série TV débarque sur Netflix en 2024, j’ai eu envie de finir l’année avec le livre et j’ai vraiment adoré.

Born est un avocat qui défend un mafieux et qui va peu a peu tombé dans la violence et le crime, poussé par la frustration d’un mariage qui bat de l’aile, de ses heures de travail impossible avec une vie de famille et d’un cabinet d’avocat ou il ne peut pas progresser. Il est malin, incroyablement intelligent et est capable de se sortir de toutes les situations. Un vilain qui fait froid dans le dos mais pour lequel on s’attache vraiment.

C’est très bien écrit, drôle, plein de cynisme et l’on passe un super bon moment. Il faut dire que pour balancer la violence et les crimes, Born est aussi un adepte de la méditation et de la pleine conscience. C’est un excellent premier tome et il me tarde de lire la suite avant de découvrir l’adaptation.

Extrait : 
"La première fois que j’ai eu affaire à la pleine conscience, ça m’a vraiment mis le stress. Ma femme, Katharina, voulait m’obliger à me détendre. Pour que je travaille sur mon manque de disponibilité, de fiabilité et mes valeurs tordues. Pour redonner une chance à notre mariage.

Elle voulait récupérer le jeune homme équilibré, ambitieux et plein d’idéaux dont elle était tombée amoureuse dix ans plus tôt. Si, à un moment quelconque, j’avais osé dire à ma femme que j’aurais bien aimé moi aussi retrouver le corps dont j’étais tombé amoureux dix ans avant, notre mariage se serait terminé là. Avec raison, évidemment. Le temps peut bien sûr laisser des traces sur le corps d’une femme. Mais pas sur l’âme d’un homme, apparemment. Du coup, au lieu que ma femme aille chez le chirurgien esthétique avec son corps, j’ai emmené mon âme à un entraînement à la pleine conscience."

jeudi 21 décembre 2023

L'île des femmes de la mer


Résumé : 
Corée du Sud, années 1930.
Sur l'île de Jeju, la plongée et la pêche sous-marine rythment le quotidien des femmes. Dans cette société matrifocale, les haenyeo travaillent pour subvenir aux besoins de leur famille pendant que les hommes s'occupent des enfants. Unies par leur amour de la mer, Mi-Ja et Young-sook, deux filles aux caractères opposés, aspirent à prendre la relève de leurs aînées. Au fil des ans, elles nouent une amitié profonde jusqu'à se considérer comme soeurs. Mais alors que la Seconde Guerre mondiale ébranle l'île, les premières dissensions apparaissent...

Mon avis : 
J’ai beaucoup aimé L'île des femmes de la mer, le premier roman de Lisa See que je suis amenée à lire, même si j’ai trouvé quelques chapitres un peu longs.

Je ne connaissais absolument rien à l’histoire de la Corée et j’ai trouvé que l’auteure avait très bien documenté son roman. Mais certains passages ont été très dur à lire pour moi : beaucoup de violences, d’exécutions, de massacres.

Je pense que le livre est aussi intéressant car l’on découvre une île ou le rôle homme-femme est inversé : en effet, c’est la femme qui travaille et ramène de l’argent, tandis que l’homme reste à la maison pour cuisiner et élever les enfants.

J’ai beaucoup aimé la relation entre Mi-ja and Young-sook et j’ai aimé la construction du roman qui alterne entre passé et présent. J’ai été happé par l’histoire des deux femmes et je voulais vraiment savoir ce qui c’était passé entre elles. Mon personnage favori reste Young-sook que j’ai trouvé extrêmement courageuse face à tous les malheurs endurés mais je ne comprends pas pourquoi elle a été si dur avec sa dernière fille. Je ne comprendrais jamais qu’une mère puisse abandonner son enfant parce qu’il est tombé amoureux.

lundi 18 décembre 2023

Psychopompe


Résumé : 
"Ecrire, c'est voler"

Mon avis : 
Comme tous les ans en aout, je m’empresse d’acheter le dernier livre d’Amélie Nothomb. Mais depuis plusieurs années, je suis déçue par ses romans. J’ai donc attendu décembre pour ouvrir Psychopompe et oser débuter ma lecture. Et verdict, ce n’est pas le meilleur mais certainement pas le pire.

J’ai vraiment aimé la premier partir avec en ouverture ce conte japonais très beau. L’enfance d’Amélie m’a fait rêver (soyons honnête, elle vient d’une famille riche et privilégiée) avec toutes ses descriptions des pays ou elle a vécu. C’est un livre très plaisant, jusqu’au viol dont elle est victime.

Ensuite le livre change : trop de métaphores, trop d’ésotérisme, de Dieu et d’oiseaux pour moi. JE n’ai pas compris qu’elle était le message qu’elle souhaitait faire passer à ses lecteurs, tantôt on se sent désolée pour elle, tantôt le livre est clairement narcissique.


mercredi 13 décembre 2023

Banyan moon


Résumé : 
Ann Tran is already at a crossroads when she gets the call that her beloved grandmother, Minh, has died. Ann has built a seemingly perfect life. She lives in a beautiful lake house and has a charming professor boyfriend, but it all crumbles away with one positive pregnancy test. With both her relationship and carefully planned future now in question, Ann returns home to Florida to face her estranged mother, Hu'o'ng. Under the same roof for the first time in years, mother and daughter must face the simmering questions of their past, while trying to rebuild their relationship without the one person who's always held them together. Running parallel to this is Minh's story, as she goes from a lovestruck teenager living in the shadow of the Vietnam War to a determined young mother immigrating to America in search of a better life. And when Ann makes a shocking discovery in the Banyan House's attic, long-buried secrets come to light as it becomes clear how decisions Minh made in her youth affected the rest of her life and her family. Spanning decades and continents, from 1960s Vietnam to the wild swamplands of the Florida coast, Banyan Moon is a stunning and deeply moving story of mothers and daughters, the things we inherit, and the lives we choose to make out of that inheritance.

Mon avis :
Déçue par ce roman.

Tout d’abord, quand je lis un livre, j’aime avoir un personnage principal fort. Ici Ann est trop indécise : elle ne sait pas si elle doit ou non quitter son partenaire, garder son bébé ou pas, rester en Floride ou pas, raconter des secrets à sa mère ou pas… À cause de ça, je n’ai pas réussi à l’aimer et à m’attacher à elle, et bien sûr, sa relation avec sa mère ne m'a pas touché.

Mais ce qui m’a le plus déplu c’est pourquoi, lorsqu'un écrivain écrit un livre sur les femmes, elle ressent le besoin d'y mettre des hommes terribles ? Pourquoi cette opposition ?

Finalement, il y a trop de lacunes, trop de questions sans réponse, la principale est comment sont-elles arrivées dans cette maison de Floride ? Je pense que l'histoire de cette maison aurait pu être intéressante.

mardi 12 décembre 2023

The winners

 

Résumé : 
The long-awaited conclusion to the beloved New York Times bestselling and “engrossing” (People) Beartown series—which inspired an HBO series of the same name—follows the small hockey town’s residents as they grapple with change, pain, hope, and redemption.

Two years have passed since the events that no one wants to think about. Everyone has tried to move on, but there’s something about this place that prevents it. The residents continue to grapple with life’s big questions: What is a family? What is a community? And what, if anything, are we willing to sacrifice in order to protect them?

As the locals of Beartown struggle to overcome the past, great change is on the horizon. Someone is coming home after a long time away. Someone will be laid to rest. Someone will fall in love, someone will try to fix their marriage, and someone will do anything to save their children. Someone will submit to hate, someone will fight, and someone will grab a gun and walk towards the ice rink.

So what are the residents of Beartown willing to sacrifice for their home?

Mon avis : 
Avec The Winners, la magnifique trilogie de Fredrik Backman s’arrête et je suis horriblement triste de devoir dire Au revoir à tous les personnages si attachants qu’on a vu grandir au fil des pages. D’autant que le roman s’achève avec la mort d’un personnage que j’aimais beaucoup (je ne vous en dis pas plus).

Malgré cette triste fin, je trouve que ce tome est plus positif, rempli d’espoirs pour l’avenir : avec Maya et Ana qui continuent leurs études avec succès, les deux clubs qui protestent ensemble contre la fermeture des clubs de hockeys, Amat qui finalement ira jouer pour la NHL, l’intégration de «Big city » a Beartown ou Peter et Teemu qui engagent le dialogue. Finalement, tous les personnages ont grandi, muri: “Our children never warn us that they’re thinking of growing up, one day they’re just too big to want to hold our hand, it’s just as well we never know when the last time is going to be or we’d never let go.”

J’ai été vraiment secouée par l’histoire de Ruth, par ce viol et que personne n’a été là pour l’aider, même pas sa propre mère. Je suis tellement désolée pour toutes ses femmes dans le monde qui doivent subir toutes les violences des hommes (verbale, psychologiques, physiques ou sexuelles). Mais là encore, Backman insère une note positive a la fin quand Maya croisent Kevin. Elle a tout réussi alors que lui a une petite vie misérable et doit tout expliquer à son épouse. Ce n’est pas grand-chose mais j’ai aimé cette petite revanche sur la vie.

Mon opinion a changé au fil des romans concernant Teemu. Je le trouvais extrêmement violent mais dans ce tome, j’ai découvert quelqu’un d’humain. C’est un jeune homme qui a grandi sans repères et la violence est la seule chose qu’il connaisse. J’ai aimé ce rapprochement avec Peter même s’il reste un hooligan.

J’aime beaucoup le couple Peter - Kira et l’évolution de leur relation. La vie de couple n’est pas un conte de fée et Backman ne cherche pas à enjoliver les choses, au contraire, il décrit très bien les hauts et les bas qu’un couple peut rencontrer : “Love is a job for an adult. Love demands a whole person, all the best of you, all the worst. It has nothing to do with romance, because the hard part of a marriage isn't that I have to live seeing all your faults, but that you have to live with me seeing them. That I know everything about you now. Most people aren't brave enough to live without secrets. Everyone dreams about being invisible sometimes, no one dreams of being transparent. ”

Fredrik Backman fait vraiment parti de mes auteurs préférés je suis contente d’avoir découvert cette magnifique trilogie.

lundi 11 décembre 2023

Les amants de Casablanca

 

Résumé : 
Casablanca, 2016. Nabile et Lamia forment un couple solide depuis plus de dix ans. Jusqu’au jour où elle s’éprend de Daniel, un homme à la réputation sulfureuse. Six mois plus tard, elle demande le divorce…
Quel avenir pour une femme ambitieuse dans un monde patriarcal où la liberté se paie au prix fort ? Entre fresque sociale et roman psychologique, Les amants de Casablanca, magnifique histoire d’amour, explore la grande aventure du mariage, les oscillations du désir, les petits arrangements avec la religion et la capacité de l’être humain à embrasser ses contradictions.

Mon avis : 
Avec Les amants de Casablanca, on suit l’histoire de Nabile et Lamia. De leur rencontre, leur vie de couple au divorce puis leur vie après. L’histoire est intéressante puisque présenter sous deux points de vue. Lamia, femme moderne, indépendante, femme de pouvoir avec de l’argent tandis que Nabile est un homme plus traditionnel, simple.

A travers ce couple, c’est l’histoire d’un pays ou les traditions sont encore très ancrés, ou la famille priment tandis que les jeunes cherchent la modernité et l’émancipation. Les différences hommes- femmes sont aussi très poussé : un homme peut être infidèle, doit ramener de l’argent tandis que la femme doit rester vierge jusqu’au mariage et doit se soumettre à son époux.

Les personnages m’ont plus même si j’ai eu beaucoup de mal avec Lamia. J’ai trouvé son indécision vraiment insupportable, j’ai eu l’impression d’une petite fille gâtée qui ne sait pas ce qu’elle veut. Nabile m’a davantage plus, sa culture, ses gouts littéraires mais c’est un homme extrêmement passif qui se repose un peu trop sur sa femme pour la vie de famille et sur sa secrétaire au travail.

C’est un roman intéressant, une belle analyse de la vie de couple, ses souffrances et ses moments de bonheur. J’ai adoré l’écriture de Tahar Ben Jelloun et je suis curieuse de lire d’autres de ses romans.

Les ombres d'Adelaide Hills

 

Résumé : 
Adelaide Hills, 1959.

Une après-midi de grande chaleur, un homme fait une terrible découverte au mystérieux domaine des Turner. Une enquête policière est ouverte, et la petite ville de Tumbeela est impliquée dans l’une des affaires de meurtre les plus choquantes de l’histoire de l’Australie du Sud.

Soixante ans plus tard, Jess, journaliste à Londres, est à la recherche d’un sujet. Quand elle reçoit un appel de Sydney pour l’informer que sa grand-mère est à l’hôpital à la suite d’une chute, la jeune femme décide de rentrer en Australie auprès de celle qui l’a élevée.

Pour la première fois livrée à elle-même dans la maison de son enfance, Jess s’aventure dans des pièces qui lui étaient interdites et découvre le secret qui unit la tragédie des Turner et sa propre famille.

Mon avis : 
Il y a longtemps que je n’avais pas lu un roman de Kate Morton et ce nouveau titre m’a tapé dans l’œil lors de sa sortie. En plus, je ne dis jamais non à un voyage au cœur de l’Australie et j’ai adoré chaque description : Noel en pleine canicule, les animaux sauvages, les dangers, les paysages si différents.

Les chapitres alternent entre les années 50 et aujourd’hui. En 1959, un terrible drame a eu lieu dans la famille Turner. En effet, Isabel et ses trois enfants, ont péri lors d’un pique-nique. De nos jours, Jess est de retour en Australie auprès de sa grand-mère hospitalisée. Nora a toujours été très mystérieuse sur son passé et Jess décide d’enquêter.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Jess, ses recherches sur ses ancêtres sont passionnantes. J’ai aimé Nora ainsi qu’Isabel. D’ailleurs cette dernière m’a fait de la peine, je l’ai trouvé tellement triste en Australie loin de son Angleterre natale. Je vis également à l’étranger mais aujourd’hui avec Internet et les appels vidéo, je ne me suis jamais sentie loin de mon pays natal mais je peux parfaitement comprendre qu’il y a soixante, c’était bien différent.

J’ai adoré le style de Kate Morton et malgré les 700 pages, je n’ai pas trouvé une seule longueur. Au contraire, une fois commencé, je ne pouvais plus le lâcher. J’ai adoré la fin et j’ai été surprise de constater que chaque personnage a quelque chose à cacher. J’aimerais beaucoup qu’un jour ce roman soit adapté en série TV.

lundi 6 novembre 2023

Pour que chantent les montagnes


Résumé : 
Depuis leur refuge dans les montagnes, la petite Huong et sa grand-mère Dieu Lan regardent Hà Noi brûler sous le feu des bombardiers américains. Une semaine plus tard, Huong découvre les décombres qui ont remplacé sa maison : la guerre, l’ ombre qui a emmené ses parents et ses oncles dans les forêts du Sud, vient de faire une entrée brutale dans sa vie.

Pourtant, malgré la destruction, le quotidien reprend son cours dans la capitale. Des colonnes de fumée s’élèvent tous les soirs des abris de fortune, les éclats de rire des enfants résonnent et, peu à peu, les vétérans reviennent du front. Mais, derrière la joie des retrouvailles, Huong entrevoit déjà les sombres souvenirs qui pourraient déchirer sa famille comme les souffrances déchirent sa patrie depuis des décennies…

Mon avis : 
J’étais curieuse de découvrir Pour que chantent les montagnes et découvrir un peu plus le Vietnam et son histoire. Et quand j’ai vu cette lecture commune sur Livraddict organisée par Julie27, j’ai sauté le pas. J’ai terminé le roman depuis quelques jours et il est temps maintenant d’écrire cette critique mais je dois admettre que je ne sais pas par ou commencer.

En effet, c’est un bilan plus mitigé, un bon roman mais avec quelques défauts. Le début du livre est très dur, les descriptions sont affreuses : guerre, famine, agent orange répandu qui sont responsable de bébés mort-né ou de terribles malformations, meurtres, pillages, bref, rien n’est vraiment épargné aux lecteurs. Puis finalement, dans la seconde moitié, le roman subit un retournement de situation : on assiste à la naissance d’une romance adolescente qui m’a vraiment déçue. C’est un peu comme si on avait soudainement changé d’auteure.

Malgré tout, j’ai aimé la construction du récit qui alterne entre les narrateurs : la grand-mère et sa petite fille. J’ai beaucoup aimé leur relation forte et cette grand-mère a tellement a transmettre, elle a survécu a tous, quel courage.

J’ai beaucoup aimé en découvrir davantage sur le Vietnam, c’est un pays que je rêve de visiter et j’ai été ravie de ce voyage au fil des pages. C’était la première fois que je lisais un roman de Que Mai Nguyen Phan et je pense que pour me faire un avis plus concret, je lirai le prochain.

mardi 31 octobre 2023

Nous contre vous

 

Résumé
Comment une ville paisible où tout le monde se connaît peut-elle du jour au lendemain sombrer dans le chaos ?
À Ursa, petite commune à la lisière d’une immense forêt suédoise, tout allait bien jusqu’à ce soir de printemps où un acte violent a été commis. Personne ne peut rester indifférent. Des clans se sont formés, des amitiés se sont brisées.
Alors que l’automne s’installe, les habitants d’Ursa ne souhaitent qu’une chose : se réconcilier pour sauver le club de hockey, grande fierté de la ville. Mais tout n’est pas oublié et les tensions perdurent : entre les manigances des politiciens et les coups bas d’anciens amis, la rivalité entre les habitants se transforme en une bataille féroce, réveillant le pire en chacun.
Dans ce climat glacial, Maya, Amat, Benji et Anna vont apprendre à se serrer les coudes pour surmonter ensemble le passage à l’âge adulte.

Mon avis : 
Deuxieme tome de la magnifique saga Björnstad, Fredrik Backman m'a une nouvelle fois conquise et j'ai retrouvé avec plaisir les personnages de précédent roman.

Maya et Anna sont toujours amies et Maya tente de se remettre du viol subit par Kevin et tout le déferlement de haine qui avait suivi. C'est toute la ville qui essaie de se relever mais principalement le club de Hockey qui a perdu son meilleur joueur mais aussi tous ses sponsors.

Dans ce roman, Benji va aussi se retrouver stigmatiser à la suite de la révélation d'un secret qu'il tentait de cacher depuis bien trop longtemps. Et la ville va une nouvelle fois s'embraser, la haine va prendre de plus en plus de place....

J'ai encore une fois adoré ce tome et je suis vraiment impatiente de découvrir le troisième tome : The winner. L'intrigue est toujours tellement bien construite, le roman magnifiquement bien écrit et j'ai aimé cette tension qui monte progressivement. 

Pour finir, je me demande beaucoup comment toute cette violence va se terminer pour Leo qui semblait un garcon tranquille avant le viol de sa soeur mais qui a extremement changé dans ce roman.

La bibliotheque de Minuit


Résumé : 
À trente-cinq ans, Nora Seeds a l'impression d'avoir tout raté. Lorsqu'elle se retrouve un soir dans la mystérieuse Bibliothèque de Minuit, c'est sa dernière chance de reprendre en main son destin. Si elle avait fait d'autres choix, que se serait-il passé ? Avec l'aide d'une amie bibliophile, elle n'a qu'à prendre des livres dans les rayonnages, tourner les pages et corriger ses erreurs pour inventer la vie parfaite. Pourtant, les choses ne se déroulent pas comme elle l'imaginait.Avant que minuit sonne, pourra-t-elle répondre à l'énigme la plus importante : qu'est-ce qu'une vie heureuse ?

Mon avis : 
Choix du book club livraddict de ce mois d’octobre, j’ai eu de sortir ce roman qui trainait dans ma PAL depuis bien trop longtemps. Et je dois dire que j’ai beaucoup aimé.

Ce qui m’a empêché d’avoir un coup de cœur c’est le personnage de Nora. Elle est gentille, attachante mais vraiment agaçante. Je l’ai trouvé extrêmement passive dans sa première vie puis éternellement insatisfaite.

Pour ce qui est de l’intrigue, j’ai adoré. C’est un livre qui fait énormément réfléchir à sa propre vie : qu’est-ce qu’on aurait pu faire autrement ? Quels sont nos regrets ?

La fin est prévisible, on la devine dès les premières pages mais pour autant, je l’ai beaucoup aimé et je n’aurais pas voulu d’une fin différente.

C’est une belle découverte et je suis contente d’avoir pu échanger autour de ce livre avec d’autres lecteurs.

Les ombres de la vallée

 

Résumé
En pleine saison touristique, un cadavre affreusement mutilé est découvert près de la station suédoise d'Are. La victime est un ancien champion de ski, un enfant du pays aimé de tous. Non loin de là, dans un village isolé proche de la frontière norvégienne, la jeune Rebecka, qui rêvait de servir Dieu en épousant le pasteur d'une secte chrétienne, disparaît. Et si les deux affaires étaient liées ? Hanna Ahlander, aux histoires amoureuses tourmentées, et l'inspecteur Daniel Lindskog, débordé par sa vie de jeune père, mènent l'enquête.
Tandis que la course contre la montre pour sauver Rebecka commence, ils rassemblent les pièces d'un puzzle beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît... Après Une écharpe dans la neige, Viveca Sten, l'auteure de la série culte Meurtres à Sandhamn, poursuit les aventures d'un duo de choc dans le décor grandiose des montagnes du Jämtland.

Mon avis : 

Comme toujours quand Viveca Sten sort un nouveau roman, je suis au rendez-vous. Quel plaisir de repartir a Åre, de fouler la neige avec notre super duo d’enquêteurs : Daniel et Hanna.

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle enquête, qui mélange le meurtre de Johan, un ancien champion de ski qui aujourd’hui plombier et la vie de Rebecka, marié a un pasteur et qui subit tous les jours sa jalousie et ses accès de colère. Je ne dois pas être très perspicace parce qu’il m’a fallu très longtemps pour comprendre le lien qui les unissez mais j’ai plutôt envie de penser que la construction du roman est vraiment parfaite.

L’intrigue est prenante et Viveca Sten nous entraine sur de nombreuses fausses pistes. Je n’aurais jamais deviné la fin et quand le meurtrier de Johan a été dévoilé, j’ai été très surprise.

Hanna et Daniel sont tellement attachants : j’aime que les rôles soient un peu inversés et que Hanna soit la femme indépendante et Daniel, le jeune père de famille un peu débordé. Je trouve son épouse Ida un peu injuste même si je sais d’expérience que la vie de jeune maman n’est pas facile. Je suis aussi curieuse des accès de colère de Daniel et j’espère qu’on en saura plus dans les prochains tomes.

mardi 10 octobre 2023

1 Cobra, 2 souliers et beaucoup d'ennuis


Résumé
Sous l'immense ciel bleu de Gaborone, Mma Ramotswe et son assistante Mma Makutsi savourent leur thé rouge et la douceur de jours paisibles dans leur bureau de la célèbre Agence N°1 des Dames Détectives. J.L.B. Matekoni, le mari de Mma Ramotswe, a recouvré la santé et Mma Makutsi file le parfait amour avec Phuti Radiphuti, héritier du magasin des Meubles Double Confort. Mais au Botswana comme ailleurs, le calme n'est pas fait pour durer. Entre un terrible cobra et un maître chanteur, les dangers et les surprises sont bientôt au rendez-vous pour les deux infatigables dames détectives. Sans compter le terrible péril qui menace les fiançailles de Mma Makutsi : le féminisme! Cette nouvelle aventure de Precious Ramotswe, la merveilleuse héroïne imaginée par Alexander McCall Smith, est une douceur qui se déguste toujours avec autant de bonheur.

Mon avis : 
Parfois, tout ce dont vous avez besoin est une lecture qui fait du bien, qui apporte le sourire et qui respire le bonheur. Cette série est pour moi parfaite et je continue à la découvrir progressivement en prenant mon temps et en savourant chaque passage. J’ai juste besoin de lire un de ces livres de temps en temps, simplement pour me connecter à une culture plus lente, plus douce et plus gentille.

Ce tome est déjà le septième de la série et encore une fois Mma Ramotswe va devoir résoudre trois petits mystères. Les solutions aux problèmes sont souvent simples mais il faut dire que cette dame détective et son assistante sont quand même drôlement futées.

En parlant des personnages dans ce tome, elles sont aussi confrontées à des problèmes plus personnels : Mma Makutsi et son fiancé se chamaillent sur la question du féminisme tandis que Mma Ramatswe se demande si elle doit suivre ou non un régime. Entre vous et moi, ça serait dommage, car j’aime sa « constitution traditionnelle ».

AMS écrit magnifiquement et aime clairement le Botswana, sa culture, son paysage, ses habitants et la courtoisie. Ses romans sont de vraies déclarations d'amour au Botswana qui donnent vraiment envie de découvrir ce pays magnifique. J’ai hâte de lire la suite.

lundi 9 octobre 2023

The last devil to die


Résumé
You'd think you would be allowed to relax over Christmas, but not in the world of the Thursday Murder Club.
On Boxing Day, a dangerous package is smuggled across the English coast. When it goes missing, chaos is unleashed. The body count starts to rise - including someone close to the Thursday Murder Club - as our gang face an impossible search and their most deadly opponents yet.
With the clock ticking down and a killer heading to Cooper's Chase, has their luck finally run out? And who will be 'The Last Devil To Die'?

Mon avis :
C’est un nouveau tome, plus sombre sur fond de trafics de drogue et d’antiquités. Kuldesh, le vieil ami de Stefan est assassiné et avec lui, une bonne quantité d’héroïne a disparu. Qui est derrière tout cela, c’est ce que nos retraités vont tenter de trouver. L’enquête est passionnante, avec des rebondissements inattendus. Il y a peut-être un peu trop de personnages qui cherchent tous à s’entretuer, ce qui m’a parfois rendu la lecture un peu confuse.

En ce qui concerne les personnages : j’ai été extrêmement touchée par la lettre de Stefan (j’ai même versé quelques larmes). Je suis terriblement triste pour Elizabeth et j’espère qu’elle va remonter la pente. J’ai adoré que Joyce prenne les choses en main dans ce roman. Elle parait toujours tellement naïve que j’ai aimé la voir prendre des initiatives et faire face a des situations dangereuses. Les rencontres entre Ibrahim et Connie sont vraiment très drôles. Ces deux-là sont complétements opposés pourtant se complètent tellement bien. Et pour rester sur Ibrahim, j’ai adoré en apprendre davantage sur son passé amoureux. J’ai trouvé qu’avec ce roman l’auteur abordé des points d’actualité avec beaucoup de pudeur : l’homosexualité et la fin de vie.

Vivement la suite….


mercredi 13 septembre 2023

La femme du deuxième étage

 

Résumé : 
C’est l’histoire de Bruna, qui tombe amoureuse de Frane, un beau marin. Ils se marient et emménagent au deuxième étage de la maison familiale. Au premier vit la redoutable Anka, la mère de Frane. Trois ans plus tard, Bruna est à la prison de Požega, où elle purge une longue peine pour le meurtre de sa belle-mère...

La Femme du deuxième étage est l’anatomie d’une tragédie dans laquelle des gens ordinaires deviennent acteurs de la rubrique faits divers. À la recherche des ressorts du drame, l’écrivain s’enfonce dans la peau de son héroïne et explore les circonstances qui ont conduit au meurtre. Excellent chroniqueur et critique de la réalité sociale, Pavi?i? traite des mutations d’une société en transition et de leur impact sur le microcosme d’une famille, sur fond d’images idylliques de la Méditerranée.

Mon avis : 
Je pars en Croatie la semaine prochaine alors j’ai eu envie de découvrir un auteur Croate sans trop savoir à quoi m’attendre, j’ai choisi ce livre. Et c’est une très belle découverte.

Bruna rencontre Frane, ils s’aiment, il est marin et ils finissent par se marier. Ils s’installent dans la même maison qu’Anka, la mère de Frane. Elle vit au premier tandis que le couple, est au deuxième étage. Très vite, le quotidien devient difficile avec Anka. Quelques années plus tard, Bruna est en prison. Pourquoi ? On va le découvrir aux fils des pages.

J’ai beaucoup aimé le récit, assez lent, au départ, mais passionnant. L’auteur prend le temps de nous dévoiler toutes les raisons qui a débouchés sur ce drame domestique.

J’ai bien aimé Frane, le marin qui part régulièrement en mer mais qui revient toujours amoureux. Malgré, tout je l’ai trouvé un peu lâche de ne jamais vraiment prendre parti entre sa mère et sa femme. Mais je suppose que beaucoup d’hommes sont comme cela. Bruna m’a fait de la peine, j’ai été touché par cette relation qui petit a petit s’est transformé en prison. Elle m’a fait de la peine. Je n’ai pas toujours compris ses propres choix. Pourquoi avoir subi ? Pourquoi être restée ? Pourquoi ne pas s’être confiée ? C’est un personnage très complexe pour qu’on l’aime mais on éprouve forcément énormément d’apathie.

L’intrigue est bien construite, et même si le thème du roman a déjà été exploité par d’autres, je ne me suis pas ennuyée une seconde. J’ai aimé le dépaysement, la découverte de la Croatie, de l’histoire difficile du pays. J’ai aimé le style, la mélancolie que dégage ce récit et il me tarde de lire L’eau rouge.


lundi 11 septembre 2023

The end of us

Résumé : 
It all started to go wrong the day the Wrights moved in next door

Myles and Lana Butler live on a gorgeous new development in Wimbledon, leaning on a mortgage that is just within reach. When one of Myles’ investments fails they are bound to lose everything.

Gabriel and Holly Wright have just moved in next door. The Wrights are sophisticated, ambitious and apparently very wealthy. At an after-dinner drink with their new neighbours, Myles and Lana share their worries and a solution is suggested between the couples. Life Insurance fraud. For a cut of the pay out, the Wrights would help them.

No one thought they were being serious. No one agreed they’d actually go through with it. And no one mentioned it would involve murder.

Then, one night, Lana doesn’t come home.

Mon avis : 
Myles et Lana ont tout pour être heureux : ils s’aiment, ils ont une vie professionnelle stable et une jolie maison. Mais à la suite d’un mauvais placement, Myles est sur le point tout perdre. Arrive alors dans leur lotissement : Gabe et Holly. Lors d’une soirée arrosée, Gabe mentionne au couple qu’ils devraient prétendre la mort de Lana et arnaquer leur assurance pour tout reprendre de zéro. Une idée en l’air mais quand Lana disparait soudainement, Myles doit prendre certaines décisions qui vont changer sa vie.

Il y a beaucoup de livres de ce genre avec des intrigues domestiques, des voisins douteux, des maisons ou l’on cache des secrets, etc. Certains bons, d'autres moins, mais celui-ci fait partie du bon cru. C’est une histoire tortueuse et addictive pleine d’intrigues et de tromperies, qui porte définitivement « un plan astucieux » à un tout autre niveau. Au cœur de cette situation se trouve un dilemme moral qui vous fera vous demander ce que vous feriez.

Selon moi, les personnages ne sont pas sympathiques. Lana m'a semblé plutôt toxique et manipulatrice, et je n'ai jamais pu vraiment comprendre comment le couple Gabe et Holly fonctionnait. La trahison et la tromperie semblent se cacher à chaque coin de rue et on ne peut faire confiance à personne. Le roman est écrit du point de vue de Myles que nous apprenons donc à connaitre intimement et malgré ses défauts, on s’attache à lui. Alors que sa situation devient de plus en plus incontrôlable, j'étais fasciné par la façon dont je continuais à le suivre malgré des obstacles insurmontables. La dernière ligne est complètement à couper le souffle et incroyablement effrayante – elle va rester graver en moi pendant très, très longtemps !

J'ai également beaucoup apprécié les thèmes abordés dans le roman. L’auteure explore habilement l’argent, le profit, l’avidité, l’obsession, notre prédilection à préserver les apparences et l’impact de la richesse et le désespoir qui accompagne sa perte. Ces questions semblent toutes intemporelles, mais Olivia Kiernan les oriente en grande partie vers le capitalisme du 21e siècle et sur l’économie des dernières années : Tigre celtique, récession…

C’était le premier roman de l’auteur que je lisais mais sans doute pas le dernier.

 

jeudi 7 septembre 2023

Un piscine dans le désert


Résumé : 
Fausta quitte Beyrouth pour la maison de son oncle, dans un village entouré de montagnes, à la frontière de trois pays en guerre. Paradoxalement, pour Fausta, c’est le lieu doux des étés de son enfance, le seul endroit capable de l’apaiser. C’est là qu’elle a fait construire une piscine parfaite mais sur un terrain qui ne leur appartient pas. Fausta a juste envie de s’y plonger. Avant une dernière injection qui lui permettra peut-être d’avoir un enfant.
Leo Bendos perturbe son séjour. Il arrive du Canada pour régler cette affaire de piscine : vendre le terrain de sa famille et repartir. L’oncle l’accueille, Fausta l’observe. Ils se découvrent. Tous deux sont fascinés par ce village qui semble contenir le monde, le danger qui peut surgir à tout moment. Ces trois jours vont changer leur vie.

Mon avis : 
Première rencontre avec la plume de Diane Mazloum et je suis incapable de dire si j’ai aimé ou non ce roman. Cette critique est donc assez difficile à écrire car je suis extrêmement confuse en refermant ces pages. Est-ce que j’ai vraiment compris ce que je viens de lire ? Honnêtement je ne sais pas.

Il y a du positif, j’ai adoré les personnages surtout celui de l’oncle que j’ai trouvé drôle et touchant. J’ai aimé les descriptions splendides du Liban, pays que je rêve de visiter un jour. L’écriture est fluide, le récit est court et se lit rapidement.

Mais, il y a un mais, j’attendais une fin différente, un peu plus d’action qui n’est jamais arrivé. Le message que j’ai saisi est que ce retour a la terre d’origine les fait prendre conscience qu’ils ont fait des mauvais choix et qu’ils vont prendre tous un nouveau départ. Mais c’est un peu simpliste, cousu de fil blanc, et l’on reste avec énormément de questions sans réponse.

Abandonner un chat


Résumé :
Je suis le fils ordinaire d'un homme ordinaire. Ceci est parfaitement évident. Mais au fur et à mesure que j'ai approfondi cette réalité, j'ai été convaincu que nous sommes tous le fruit du hasard, et que ce qui a eu lieu dans ma vie, dans celle de mon père, tout a été accidentel. Et pourtant, nous les humains, ne vivons-nous pas en considérant comme la seule réalité possible ce qui n'est après tout qu'un simple fait dû au hasard ?

Quand Murakami avait cinq ou six ans, lui et son père sont partis en vélo abandonner un chat sur la plage. Pourquoi ne pas le garder, que se sont-ils dits, était-ce un moment triste, tout cela, Murakami ne s'en souvient plus. Ce dont il se souvient en revanche, c'est que quand lui et son père sont rentrés à la maison, le chat était là. Et que sur le visage de son père, il y avait de la surprise, de l'admiration et du soulagement.
C'est là un des souvenirs que Murakami partage sur ce père qu'il a si mal connu. Un homme que les différentes guerres avaient changé, qui chaque matin honorait ses morts, qui avait dû renoncer à ses ambitions mais a composé des haïkus jusqu'à la fin de sa vie ; un homme, aussi, qui n'a jamais compris les aspirations de son fils.
Et à travers son père, c'est bien lui-même que Murakami questionne...

Mon avis : 
Abandonner un chat est un très cours récit ou Murakami raconte la vie de son père et ses souvenirs. Finalement, on se rend compte, qu’il a très mal connu son père et qu’ils n’ont jamais partager les mêmes ambitions. Mais l’histoire est très bien écrite, pleine de pudeur comme seuls les auteurs japonais savent le faire.

En arrière-plan, on apprend aussi beaucoup sur l’histoire du Japon, que je ne connais pas du tout. On découvre les guerres qui ont changé les hommes, les abandons d’enfants quand il y avait trop de bouches à nourrir, et la réussite scolaire tant louée qui échappe au fils. J’imagine la vie difficile que ce père a dû avoir pourtant il n’a jamais renoncé à l’écriture de ses Haikus par exemple.

J’ai beaucoup aimé ma lecture, dommage que ce soit si court, j’aurais aimé encore plusieurs pages comme celle-ci pour comprendre ce père et ce fils et leur relation.

mercredi 30 août 2023

La cuisinière de Castamar


Résumé : 
Clara, une jeune femme tombée en disgrâce, souffre d'agoraphobie depuis qu'elle a perdu son père de manière soudaine. Sa cuisine prodigieuse lui ouvre les portes du duché de Castamar comme employée, et son arrivée chamboule le monde apathique de don Diego, le duc. Ce dernier, depuis qu'il a perdu son épouse dans un accident, vit isolé dans son grand manoir, entouré de son personnel. Clara découvrira vite que le calme qui entoure la propriété est le prélude d'un orage dévastateur dont le centre sera Castamar, son seigneur et elle-même. Fernando J. Muñez tisse pour son lecteur, avec une prose détaillée et délicate, une trame de personnages, intrigues, amours, envies, secrets et mensonges qui s'entrecroisent dans une impeccable reconstitution de l'Espagne de 1720.

Mon avis : 
La cuisinière de Castamar est un beau pavé de plus de 700 pages dans sa version poche, mais pas de panique car le livre se lit très facilement. C’est un roman parfait pour l’été qui allie romance, roman historique, intrigue et suspense. Cela aurait pu être un coup de cœur mais le roman souffre de deux points faibles : malgré les 700 pages, tout se déroule trop vite, il se passe beaucoup trop de choses en si peu de temps. Et puis, soyons honnête, tout est extrêmement prévisible.

Pourtant on passe un très bon moment car le roman est superbement bien écrit. L’auteur nous fait découvrir le contexte historique avec les guerres d’Espagne, la vie courante dans le pays (entre riches et pauvres) et tout est très bien décrits.

Les recettes de Clara mettent l’eau a la bouche et moi qui suis gourmande j’ai vraiment adoré découvrir ce que l'on servait pendant les banquets et autres fêtes.

Les personnages sont attachants, Clara est une jeune femme forte, au caractère bien trempée. Je suis bien sûr tombée sous le charme de Diego que j’ai trouvé extrêmement charmant et protecteur. J’aurais aimé une suite, ou une fin un peu moins abrupte et je suis déjà triste de dire au revoir aux personnages que j’ai aimé suivre. Il me reste, malgré tout, la série que je n’ai pas encore regardé pour prolonger le plaisir.

lundi 21 août 2023

Amours d'été


Résumé : 
Recueil de trois nouvelles :
- Vikenti VERESSAÏEV - Hauteur (1904) :
Un écrivain de renom et son épouse, lasse de n'être qu'un objet de désir, séjournent en Crimée, près de Yalta : de reproches en réconciliations, le couple se défait.
- Mikhaïl KOUZMINE - Le Grain de beauté de Vania (1916) :
Jeu de séduction entre un jeune homme aux sentiments confus et une femme plus expérimentée : un grain de beauté en forme de coeur comme le symbole de l'entrée dans l'âge adulte.
Zinaïda HIPPIUS - Le Cornouiller de montagne (1927) :
Triangle amoureux dans une station thermale du Caucase pendant la période estivale.

Mon avis : 
Amours d’été est un recueil parfait pour découvrir ces trois auteurs russes. J’ai vraiment beaucoup aimé ma lecture qui permet de découvrir des classiques russes sans se lancer dans des gros pavés comme Guerre et paix ou Anna Karenina.

Le Cornouiller de montagne est ma nouvelle préféré, un triangle amoureux dans une station thermale du Caucase m’a vraiment fait sourire. J’ai beaucoup aimé la plume de Zinaida Hippius.

Hauteur de Vikenti Veressaiev est aussi très réussite, on y découvre un couple qui reste ensemble par habitude. Leur séjour en Crimée va être l’occasion de se séparer, lasse des reproches et des réconciliations.

Le grain de beauté de Vania est la nouvelle que j’ai le moins aimé même si elle m’a fait sourire. Un jeune homme découvre l’amour et rentre dans l’âge adulte. Il est naïf et se fait mener par le bout du nez par ses conquêtes sous les conseils de son oncle qui n’a pas l’air d’y connaitre grand-chose en amour lui-même.

L'aurore


Résumé : 
L'Aurore de Selahattin Demirtas, c'est le cri de la part éclairée d'un pays.
Ce livre, écrit en prison, est en train de devenir un cri de ralliement et d'espoir.
Des histoires turques et kurdes dédiées « à toutes les femmes qui ont été assassinées et qui ont été victimes de la violence », mais qui n'échappent pas à l'humour. L'auteur aurait pu nous livrer un récit pesant sur les crimes d honneur, le travail des enfant, l'exil ou la guerre, dans la Turquie et la Syrie contemporaines ; bien au contraire : il lui donne un ton drôle et irrésistiblement tendre. Subversif et obsédant aussi.
Malgré les circonstances exceptionnelles liées à l'emprisonnement de l'auteur, et malgré la censure, le livre s'est vendu à 180 000 exemplaires depuis sa parution en septembre 2017. Un des plus grands bestsellers de l'histoire de l'édition turque. Il bénéficiera d'un lancement mondial quasi simultané à partir de mai 2018.

Mon avis : 
L’aurore est un recueil de nouvelles magnifiques qui nous offre un portrait saisissant de la Turquie. L’auteur Selahattin Demirtas y est emprisonné et purge aujourd’hui une peine de 183 ans de prison.

Depuis sa cellule, il continue d'écrire et signe ici des nouvelles qui cette société violente, une fenêtre sur le monde extérieur fait de corruption, de guerre, d’exil de crime d’honneur.

Il nous montre une société divisée entre modernité ou les femmes s’épanouissent et font carrière à Ankara et Istanbul (Seul comme l’histoire) tandis que d’autres sont victimes des hommes et de coutumes archaïques dans les villages (Seher).

Il souligne aussi les inégalités et persécutions des kurdes en Syrie avec cette petite ville qui fuit et qui se noie avec sa mère, récit terriblement d’actualité (La petite sirène) ou encore les arrestations arbitraires sous la politique d’Erdogan (Nazo, femme de ménage).

Douze nouvelles glaçantes, mais terriblement bien écrite, qui ne peuvent laisser indifférentes.

mercredi 9 août 2023

La librairie Morisaki


Résumé : 
Takako a le coeur brisé lorsque Hideaki, l'homme qu'elle aime, lui annonce ses fiançailles. Dévastée, la jeune femme ne supporte plus de le croiser au travail et démissionne. Takako a bien du mal à remonter la pente... jusqu'au jour où elle reçoit un coup de téléphone de son oncle Satoru, qu'elle n'a pas revu depuis de nombreuses années. L'homme, un peu excentrique, est à la tête d'une vieille librairie d'occasion, implantée à Jinbôchô, le quartier des bouquinistes à Tokyo.
Il lui propose de venir l'aider, et même de s'installer au premier étage de la boutique. Voyant enfin l'avenir lui sourire, Takako accepte et découvre parmi tous ces livres un nouveau langage qui lui était jusque-là inconnu... Traduit dans plus de vingt langues, La Librairie Morisaki a conquis près d'un million de lecteurs à travers le monde.

Mon avis :
Takako est l'héroïne de ce livre, une jeune femme de 25 ans qui, à la suite d’une trahison amoureuse, sombre dans la dépression et quitte son travail, s'enfermant dans son appartement et dormant tout le temps. Voulant la sortir de cet état, Satoru, son oncle excentrique, lui propose d'emménager avec lui, dans une petite pièce au-dessus de sa librairie, la librairie Morisaki. C'est ainsi que commence le voyage de guérison de Takako, dans un quartier plein de librairies et de magasins d'antiquités et que nous découvrons également l'histoire de la vie de l'oncle Satoru et de sa femme, Momoko.

Le livre est dépourvu de réelle trame ou de rebondissements passionnants, c'est juste une tranche de la vie d'une jeune femme qui découvre à travers les livres comment faire le deuil d’une relation et de retomber amoureuse.

Bien qu'il y ait aussi des moments pleins de mélancolie et de nostalgie, typiques des textes d'auteurs japonais, ce livre a été pour moi un vrai bonheur ! J'ai beaucoup aimé les personnages qui étaient si divers que je pouvais facilement m’attacher a eux. J’ai aussi beaucoup aimé la description du quartier ou tout le monde se connait, prends un verre ensemble, et arpente les magasins de livres pour dénicher sa prochaine lecture. C’est tellement différent du Japon que l’on voit dans les médias, avec des villes énormes comme Tokyo qui ne dorment jamais. Au fil de ma lecture, j’avais vraiment l’impression d’être dans ce petit quartier, de sentir l’odeur qui flotte dans la librairie. Tout est vraiment bien décrit et puis j’ai noté plein de noms de livres et d’auteur que j’ai maintenant envie de découvrir.

Le livre est simple, mais traite de thèmes tels que la dépression, l'amitié, la famille et comment tomber amoureux des livres à tout âge. L'histoire n'est qu'un exemple mignon de la façon dont vous pouvez changer votre point de vue sur la vie et surmonter les difficultés si vous vous entourez des bonnes personnes. Finalement, mon seul bémol c’est l’histoire de Momoko qui je trouve n’apporte pas grand-chose au roman a part sa part de drame. Takako, aurait pu s’en sortir, grâce a son oncle et ses amis du café.

Un tome deux est disponible dans certaines langues, j’espère qu’il sera traduit en anglais ou français car j’ai très envie de retrouver Takako.

mardi 8 août 2023

A travers la pluie

Résumé : 
Apollo est le benjamin de la fratrie Hidalgo. Garçon au grand cœur et plein de bonnes intentions, il est tout l’opposé de ses frères, Artemis et Ares. En entrant au lycée, Apollo espère naïvement marcher dans leurs pas et rencontrer du succès auprès des filles… mais déchante rapidement lorsqu'il se rend compte qu’elles lui préfèrent les bad boys ténébreux ! Et s’il ne parvenait jamais à trouver l’amour avec un grand A, malgré sa gentillesse sans pareille ? Les garçons aussi peuvent avoir le cœur brisé, et ça, Apollo le sait mieux que quiconque…

Mon avis : 
Ça y est, j’ai fini la trilogie et je dois dire au revoir aux frères Hidalgo. Après Ares et Artemis, ce tome se concentre sur Apollo, le plus jeune et sans doute le plus effacé des trois. J’étais donc curieuse de le découvrir tout juste arriver sur le campus universitaire.

C’est un tome très différent puisqu’Apollo n’est absolument pas comme ses frères, ici pas d’homme froid ou mystérieux, Apollo semble presque fleur bleue et peine a trouver sa place ou identité. Les relations entre les personnages sont un peu confuses durant le roman mais j’ai aimé la fin et surtout la création d’un personnage homosexuel dans cette famille.

Le tome un restera mon préféré car j’adore le couple Ares- Raquel. Je trouve toujours Artemis extrêmement arrogant et puis Apollo est mignon mais n’arrive pas a détrôné le couple initial que j’étais contente de retrouver brièvement ici.

mercredi 2 août 2023

L'homme du grand hôtel


Résumé
Et si vous vous réveilliez un beau matin en ne sachant rien de votre propre vie ?

Cape Cod, Massachusetts. Écrivain mondialement célèbre, Randall Hamilton se réveille dans la chambre d’un hôtel luxueux avec vue sur l’océan. Le problème, c’est qu’il ignore totalement pourquoi il s’y trouve et comment même il est arrivé là. Pire, il semble avoir tout oublié de sa propre existence, y compris le fait qu’il est l’auteur de plus de quarante romans.

Boston, Massachusetts. Vivant de petits boulots, le jeune Andy Marzano passe tout son temps libre à écrire des romans dans son studio. La tête pleine de rêves de gloire et de reconnaissance, il collectionne surtout les lettres de refus des agents littéraires. Conscient de son cruel manque d’inspiration, Andy s’ingénie à piller la vie de son entourage. Mais un jour il franchit la ligne rouge en séduisant une jeune comédienne, Abigaël, dans le seul but de se nourrir de leur relation et de servir son ambition. En voulant diriger les autres comme de simples personnages, il s’apprête à provoquer des drames irréparables…

Un auteur couronné de succès, un apprenti écrivain miné par les échecs : les deux hommes ignorent tout l’un de l’autre. Pourtant, leurs destins sont inexorablement liés et leurs routes ne tarderont pas à se croiser. Pour le meilleur, et surtout pour le pire.

Mon avis : 
J’ai L’homme du grand hôtel dans ma PAL depuis sa sortie et je suis contente d’avoir enfin pris le temps de le lire. Ce n’est pas mon livre préféré de l’auteur mais j’ai passé un très bon moment.

Ce qui m’a dérangé c’est la construction du roman, les trois premiers quarts sont plutôt lents tandis que dans le dernier quart tout s’accélère et arrive trop vite à mon goût. Malgré tout le roman est un véritable page turner et une fois commencé, il est impossible de le lâcher. LA fin est complètement inattendue et on se rend compte que l’auteur nous manipule depuis le début. Sans parler du retournement de situation finale que j’ai trouvé excellent.

J’ai beaucoup aimé le cadre américain qui est vraiment très bien décrit. On voyage avec Boston et le grand hôtel sur la cote. Cet hôtel d’ailleurs m’a fait beaucoup rêver.

Le personnage de Randall est fascinant et j’ai aimé partir à la recherche de ses souvenirs.

Je suis à nouveau conquise par l’auteur et il me tarde de lire son dernier roman Dans mon obscurité.

jeudi 27 juillet 2023

Une, deux, trois


Résumé : 
Une : Orna. Deux : Emilia. Trois : Ella. La première vit très mal son récent divorce. Elle s'apitoye sur elle-même, fréquente sans vrai désir Guil, un avocat rencontré sur un site web qui lui ment avec aplomb. Elle connaît brutalement un destin tragique. La deuxième, une réfugiée lettone, auxiliaire de vie, est une pauvre fille solitaire, paumée, mystique. Le fils de son précédent employeur - qui vient de mourir - veut l'aider à trouver du travail. Il s'appelle Guil. Ça ne se termine pas bien non plus.Apparemment, Guil sévit en toute impunité... C'est alors que survient la troisième, l'inquiétante Ella...

Mon avis : 
J’avais découvert Dror Mishani avec une disparition inquiétante et je suis contente d’avoir retrouvé sa plume avec Une, deux, trois.

A la façon d’un bon épisode de Colombo, nous connaissons le coupable dès le début du roman et nous suivons ses meurtres. Il ne faut pas s’attendre à une suspense incroyable, le rythme est assez lent, s’attarde surtout sur les personnages, sur les rencontres plutôt que sur l’intrigue.

Malgré tout, j’ai aimé le dénouement qui m’a surprise. J’aurai aimé avoir un peu plus de réponses à mes questions mais je suis conquise.

Sous les branches de l'Udala


Résumé :
Ijeoma a onze ans lorsque la guerre civile éclate au cœur de la jeune république du Nigeria. Son père est mort et sa mère, aussi abattue qu’impuissante, lui demande de partir quelques temps et d’aller vivre à Nweni, un village voisin. Hébergée par un professeur de grammaire et son épouse, Ijeoma rencontre Amina, une jeune orpheline. Et les fillettes tombent amoureuses. Tout simplement.Mais au Biafra, dans les années 1970, l’homosexualité est un crime. Commence alors le long et douloureux combat d’Ijeoma pour réussir à vivre ses désirs et, surtout, à comprendre qui elle est : il y aura la haine de soi, les efforts pour faire ce que l’on attend d’elle, et, enfin, la puissance des sentiments, envers et contre tous…

Mon avis : 
Sous les branches de l'Udala est une histoire vraiment touchante ou l’on découvre l'histoire d'Ijeoma, forcée de réprimer son orientation sexuelle en raison de pressions familiales et sociales, principalement dépendantes de diktats religieux et de croyances profondément ancrées dans le contexte historique et politique du Nigeria des années 60 a nos jours.

J’ai été très triste pour Ijeoma, qui pendant les trois quarts du roman, se sent en fait seule, écrasée par la culpabilité et la pression de sa mère et de la société. Le résultat : un mariage malheureux et étouffant, que l'auteure décrit avec des coups de pinceau efficaces et violents.

Même si la fin apporte une petite note positive pour l’héroïne, l’homosexualité est toujours sévèrement punie au Nigeria.

mercredi 26 juillet 2023

Everyone here is lying


Résumé : 
Welcome to Stanhope - a safe neighbourhood. A place for families.
William Wooler is a family man, on the surface. But he's been having an affair, an affair that ended horribly this afternoon at a motel up the road. So when he returns to his house, devastated and angry, to find his difficult nine-year-old daughter Avery unexpectedly home from school, William loses his temper.
Hours later, Avery's family declare her missing.
Suddenly Stanhope doesn't feel so safe. And William isn't the only one on his street who's hiding a lie. As witnesses come forward with information that may or may not be true, Avery's neighbours become increasingly unhinged.
Who took Avery Wooler?


Mon avis : 
Tous les ans quand Shari Lapena publie un nouveau roman, je me jette dessus et celui-ci m’a encore une fois captivée.

Quand une petite fille disparait dans un quartier résidentiel, c’est le choc mais l’on découvre vite que chaque famille a un secret. Derrière chaque maison se cache trahison, adultère, complot….

Pas de grosses surprises, l’auteure nous entraine sur plusieurs fausses pistes mais j’avais deviné le véritable mobile. Ça n’en reste pas moins le roman le plus choquant de l’auteure. Choquant car un des personnages m’a vraiment fait froid dans le dos jusque dans les dernières pages (je devrais même dire les dernières lignes). La fin arrive très vite mais est incroyablement bien réussie.

Niveau personnages, je suis tombée sous le charme du beau docteur William mais au vu du roman, on dirait bien que je ne suis pas la seule. C’est encore une belle découverte, un roman que l’on n’arrive pas à lâcher une seule seconde. J’ai juste envie de dire, vivement le prochain.

jeudi 13 juillet 2023

Coeur du Sahel


Résumé : 
Faydé vit dans les montagnes dans l'extrême-nord du Cameroun. Pour que sa mère, ses frères et sa soeur ne soient pas dans le besoin, son beau-père ayant disparu au cours d'une razzia de Bokko-Haram, la jeune adolescente décide de partir à Maroua, la ville la plus proche, où elle sera domestique. Comme ses comparses, elle devra se faire à sa nouvelle vie, citadine et difficile pour les filles. Mépris de classe, mauvais traitements, viols...
Comment Faydé parviendra-t-elle à se frayer son chemin dans un environnement, où son destin semble tracé à l'avance ?

Mon avis :
Un roman qui nous plonge au cœur du Sahel ou la vie des femmes est extrêmement difficile. Kondem essaie de faire vivre sa famille au village mais la sècheresse et les mauvaises récoltes se succèdent. Faydé, sa fille aine quitte donc la famille pour aller travailler en ville en tant que domestique. Elle va découvrir un monde hostile.

Après avoir adoré les impatientes, j’avais hâte de lire ce nouveau roman de Djaili Amadou Amal. Encore une fois, on découvre la vie au Cameroun avec les différences de classe, de religions, le poids des traditions (mariage arrangé, forcé, viols…) qui sont toujours d’actualité. Plane au-dessous des habitants la menace du groupe Boko Haram qui fait des ravages au cœur du Sahel.

J’ai adoré ce roman ou l’on croise des personnages féminins extrêmement forts qui luttent chaque jour pour gagner de l’argent, pour faire vivre leur famille, suivre des études…. Faydé est très attachante comme ses amies domestiques. Dommage que le livre soit si court car c’est toujours difficile de dire au revoir a des personnages que l’on a aimé. En tout cas, la fin heureuse m’a plus.

Sentinelle de la pluie


Résumé : 
La famille Malegarde est réunie à Paris pour fêter les 70 ans de Paul, le père, arboriste de renommée internationale. Sa femme Lauren prépare l'événement depuis deux ans, alors qu'importe les pluies diluviennes qui s'abattent sur la Ville Lumière et contrarient les retrouvailles. Mais Linden, le fils cadet, photographe charismatique, pressent que la redoutable crue de la Seine n'est pas la plus grande menace qui pèse sur l'unité de sa famille. Les secrets enfouis déferlent sous le ciel transpercé par les flots...

Mon avis :
Il y avait longtemps que je n’avais pas lu Tatiana de Rosnay et comme il pleut beaucoup en ce moment (heureusement sans les inondations), j’ai eu envie de me plonger dans ce roman.

L’intrigue tourne autour d’une famille qui se retrouve à Paris pour célébrer les 70 ans du père. C’est l’occasion pour le lecteur de découvrir que dans cette famille, on ne communique pas beaucoup, il y a des secrets que chacun a enfoui, des angoisses, des peines qui vont remonter à la surface en même temps que la montée des eaux de la Seine.

Au niveau des descriptions de la crue de 2018, Tatiana de Rosnay excelle. On ressent la tension des habitants parisiens qui scrute les informations. N’étant pas parisienne, je n’en garde aucun souvenir donc j’ai aimé revivre ça dans ce roman. En revanche, j’ai trouvé parfois certaines descriptions des rues, des quartiers un peu longues. En effet, je ne connais pas la ville suffisamment pour pouvoir vraiment visualiser.

C’est sous les yeux de Linden que l’on découvre cette histoire, quand l’histoire débute, on ne sait rien sur lui, juste que c’est un célèbre photographe franco-américain. Puis petit a petit, il va se dévoiler, nous apprendre son homosexualité, les moqueries qu’il a subies à l’adolescence, son coming-out qui n’a pas été facile avec ses parents…. C’est un personnage extrêmement attachant, doux, réfléchie. J’ai eu plus de mal avec sa sœur Tilia. J’aurais aimé que les histoires des parents soient un peu plus développées.

La fin m’a un peu déçue, je n’attendais a une grande révélation mais ça n’a pas été le cas. On devine entre les lignes se qui va se produire et donc je suis un peu déçue. Ce n’est pas le meilleur roman de l’auteure mais j’ai passé un bon moment malgré tout.

lundi 10 juillet 2023

L'inconnu de Cleveland


Résumé : 
Le 3e livre de la collection-événement lancée en partenariat avec Society : un suicide, aucune empreinte, aucune identité. Un suicide, aucune empreinte, aucune identité Quand, à l'été 2002, les policiers d'Eastlake, dans la banlieue de Cleveland, découvrent le cadavre d'un retraité dans sa salle de bain, l'affaire est entendue : Joseph Chandler s'est suicidé. Ses voisins et ex-collègues décrivent un ermite sans famille, mutique, aux habitudes étranges.
Ni son appartement ni son pick-up ne portent la moindre empreinte. Qui prend soin d'effacer toutes ses traces au quotidien ? Le dossier est sur le point d'être classé lorsqu'un détective privé missionné pour lui trouver des héritiers révèle l'impensable : le vieil homme vivait sous une fausse identité depuis 24 ans, le véritable Joseph Chandler était un petit garçon décédé d'un accident de voiture.
Une deuxième enquête s'ouvre alors. Qui était vraiment ce reclus à l'identité secrète ? Quel passé encombrant voulait-il cacher ? Le journaliste Thibault Raisse est parti sur les traces de cet inconnu à la personnalité aussi fascinante qu'insaisissable, et dont la clé pourrait mener à la résolution de l'énigme criminelle la plus célèbre de l'histoire des Etats-Unis.

Mon avis : 
Je me suis jetée sur ce troisième tome de la collection 10/18 – Society, heureuse de me plonger dans un nouveau fait divers et même si je l’ai dévoré d’un trait, cet inconnu de Cleveland est pour moi le moins bon de la collection.

Car finalement, on n’apprend rien ou très peu : cet homme avait abandonné sa famille puis une dizaine d’années plus tard, il a volé l’identité d’un jeune garçon décédé. Qu’a-t-il fait entre temps, mystère mais surtout beaucoup de spéculations.

J’ai trouvé le livre très confus, beaucoup d’enquêteurs, de détectives privés, de spécialistes de généalogie qui interviennent entre les chapitres et qui nous font perdre le fil concret de l’enquête.

J’ai hâte de découvrir le quatrième tome qui lui est bien plus contemporain puisqu’il s’agit de l’affaire Alex Murdaugh et qui je pense sera bien plus intéressant (plus concret et moins hypothétique).