Résumé :
Des pistaches, un voisin grognon et une rivalité aussi délicieuse qu’explosive…
Juliette pensait repartir de zéro. Quitter Paris, son mec et sa vie bien rangée pour s’installer en Toscane. Son rêve ? Produire des pistaches, faire du yoga au lever du soleil, écouter Taylor Swift en boucle et s’inventer une existence douce et gourmande – à l’image de son tiramisu à la pistache préféré.
Jusqu’à ce qu’Orso entre en scène. Producteur d’huile d’olive au charme brut et au caractère bien trempé, il voit d’un très mauvais œil l’arrivée de cette Française qui ose bousculer les traditions. Entre eux, les piques fusent et les regards s’accrochent. Le courant ne passe pas, il crépite.
Quand un prestigieux concours les oppose, la guerre est déclarée : olives contre pistaches, tradition contre modernité, fierté contre désir. Et si l’amour, comme les meilleures recettes, naissait parfois des associations les plus inattendues ?
Mon avis :
In my pistachio era coche toutes les cases du roman feel-good idéal pour l’été : une héroïne en quête de renouveau, un décor italien de rêve, des références culinaires alléchantes (pistaches, tiramisu, focaccia) et une rivalité amoureuse qui promet du piquant. L’écriture est fluide, le ton enjoué, et l’atmosphère toscane est bien rendue – on y sent presque le soleil et l’odeur des pistachiers.
Si l’univers est séduisant, les personnages restent en surface. Juliette, l’héroïne, manque de relief : ses motivations sont claires, mais son évolution intérieure reste trop lisse pour qu’on s’y attache vraiment. En revanche, j'ai beaucoup aimé Orso et comme personnage secondaires Gianni qui apportent une vraie chaleur humaine.
Le cœur du roman repose sur la relation entre Juliette et Orso, sur le classique « enemies to lovers ». Malheureusement, cette alchimie peine à convaincre : les tensions sont trop rapidement désamorcées, et la montée du désir manque de profondeur émotionnelle. Résultat : on reste spectateur plutôt qu’immergé car leur relation manque cruellement d'intensité.
Le récit souffre par moments de passages trop descriptifs ou répétitifs, notamment autour des préparatifs du concours ou des scènes de vie quotidienne. Cela casse un peu le rythme et dilue l’impact des moments clés.

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