Résumé :
À mi-chemin entre Mexican Gothic et Rebecca, un premier roman mêlant suspense et surnaturel avec pour toile de fond le Mexique après la guerre d’indépendance. Une maison isolée, des phénomènes paranormaux inquiétants et une femme prise dans leurs griffes…
Lors du renversement du gouvernement mexicain, le père de Beatriz est exécuté et sa maison saccagée. Quand le beau Don Rodolfo Solórzano la demande en mariage, Beatriz ne tient pas compte des rumeurs qui entourent la mort soudaine de sa première épouse et pense trouver la sécurité dans sa propriété à la campagne.
Elle fera de ce lieu son nouveau foyer, quoi qu’il en coûte. Mais l’hacienda San Isidro n’est pas le sanctuaire qu’elle imaginait…
Rodolfo se voit bientôt contraint de retourner à la capitale. Très vite, le sommeil de Beatriz est peuplé de voix et de visions.
Des yeux invisibles l’épient en permanence. Sa belle-sœur Juana raille ses peurs. Alors pourquoi celle-ci refuse-t-elle d’entrer dans la maison la nuit venue ? Pourquoi la gouvernante a-t-elle dessiné ces étranges symboles à l’entrée de la cuisine et fait-elle brûler du copal sur le seuil ?
Qu’est-il réellement arrivé à la première Doña Solórzano ?
Beatriz n’a que deux certitudes : le mal habite cette hacienda et aucun de ses occupants ne la sauvera.
Mon avis :
Une très belle découverte avec L’Hacienda d’Isabel Cañas, un roman entre gothique, fantastique et drame historique. J’ai été immédiatement happé par l’ambiance : on sent la chaleur, la poussière, les odeurs, et surtout le poids de ce Mexique d’après l’indépendance, à la fois fascinant et inquiétant. Je ne m'attendais pas du tout au coté fantastique / horreur du roman, je pensais plus lire un roman a l'atmosphère inquiétante, un peu comme Rebecca de Daphné du Maurier. Au final, c'était différent mais ca m'a plu, une lecture qui m'a fait sortir de ma zone de confort.
Beatriz m’a énormément touchée — son courage, sa détermination à s’imposer dans un monde d’hommes et à affronter cette maison pleine de secrets m’ont tenue en haleine. C’est une héroïne forte sans être idéalisée, humaine jusque dans ses moments de doute.
J’ai trouvé quelques longueurs, surtout lorsque Andrés revient sur son passé : ces passages freinent un peu le rythme, même s’ils éclairent des éléments importants de l’intrigue. Mais cela n’enlève rien à la puissance de l’atmosphère ni à la tension qui monte page après page.
Une lecture dépaysante et sensorielle, entre frissons, mystère et émotion. J’ai adoré découvrir le Mexique à travers ce roman — ses traditions, ses paysages, sa spiritualité — autant qu’explorer les ombres et les secrets de l’Hacienda.

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