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dimanche 24 mai 2026

Les blessures d'hier


Résumé : 
Le silence cache souvent des vérités inavouables ! Deux tentes sont plantées près du fjord de Horsens, sur l'île de Vorso. Dans l'une d'elles, le corps d'un homme baigne dans son sang. Tami a été égorgé. Quant à ses enfants avec qui il était parti camper, ils ont disparu. Les causes de son meurtre sont-elles à chercher dans le présent ou dans le passé ? C'est toute la question que se posent Petter Bohm et sa protégée, Liv Jensen, lorsque la police du Jutland du Sud transmet le dossier à la brigade criminelle de Copenhague.
Tami, Iranien, était en effet arrivé au Danemark trente ans plus tôt en transitant par un camp de réfugiés et portait une douloureuse histoire...

Mon avis : 
Dans Les blessures d’hier, Katrine Engberg poursuit sa série autour de Liv et Peter avec un deuxième tome que j’ai trouvé globalement supérieur au précédent.

Le roman reprend en effet les mêmes ressorts narratifs : une construction chorale, une multiplication des personnages et des intrigues entremêlées. On se perd parfois dans les différentes trajectoires du récit mais certains points de vue fonctionnent néanmoins très bien. Les chapitres consacrés à Liv, toujours aussi fragile et déterminée, restent parmi les plus intéressants, et ceux centrés sur son voisin Nami apportent une véritable densité émotionnelle. Leur complémentarité donne au roman ses meilleurs moments, plus humains et plus incarnés. En revanche, le personnage d’Hannah laisse perplexe, je ne sais pas trop ce qu'elle apporte au récit.

La question de l’immigration iranienne est bien traitée et apporte une dimension contemporaine pertinente car terriblement d'actualité. 

vendredi 14 novembre 2025

Classée sans suite


Résumé : 
Après sa démission de la police du Jutland du Nord, Liv Jensen est contrainte à un nouveau départ. Elle emménage alors à Copenhague où elle exerce en tant que détective privée. Un quotidien sans enthousiasme que son ancien mentor, Petter Bohm, vient un jour bousculer.

Enquêteur à la Crim, celui-ci souhaite que la jeune femme reprenne une affaire classée sans suite. Il a besoin de son regard neuf sur le meurtre d'un journaliste qui l'empêche de dormir. Liv, quant à elle, a besoin de renouer avec cette sensation de papillons dans le ventre qu'elle éprouve lorsqu'elle investigue et qu'une pièce du puzzle trouve sa place.

Comment aurait-elle pu se douter que cette mission l'obligerait à retourner dans le Jutland où ses démons l'attendent, et à rouvrir l'un des chapitres les plus sombres de l'histoire danoise ?

Mon avis : 
Un nouveau polar venu de Scandinavie et plus précisément du Danemark, le premier mettant en scène l'enquêtrice Liv Jensen. Elle a démissionné de la police depuis trois mois, fait des petites missions de détective privé quand un ancien collègue flic lui demande d'enquêter sur un meurtre commis il y a trois ans, Liv reprend immédiatement du service. 

L'intrigue est captivante, des les premières pages et jusqu'à la fin. Une fois, le nez dans ce roman, il est très dur de le lâcher. 

La construction du roman est complexe et déroutante puisqu'il y a en réalité plusieurs enquêtes qui s'entremêlent. Des retours en arrière notamment durant la Seconde Guerre Mondiale et la déportation des juifs du Danemark. Il faut faire attention a ne pas perdre le fil mais c'est vraiment efficace et apporte encore plus de suspense a l'intrigue.

Liv est attachante et mais surtout très torturée. On ne connait pas les raisons qui l'on poussait a quitter la police mais on sent un secret derrière tout ca. J'espère qu'on en saura plus dans les prochains tomes que je lirais avec plaisir.

La fin est pour moi, une légère déception, elle est vraiment trop brutale, je pense que quelques pages supplémentaires au roman, avec plus d'explications pour amener au meurtrier auraient été bienvenue.



jeudi 19 septembre 2024

Trente jours d'obscurité


Résumé : 
“N’importe quel imbécile peut écrire un polar en un mois !” Hannah en est persuadée lorsqu’elle interpelle Jørn Jensen, star du polar au Danemark. Snob, alcoolique et solitaire, Hannah aussi est romancière, mais elle écrit de la ‘‘vraie’’ littérature. Même si dernièrement elle est en panne d’inspiration. Aussi, quand Jensen la met au défi d’écrire un polar en trente jours, accepte-t-elle. Direction l’Islande, ses tempêtes de neige et sa nature indomptable, le décor idéal pour un roman policier. Mais le voyage prend une autre tournure lorsqu’un adolescent est retrouvé mort dans le village où Hannah a posé ses valises. Elle s’improvise alors enquêtrice. Mais ses maladresses et son insistance ne sont pas au goût de tous. Entre orgueil et écueils, Hannah trouvera-t-elle enfin sa propre lumière ?

Mon avis : 
Avec « Trente jours d’obscurité », Jenny Lund Madsen parvient à se moquer des romans policiers scandinaves d'une manière très intelligente et divertissante. Le livre est très bien écrit, passionnant, et une fois commencé, il est difficile de le lâcher. Mais qui dit parodie, dit une accumulation de clichés du type "Je pourrais appeler à l'aide, mais au lieu de cela, je pense simplement que je vais me jeter dans la gueule du loup" qui parfois m’ont fait rouler des yeux.

L’intrigue policière en elle-même est plutôt bien menée même si quelques éléments sont plutôt évidents. J’ai adoré l’atmosphère, l’Islande, la neige, les jours très courts, la nature et les maisons bien cozy avec le feu dans la cheminée.

C’est plus Hannah qui m’a dérangé et que j’ai le moins apprécié. Elle est d’abord très clichée, elle fourre son nez dans les affaires des autres mais surtout prend des décisions stupides et risquées. Dans une parodie, c’est plutôt normal et je suis entièrement d’accord mais elle a aussi ce côté hautain que je n’aime pas. J’ai eu l’impression que le fait d’être danoise lui donné une position de supériorité par rapport aux islandais qu’elle rencontré. J’aurais aussi aimé que les personnages islandais secondaires soient plus développés, qu’on en sache davantage sur eux, sur leur vie…

En tout cas, j’ai lu que l’auteure écrivait aussi des scenarios de films ou de séries, je pense que ce roman ferait une superbe adaptation.

mardi 11 janvier 2022

Trompe-l'œil

 

Résumé : 

Copenhague. Lukas, un écolier, a disparu. Pour tout indice : le profil Instagram du garçon, qui révèle sa passion pour la paréidolie, un phénomène qui donne l'impression de distinguer des visages sur des objets. Et cette photo, récurrente : la porte d'une grange. Qui Lukas y a-t-il vu? La photo permettra-t-elle de retrouver sa trace ? La journaliste Héloïse Kaldan et l'inspecteur Eric Schäfer remontent une piste aussi difficile qu'effroyable.

Mon avis : 

J’avais adoré Fleur de cadavre mais je dois avouer que Trompe-l’œil est encore meilleur. Une fois commence, impossible de lâcher ce roman et jusqu’à la dernière ligne Anne Mette Hancock va vous surprendre.

On retrouve avec plaisir les deux héros rencontrés lors de la précédente enquête : Héloïse Kaldan, la journaliste et Erik Schäfer le flic. Héloïse vit une période difficile dans sa vie personnelle et se jette dans le travail : un petit garçon disparu. Erik, lui rentre au Danemark après plusieurs semaines de vacances au soleil et a un peu de mal à retrouver la grisaille. Malgré tout, il va enquêter avec zèle pour retrouver Lukas.

J’ai beaucoup aimé l’intrigue qui est vraiment prenante. L’enquête est bien menée et j’ai aimé le coté humain des policiers qui passent a coté d’indices, qui font des erreurs. J’ai adoré la fin mais je ne peux pas en dire plus.

Le duo Erik et Héloïse est encore une fois à la hauteur. Erik est attendrissant et forme vraiment un beau couple avec son épouse. Héloïse est une femme qui fait de ses faiblesses des forces. Elle est indépendante et j’aime vraiment son personnage. J’espère vraiment qu’il y aura une suite.


Extraits : 

Il détesté le silence. L'attente l'avait toujours rendu nerveux. Elle lui donnait des aigreurs d'estomac. Il préférait l'action, le mouvement.



La température à Copenhague oscillait depuis plusieurs jours autour de zéro degré, mais la violence du vent donnait aux habitants l’impression de vivre l’hiver le plus froid du siècle. Les rues étaient désertes. On se serait cru dans une ville fantôme.

samedi 20 février 2021

Amour entre adultes


 Résumé : 

Caché dans l’obscurité, sous la pluie, Christian est assis au volant de sa camionnette. Il attend sa femme, Leonora. Tous deux sont mariés depuis vingt ans, ils ont un fils, tout semble leur réussir. Soudain, il voit la silhouette de Leonora qui court. Il serre le volant de toutes ses forces. Leur première rencontre, leur premier baiser, leur histoire d’amour… il essaie d’oublier. Il ne doit pas penser qu’elle est sa femme, ni même un être humain. D’ailleurs, est-elle encore sa femme ? C’est davantage une menace, quelqu’un qui, s’il ne fait rien, va détruire sa vie. Il a pris sa décision, une décision terrible. Il n’a pas le choix. Il appuie sur l’accélérateur. Il voudrait pouvoir fermer les yeux mais c’est impossible. Une dernière image avant le choc : la queue de cheval de Leonora qui se balance en rythme dans la pluie. Trop tard pour changer d’avis.

Une scène terrifiante : un homme s’apprête à tuer sa femme. Ce qui s’est passé avant ? Ce qui va se passer après ? Personne, pas même le plus perspicace des lecteurs, ne saurait le soupçonner.

 Mon avis : 

Amour entre adultes est un roman captivant comme seuls les scandinaves savent les écrire. Et chose originale : le roman commence par la fin, nous savons que le héros s’apprête à tuer sa femme. Puis on revient en arrière de quelques jours pour savoir comment le couple en est arrivé là. Malgré tout ça, le lecteur n’est pas au bout de ses surprises car les rebondissements vont s’enchainer. En parallèle, c’est Holger, flic à la retraite qui raconte l’enquête à sa fille. Enquête qui n’a jamais été résolue.

Difficile de s’attacher aux personnages qui sont tous plus machiavéliques les uns que les autres. Mais j’ai trouvé Holger attachant et extrêmement rusé. Malheureusement, il n’a jamais pu prouver ses intuitions.

J’ai aimé le dépaysement et découvrir un Danemark différent, m’éloigner de Copenhague pour découvrir l’île de Mors, les fjords et tous ses paysages sauvages qui font rêver. Cela allège un peu le récit de tous les éléments très sombres, les descriptions macabres qui se succèdent au fil des pages.

Je suis contente d’avoir découvert ce nouveau roman d’Anna Ekberg, la femme secrète, m’avait laissé un sentiment mitigé mais je suis vraiment conquise par ce roman et j’espère que d’autres suivront. 

 


 Extraits : 


La plupart du temps, Johan est plutôt facile à vivre. Un gentil garçon, surtout comparé à ce que sait Christian de la façon dont deux ou trois garçons de sa classe occupent leur temps libre. Seul le matin pose problème. Leonora a coutume de comparer Johan a un lac gelé au début de l’hiver. Il faut être prudent si l’on marche dessus, y aller précautionneusement, vérifier si la glace tient. Aujourd’hui elle tient, estime Christian en posant une tasse de café devant son fils.

 

Rompre ou ne pas rompre. Cela aurait du être le dilemme d’Hamlet, être ou ne pas être, la réponse était trop facile, pense Christian en se garant sur le chantier.  



Elle se souvient encore comme ils adoraient parler politique quand ils étaient jeunes. Ils n’étaient jamais d’accord, Leonora était beaucoup plus à gauche que Christian. Plus on vieillit, plus on découvre que la politique n’est qu’une illusion, l’idée fausse que l’on peut faire la différence par son vote si l’on suit les débats. Mais c’est impossible, les choses suivent leur cours tordu. 

 

Trois mots seulement : « Je veux divorcer », tout comme trois autres mots : « Je t’aime ». Ce sont trois mots qui peuvent conduire à la catastrophe, déclencher la guerre et changer le monde. Comment les dire ? La réponse reste incertaine dans sa tête quand il tourne près de la vallée d’Ulvedalen, le soleil forme des taches jaunes sur la route entre les ombres des arbres. Pourquoi n’y a-t-il pas un manuel qui explique comment un mari doit dire à sa femme qu’il souhaite continuer sa vie sans elle ?  



Le violoniste peut créer des tons et des rythmes, mais le timbre habite le corps du violon, le timbre vit dans le bois de l’arbre, conifère et érable, le son s’y développe avec l’âge, comme la voix humaine ; quand le vernis et le bois vieillissent lentement, le timbre devient plus doux. 

 

Son rire forcé le frappe : la jovialité est le masque des gens malheureux et tristes. Telle sera sa vie désormais. Dissimuler sa tristesse intérieure derrière des banalités, des plaisanteries faciles, de l'humour de chantier. Un clown. Il va se changer en clown, entièrement misérable à l’intérieur, grand sourire à l’extérieur. 


jeudi 26 novembre 2020

L'enfant étoile


 Résumé :

En plein centre-ville de Copenhague, une jeune étudiante est retrouvée dans son appartement sauvagement assassinée, le visage marqué par d’étranges entailles. L’inspecteur Jeppe Korner et son équipière Annette Werner, chargés de l’affaire, découvrent rapidement que le passé de la victime contient de lourds secrets. Quant à la propriétaire de l’immeuble et également voisine, Esther, elle est en train d’écrire un roman qui relate dans les moindres détails le déroulement du meurtre.
Simple coïncidence ou plan machiavélique ?
Commence alors pour Jeppe et Annette une plongée au cœur d’une ville dans laquelle les apparences sont mortelles. 

 Mon avis :

Ce n’est pas un secret : j’adore les thrillers scandinaves et The tenant dans sa traduction anglaise (à paraitre en français sous le titre L’enfant étoile) m’a vraiment conquise. Ce premier tome qui met en scène un duo étonnant Jeppe Korner et Anette Werner est vraiment prometteur et je serai au rendez-vous des prochains tomes. D’ailleurs, l’attente ne sera pas longue puisque la suite paraitra début janvier en anglais.

L’enquête est prenante dès les premières pages : une jeune femme est assassinée dans son immeuble, sa propriétaire, qui est en train d’écrire un roman, avait écrit la scène plusieurs semaines auparavant. Simple coïncidence ?  Je trouve cette idée de départ excellente et je n’ai pas été déçue.

Plusieurs suspects sont envisageables et le suspense est présent tout au long du roman. Pour autant on est loin des thrillers nordiques au rythme effréné, ici c’est lent, l’intrigue se met en place doucement, les indices nous arrivent au compte-goutte. Pourtant, on ne s’ennuie pas une seule seconde et l’on passe un excellent moment à enquêter.

Je le disais plus haut le duo d’enquêteurs est surprenants. Nous ne savons presque rien sur Anette et on se fait une idée de sa personnalité uniquement avec l’opinion de Jeppe. J‘avoue qu’elle m’a tapait sur les nerfs autant qu’a lui. Elle est trop direct, trop spontané et manque clairement de tact. Heureusement Jeppe est très attachant. Flic fragile après le décès de son père, son divorce et sa dépression, on éprouve forcément un peu de pitié pour lui. Moi qui adore les flics torturés, je dois dire qu’il rentre parfaitement dans cette catégorie. Cette enquête qu’il est en charge de diriger est un challenge et il n’a pas le droit à l’erreur.

Le voyage au cœur de Copenhague est aussi un petit plus qui m’a fait apprécier le roman. Moi qui rêve de visiter la ville (si un jour on est autorisé à voyager à nouveau !), j’ai adoré la découvrir sous la plume de l’auteure même si elle en dresse un portrait assez sombre.

Bref vivement la suite.


mardi 24 novembre 2020

Octobre


 Résumé : 

Début octobre. La police fait une découverte macabre dans une banlieue de Copenhague. Une jeune femme a été tuée et abandonnée sur un terrain de jeu. On l’a amputée d’une main et au-dessus de sa tête pend un petit bonhomme en marrons. On confie l’affaire à la jeune inspectrice Naia Thulin, à qui on donne comme coéquipier un inspecteur en burn out, Mark Hess. Ils ne tardent pas à découvrir que le bonhomme en marrons est porteur de mystérieuses empreintes, celle de la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires Sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte. Mais un suspect a déjà avoué avoir assassiné la fillette et le dossier semble clos. Quelques jours plus tard, on découvre une deuxième femme assassinée et au-dessus de sa tête, un autre bonhomme en marrons sur lequel se trouvent à nouveau les empreintes de Kristine Hartung. Thulin et Hess cherchent un lien entre l’affaire de la disparition de la fille de la ministre, les femmes mortes et l’assassin qui sème la terreur dans tout le pays, et s’engagent dans une course contre la montre. Car ils en sont convaincus : le meurtrier est en mission et il n’en a pas encore terminé...

 

Mon avis : 

Octobre traine depuis bien trop longtemps dans ma PAL et je suis contente de l’en avoir sorti parce qu’il s’agit d’un vrai coup de cœur.

J’ai fait mes valises pour me rendre à Copenhague avec plaisir ou j’ai rencontré le duo d’enquêteurs hors pair : Naia Thulin, jeune femme qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et Mark Hesse, un flic qui vient d’être renvoyer temporairement de son poste après une grosse dépression. Honnêtement, j’étais sceptique sur ces deux-là dans les premières pages et puis finalement leur collaboration fonctionne super bien puisqu’ils se complètent à merveille. Je n’aurais pas été contre une histoire de cœur entre eux.

Niveau enquête, c’est encore une réussite : le suspense est présent et dès les premières pages on se sent happer. Impossible de fermer le roman sans connaitre le fin mot de l’histoire. C’est un gros pavé mais pourtant, il n’y a aucun temps mort (sans mauvais jeu de mot). Les pièces du puzzle s’emboitent au fur et à mesure et je n’avais absolument pas vu venir cette révélation sur le meurtrier. Encore une fois, j’ai soupçonné un des personnages pendant presque toute ma lecture et il n’avait rien à voir avec les meurtres.

J’ai aimé le dépaysement, le Danemark et la Scandinavie en général me fait rêver et j’ai aimé me retrouver sous la neige, sur les iles battues par les vents, lire les noms des rues et quartiers de Copenhague aux sonorités étrangères. En cette période de confinement, ça fait tellement de bien de s’évader un peu.

Je ne connaissais pas Søren Sveistrup mais je suis vraiment conquise et j’espère qu’il écrira d’autres romans comme celui-ci. Si c’est le cas, je serai au rendez-vous.