Résumé :
Au douzième coup de minuit, plus rien ne sera comme avant.
Ebba et Marlon sont fous amoureux comme on peut l'être à dix-sept ans. Ils ont retardé l'échéance, mais il est temps que leurs parents se rencontrent. Réunis sous le même toit pour un repas du nouvel an intime, les deux adolescents découvrent avec horreur que les adultes se connaissent déjà trop bien. Ils veulent faire bonne figure, mais les masques tombent vite et le passé qu'ils avaient tant voulu étouffer s'invite à la table. Au menu de ce repas de fête : soupçons, rancoeurs et trahisons.
Mon avis :
Avec Dernier Nouvel An, Martin Österdahl propose un huis clos qui avait tout pour fonctionner, mais qui se révèle au final assez décevant.
La promesse d’un dîner entre amis où les masques tombent est séduisante, et la construction en trois temps — entrée, plat, dessert — entrecoupée de flashbacks, est originale. Malheureusement, cette construction du récit ne suffit pas à masquer les faiblesses du fond.
Le principal problème du roman réside dans sa prévisibilité. Très tôt, les secrets des personnages se laissent deviner sans grande difficulté, et les révélations attendues tombent souvent à plat. Là où le genre exige finesse et ambiguïté, Österdahl opte pour des ficelles assez grossières, donnant au lecteur une longueur d’avance constante sur le récit. Le suspense en pâtit fortement, et la tension, pourtant annoncée, peine à réellement s’installer.
La fin, spectaculaire et dramatique, semble chercher à compenser cette linéarité, mais elle arrive presque trop tard pour surprendre. Si elle impressionne par son intensité, elle ne parvient pas à effacer l’impression d’un roman globalement convenu et sans réelle prise de risque.
Au final, Dernier Nouvel An donne le sentiment d’un exercice de style maîtrisé mais creux, où la forme prend le pas sur un fond trop attendu pour convaincre.

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