vendredi 22 décembre 2023

Des meurtres qui font du bien


Résumé : 
La pleine conscience : pour le meilleur et pour le pire
Vous êtes anxieux, tendu, surmené ?
Vous êtes décidé à lever le pied, à prendre enfin du temps pour vous ?
La méditation de pleine conscience est ce qu'il vous faut.
Sous la pression de sa femme excédée d'avoir à supporter un mari trop stressé, Born Diemel a résolu de sauter le pas et de consulter un coach. Il espère mettre fin aux tensions qui l'habitent et retrouver la paix intérieure.
Mais quand, comme lui, on est avocat du crime organisé et que notre principal client est un mafieux aussi dangereux qu'imprévisible, il est parfois difficile de dire stop et de se débarrasser de ce qui nous encombre.
À moins de trouver une solution vraiment radicale... pour éliminer tout ce qui nuit à notre sérénité. Et enfin profiter du moment présent.

Mon avis : 
Des meurtres qui font du bien est le premier tome d’une série de livres écrits par Karsten Dusse. Comme la série TV débarque sur Netflix en 2024, j’ai eu envie de finir l’année avec le livre et j’ai vraiment adoré.

Born est un avocat qui défend un mafieux et qui va peu a peu tombé dans la violence et le crime, poussé par la frustration d’un mariage qui bat de l’aile, de ses heures de travail impossible avec une vie de famille et d’un cabinet d’avocat ou il ne peut pas progresser. Il est malin, incroyablement intelligent et est capable de se sortir de toutes les situations. Un vilain qui fait froid dans le dos mais pour lequel on s’attache vraiment.

C’est très bien écrit, drôle, plein de cynisme et l’on passe un super bon moment. Il faut dire que pour balancer la violence et les crimes, Born est aussi un adepte de la méditation et de la pleine conscience. C’est un excellent premier tome et il me tarde de lire la suite avant de découvrir l’adaptation.

Extrait : 
"La première fois que j’ai eu affaire à la pleine conscience, ça m’a vraiment mis le stress. Ma femme, Katharina, voulait m’obliger à me détendre. Pour que je travaille sur mon manque de disponibilité, de fiabilité et mes valeurs tordues. Pour redonner une chance à notre mariage.

Elle voulait récupérer le jeune homme équilibré, ambitieux et plein d’idéaux dont elle était tombée amoureuse dix ans plus tôt. Si, à un moment quelconque, j’avais osé dire à ma femme que j’aurais bien aimé moi aussi retrouver le corps dont j’étais tombé amoureux dix ans avant, notre mariage se serait terminé là. Avec raison, évidemment. Le temps peut bien sûr laisser des traces sur le corps d’une femme. Mais pas sur l’âme d’un homme, apparemment. Du coup, au lieu que ma femme aille chez le chirurgien esthétique avec son corps, j’ai emmené mon âme à un entraînement à la pleine conscience."

jeudi 21 décembre 2023

L'île des femmes de la mer


Résumé : 
Corée du Sud, années 1930.
Sur l'île de Jeju, la plongée et la pêche sous-marine rythment le quotidien des femmes. Dans cette société matrifocale, les haenyeo travaillent pour subvenir aux besoins de leur famille pendant que les hommes s'occupent des enfants. Unies par leur amour de la mer, Mi-Ja et Young-sook, deux filles aux caractères opposés, aspirent à prendre la relève de leurs aînées. Au fil des ans, elles nouent une amitié profonde jusqu'à se considérer comme soeurs. Mais alors que la Seconde Guerre mondiale ébranle l'île, les premières dissensions apparaissent...

Mon avis : 
J’ai beaucoup aimé L'île des femmes de la mer, le premier roman de Lisa See que je suis amenée à lire, même si j’ai trouvé quelques chapitres un peu longs.

Je ne connaissais absolument rien à l’histoire de la Corée et j’ai trouvé que l’auteure avait très bien documenté son roman. Mais certains passages ont été très dur à lire pour moi : beaucoup de violences, d’exécutions, de massacres.

Je pense que le livre est aussi intéressant car l’on découvre une île ou le rôle homme-femme est inversé : en effet, c’est la femme qui travaille et ramène de l’argent, tandis que l’homme reste à la maison pour cuisiner et élever les enfants.

J’ai beaucoup aimé la relation entre Mi-ja and Young-sook et j’ai aimé la construction du roman qui alterne entre passé et présent. J’ai été happé par l’histoire des deux femmes et je voulais vraiment savoir ce qui c’était passé entre elles. Mon personnage favori reste Young-sook que j’ai trouvé extrêmement courageuse face à tous les malheurs endurés mais je ne comprends pas pourquoi elle a été si dur avec sa dernière fille. Je ne comprendrais jamais qu’une mère puisse abandonner son enfant parce qu’il est tombé amoureux.

lundi 18 décembre 2023

Psychopompe


Résumé : 
"Ecrire, c'est voler"

Mon avis : 
Comme tous les ans en aout, je m’empresse d’acheter le dernier livre d’Amélie Nothomb. Mais depuis plusieurs années, je suis déçue par ses romans. J’ai donc attendu décembre pour ouvrir Psychopompe et oser débuter ma lecture. Et verdict, ce n’est pas le meilleur mais certainement pas le pire.

J’ai vraiment aimé la premier partir avec en ouverture ce conte japonais très beau. L’enfance d’Amélie m’a fait rêver (soyons honnête, elle vient d’une famille riche et privilégiée) avec toutes ses descriptions des pays ou elle a vécu. C’est un livre très plaisant, jusqu’au viol dont elle est victime.

Ensuite le livre change : trop de métaphores, trop d’ésotérisme, de Dieu et d’oiseaux pour moi. JE n’ai pas compris qu’elle était le message qu’elle souhaitait faire passer à ses lecteurs, tantôt on se sent désolée pour elle, tantôt le livre est clairement narcissique.


mercredi 13 décembre 2023

Banyan moon


Résumé : 
Ann Tran is already at a crossroads when she gets the call that her beloved grandmother, Minh, has died. Ann has built a seemingly perfect life. She lives in a beautiful lake house and has a charming professor boyfriend, but it all crumbles away with one positive pregnancy test. With both her relationship and carefully planned future now in question, Ann returns home to Florida to face her estranged mother, Hu'o'ng. Under the same roof for the first time in years, mother and daughter must face the simmering questions of their past, while trying to rebuild their relationship without the one person who's always held them together. Running parallel to this is Minh's story, as she goes from a lovestruck teenager living in the shadow of the Vietnam War to a determined young mother immigrating to America in search of a better life. And when Ann makes a shocking discovery in the Banyan House's attic, long-buried secrets come to light as it becomes clear how decisions Minh made in her youth affected the rest of her life and her family. Spanning decades and continents, from 1960s Vietnam to the wild swamplands of the Florida coast, Banyan Moon is a stunning and deeply moving story of mothers and daughters, the things we inherit, and the lives we choose to make out of that inheritance.

Mon avis :
Déçue par ce roman.

Tout d’abord, quand je lis un livre, j’aime avoir un personnage principal fort. Ici Ann est trop indécise : elle ne sait pas si elle doit ou non quitter son partenaire, garder son bébé ou pas, rester en Floride ou pas, raconter des secrets à sa mère ou pas… À cause de ça, je n’ai pas réussi à l’aimer et à m’attacher à elle, et bien sûr, sa relation avec sa mère ne m'a pas touché.

Mais ce qui m’a le plus déplu c’est pourquoi, lorsqu'un écrivain écrit un livre sur les femmes, elle ressent le besoin d'y mettre des hommes terribles ? Pourquoi cette opposition ?

Finalement, il y a trop de lacunes, trop de questions sans réponse, la principale est comment sont-elles arrivées dans cette maison de Floride ? Je pense que l'histoire de cette maison aurait pu être intéressante.

mardi 12 décembre 2023

The winners

 

Résumé : 
The long-awaited conclusion to the beloved New York Times bestselling and “engrossing” (People) Beartown series—which inspired an HBO series of the same name—follows the small hockey town’s residents as they grapple with change, pain, hope, and redemption.

Two years have passed since the events that no one wants to think about. Everyone has tried to move on, but there’s something about this place that prevents it. The residents continue to grapple with life’s big questions: What is a family? What is a community? And what, if anything, are we willing to sacrifice in order to protect them?

As the locals of Beartown struggle to overcome the past, great change is on the horizon. Someone is coming home after a long time away. Someone will be laid to rest. Someone will fall in love, someone will try to fix their marriage, and someone will do anything to save their children. Someone will submit to hate, someone will fight, and someone will grab a gun and walk towards the ice rink.

So what are the residents of Beartown willing to sacrifice for their home?

Mon avis : 
Avec The Winners, la magnifique trilogie de Fredrik Backman s’arrête et je suis horriblement triste de devoir dire Au revoir à tous les personnages si attachants qu’on a vu grandir au fil des pages. D’autant que le roman s’achève avec la mort d’un personnage que j’aimais beaucoup (je ne vous en dis pas plus).

Malgré cette triste fin, je trouve que ce tome est plus positif, rempli d’espoirs pour l’avenir : avec Maya et Ana qui continuent leurs études avec succès, les deux clubs qui protestent ensemble contre la fermeture des clubs de hockeys, Amat qui finalement ira jouer pour la NHL, l’intégration de «Big city » a Beartown ou Peter et Teemu qui engagent le dialogue. Finalement, tous les personnages ont grandi, muri: “Our children never warn us that they’re thinking of growing up, one day they’re just too big to want to hold our hand, it’s just as well we never know when the last time is going to be or we’d never let go.”

J’ai été vraiment secouée par l’histoire de Ruth, par ce viol et que personne n’a été là pour l’aider, même pas sa propre mère. Je suis tellement désolée pour toutes ses femmes dans le monde qui doivent subir toutes les violences des hommes (verbale, psychologiques, physiques ou sexuelles). Mais là encore, Backman insère une note positive a la fin quand Maya croisent Kevin. Elle a tout réussi alors que lui a une petite vie misérable et doit tout expliquer à son épouse. Ce n’est pas grand-chose mais j’ai aimé cette petite revanche sur la vie.

Mon opinion a changé au fil des romans concernant Teemu. Je le trouvais extrêmement violent mais dans ce tome, j’ai découvert quelqu’un d’humain. C’est un jeune homme qui a grandi sans repères et la violence est la seule chose qu’il connaisse. J’ai aimé ce rapprochement avec Peter même s’il reste un hooligan.

J’aime beaucoup le couple Peter - Kira et l’évolution de leur relation. La vie de couple n’est pas un conte de fée et Backman ne cherche pas à enjoliver les choses, au contraire, il décrit très bien les hauts et les bas qu’un couple peut rencontrer : “Love is a job for an adult. Love demands a whole person, all the best of you, all the worst. It has nothing to do with romance, because the hard part of a marriage isn't that I have to live seeing all your faults, but that you have to live with me seeing them. That I know everything about you now. Most people aren't brave enough to live without secrets. Everyone dreams about being invisible sometimes, no one dreams of being transparent. ”

Fredrik Backman fait vraiment parti de mes auteurs préférés je suis contente d’avoir découvert cette magnifique trilogie.

lundi 11 décembre 2023

Les amants de Casablanca

 

Résumé : 
Casablanca, 2016. Nabile et Lamia forment un couple solide depuis plus de dix ans. Jusqu’au jour où elle s’éprend de Daniel, un homme à la réputation sulfureuse. Six mois plus tard, elle demande le divorce…
Quel avenir pour une femme ambitieuse dans un monde patriarcal où la liberté se paie au prix fort ? Entre fresque sociale et roman psychologique, Les amants de Casablanca, magnifique histoire d’amour, explore la grande aventure du mariage, les oscillations du désir, les petits arrangements avec la religion et la capacité de l’être humain à embrasser ses contradictions.

Mon avis : 
Avec Les amants de Casablanca, on suit l’histoire de Nabile et Lamia. De leur rencontre, leur vie de couple au divorce puis leur vie après. L’histoire est intéressante puisque présenter sous deux points de vue. Lamia, femme moderne, indépendante, femme de pouvoir avec de l’argent tandis que Nabile est un homme plus traditionnel, simple.

A travers ce couple, c’est l’histoire d’un pays ou les traditions sont encore très ancrés, ou la famille priment tandis que les jeunes cherchent la modernité et l’émancipation. Les différences hommes- femmes sont aussi très poussé : un homme peut être infidèle, doit ramener de l’argent tandis que la femme doit rester vierge jusqu’au mariage et doit se soumettre à son époux.

Les personnages m’ont plus même si j’ai eu beaucoup de mal avec Lamia. J’ai trouvé son indécision vraiment insupportable, j’ai eu l’impression d’une petite fille gâtée qui ne sait pas ce qu’elle veut. Nabile m’a davantage plus, sa culture, ses gouts littéraires mais c’est un homme extrêmement passif qui se repose un peu trop sur sa femme pour la vie de famille et sur sa secrétaire au travail.

C’est un roman intéressant, une belle analyse de la vie de couple, ses souffrances et ses moments de bonheur. J’ai adoré l’écriture de Tahar Ben Jelloun et je suis curieuse de lire d’autres de ses romans.

Les ombres d'Adelaide Hills

 

Résumé : 
Adelaide Hills, 1959.

Une après-midi de grande chaleur, un homme fait une terrible découverte au mystérieux domaine des Turner. Une enquête policière est ouverte, et la petite ville de Tumbeela est impliquée dans l’une des affaires de meurtre les plus choquantes de l’histoire de l’Australie du Sud.

Soixante ans plus tard, Jess, journaliste à Londres, est à la recherche d’un sujet. Quand elle reçoit un appel de Sydney pour l’informer que sa grand-mère est à l’hôpital à la suite d’une chute, la jeune femme décide de rentrer en Australie auprès de celle qui l’a élevée.

Pour la première fois livrée à elle-même dans la maison de son enfance, Jess s’aventure dans des pièces qui lui étaient interdites et découvre le secret qui unit la tragédie des Turner et sa propre famille.

Mon avis : 
Il y a longtemps que je n’avais pas lu un roman de Kate Morton et ce nouveau titre m’a tapé dans l’œil lors de sa sortie. En plus, je ne dis jamais non à un voyage au cœur de l’Australie et j’ai adoré chaque description : Noel en pleine canicule, les animaux sauvages, les dangers, les paysages si différents.

Les chapitres alternent entre les années 50 et aujourd’hui. En 1959, un terrible drame a eu lieu dans la famille Turner. En effet, Isabel et ses trois enfants, ont péri lors d’un pique-nique. De nos jours, Jess est de retour en Australie auprès de sa grand-mère hospitalisée. Nora a toujours été très mystérieuse sur son passé et Jess décide d’enquêter.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Jess, ses recherches sur ses ancêtres sont passionnantes. J’ai aimé Nora ainsi qu’Isabel. D’ailleurs cette dernière m’a fait de la peine, je l’ai trouvé tellement triste en Australie loin de son Angleterre natale. Je vis également à l’étranger mais aujourd’hui avec Internet et les appels vidéo, je ne me suis jamais sentie loin de mon pays natal mais je peux parfaitement comprendre qu’il y a soixante, c’était bien différent.

J’ai adoré le style de Kate Morton et malgré les 700 pages, je n’ai pas trouvé une seule longueur. Au contraire, une fois commencé, je ne pouvais plus le lâcher. J’ai adoré la fin et j’ai été surprise de constater que chaque personnage a quelque chose à cacher. J’aimerais beaucoup qu’un jour ce roman soit adapté en série TV.