vendredi 3 février 2017

Un père idéal

Résumé : 


Jack Hunter a longtemps été un bon époux et un père idéal. Un homme bien sous tous rapports, hormis cette petite manie secrète et discutable : le meurtre violent de prostituées. Aussi son fils Edward ne s'attendait-il pas à ce que la police vienne un jour frapper à la porte de leur maison si tranquille pour arrêter le premier serial killer de l'histoire de Christchurch, Nouvelle-Zélande. Vingt ans plus tard, Edward est à son tour devenu un citoyen modèle. Comptable sans histoire dans un cabinet d'avocats de la ville, il a tout fait pour oublier et faire oublier ses sombres origines. Mais le jour où sa femme est sauvagement assassinée, c'est vers son père, toujours derrière les barreaux, qu'il va se tourner pour prendre conseil. Pourra-t-il faire autrement que de marcher sur ses traces ? L'instinct de tueur est-il vraiment héréditaire ? Autant de questions qu'Edward va devoir affronter durant une folle semaine qui verra sa vie bien rangée basculer dans l'horreur.

Mon avis : 

Ce livre est dans ma PAL depuis des années, et j'hésitais à l'en sortir car je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre.  Et bien verdict : j'ai adoré ! Voila un thriller prenant, bourré de suspense, au point ou deux matin de suite je me suis levée à 5h pour pouvoir lire avant de partir travailler.

Tout d'abord, l'intrigue est intéressante. On y rencontre Edward, dont le père a été arrêté 20 ans plus tôt pour une série de meurtres sur des prostituées. Pas facile donc de se construire avec une telle figure paternelle, mais pourtant Edward est un bon mari et un père aimant pour sa fille. Jusqu'au jour ou sa femme est tuée lors d'un braquage qui tourne mal. Edward va alors vouloir se venger et va vivre une semaine folle. Pour le lecteur également c'est une semaine folle. Les rebondissements s'enchaînent et le récit est passionnant.

La plume de Paul Cleave est vraiment prenante avec une petite pointe d'humour noire qui ajoute un plus a la narration.
"Lorsqu'il me dépose, le chauffeur de taxi sourit de soulagement, comme il le fait probablement chaque fois qu'il dépose quelqu'un sans s'être pris un coup de couteau. Son anglais est parfait lorsqu'il m'annonce le prix de la course, mais nettement moins bon lorsqu'il s'agit de calculer la monnaie à rendre. Les augmentations du prix de l'essence ont fait monter en flèche ceux des taxis - pas étonnant que de plus en plus de gens conduisent soûls."

Le dépaysement est total : un Noël sous 28 degrés vous imaginez un peu ?
"Ils annoncent qu'il fait déjà 27 degrés et que la chaleur va monter, nous rappellent que des restrictions d'eau sont en vigueur, que le réchauffement climatique est en route, que nous sommes seulement à un peu plus de sept jours de Noël."
Par contre, il nous dépeint une drôle d'image de la Nouvelle-Zélande, plein de crime, de violence. Je suppose que c'est le cas dans toutes les grandes villes mais ça ne donne pas vraiment envie d'aller y passer quelques jours.
"Lors de sa dernière condamnation, il a écopé de deux ans pour le braquage d’une station-service avec un fusil de chasse. L’article ne dit pas quand il a été relâché mais il a dû avoir droit à une libération anticipée comme prisonnier modèle – ce qui n’est pas bien difficile vu qu’il n’y a ni station-service ni fusil de chasse en prison."

Bref, pour une première rencontre avec l'auteur je suis conquise et il me tarde maintenant de découvrir d'autres de ses romans.

Lu dans le cadre des challenges : 
- Le tour du monde en 8 ans
- ABC policier / thriller

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