jeudi 25 décembre 2014

Oceana, tome 1 : La terre du bout du monde

Résumé :


Angleterre, 1770. Susan Penhalligan accepte un mariage de raison pour sauver sa mère et son frère Billy de la misère. Mais son cœur est pris par Jonathan Cadwallader, parti courir les mers à bord de l’Endeavour du capitaine Cook.
Quinze ans plus tard, Billy est déporté en Australie pour contrebande. De leur côté, Susan et son mari partent s’installer à Botany Bay, à quelques kilomètres du futur centre de Sydney, où l’Empire britannique a décidé de fonder une colonie. Ils y découvrent un continent fascinant ainsi que ses habitants, les aborigènes.
Mais Susan est loin de se douter de tout ce qu’elle va devoir surmonter avant de pouvoir faire sienne cette terre du bout du monde…


Mon avis :


J'ai posé cette fois mes valises en Australie en compagnie d'une auteure que j'apprécie beaucoup : Tamara McKinley. Beaucoup connaissent La dernière valse de Mathilda mais je dois dire que je suis encore plus séduite par La terre du bout du monde. Ce roman est le premier d'une trilogie qui ma l'air très prometteuse !

L'auteure reprend les thèmes que l'on retrouve dans la plupart de ces romans :  l'Australie bien sur, mais aussi l'amour, une poignée de fortes femmes toujours prêtent a combattre l'adversité. Et elle ajoute ici un contexte historique puisque l'on suit les premiers colons en Australie. On y suit les difficultés qu'ils rencontrent dans cette terre si différente : la chaleur bien sur, le manque de nourriture, la promiscuité avec les détenus que l'on envoyé la-bas en exil, la prostitutions... et surtout la cohabitation avec les aborigènes. On se met aussi au fur et a mesure des chapitres a leur place et on se rend compte que les colons ont décimés ces peuples volontairement en les tuant, violant, en leur imposant nos coutumes, nos croyances mais aussi involontairement en important des maladies.

Bien sur pour rendre le roman un peu plus léger, il y a une jolie histoire d'amour impossible entre Susan notre héroïne et Jonathan, du suspense et des péripéties. Si je devais exprimer un bémol, je parlerai de la fin qui est trop soudaine et surtout peu crédible. Pour ceux qui ont déjà lu le livre, j'ai trouvé que Susan pardonné un peu trop facilement a Jonathan.

En tout cas c'est un excellent roman et j'ai hâte de découvrir la suite.


mercredi 17 décembre 2014

Il était une fois, tome 1 : Au douzième coup de minuit

Résumé :


Reléguée au rang de simple servante depuis la mort de son père, Kate Daltry vit sous le joug de Marianna, dont la fille, Victoria, est destinée au riche prince Dimsdale. Or, souffrante, Victoria ne peut se rendre au dîner de leurs fiançailles. Il faut à tout prix trouver une demoiselle qui se fera passer pour elle ! Qu’elle le veuille ou non, ce sera Kate…

Mon avis :




La période des fêtes de fin d'année est toujours l'occasion pour moi de lire des contes ou des réécritures de contes pour me plonger dans la magie de Noël. Et je peux vous dire que j'ai adoré Au douzième coup de minuit. J'avais peur de lire une romance a l'eau de rose et sans grand intérêt mais ce premier tome de la saga Il était une fois se révèle être très prometteur car c'est un vrai coup de cœur.

C'est une jolie réécriture de Cendrillon, une version  moderne mais qui respecte très bien le classique que l'on ne présente plus. Bien sur, il y a une très belle histoire d'amour qui grandit au fil des pages, un brin de sexualité jamais vulgaire et surtout bien écrit.

A propos de l'écriture justement, je suis conquise. C'est fluide, ça se lit vite et le lecteur (ou plutôt la lectrice) est très vite pris par le suspense même si grâce au conte, on connaît déjà la fin. Il me tarde maintenant de découvrir les autres tomes d'autant que les critiques sont très élogieuses concernant le tome 2.

dimanche 14 décembre 2014

Islande, de glace et de feu

Résumé :


La littérature islandaise ressemble un peu à la végétation de ce pays situé à l’extrême nord de l’Europe. Elle se donne moins en spectacle, en couleurs vives et éclatantes, que les grandes littératures du continent européen. L’étranger doit donc apprendre à la regarder de près, et c’est alors que s’ouvrira un nouveau monde : tout le charme, toute la force et toute la beauté de la culture d’un petit peuple qui a appris au cours des siècles à ne pas gaspiller ses ressources et son énergie, bref à s’en tenir à l’essentiel.
 Ce livre est une tranche de la vie littéraire islandaise contemporaine. Il est composé de quatre textes de présentation : livres pour la jeunesse, poésie, théâtre et roman, ainsi que de nombreux extraits d’oeuvres appartenant à ces catégories. Il donne une idée claire de la littérature islandaise aujourd’hui, au début du XXIe siècle : une invitation au voyage littéraire dans le grand nord." Fridrik Rafnsson

Mon avis :


L'Islande est un pays qui me fait rever et j'avais envie de découvrir sa litterature. Ce livre est une vraie pépite, il rassemble tous les genres littéraire et propose une vraie plongée dans la culture littéraire du pays.

Il y a quand même deux choses très frustrantes : tous les textes sont incomplets puisqu'il s'agit d'extrait uniquement et surtout les extraits ont été traduit pour l'occasion mais impossible de retrouver les ouvrages mentionnés en français. La seule option est sans doute d'apprendre l'islandais mais la c'est une autre histoire....

En tout cas ce recueil est très bien documenté puisque tous les extraits sont accompagnés d'explications, chaque chapitre a une thématique (litterature pour enfants, théâtre.....) et s'ouvre sur une introduction qui nous explique l'importance de ce genre littéraire en Islande. On y apprend beaucoup et on découvre une autre culture.

Je vous invite a suivre ce lien qui vous permet de télécharger le livre en PDF ou bien sur de l'acheter :
http://www.maisondesculturesdumonde.org/islande-de-glace-et-de-feu


jeudi 11 décembre 2014

C'est moi qui éteins les lumières

Résumé :


Dans un quartier préservé d'Abadan, Clarisse, l'épouse et mère de famille à travers qui l'histoire se déploie, est une femme d'une profonde humanité, intelligente, d'une simplicité de cœur qui nous la rend spontanément attachante. Par ses yeux, on observe le petit cercle qui se presse autour du foyer : un mari ingénieur à la raffinerie, fervent de jeu d'échecs et de politique, les deux filles, adorables et malicieuses jumelles, Armène, le fils vénéré en pleine crise d'adolescence, et la vieille mère enfin qui règne sur la mémoire familiale. Pourtant la très modeste Clarisse, cuisinière éprouvée qui se dévoue sans compter pour les siens, va bientôt révéler sa nature de personnage tchekhovien, au romanesque d'autant plus désarmant qu'il se montre on ne peut plus retenu. De nouveaux voisins se manifestent en effet, une famille arménienne débarquée de Téhéran qui va très vite bouleverser l'équilibre affectif de notre femme invisible. Tout l'art de Zoyâ Pirzâd est de brosser à petites touches impressionnistes d'une grande justesse visuelle le portrait d'une société patriarcale scellée par les usages et traditions des femmes. Et de restituer la réalité de la vie des Arméniens d'Iran pris dans l'ambiance plus vaste d'un pays d'accueil, cette Perse à la fois moderne et antique dont ce beau et fort roman dévoile pour nous la complexité culturelle et sociale.

Mon avis :


J'avance doucement dans mon challenge "Le tour du monde en 8 ans" et je termine avec regret le livre de Zoyâ Pirzâd, auteure iranienne, que j'ai adoré.

Tout d'abord, l'écriture est vraiment très belle, pleine de poésie, de pudeur. J'ai hate de pouvoir découvrir les autres romans de l'auteure.

Et puis Clarisse, l’héroïne, m'a beaucoup plu. C'est une femme au foyer dévoué a son mari, qui ne fait pas (plus) attention a elle, a son fils, adolescent qui grandit trop vite, a ses jumelles, qui lui demandent beaucoup d'attention, a sa mère et sa sœur qui sont pour le moins envahissante. Bref personne ne lui prête vraiment d'attention et puis l'arrivé d’Émile, le nouveau voisin, avec sa mère et sa fille va lui faire prendre conscience de tout ça. Elle va se remettre en question, essayer de faire la part des choses entre son statut de femme et de mère.

C'est un roman ou il ne se passe pas grand chose, ou l'action est plutôt plate mais ou les sentiments sont tellement bien dépeint que l'on ne s'ennuie pas une seconde bien au contraire. La fin arrive très vite, une fin prévisible et au final plutôt inévitable. On reste quand meme sans réponse, volontairement de la part de l'auteur je pense, concernant le fameux Émile mais au final, il n’était qu'un personnage secondaire. Libre aux lecteurs d'imaginer la suite.

Je vous recommande ce roman, sans aucune objectivité, puisque c'est un vrai coup de cœur.





mercredi 10 décembre 2014

Sous les couvertures


Résumé : 


Un samedi soir, une librairie de quartier. Comme toutes les nuits, sitôt le rideau tombé, les livres s’éveillent et se racontent leurs histoires… Mais ce soir, l’heure est grave : les nouveautés viennent d’arriver, et les romans du fond de la librairie n’ont plus que quelques jours pour trouver un lecteur!
Pour sortir par la grande porte, il leur faudra s’unir et prendre la place des best-sellers solidement empilés près de la caisse. Autant dire qu’ils n’ont pratiquement aucune chance…
Entre roman et conte iconoclaste, Sous les couvertures, quatrième livre de Bertrand Guillot, est une merveille d’humour et d’originalité. Où l’on découvrira, entre autres, à quoi servent les classiques, en quoi les livres ressemblent à leurs auteurs… et pourquoi, à l’habit des académiciens, on a ajouté une épée.

Mon avis : 


Tout d'abord je tiens a remercier Price Minister pour l'envoi de ce roman dans le cadre de match de la rentrée littéraire 2014.
"Sous les couvertures" est un roman qui m'avait tapé dans l' œil et j’étais très curieuse de le découvrir. Et malgré quelques longueurs, je ressors conquise de cette lecture.

J'ai beaucoup aimé le style et l'écriture de l'auteur. Et de plus, il propose une belle réflexion sur le monde littéraire actuel. Un triste constat malheureusement : des livres non lu finissent au pilon, les librairies de moins en moins fréquentées, de moins en moins de lecteurs, de plus en plus de lisseuses et e-books........

Mais bien sur mon coup de cœur est pour le scénario. Donner vie au roman, les faire parler, voler, etc.... Forcement en tant que lectrice, j'adore cette idée.

Une belle surprise que je vous recommande.


Bel-Ami

Résumé :


Le monde est une mascarade où le succès va de préférence aux crapules. La réussite, les honneurs, les femmes et le pouvoir: le monde n'a guère changé. On rencontre toujours - moins les moustaches - dans les salles de rédaction ou ailleurs, de ces jeunes aventuriers de l'arrivisme et du sexe. Comme Flaubert, mais en riant, Maupassant disait de son personnage, l'odieux Duroy : " Bel-Ami, c'est moi." Et pour le cynisme, la fureur sensuelle, l'athéisme, la peur de la mort, ils se ressemblaient assez. Mais Bel-Ami ne savait pas écrire,
et devenait l'amant et le négrier d'une femme talentueuse et brillante. Maupassant, lui, était un immense écrivain. Universel, déjà, mais par son réalisme, ses obsessions et ses névroses, encore vivant aujourd'hui.

Mon avis : 


Voila un titre qui m'a réconciliée avec Maupassant. Et oui on était quelque peu en froid depuis qu'au collège, on m'avait forcé a étudier un titre qui m'avait vraiment déplu.

Heureusement Bel-Ami était la et j'ai pris plaisir a faire sa rencontre.
Bel-Ami c'est Georges Duroy, le personnage principal, l'anti-héros devrais-je dire car il est tout a fait détestable. C'est un homme prêt a tout, même au pire bassesses pour arriver a ses fins. Mensonges, manipulations, tromperies.... sont au rendez-vous et donne du suspense au récit et l'on se demande jusqu’où il va aller. Alors forcement, j'ai adoré le détester !

L’écriture de Maupassant est agréable, il y a parfois des passages un peu long ou descriptif mais le roman est habillement construit. Il n’épargne personne et nous dresse un tableau peu flatteur de ce monde ou il faut paraître.


dimanche 7 décembre 2014

Le livre de Perle

Résumé :


Tombé dans notre monde une nuit d'orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle et commence une vie d'exilé. Cette nouvelle vie fugitive, déchirée par un chagrin d'amour, est aussi une quête mystérieuse. Au fil du siècle, Perle rassemble un trésor pour défaire le sort qui l'a conduit loin de chez lui. Mais ceux qui l'ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu'il aime l'attend toujours là-bas?

Mon avis :


Je remercie tout d'abord les éditions Gallimard jeunesse, on lit plus fort, pour l'envoi des épreuves non corrigées de ce roman, reçu bien avant sa sortie. C'est toujours très agréable de lire des livres en avant première.

Par contre pour ce roman, je suis très embêtée. Je ne lis que des critiques très élogieuses, mais pour moi c'est une lecture impossible. Je l'ai tout d'abord commencé et je suis arrivée a une centaine de pages en me disant que je ne comprenais rien. Qui parle ? Qui est le personnage ? Y'en a t-il plusieurs ? A qu'elle époque sommes-nous ? Quel est le lien entre les chapitres ?

Bref, j'ai recommencé le livre, une seconde fois, en me disant que j'avais du rater quelque chose. Bilan de cette seconde relecture des 100 premières pages : exactement le même constat. Je ne comprend pas ce que je lis. Alors je sais d'emblée que certains vont me dire de continuer et qu'au fil des pages, je vais apprécier ce livre mais pour moi c'est impossible. Si au départ, les éléments de l'intrigue ne sont pas exposés clairement, je n'ai pas envie de continuer. Et c'est ce qu'il m'arrive ici. Je précise bien que cela n'est que mon avis personnel et j'encourage tout le monde a se faire sa propre opinion.

C'est dommage car l'écriture est sympa, le résumé me paraissait original mais ça ne prend pas. C'est en tout cas un abandon temporaire, j'essayerai sans doute de faire une troisième relecture quand j'aurai plus de temps ou carrément même des vacances peut-être que cette fois ce sera la bonne.

Sorcières, Tome 2 : Hypathie

Résumé :


Le drame d'une femme libre... La première sorcière de notre histoire ?
Alexandrie, la grande cité de l'Empire en l'an 415 après JC, à l'heure du passage au christianisme. Dans ces luttes entre factions religieuses, Hypathie, une des plus grandes savantes de son époque, va perdre la vie sur l'autel de sa liberté.

Mon avis :


Dans cet album, on suit la vie d'Hypathie D'Alexandrie, mathématicienne et philosophe de l'antiquité.
C'est un personnage qui m’étais inconnu et j'ai apprécié la découvrir.
C'est une femme qui a su tenir tête a beaucoup d'homme et s'imposer. Malheureusement cela lui sera fatal. Les femmes instruites et de pouvoir faisaient peur a l’époque.

L'époque, justement, est très bien décrite et l'on est transporté. On y découvre les conflits et les complots qui régissent la société.

Coté dessins, je suis plus partagée. Je ne peux pas dire qu'ils soient ratés ou laids mais ils ne sont pas non plus très réussis a mon gout. Je pense qu'ils auraient pu être davantage travaillés et soignés. J'ai eu un sentiment de dessins fait parfois rapidement.

En tout cas c'est un tres bel album que je vous recommande pour découvrir la vie Hypathie.

jeudi 4 décembre 2014

Parle-moi d'amour

Résumé :


Parle-moi d'amour, comédie sur le couple et les travers de notre société, sera jouée à partir d'octobre 2008 par Michel Leeb et Caroline Silhol à la Comédie des Champs-Élysées, à Paris, dans une mise en scène de Michel Fagadau. C'est la première pièce de Philippe Claudel, auteur des Âmes grises, de La petite fille de Monsieur Linh, du Rapport de Brodeck, romans couronnés de nombreux prix, traduits dans une trentaine de langues, et réalisateur d' Il y a longtemps que je t'aime avec Kristin Scott Thomas et Elsa Zylberstein, film qui connaît depuis sa sortie (mars 2008), en France et à l'étranger, un succès considérable.

Mon avis :


Parle-moi d'amour est un vrai régal. C'est une pièce de théâtre ou il y a seulement deux personnages, un couple, qui se dispute. Et autant vous dire qu'il ne sont pas tendres entre eux :
"HOMME : La salope, l’odieuse salope !
FEMME : Petit fonctionnaire !
HOMME : Femme au foyer !
FEMME : Bande mou !
HOMME : Frigide !
FEMME : Ordure !
HOMME : Radasse !
FEMME : Minable !
HOMME : Pétasse !
FEMME : Loser !
"
Et encore ce n'est qu'un aperçu ! Les reproches fusent a la vitesse de l’éclair pour le plus grand plaisir du lecteur (et sans aucun doute des spectateurs qui ont pu voir la pièce sur scène) :
"FEMME : Poignées d'amour.... ?! Le problème maintenant, c'est que tu as les tiroirs qui vont avec ! Tu vas bientôt ressembler a une commode Louis XV !"

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils sont très différents : lui assez bourgeois, elle plutôt hippie, on se demande bien comment ils ont pu se rencontrer et s'aimer pendant  30 ans :
"HOMME : Ta mère ! Ta mère ! TA MÈRE ! Elle m’a toujours détesté ! Quand elle faisait encore des repas de famille, elle me servait en dernier, me donnait toujours les pires morceaux, l’air de dire : « Tiens mon garçon, casse-toi les dents sur ça, c’est du lapin mais tu vas en chier comme si c’était de la carne ! », et à côté de ça, elle traitait le mari de ta sœur comme un seigneur, ce gros bœuf de VRP nourri au « Menu étape » de tous les Campanile de France, qui, en deux coups de cuillère à pot entre le dessert et le café, réglait le conflit israélo-palestinien, enrayait la pandémie du sida, et faisait obtenir huit médailles d’or à la France aux jeux Olympiques !
FEMME : Il a du cœur lui !"


Ça se lit très vite, même trop vite on en veut encore. Tout le long de ma lecture j'ai imaginé Michel Leeb, et je trouve que ce rôle lui va a ravir.

C'est en tout cas une excellente pièce tellement agréable a lire et idéale pour ce détendre !




mardi 2 décembre 2014

La soif primordiale


Résumé :


Dans la Buenos Aires des années 50, à l'ombre de la dictature, Santiago, un jeune provincial réparateur de machines à écrire, se retrouve par hasard responsable de la rubrique ésotérique du journal où il travaille et informateur du ministère de l'Occulte, organisme officiel chargé de la recherche sur ces thèmes et les vérités qu'ils recouvrent. Malgré son scepticisme à l'égard du surnaturel, Santiago assiste à une rencontre de spécialistes des superstitions, y est témoin d'un meurtre et mis en contact avec "les antiquaires", des êtres extraordinaires qui vivent dans la pénombre entourés d'objets anciens, vendent de vieux livres et sont la proie d'une soif primordiale, celle du sang. Le hasard ou le destin, mais surtout un étrange amour, puissant et troublant, amènera Santiago à ne plus résister à cette soif et il devra alors chercher à survivre, peut-être pour l'éternité, dans un monde hostile...

Mon avis : 


Pour mon challenge "Le tour du monde en 8 ans", j'ai besoin cette fois mes valises en Argentine. La soif primordiale est un roman qui me faisait envie depuis quelques temps et je suis ravie de l'avoir lu.

Malgré un démarrage un peu lent, le lecteur est vite pris dans le suspense au point ou je dois vous confesser que j'ai mis mon réveil a sonner plus tôt pour pouvoir le finir avant de partir travailler.

Pablo de Santis revisite ici le mythe du vampire qui fait couler tant d'encre depuis des siècles. Dans son roman on les appelle "les antiquaires", puisque qu'ils collectent les vieux objets et vieux livres.
"Je découvris un passe-temps auquel Calisser n'avait  jamais accordé d'importance : la recherche de ce que les livres gardaient entre les pages. J'y trouvais un billet périmé, une photographie de mariage, des fleurs séchées, une lettre décolorée, des programmes de cinéma, un ticket de tramway de la défunte Compagnie du Sud. Je contemplais longuement ces traces de lectures, ces marques laissées dans des livres lus dans le tramway, le métro, au lit, a la plage, au café. J'aimais ma collection, elle formait les lettres d'un message secret. Je rangeais ces reliques dans une vielle boite de thé Cross&Blackwell"  Moi l'amoureuse des livres forcement ce passage m'a beaucoup plu.
Ils évitent bien évidemment aussi le soleil et préfère sortir la nuit. On est loin des vampires prédateurs puisque qu'ils se nourrissent d'un élixir qui substitut le besoin de sang.

Malgré le fait qu'il soit publié dans la collection Science Fiction, j'ai aimé qu'il y ai peu d'éléments fantastiques et j'ai trouvé qu'il y avait quelque chose de très réaliste dans ce roman. Les vampires de ce roman sont plus ou moins comme vous et moi.

Dans ce roman c'est plutôt l'ambiance qui est toujours un peu inquiétante : "-Nous avons tous un ennemi que nous ne soupçonnons pas, et auquel nous ne pensons peut-être jamais, mais qui passe des nuits blanches a réfléchir au mal  qu'il peut nous faire. Il y a toujours un ennemi quelque part qui nous tient pour responsable de tout ce qui cloche dans sa vie."

On tourne les pages sans s'en rendre compte et je vous recommande vraiment cette lecture. Mon seul regret est que l'Argentine est très peu décrite, ainsi que l'époque. J'aurai aimé en savoir un peu plus. Malgré ça le roman reste très bon. Cétait ma première rencontre avec l'auteur, je suis maintenant curieuse de découvrir ses autres romans.