samedi 27 août 2016

Grand-père avait un éléphant

Résumé : 


Du monde, la jeune et jolie Kounnioupattoumma ne sait rien, si ce n’est que son grand-père avait un éléphant ! Fille de notables musulmans, elle est en âge d’être mariée. Mais pour sa mère, les prétendants ne sont jamais assez beaux, jeunes, riches, puissants... Surtout quand on songe à la splendeur passée du grand-père à l’éléphant.
Hélas, voilà la famille ruinée. Adieu vaste demeure, domestiques, bijoux en or ! Kounnioupattoumma peut enfin goûter aux délices de la baignade en attendant des jours meilleurs...
Avec un profond amour des êtres, qu’il ne désespère pas d’éduquer et de distraire, Basheer mêle à la perfection vérité et humour. Grand-père avait un éléphant est traduit pour la première fois en français.


Mon avis :  

A la lecture du résumé, je m'attendais a avoir un coup de cœur pour ce roman. Et pourtant, je ressors déçue. On fait la connaissance de Kounnioupattoumma et de sa famille. Ils ont les moyens et la mère ressassent sans arrêt, qu'ils ne sont pas n'importe qui, puisque le grand père avait un éléphant :
"Tu n'as pas à te faire remarquer comme elle. Son grand-père n'avait qu'un char à bœufs ! Et toi ? Toi, tu es la fille chérie de la fille chérie d'Anamakkar ! Ton grand-père avait un éléphant, un grand mâle à défenses !"
On cherche donc à la marier au meilleur parti possible. Mais comme toutes les jeunes filles, notre héroïne est rêveuse :
"Le garçon qui viendrait l'épouser, elle aurait voulu le rencontrer d'abord. Juste pour le voir. Mais elle ne s'en était ouverte à personne, car ce genre de désir n'était pas convenable de la part d'une femme musulmane.
Et puis un jour, la famille perd tout son argent, se voit contraint de déménager et de réduire son train de vie..... 

C'est une jolie petite histoire mais je suis décue.... La narration est vraiment particulier. L'auteur nous parle énormément de la religion musulmane, parfois pendant tout un chapitre au détriment de l'intrigue : 
"Même sans en comprendre le sens, elle récitait des passages du Coran, comme le faisaient son père et sa mère, comme l'avait fait son grand-père Anamakkar. Personne ne savait ce que disait le livre. Eût-on abattu tous les arbres de la terre pour en faire des crayons, changé en encre l'eau de tous les océans, on aurait épuisé les forêts et tari les mers avant d'avoir expliqué le sens d'un seul de ses chapitres. Le Coran était un livre saint et sacré. Tout y était contenu. Personne n'en était l'auteur."
 
Les personnages ne m'ont pas semblait très attachant, notamment  Kounnioupattoumma que j'ai trouvé agaçante. Bref, je pense que je suis passée a coté du roman même si j’admets volontiers qu'il y a des passages qui m'ont fait sourire.

Lu dans le cadre du challenge : 
- Raconte moi l'Asie, v2

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