Résumé :
dimanche 24 mai 2026
Les blessures d'hier
Résumé :
vendredi 14 novembre 2025
Classée sans suite
Résumé :
Mon avis :
jeudi 19 septembre 2024
Trente jours d'obscurité
Résumé :
mardi 11 janvier 2022
Trompe-l'œil
Résumé :
La température à Copenhague oscillait depuis plusieurs jours autour de zéro degré, mais la violence du vent donnait aux habitants l’impression de vivre l’hiver le plus froid du siècle. Les rues étaient désertes. On se serait cru dans une ville fantôme.
samedi 20 février 2021
Amour entre adultes
Résumé :
Caché dans l’obscurité, sous la pluie, Christian est assis au volant de
sa camionnette. Il attend sa femme, Leonora. Tous deux sont mariés
depuis vingt ans, ils ont un fils, tout semble leur réussir. Soudain, il
voit la silhouette de Leonora qui court. Il serre le volant de toutes
ses forces. Leur première rencontre, leur premier baiser, leur histoire
d’amour… il essaie d’oublier. Il ne doit pas penser qu’elle est sa
femme, ni même un être humain. D’ailleurs, est-elle encore sa femme ?
C’est davantage une menace, quelqu’un qui, s’il ne fait rien, va
détruire sa vie. Il a pris sa décision, une décision terrible. Il n’a
pas le choix. Il appuie sur l’accélérateur. Il voudrait pouvoir fermer
les yeux mais c’est impossible. Une dernière image avant le choc : la
queue de cheval de Leonora qui se balance en rythme dans la pluie. Trop
tard pour changer d’avis.
Une scène terrifiante : un homme s’apprête à tuer sa femme. Ce qui s’est
passé avant ? Ce qui va se passer après ? Personne, pas même le plus
perspicace des lecteurs, ne saurait le soupçonner.
Mon avis :
Amour entre adultes est un roman captivant comme seuls les scandinaves savent les écrire. Et chose originale : le roman commence par la fin, nous savons que le héros s’apprête à tuer sa femme. Puis on revient en arrière de quelques jours pour savoir comment le couple en est arrivé là. Malgré tout ça, le lecteur n’est pas au bout de ses surprises car les rebondissements vont s’enchainer. En parallèle, c’est Holger, flic à la retraite qui raconte l’enquête à sa fille. Enquête qui n’a jamais été résolue.
Difficile de s’attacher aux personnages qui sont tous plus machiavéliques les uns que les autres. Mais j’ai trouvé Holger attachant et extrêmement rusé. Malheureusement, il n’a jamais pu prouver ses intuitions.
J’ai aimé le dépaysement et découvrir un Danemark différent, m’éloigner de Copenhague pour découvrir l’île de Mors, les fjords et tous ses paysages sauvages qui font rêver. Cela allège un peu le récit de tous les éléments très sombres, les descriptions macabres qui se succèdent au fil des pages.
Je suis contente d’avoir découvert ce nouveau roman d’Anna Ekberg, la femme secrète, m’avait laissé un sentiment mitigé mais je suis vraiment conquise par ce roman et j’espère que d’autres suivront.
Extraits :
La plupart du temps, Johan est plutôt facile à vivre. Un gentil garçon,
surtout comparé à ce que sait Christian de la façon dont deux ou trois
garçons de sa classe occupent leur temps libre. Seul le matin pose
problème. Leonora a coutume de comparer Johan a un lac gelé au début de
l’hiver. Il faut être prudent si l’on marche dessus, y aller
précautionneusement, vérifier si la glace tient. Aujourd’hui elle tient,
estime Christian en posant une tasse de café devant son fils.
Rompre ou ne pas rompre. Cela aurait du être le dilemme d’Hamlet, être ou ne pas être, la réponse était trop facile, pense Christian en se garant sur le chantier.
Elle se souvient encore comme ils adoraient parler politique quand ils
étaient jeunes. Ils n’étaient jamais d’accord, Leonora était beaucoup
plus à gauche que Christian. Plus on vieillit, plus on découvre que la
politique n’est qu’une illusion, l’idée fausse que l’on peut faire la
différence par son vote si l’on suit les débats. Mais c’est impossible,
les choses suivent leur cours tordu.
Trois mots seulement : « Je veux divorcer », tout comme trois autres mots : « Je t’aime ». Ce sont trois mots qui peuvent conduire à la catastrophe, déclencher la guerre et changer le monde. Comment les dire ? La réponse reste incertaine dans sa tête quand il tourne près de la vallée d’Ulvedalen, le soleil forme des taches jaunes sur la route entre les ombres des arbres. Pourquoi n’y a-t-il pas un manuel qui explique comment un mari doit dire à sa femme qu’il souhaite continuer sa vie sans elle ?
Le violoniste peut créer des tons et des rythmes, mais le timbre habite
le corps du violon, le timbre vit dans le bois de l’arbre, conifère et
érable, le son s’y développe avec l’âge, comme la voix humaine ; quand
le vernis et le bois vieillissent lentement, le timbre devient plus
doux.
Son rire forcé le frappe : la jovialité est le masque des gens
malheureux et tristes. Telle sera sa vie désormais. Dissimuler sa
tristesse intérieure derrière des banalités, des plaisanteries faciles,
de l'humour de chantier. Un clown. Il va se changer en clown,
entièrement misérable à l’intérieur, grand sourire à l’extérieur.
jeudi 26 novembre 2020
L'enfant étoile
Résumé :
En plein centre-ville de Copenhague, une jeune étudiante est retrouvée
dans son appartement sauvagement assassinée, le visage marqué par
d’étranges entailles. L’inspecteur Jeppe Korner et son équipière Annette
Werner, chargés de l’affaire, découvrent rapidement que le passé de la
victime contient de lourds secrets. Quant à la propriétaire de
l’immeuble et également voisine, Esther, elle est en train d’écrire un
roman qui relate dans les moindres détails le déroulement du meurtre.
Simple coïncidence ou plan machiavélique ?
Commence alors pour Jeppe et Annette une plongée au cœur d’une ville dans laquelle les apparences sont mortelles.
Mon avis :
Ce n’est pas un secret : j’adore les thrillers scandinaves et The tenant dans sa traduction anglaise (à paraitre en français sous le titre L’enfant étoile) m’a vraiment conquise. Ce premier tome qui met en scène un duo étonnant Jeppe Korner et Anette Werner est vraiment prometteur et je serai au rendez-vous des prochains tomes. D’ailleurs, l’attente ne sera pas longue puisque la suite paraitra début janvier en anglais.
L’enquête est prenante dès les premières pages : une jeune femme est assassinée dans son immeuble, sa propriétaire, qui est en train d’écrire un roman, avait écrit la scène plusieurs semaines auparavant. Simple coïncidence ? Je trouve cette idée de départ excellente et je n’ai pas été déçue.
Plusieurs suspects sont envisageables et le suspense est présent tout au long du roman. Pour autant on est loin des thrillers nordiques au rythme effréné, ici c’est lent, l’intrigue se met en place doucement, les indices nous arrivent au compte-goutte. Pourtant, on ne s’ennuie pas une seule seconde et l’on passe un excellent moment à enquêter.
Je le disais plus haut le duo d’enquêteurs est surprenants. Nous ne savons presque rien sur Anette et on se fait une idée de sa personnalité uniquement avec l’opinion de Jeppe. J‘avoue qu’elle m’a tapait sur les nerfs autant qu’a lui. Elle est trop direct, trop spontané et manque clairement de tact. Heureusement Jeppe est très attachant. Flic fragile après le décès de son père, son divorce et sa dépression, on éprouve forcément un peu de pitié pour lui. Moi qui adore les flics torturés, je dois dire qu’il rentre parfaitement dans cette catégorie. Cette enquête qu’il est en charge de diriger est un challenge et il n’a pas le droit à l’erreur.
Le voyage au cœur de Copenhague est aussi un petit plus qui m’a fait apprécier le roman. Moi qui rêve de visiter la ville (si un jour on est autorisé à voyager à nouveau !), j’ai adoré la découvrir sous la plume de l’auteure même si elle en dresse un portrait assez sombre.
Bref vivement la suite.
mardi 24 novembre 2020
Octobre
Résumé :
Début octobre. La police fait une découverte macabre dans une banlieue de Copenhague. Une jeune femme a été tuée et abandonnée sur un terrain de jeu. On l’a amputée d’une main et au-dessus de sa tête pend un petit bonhomme en marrons. On confie l’affaire à la jeune inspectrice Naia Thulin, à qui on donne comme coéquipier un inspecteur en burn out, Mark Hess. Ils ne tardent pas à découvrir que le bonhomme en marrons est porteur de mystérieuses empreintes, celle de la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires Sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte. Mais un suspect a déjà avoué avoir assassiné la fillette et le dossier semble clos. Quelques jours plus tard, on découvre une deuxième femme assassinée et au-dessus de sa tête, un autre bonhomme en marrons sur lequel se trouvent à nouveau les empreintes de Kristine Hartung. Thulin et Hess cherchent un lien entre l’affaire de la disparition de la fille de la ministre, les femmes mortes et l’assassin qui sème la terreur dans tout le pays, et s’engagent dans une course contre la montre. Car ils en sont convaincus : le meurtrier est en mission et il n’en a pas encore terminé...
Mon avis :
Octobre traine depuis bien trop longtemps dans ma PAL et je suis contente de l’en avoir sorti parce qu’il s’agit d’un vrai coup de cœur.
J’ai fait mes valises pour me rendre à Copenhague avec plaisir ou j’ai rencontré le duo d’enquêteurs hors pair : Naia Thulin, jeune femme qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et Mark Hesse, un flic qui vient d’être renvoyer temporairement de son poste après une grosse dépression. Honnêtement, j’étais sceptique sur ces deux-là dans les premières pages et puis finalement leur collaboration fonctionne super bien puisqu’ils se complètent à merveille. Je n’aurais pas été contre une histoire de cœur entre eux.
Niveau enquête, c’est encore une réussite : le suspense est présent et dès les premières pages on se sent happer. Impossible de fermer le roman sans connaitre le fin mot de l’histoire. C’est un gros pavé mais pourtant, il n’y a aucun temps mort (sans mauvais jeu de mot). Les pièces du puzzle s’emboitent au fur et à mesure et je n’avais absolument pas vu venir cette révélation sur le meurtrier. Encore une fois, j’ai soupçonné un des personnages pendant presque toute ma lecture et il n’avait rien à voir avec les meurtres.
J’ai aimé le dépaysement, le Danemark et la Scandinavie en général me fait rêver et j’ai aimé me retrouver sous la neige, sur les iles battues par les vents, lire les noms des rues et quartiers de Copenhague aux sonorités étrangères. En cette période de confinement, ça fait tellement de bien de s’évader un peu.
Je ne connaissais pas Søren Sveistrup mais je suis vraiment conquise et j’espère qu’il écrira d’autres romans comme celui-ci. Si c’est le cas, je serai au rendez-vous.






